SONDAGE COVID 19 du CROP

SONDAGE COVID 19

Chères Consoeurs, Chers Confrères,

La crise sanitaire du Covid 19 n’a pas épargné non plus nos confères pharmaciens en Paca-Corse.
Aussi, je vous envoie ce questionnaire afin que vous puissiez nous signaler si vous ou des membres de votre équipe ont été touchés personnellement par le Covid 19.
Si tel est le cas, merci de nous le signaler.

Le Président du CROP Paca-Corse,
Dr Stéphane PICHON

QUESTIONNAIRE PACA

Madame, Monsieur,

En phase de sortie de confinement, les distributions de masques sanitaires se poursuivent, avec pour objectif prioritaire la limitation au maximum de la diffusion du virus et l’accompagnement de la reprise d’activité. Dans ce cadre, la stratégie de répartition des masques sanitaires par l’Etat a vocation à évoluer, voir :

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/professionnels-de-sante/article/covid-19-recommandations-de-protection-pour-les-personnels-de-sante

La cible hebdomadaire de distribution est fixée à 100 millions de masques sanitaires, modulo une adaptation chaque semaine en fonction de la réalité des approvisionnements. Les professionnels de santé voient ainsi leur dotation globale augmenter. En outre, dorénavant, les malades, les personnes contacts et les personnes à très haut risque médical (par exemple personnes immunodéprimées sévères) bénéficient eux aussi de ces dotations. Pour les professionnels de santé libéraux (et les étudiants qu’ils accueillent le cas échéant), les dotations sont les suivantes :

– Médecins, Chirurgiens-dentistes, Biologistes médicaux, Infirmiers, Professionnels en charge des prélèvements nasopharyngés des tests COVID-19 : 24 masques par semaine

– Pharmaciens, Sages-femmes, Masseurs-kinésithérapeutes, Manipulateurs en électroradiologie médicale, Préparateurs en pharmacie, Techniciens de laboratoire de biologie médicale : 18 masques par semaine

– Orthophonistes, Pédicures-podologues, Orthoptistes, Ergothérapeutes, Psychomotriciens, Audioprothésistes, Opticiens-lunetiers, Psychologues, Diététiciens, Orthoprothésistes et podo-orthésistes : 12 masques par semaine

– Accueillants familiaux : 3 masques par semaine et par personne accueillie

– Salariés de l’aide à domicile via CESU : 15 masques par semaine

– En sus de la dotation ci-dessus, les médecins se verront délivrer une boite de 50 masques chirurgicaux par semaine à destination des patients auxquels ils prescrivent un test de dépistage du SARS-CoV-2.

Les nouvelles dotations arriveront dans les officines de pharmacie à partir du jeudi 7 mai au soir. Pour les semaines 20 et 21, en raison de tensions sur les approvisionnements, les masques FFP2 sont réservés prioritairement :

aux médecins spécialistes intervenant sur les voies respiratoires, aux chirurgiens-dentistes et aux professionnels en charge des tests de dépistage nasopharyngés COVID-19 (pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine) ;

aux masseurs-kinésithérapeutes pour les actes de kinésithérapie respiratoire (au maximum 6 FFP2 par semaine).

– Les médecins des autres spécialités (dont la médecine générale) et les infirmiers peuvent être dotés en masques FFP2 mais le seront prioritairement dès que les approvisionnements le permettront.

Par ailleurs :

– Les malades atteints de covid-19 et les personnes contact sont dotés de 14 masques par semaine ;

– Les personnes à très haut risque médical de développer une forme grave de covid-19 (ex. immunodéprimés sévères) sont dotées de 10 masques par semaine.

Le mode de délivrance aux professionnels, via les officines de pharmacie, évolue peu. Les pharmaciens sont invités à remplir les tableaux et applications de gestion de délivrance de masques. La délivrance aux personnes malades, contact ou à très haut risque médical se fait sur prescription médicale ou sur autorisation de l’assurance-maladie. Il appartient au médecin traitant ou au médecin hospitalier d’assurer la prescription de masques chirurgicaux aux personnes à très haut risque médical, avec discernement, en tenant compte du fait que, pour les autres vulnérabilités médicales, et en dehors des cas particuliers à leur appréciation, la protection doit être assurée par un masque grand public.

