DGS-Urgent n°2021-48 : Variant indien B1.617 : Renforcement du dépistage et des mesures aux frontières

Un nouveau variant du SARS-CoV-2 a été détecté en Inde où la situation sanitaire est très dégradée. Ce nouveau variant B.1.617, et porteur des mutations E484Q et L452R, est classé comme VOI (« variant of interest »). La mutation E484Q pourrait avoir un impact en termes d’échappement immunitaire (post-infection et post-vaccinal), bien que cela ne soit pas encore formellement démontré. La mutation L452R serait quant à elle associée à un risque d’augmentation de la transmissibilité du virus, et à un possible échappement immunitaire. Ces données restent toutefois à confirmer.

Ce nouveau variant apparu en Inde en décembre 2020 a été détecté dans plusieurs autres pays dont récemment dans des pays européens (Belgique notamment). Il apparaît nécessaire, en complément des mesures aux frontières mises en œuvre dès samedi 24 avril 2021 pour tous les vols en provenance de l’Inde et rappelées ci-après, de prendre toutes les mesures visant à détecter une éventuelle circulation de ce variant en France.

1/ Consignes relatives à l’adaptation du dépistage en vue de documenter la circulation de ce variant sur le territoire national

a) Interrogatoire des personnes dépistées

Il est demandé aux laboratoires et aux professionnels de santé réalisant un dépistage du SARS-CoV-2 de questionner systématiquement toute personne venant se faire tester sur un potentiel séjour en Inde dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ou sur un potentiel contact à risque avec une personne y ayant séjourné. En cas de réponse positive, cette mention fera l’objet d’un renseignement obligatoire de SIDEP (champ « pays de provenance »).

b) Orientation vers un test RT-PCR

Il est demandé aux laboratoires et aux professionnels de santé d’orienter toute personne ayant séjourné en Inde dans les 14 derniers jours ou ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné et se présentant pour la réalisation d’un dépistage du SARS-CoV-2 vers la réalisation d’un test RT-PCR (y compris si elle se présente pour la réalisation d’un test antigénique).

c) Réalisation du séquençage

Il est demandé de réaliser de façon prioritaire et accélérée le séquençage de tout prélèvement positif pour le SARS-CoV-2 pour une personne ayant séjourné en Inde dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ou ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné dans les 14 jours suivant son retour. Les prélèvements à séquencer seront à adresser à un laboratoire du réseau ANRS-MIE en première intention. Les séquençages devront faire l’objet d’une remontée obligatoire de la séquence et des métadonnées dans la base de données nationale EMERGEN.

d) Contact-tracing et mesures de suivi de l’isolement renforcées

La réalisation d’un contact-tracing renforcé, au niveau 2 par les CPAM et au niveau 3 par les ARS pour tous les cas confirmés de Covid-19 au retour de l’Inde ou ayant été en contact avec des personnes y ayant séjourné, sera réalisé, sans attendre le résultat du séquençage.

S’agissant du respect des mesures d’isolement et de quarantaine, les plateformes CPAM poursuivent par ailleurs, comme cela est le cas depuis la fin de l’année 2020, l’effort de pédagogie auprès des personnes positives rentrant de l’étranger depuis moins de 14 jours ou ayant été en contact avec une personne revenant de l’étranger sur la nécessité de bénéficier d’une visite IDE à domicile. De plus, lors de la prise de contact par la CPAM, les personnes concernées dont la situation personnelle laisse présager un fort risque de propagation (personnes vivant en famille, notamment avec des proches à risque, etc.) se verront systématiquement proposer une offre spécifique d’hébergement via les CTAI.

2/ Mesures aux frontières

Tout déplacement vers la France depuis l’international fait notamment l’objet d’un motif impérieux et de la présentation d’un résultat de test RT-PCR négatif datant de moins de 72h. Depuis le 24 avril 2021 pour le Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Afrique du Sud et l’Inde, et pour le département de la Guyane, ces dispositions sont renforcées comme suit :

Avant le départ :

  • Présentation d’un résultat de test RT-PCR négatif réalisé moins de 72h avant le départ et d’un résultat de test antigénique négatif réalisé moins de 48h avant le départ ;

OU

Présentation d’un résultat de test RT-PCR négatif réalisé moins de 36h avant le départ ;

  • Présentation d’une déclaration sur l’honneur attestant de l’absence de symptômes d’infection par la COVID-19 et de l’absence de contacts avec des personnes atteintes de la COVID-19 au cours des 14 derniers jours ;
  • Présentation d’une attestation de déplacement qui indique le motif impérieux et du ou des documents qui permettent de justifier ce motif ;
  • Engagement à respecter une quarantaine obligatoire de 10 jours après l’arrivée sur le territoire national, effectuée à domicile, dans un lieu d’hébergement adapté ou un lieu d’hébergement mis à disposition par l’administration, et à transmettre l’adresse complète de cet hébergement.

