PRODUITS COSMETIQUES – Substances interdites : alerte de la DGCCRF.

ATTENTION!

À la suite du signalement, par le magazine « UFC Que Choisir », de la présence sur le marché français de 23 produits cosmétiques contenant des substances interdites, la DGCCRF demande à la FSPF de rappeler aux pharmaciens d’officine leurs obligations en matière de conformité des produits distribués.

Il vous appartient donc d’identifier les produits cosmétiques mis à disposition dans votre officine qui contiendraient des conservateurs interdits et de les retirer immédiatement de vos rayons, de déterminer si certains de ces produits ont été vendus à une date postérieure à leur interdiction auquel cas un rappel devra être proposé, enfin, d’alerter le fabricant et de convenir avec lui des modalités de retour de ces produits.

Pour vous faciliter le travail, vous pouvez consulter la liste des produits interdits ISOBUTYLPARABEN et METHYLISOTHIAZOLINE  (dans les produits non rincés) sur le site Que Choisir Comparatif ingrédients indésirables (cliquez sur le lien hypertexte)

Sur le site de Que Choisir, cliquez sur la gamme de cosmétiques concernée et choisissez le filtre « ingrédients indésirables » et cherchez les 2 cités ci-dessus.

ATTENTION: Des contrôles DGCCRF auront lieu sur cette problématique mais aussi, comme d’habitude, sur l’affichage des prix.

Soyons prudents et vigilants!

P.L

 

La circulaire FSPF:

circ 2017-122a-cosmétiques_DGCCRF_FSPF

La lettre de la DGCCRF:

circ 2017-122b-cosmétiques_DGCCRF_FSPF


 

Le gros merdier étatique: importation Euthyrox®

Chère Consœur, Cher Confrère,

Le cabinet de la ministre de la Santé m’a indiqué, lors d’un entretien téléphonique de ce jour, que les boîtes d’Euthyrox® sont, au lendemain de leur arrivée sur le territoire français, en voie d’épuisement et qu’aucun réapprovisionnement des grossistes-répartiteurs n’est prévu.

Les prescriptions établies postérieurement au 14 septembre ne pourront donc pas toutes être exécutées. Les patients n’ayant pu obtenir leur traitement n’ont désormais d’autre choix que de retourner une fois de plus chez leur médecin pour obtenir la prescription d’une spécialité alternative, c’est-à-dire, à compter de la seconde quinzaine d’octobre, du médicament L-Thyroxin Henning® comprimé sécable du laboratoire SANOFI1.

Je n’ai pas manqué de signaler au cabinet de la Ministre toutes les difficultés posées par la décision incompréhensible de mettre sur le marché, à titre temporaire, une si faible quantité de spécialité Euthyrox®.

Une circulaire explicitant les documents diffusés par l’ANSM et ayant pour objectif de vous accompagner dans la gestion au quotidien des suites de cette crise sanitaire vous sera très prochainement adressée.

Enfin, pour votre parfaite information, Agnès BUZYN, ministre de la Santé, sera l’invitée de l’émission « Envoyé Spécial » qui sera diffusée ce jeudi, le 5 octobre 2017, sur France 2, à 20h55.

Confraternellement,

Philippe GAERTNER

Président

1 La prescription de la spécialité L-Thyroxine Serb®, solution buvable en gouttes, du laboratoire SERB étant réservée prioritairement aux enfants de moins de 8 ans, aux personnes qui présentent des troubles de la déglutition et aux patients ayant déjà eu une prescription de cette spécialité avant le 31 août 2017.

Déclaration de Philippe BESSET, Vice-président de la FSPF à la Commission des comptes de la Sécurité sociale du 28 septembre 2017

Déclaration de Philippe BESSET, Vice-président de la FSPF à la Commission des comptes de la Sécurité sociale du 28 septembre 2017, en présence d’Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et de Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics.    

 

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, 

A la suite de la signature de l’avenant conventionnel entre l’UNCAM, l’UNOCAM et un syndicat minoritaire, force est de constater que l’effort demandé sur les médicaments dans le PLFSS 2018*, par ses effets sur la marge, continuera à dégrader le service pharmaceutique par réduction des moyens. [Cette signature n’enrayera pas cette dynamique et donne l’illusion que la profession est en capacité de se contenter d’aussi peu, NDRL].

