Poursuite de l’activité des professionnels de santé et des professions à usage titre pendant le confinement

Mesdames, Messieurs,

Face à la crise sanitaire et à la circulation active du virus, un nouveau confinement est en place sur le territoire national depuis le 29 octobre 2020 minuit. Le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire précise les modalités de ce nouveau confinement, y compris s’agissant de l’exercice des professions de santé et des professions à usage de titre.

Conformément à l’article 27 de ce décret, les établissements recevant du public dont l’ouverture n’est pas interdite peuvent rester ouverts à la condition de respecter les mesures de protection prescrites par ce texte (hygiène et distanciation sociale). Les lieux d’activité des professionnels de santé et des professions à usage de titre ne sont pas concernés par l’interdiction d’accueillir du public (sauf si le préfet de département le décide en raison des circonstances locales en application de l’article 29 du décret).

Les professions réglementées par le Ministère des solidarités et de la santé intervenant dans le champ de la santé sont les professions reconnues par le code de la santé publique et les professions à usage de titre encadrées par diverses lois non codifiées.

Ces professionnels peuvent ainsi continuer, selon leur domaine de compétences et mode d’exercice habituels, y compris en cabinet libéral, à recevoir des patients dans le respect notamment des mesures dites barrières. Il est aussi rappelé que la carte professionnelle seule suffit à justifier un déplacement professionnel pour les professionnels de santé.

Pour rappel, les professions de santé reconnues par le code de la santé publique sont les suivantes : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien préparateur en pharmacie et préparateur en pharmacie hospitalière, physicien médical, infirmier en pratique avancée, infirmier, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, manipulateur d’électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical, audioprothésiste, opticien-lunetier, prothésistes et orthésistes pour l’appareillage des personnes handicapées (représentant cinq métiers : orthoprothésiste, podo-orthésiste, oculariste, épithésiste, orthopédistes-orthésistes), diététicien, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, assistant dentaire, conseiller en génétique et biologiste médical.

Les professions « à usage de titre » désignent les professions suivantes dont l’usage du titre est encadré : ostéopathe, chiropracteur, psychothérapeute et psychologue.

Pour la population, les « déplacements pour effectuer des consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance » constituent un motif de dérogation à l’interdiction des déplacements des personnes hors de leur lieu de résidence fixé par l’article 4 de ce même décret. L’appréciation de la nécessité d’assurer ou non à distance les consultations, examens et soins doit se faire en considération de chaque situation particulière et relève du professionnel concerné. En tout état de cause, la téléconsultation ou le télésoin doivent être privilégiés quand cela est possible.

En cette période de reprise épidémique, les professionnels de ville sont en 1ère ligne et ont un rôle crucial pour assurer l’accès dans tous les territoires et assurer la continuité des soins pour les patients Covid et non-Covid.

Nous savons pouvoir compter sur vous.

Katia Julienne                                                          Pr. Jérôme Salomon

Directrice générale de l’offre de soins                     Directeur Général de la Santé

Réunion ARS / Syndicats FSPF 13 et 84 / CROP – Objet: Tests antigéniques

Indications des tests antigéniques : 

 * personnes symptomatiques de – de 65 ans sans facteurs de gravité

* personnes asymptomatiques sauf les cas contacts 

* à venir dans un prochain arrêté , personnes symptomatiques de + de 65 ans

Modalités : 

 * l’ARS s’occupe des EHPAD universités aéroports urgences ….

                   * le pharmacien gère le cas individuel comme le médecin ou l’IDE avec une priorité pour les symptomatiques 

Formation :

  * la formation se fait en e learning + apprendre le geste pratique ( par la fac , IDE, laboratoire , IHU….) L’ARS considère que l’avoir fait 2 ou 3 fois est suffisant car le geste est simple. 

Les locaux

+ la protection du manipulateur (blouse, charlotte, lunettes , masques , gants, GHA ….)  : 

les tests doivent être réalisés dans la pharmacie ou dans un environnement très  proche ( à l’extérieur mais devant , local attenant ….) et il n’y a pas besoin d’arrêté préfectoral . Si les test se font dans un local déporté , il faut un arrêté préfectoral.

En drive c’est possible mais pas sur la voie publique.

Utilisation d’un barnum possible ( pas de tente pour camping ) ou de chalet en bois .

