TROD angine à l’officine : accord sur les tarifs

Lors d’une réunion de concertation le 10 septembre, assurance-maladie et syndicats de pharmaciens se sont accordés sur les tarifs et les modalités de mise en œuvre des TROD angine à l’officine. Il ne reste plus à ces différentes dispositions qu’à être validées par les conseils d’administration de l’USPO et de la FSPF.

Calendrier oblige, le dossier des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) angine à l’officine, qui devraient être opérationnels dès le 1er janvier 2020, avance à grands pas. Une réunion entre le directeur de l’assurance-maladie et les présidents des deux syndicats représentatifs de la profession a permis, le 10 septembre, de fixer les conditions et les tarifs de ce nouvel acte pharmaceutique.

En préambule, la réalisation du TROD angine à l’officine n’est soumise à aucune formation obligatoire du pharmacien. Quant à la rémunération, elle variera en fonction des trois cas de figure retenus : 6 euros HT (matériel compris) quand le test sera « prescrit » à l’officine, c’est-à-dire quand il sera effectué à l’initiative du pharmacien sollicité au comptoir par le patient, 6 euros HT seront également versés au pharmacien lorsque, prescrit par le médecin, le TROD angine effectué à l’officine se révélera positif ; enfin, la rémunération du pharmacien atteindra 7 euros HT quand le test prescrit par le médecin sera négatif. Ce dernier point est à souligner puisqu‘il valorise le travail didactique du pharmacien auprès du patient et son implication dans la lutte contre l’antibiorésistance.

L’assurance-maladie a par ailleurs fixé la prise en charge par le régime obligatoire à 70 %. Autre éclaircissement apporté par l’assurance-maladie, Nicolas Revel, son directeur général a annoncé qu’un prix limite de vente du matériel de test fixé à un euro sera imposé aux fabricants. Cette disposition devrait figurer dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS 2020). Enfin, il a été prévu une clause de revoyure qui permettra de faire le bilan sur l’état de la consommation d’antibiotiques. À cette occasion, les tarifs pourront être revisités, une occasion d’accorder aux pharmaciens une « prime de résultat ».

L’ensemble de ces propositions sera soumis prochainement aux conseils d’administration de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

source Le Quotidien du Pharmacien

Refondation des urgences : il y a du pain sur la planche…

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès BUZYN a présenté le 9 septembre un pacte de refondation des urgences.

Parmi les 12 mesures de son plan d’action, 2 concernent plus particulièrement la pharmacie d’officine.

La ministre propose ainsi de mettre en place dans tous les territoires un service universel à distance pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le service d’accès aux soins (SAS). Le SAS permettra notamment aux patients de connaître, grâce à un outil en ligne, les pharmacies de garde. Le législateur ayant confié l’organisation du système de garde pharmaceutique aux syndicats représentatifs des pharmaciens d’officine, la FSPF est prête à apporter son expertise à la construction du SAS.

Agnès BUZYN souhaite également offrir aux professionnels non-médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients. Comme la loi de santé le prévoit, les pharmaciens seront donc autorisés à dispenser sans ordonnance des médicaments de prescription médicale obligatoire, dans le cadre d’un exercice coordonné.

La FSPF est favorable au principe d’une compétence élargie, elle l’a prouvé en soutenant la dispensation protocolisée ou la vaccination à l’officine. Toutefois, pour pouvoir assurer ces missions, et offrir un service de proximité et de qualité, les pharmaciens d’officine auront besoin d’un cadre précis et surtout de moyens.

La nécessaire refonte du système des urgences hospitalières ne pourra se faire sans l’implication des professionnels de santé libéraux dans le dispositif. La FSPF demande donc à être reçue par la ministre des Solidarités et de la Santé afin d’étudier avec elle les modalités de mise en place et de contribution des pharmaciens d’officine à ces mesures.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Fin du régime de sécurité sociale des étudiants: Pensons à la M.A.J des cartes vitale.

Le 1er septembre 2019 signe la fin du régime de sécurité sociale des étudiants, avec l’arrêt de gestion de l’assurance maladie obligatoire par les mutuelles étudiantes.

A cette date, tous les étudiants qui étaient restés affiliés provisoirement pour l’année 2018-2019 à une mutuelle étudiante, rejoindront automatiquement le régime général de l’Assurance Maladie.

Rien ne change pour les jeunes débutant leurs études qui, depuis le 1er septembre 2018, n’ont plus à se soucier de leur inscription auprès de l’assurance maladie obligatoire. Ils restent affiliés à leur régime d’origine, le plus souvent celui de leurs parents (Assurance Maladie, MSA, régimes spéciaux…). Les étudiants restés affiliés pour l’année 2018-2019 à une mutuelle étudiante rejoignent le régime général de l’Assurance Maladie A compter du 1er septembre 2019, les étudiants qui étaient affiliés à une mutuelle étudiante basculeront automatiquement et gratuitement au régime général et seront rattachés à la Caisse primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de leur lieu de résidence.

Ils recevront, courant septembre, un courriel de leur CPAM pour leur préciser leurs nouveaux contacts et services proposés. Les bacheliers qui deviennent étudiants en 2019 restent couverts par leur régime actuel Depuis la rentrée 2018, tout étudiant débutant ses études supérieures continue d’être affilié à son régime de protection sociale actuel, le plus souvent celui d’un de ses parents (régime général, régime agricole ou autres régimes spéciaux). Il n’a aucune démarche particulière à effectuer, ses droits sont déjà ouverts.

Les étudiants étrangers qui viennent pour la première fois en France pour leurs études doivent s’affilier à l’Assurance Maladie via le site etudiant-etranger.ameli.fr Depuis la rentrée 2018, les étudiants étrangers qui viennent pour la première fois en France et s‘inscrivent dans un établissement d’enseignement supérieur doivent s’affilier à l’Assurance Maladie. Cette démarche, à réaliser sur le site etudiant-etranger.ameli.fr, est unique et ne sera pas à renouveler s’ils poursuivent leurs études en France plusieurs années universitaires.

Tout étudiant, pour bénéficier d’une prise en charge optimale de ses frais de santé, doit adopter les bons réflexes de tout assuré, et notamment :

Créer un compte ameli sur le site ameli.fr ou sur l’appli ameli, puis vérifier que toutes ses informations sont à jour, et notamment :

• son relevé d’identité bancaire (RIB) personnel pour obtenir ses remboursements ;

• une adresse postale toujours d’actualité. Déclarer son médecin traitant ; Mettre à jour régulièrement sa carte Vitale dans les bornes installées dans toutes les CPAM, en pharmacie et dans certains établissements de santé ; Ouvrir son Dossier Médical Partagé (DMP).

P.L

Les Pharmaciens du 13

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