Votre projet de loi prévoit le développement des génériques et des biosimilaires. A ce sujet, la FSPF vous demande instamment de faire paraître le décret prévu par la LFSS 2014 sur les biosimilaires qui permettrait à la pharmacie d’officine et hospitalière de participer au développement de ces médicaments. 

Au-delà de l’inquiétude économique, notre profession reste perplexe sur les mesures prévues par l’ANSM dans l’affaire du Levothyrox. Nous craignons des réactions très vives des patients qui souhaiteraient pouvoir bénéficier de l’ancienne formule de la L-Thyroxine (Euthyrox), dès lundi, comme annoncé dans les médias. 

Alors que chaque officine ne disposera en moyenne que d’une boîte par dosage (200 000 boîtes pour 8 dosages), nous demandons qu’une information soit communiquée aux médecins et aux patients et qu’une conduite à tenir claire soit indiquée aux pharmaciens pour répondre au deuxième patient qui se présentera dans les officines lundi matin, dans l’attente d’une solution alternative qui arrivera mi-octobre. 

 

En réponse à cette intervention, Agnès BUZYN a précisé qu’elle prendra contact avec la FSPF pour l’élaboration du décret et ainsi intégrer les pharmaciens d’officine dans le cadre du plan biosimilaires 2018-2022.

S’agissant du Levothyrox, la ministre et son cabinet travailleront en étroite collaboration avec l’ensemble des professionnels de santé pour améliorer la communication.

 

* projet de loi de financement de la Sécurité sociale

IMPORTANT: L’affaire Levothyrox®

La déclaration de la ministre de la santé du 26 septembre dernier, selon laquelle les médecins et pharmaciens « n’ont probablement pas suffisamment écouté le désarroi des malades » est intolérable. Adepte de la surprise, la ministre annonçait, il y a deux semaines, le retour à l’ancienne formule, qu’elle reconnaît pourtant comme étant instable, sans information préalable des professionnels de santé. Elle place aujourd’hui le pharmacien d’officine en première ligne face au désarroi grandissant des patients et, plus généralement, se défausse sur les professionnels de santé de la gestion de cette crise. Elle laisse les pharmaciens en grande difficulté notamment en raison de l’arrivée de l’EUTHYROX® en stock restreint, pour une durée très limitée. Le pharmacien devra pourtant et comme toujours s’en arranger au comptoir. 

Le lendemain, 27 septembre 2017, l’ANSM annonçait, par voie de communiqué de presse et avant toute information à l’ensemble des professionnels de santé, la mise à disposition de nouveaux médicaments en pharmacie à base de lévothyroxine, actuellement commercialisés en Europe. 

Compte-tenu de la gravité de la situation et de son incidence pour les pharmaciens d’officine, la présente circulaire vous est directement adressée.

Vous y trouverez les éléments actuellement portés à notre connaissance sur les alternatives thérapeutiques au Levothyrox®.

Confraternellement,

Philippe GAERTNER

Président

__________________________________________

Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

13, rue Ballu 75009 Paris

Tél. 01 44 53 19 25 – Fax 01 44 53 21 75 – www.fspf.fr


CIRCULAIRE FSPF

Le 26 septembre dernier, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a réuni les représentants des professionnels de santé (médecins et pharmaciens), afin de les informer sur les décisions prises à la suite des difficultés liées au changement de formule du Levothyrox® et de mettre en place une stratégie commune d’information et de communication, notamment auprès des professionnels de santé.

Le lendemain, 27 septembre 2017, l’ANSM a annoncé, par voie de communiqué de presse et avant toute information à l’ensemble des professionnels de santé, la mise à disposition de nouveaux médicaments en pharmacie à base de lévothyroxine, actuellement commercialisés en Europe.

L’ANSM explique que dès la mi-octobre, les professionnels de santé et les patients disposeront de quatre médicaments[1] :

  • Levothyrox® comprimé (nouvelle formule) ;
  • L-Thyroxine Serb® solution buvable en gouttes ;
  • L-Thyroxin Henning® comprimé ;
  • et, temporairement, Euthyrox® comprimé (médicament équivalent à l’ancienne formule de Levothyrox).