Il faudra demander l’autorisation préfectorale afin d’utiliser le domaine public et s’assurer de la présence de pharmaciens dans la pharmacie et dans le barnum.

Le prélèvement peut se faire par un pharmacien , un préparateur , un étudiant en pharmacie formé au geste mais  l’interprétation et la remise du résultat ne peuvent être faites que par le pharmacien . Il n’est pas possible de faire venir une IDE à l’officine pour effectuer le prélèvement, les textes de loi ne le permettent pas et les 2 Ordres s’y opposent  ( et problème d’assurance) .

Les résultats doivent être rendus au patient par le pharmacien avec les explications ( voir sur le site de l’Ordre à  www.demarchequalitéofficine.fr)

En cas de résultat positif , le pharmacien doit déclarer par sa messagerie sécurisée sur  gaetano.saba@cnam-sm.mssante.fr . C’est très important pour assurer le tracing. 

A partir de mi novembre , on inscrira sur le site SYDEP4.. 

Facturation : voir le mail de la CPAM

Je rappelle que pratiquer le test n’est pas obligatoire. Mais si on le fait , il faut bien le faire en respectant le protocole défini .

Bon courage et faites attention à vous.

Valérie de Lécluse  Présidente FSPF 13

Confinement et actions de DPC

L’évolution de la situation sanitaire liée à la COVID 19 a amené le Président de la République à annoncer le rétablissement du confinement à partir du vendredi 30 octobre 2020 jusqu’au 1er décembre a minima.

Si aujourd’hui aucune consigne n’est donnée sur le déploiement d’actions de DPC en présentiel et que le gouvernement s’est plutôt exprimé en faveur du maintien des activités. Il est possible que du fait de la mise en place du confinement certains d’entre vous ne puissent terminer une session de DPC dans les conditions et délais initialement prévus par l’organisme.

Aussi, à titre dérogatoire et exceptionnel, toute session ayant débuté avant le 30 octobre , qu’elle soit présentielle ou non présentielle, pourra se terminer au-delà des dates prévues et au plus tard jusqu’au 31 mars 2021 inclus. Par ailleurs, si vous êtes d’ores et déjà inscrit à une action présentielle, qu’elle ait débuté ou non, l’organisme pourra la tenir ou la poursuivre par son équivalent en classe virtuelle. Il convient toutefois de vous assurer que cette action est bien publiée sous ce format sur le site de l’Agence avant de la poursuivre ou de confirmer votre participation.

Si vous êtes dans ces cas de figure, nous vous invitons à vous rapprocher de l’organisme en charge de l’organisation de la session à laquelle vous étiez inscrit pour de plus amples informations.

Enfin, compte tenu de la situation sanitaire, l’Agence poursuit son activité en télétravail exclusif depuis le 29 octobre. Dans ces circonstances, il vous est demandé de solliciter les services de l’Agence exclusivement par courriel au travers des adresses suivantes :


Si la demande nécessite un échange téléphonique, merci de le préciser dans le courriel afin que les services de l’Agence puissent vous contacter. L’Agence met tout en œuvre pour répondre au mieux à vos demandes dans les meilleurs délais possibles.

source ANDPC

Distribution des comprimés d’iode

Quelles modalités de facturation ?

EDF organise, sous la responsabilité des pouvoirs publics, une distribution préventive de comprimés d’iode en faveur des populations résidant ou présentes dans le périmètre des Plans Particuliers d’Intervention (PPI) situés dans un rayon de 10 à 20 kilomètres autour des centres nucléaires de production d’électricité (CNPE) d’EDF susceptibles de rejeter, en cas d’accident, des iodes radioactifs.

Ce sont les pharmaciens d’officine qui distribuent ces médicaments aux populations concernées. Les 19 sites de production d’électricité sont : Belleville, Blayais, Bugey, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Fessenheim, Flamanville, Golfech, Gravelines, Nogent, Paluel, Penly, Saint-Alban, Saint-Laurent et Tricastin.

Si vous faites parties des 640 officines concernées par cette opération, nous vous invitons à télécharger en cliquant ici la procédure à suivre.

  L’intervention des pharmaciens d’officine est rémunérée par EDF qui vient de nous informer des modalités de facturation pour cette année. La première date butoir est au 10 novembre ! 


Confraternellement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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