Pour plus de détails, voir :

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/professionnels-de-sante/article/en-ambulatoire-recommandations-covid-19-et-prise-en-charge

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19__distribution_masque_sortie_confinement.pdf

Pr. Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé

Guide pratique des experts-comptables pour votre économie

Pour vous aider à bénéficier des aides et des mesures de soutien aux entreprises mises en place par les pouvoirs publics dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19, vous pouvez télécharger un guide pratique mis à disposition par les experts-comptables.

Afin d’accompagner les entreprises, les professionnels libéraux, les exploitants agricoles ou encore les associations impactés par la crise sanitaire du Covid-19, l’État a mis en place plusieurs dispositifs de soutien : chômage partiel, report de charges fiscales et sociales, garanties d’emprunts, fonds de solidarité…

Ces dispositifs sont actifs depuis le début de la crise. Mais même s’ils se veulent simples, il n’est pas toujours facile d’en appréhender les contours et d’engager les démarches pour en bénéficier. C’est pourquoi, pour vous faciliter la tâche, les experts comptables ont décidé d’élaborer un guide pratique. Vous y trouverez un descriptif simple des mesures de soutien ainsi que des démarches à accomplir pour les activer.

Toutes les fiches du guide intègrent des liens vers les sites publics qui les distribuent et les formulaires qui permettent de les demander.

Le guide est régulièrement mis à jour. N’hésitez donc pas à le télécharger régulièrement !

Pour télécharger le guide, cliquez ici.

Editorial de Brigitte Ferren, Présidente du Syndicat des Pharmaciens du Vaucluse – FSPF84

Chers pharmaciens,


On attend de moi -je le sais- que je m’exprime en cette période si compliquée pour tous et surtout pour nous pharmaciens et nos équipes.
Que vous dire qui puisse résonner au milieu de cette cacophonie ? Simplement mon ressenti personnel…


Comme vous je suis révoltée par cette histoire de masques ! Au début on en avait que l’on ne pouvait pas vendre, puis on nous a interdit d’en commander quand bien même on en aurait trouvé. Comme vous j’ai fait des petits paquets de 6, de 12, de 18, de 3, jour après jour avec des consignes changeant constamment. Comme vous j’ai consigné mes délivrances, envoyé l’état des stocks aux grossistes qui n’en voulaient pas, à la CPAM qui en voulait mais sous tableau Excel, puis finalement sur GoMask avec des spécialistes sortis d’on ne sait où qui m’en réservaient alors que j’en manquais pour les soignants de mon propre village.

Comme vous j’ai bravé le premier interdit en équipant mon équipe des masques issus du stock de l’Etat, avant d’en avoir enfin l’autorisation. Comme vous j’ai obéi et je n’ai pas pu dépanner mes patients âgés, malades, en ALD, sous chimio, mes pépés et mémés inquiets, mes femmes enceintes, etc…Comme vous je me suis énervée au téléphone devant ces demandes incessantes, à devoir me justifier puisque à la télé on disait que je devais en fournir, forcément… Et comme vous aujourd’hui j’apprends qu’après ces semaines de galère tout le monde pourra en trouver dans les grandes surfaces…Oui je suis en colère car après tous ces efforts, ces contraintes, on se prend en pleine face les contradictions de notre système et au final nous allons passer pour des menteurs, des incapables…si si vous verrez.
Je vous passe la guerre des prix, les reportages où certains de nos confrères se vantent d’avoir contrevenu à la loi et stocké des masques pour les revendre à des prix indécents, ou alors les donner, peu importe…Comment voulez vous garder un peu de crédibilité ?


Aujourd’hui on m’annonce des prix de cessions bloqués, mais qui du coup vont nous faire vendre à perte probablement. Je lis que l’on demande la réquisition des masques détenus par les grandes surfaces, enfin des tas de choses qui même si elles sont de nature à rétablir le droit et la justice vont brouiller encore plus les informations pour le grand public.
Et les masques « alternatifs » !…Tout le monde peut en vendre mais pas les pharmaciens…et puis si finalement sur décret paru un samedi soir, comme si par magie on avait pu en commander et les recevoir entre le samedi et le lundi.

Que fait le syndicat ( en tout cas au national car moi je me concentre uniquement sur les problèmes locaux que l’on me déclare) ? Je pense qu’il fait de son mieux, qu’il réclame des compensations, qu’il interpelle les pouvoirs publics, qu’il discute avec la CNAM, mais surtout qu’il consigne tous ces dysfonctionnements, tout ce que nous et nos équipes avons fait et faisons au quotidien pour demander des comptes ensuite et les rémunérations qui iront avec. Cela paraît probablement pas suffisant pour certains, mais moi j’observe un consensus syndical et interprofessionnel qui me donne de l’espoir et surtout me conforte dans l’idée que pour l’instant il n’y a pas d’autre possibilité d’action.