Elle a par ailleurs précisé, à l’occasion de la réunion du 26 septembre dernier, que des documents complémentaires, destinés notamment aux professionnels de santé, seraient prochainement diffusés, après consultation des représentants des professionnels de santé.

Dans cette attente, nous vous invitons à prendre connaissance des éléments ci-après :

  1. la grande majorité des patients traités par Levothyrox® nouvelle formule ne présente pas d’effets indésirables ou des effets indésirables transitoires. Ainsi, les patients qui ne rencontrent pas de problème avec la nouvelle formule du Levothyrox®, ou qui sont stabilisés avec celle-ci, ne doivent pas changer de traitement. Le Levothyrox® nouvelle formule est donc le traitement à privilégier. 
  1. en cas d’effets secondaires :
  • si l’équilibre thyroïdien du patient est atteint ou en voie de stabilisation, le traitement ne doit pas être modifié.
  • si le prescripteur considère qu’il convient de changer de traitement, trois options sont proposées : 
  • L-Thyroxin Henning® comprimé sécable  du laboratoire Sanofi : ce princeps, commercialisé en Allemagne, sera disponible en pharmacie dès la mi-octobre en boîtes de 100 comprimés importées d’Allemagne. Les notices traduites en français seront remises aux patients par les pharmaciens. Par la suite, une demande d’autorisation de mise sur le marché du laboratoire permettra une commercialisation durable ; l’ANSM a indiqué aux représentants des professionnels de santé qu’il s’agissait d’une solution pérenne ;

 

  • L-Thyroxine Serb®, solution buvable en gouttes, du laboratoire Serb : sa production est limitée et son utilisation doit être réservée prioritairement aux enfants de moins de 8 ans, aux personnes qui présentent des troubles de la déglutition et aux patients ayant déjà eu une prescription de cette spécialité avant le 31 août 2017 ;

 

  • Euthyrox® comprimé sécable du laboratoire Merck, équivalent du Levothyrox ancienne formule : cette spécialité sera temporairement disponible dès le 2 octobre à hauteur de 90 000 traitements[2] en boîtes de 100 comprimés. Il s’agit d’une solution temporaire et de dernier recours, en nombre limité, pour les patients qui rencontrent des effets indésirables intolérables et durables avec les autres spécialités. Il ne pourra être délivré que sur présentation d’une prescription explicite, c’est-à-dire mentionnant la spécialité Euthyrox®, postérieure au 29 septembre 2017. 

Le médicament sera également accompagné d’une notice traduite en français remise par le pharmacien. Nous vous invitons à faire preuve de la plus grande vigilance sur le respect de ces conditions.

Dans tous les cas :

·         les patients ne doivent jamais arrêter ou modifier leur traitement sans avis médical ;

·         la substitution est impossible ;

·         si un patient se présente à l’officine en se plaignant d’effets secondaires, il est indispensable de l’inviter à consulter son médecin.

Pour aller plus loin :

[1] Pour accéder à la liste les médicaments à base de lévothyroxine disponibles actuellement et à partir d’octobre 2017 et connaître les excipients qu’ils contiennent : http://ansm.sante.fr/S-informer/Presse-Communiques-Points-presse/Les-patients-disposeront-de-nouveaux-medicaments-a-base-de-levothyroxine-en-pharmacie-a-partir-d-octobre-2017-Communique.

[2] Soit environ 200 000 unités de conditionnement.

Foyers de circulation du virus de Chikungunya dans le département du Var (83)

La Direction générale de la santé confirme la présence de deux foyers de Chikungunya dans le département du Var, le premier de 9 cas et le second de 2 cas. Les deux foyers sont situés dans une zone géographique bien circonscrite. Les services de l’Etat sont mobilisés afin de prévenir toute dissémination du virus.

Vous êtes susceptible de voir des personnes présentant des symptômes évocateurs du Chikungunya. La définition de cas est la suivante : fièvre d’apparition brutale (> 38,5°C) et au moins un signe algique (arthralgies, céphalées, myalgies, lombalgies) en l’absence de tout point d’appel infectieux (toux, écoulement nasal, maux de gorge, difficultés respiratoires, plaies infectées…).

En cas de symptômes évocateurs, orienter vers le médecin.
Plus d’informations sont disponibles sur :

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Prevention_chik_et_dengue_professionnels_de_sante_2014.pdf

 

Les Pharmaciens du Sud

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