Alors puisque je vous ai cité mon cas personnel, voilà ma position : je vais acheter quelques masques en tissu, quelques masques chirurgicaux, des GHA ou SHA, des thermomètres et des gants : si j’en trouve ! Je ne me battrai pas pour en avoir ou en vendre, je ferai de mon mieux. De toute façon il y en aura bientôt de partout ! J’expliquerai à mes patients la pénurie et la réalité des choses, et je me concentrerai sur mon coeur de métier. Je laisse à d’autres le dumping, la guerre des prix, les publicités sur Facebook ou leurs sites marchands, et toute forme de compétition digne d’un commerçant et non d’un professionnel de santé.
Je n’en voudrais pas ni aux grossistes ni aux groupements qui eux aussi font de leur mieux et ont toujours été à nos côtés. Je vais laisser passer la vague…
Je serai en revanche au rendez-vous d’après…celui où les gratte-papiers viendront nous contrôler et nous demander des comptes nous qui auront été aux premières loges face à cette épidémie (et non en télé-travail…).


Je vous souhaite à tous bon courage.

Brigitte FERREN

Présidente du Syndicat des Pharmaciens du Vaucluse – FSPF 84

Des informations à renseigner dans amelipro

La crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid 19 et les mesures de confinement qui l’ont accompagnée ont conduit à une baisse très importante de l’activité de la plupart des professions de santé.

Afin de préserver les capacités de notre système de santé dans la durée, le gouvernement a décidé de mettre en place un dispositif exceptionnel d’accompagnement économique des professionnels de santé libéraux confrontés à cette situation. Ce dispositif vise à leur donner les moyens de faire face à leurs charges tout au long de la période et ainsi faciliter la reprise progressive de leur activité dans les meilleures conditions.

A partir du 30 avril, les professionnels de santé libéraux pourront, s’ils le souhaitent, faire une demande d’indemnisation en se connectant à amelipro, et bénéficier d’un premier acompte pour la période du 16 mars au 30 avril.

Des informations plus détaillées sur les modalités de calcul de cette aide sont également disponibles sur amelipro.

  • du taux de charge fixe standardisé par pharmacie ;
  • d’informations individuelles à renseigner dans le téléservice. Pour les pharmacies, il s’agit :
    • du montant du chiffre d’affaires réalisé en 2019. Ce chiffre d’affaires est le chiffre d’affaires sur les produits de santé, médicaments et dispositifs médicaux, présentés au remboursement en tiers-payant. Il doit comprendre les recettes liées à la vente de ces produits mais également les honoraires liés à leur dispensation (à la boîte ou à l’ordonnance) ;
    • du montant du chiffre d’affaires réalisé entre le 16 mars et le 30 avril 2020 ;
    • des autres ressources (chômage partiel, indemnités journalières, fonds de solidarité) perçues à partir du 16 mars et jusqu’au 30 avril 2020 en plus du chiffre d’affaires et des honoraires de dispensation.

Une première avance sous un délai d’environ 15 jours

Cette aide ne pourra être calculée précisément qu’à partir du moment où toutes les données seront stabilisées et connues de l’Assurance maladie, d’ici la fin de l’année 2020.

Néanmoins, le téléservice permet de solliciter dès maintenant une première avance sur le montant de l’aide économique, avance qui sera versée sous un délai de 15 jours environ pour la période du 16 mars au 30 avril.

Les professionnels de santé peuvent choisir le montant d’avance qu’ils souhaitent solliciter en fonction de leurs besoins financiers et de l’estimation faite via ce téléservice à partir des données renseignées. Cette avance s’élève au maximum à 80 % du montant de l’indemnisation calculée par le simulateur.

Une nouvelle demande d’avance pourra être formulée à la fin de chaque mois pendant toute la durée de la crise.

Ces avances seront déduites du montant de l’indemnisation qui sera calculé en fin d’année. Une récupération pourra intervenir si les montants perçus à ce titre s’avéraient supérieurs à l’indemnisation totale finale calculée par l’Assurance Maladie.

Les Pharmaciens du Sud

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