A l’arrivée :

  • Réalisation d’un test antigénique effectué à l’aéroport d’arrivée ;
  • Respect d’une période d’isolement ou de quarantaine obligatoire de 10 jours contrôlée aléatoirement par les forces de police. Les contrevenants à cette mesure s’exposent à une amende ;
  • Réalisation d’un test RT-PCR à J+9 afin de disposer du résultat au plus tard à J+10 (pour les personnes testées négatives à l’arrivée : sortie de la quarantaine) ;
  • Dans le cadre du dispositif d’accompagnement de la quarantaine, les personnes en provenance des pays cités ci-dessus seront contactées régulièrement par des agents de l’Assurance Maladie, par téléphone puis par SMS, pour les accompagner au cours de cette période et leur rappeler de réaliser un test à J+9 (sortie de la quarantaine).

Face à la menace que constituent les variantes, la pleine mobilisation de l’ensemble des acteurs est attendue sur l’ensemble des sujets.  Nous vous remercions de votre mobilisation.

Vous trouverez le présent message sur le site du ministère

Pr. Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé

DGS-Urgent n°2021_47 : Place de l’oxymètre de pouls dans le suivi des patients COVID-19 en ambulatoire

Mesdames, Messieurs,

Suite à la réponse rapide publiée le 13 avril 2021 sur son site par la Haute Autorité de Santé, le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite informer tous les professionnels prenant en charge les patients positifs à la Covid-19 de la nécessaire vigilance vis-à-vis de l’atteinte respiratoire que requiert la prise en charge initiale ambulatoire de ces patients. L’état de santé de certains est en effet susceptible de se dégrader rapidement du fait d’une atteinte parfois silencieuse de leur fonction respiratoire. Pour la surveillance de ceux-ci, la prescription d’un oxymètre de pouls peut être utile pour prévenir une aggravation ou éviter une hospitalisation en urgence. Ses modalités sont définies par arrêté en date du 23 avril 2021.

Contexte

Depuis le début de l’épidémie un nombre important de patients sont admis en unité de soins critiques directement depuis la ville après une première prise en charge par SMUR ou en service des urgences. Ces admissions peuvent être la conséquence d’un suivi non médicalisé après la positivité d’un test, d’un rajeunissement des patients concernés moins sensibles aux risques d’aggravation ou encore du caractère silencieux d’une hypoxémie.

La publication de réponse rapide par la HAS sur la place de l’oxymètre de pouls vient compléter les préconisations sur la prise en charge en premier recours des patients qui ont un test positif de COVID-19 en précisant les informations à donner sur la dégradation possible de l’état de santé et les conditions d’utilisation de l’oxymètre de pouls.

Une évaluation par le médecin généraliste et une information systématique après chaque test positif à la COVID-19

Outre la conduite à tenir en matière d’isolement, de gestes barrières et de signes à surveiller après l’annonce d’un test positif à la COVID-19, le professionnel remettant le résultat de ce test doit orienter rapidement le patient vers un médecin généraliste pour :

–          La réalisation d’une évaluation initiale,

–          La mise en place d’une surveillance renforcée de la saturation pulsée en oxygène (SpO2), si le patient le nécessite.

L’information sur les signes d’aggravation, possible même en l’absence de symptômes, et la conduite à tenir est délivrée par le médecin généraliste à l’issue de cette évaluation initiale.

La prescription d’un oxymètre de pouls pour la surveillance des patients à risque

L’objectif de la prescription médicale en premier recours d’une surveillance de la SpO2 est de prévenir l’aggravation éventuelle des patients présentant des signes respiratoires et/ou ayant des facteurs de risque de forme grave de la Covid-19 et/ou ayant plus de 65 ans.

La prescription précise la fréquence journalière de surveillance (au moins 3 fois par 24 h), la durée de la surveillance (jusqu’à J14 après le début des symptômes ou après la date du test positif si le patient est asymptomatique) et les caractéristiques de l’appareil (dispositif médical marqué CE conforme à la norme ISO 80601-2-61).

Modalités de la surveillance, information et formation

L’auto surveillance s’adresse à des patients autonomes informés préalablement des critères nécessitant un nouveau contact avec le prescripteur ou un appel du SAMU centre 15. A défaut d’autonomie du patient ou d’un entourage pouvant assurer cette surveillance, elle peut être assurée par une IDE.

Un suivi régulier des patients à risque de forme grave est nécessaire avec en particulier une consultation de contrôle entre le 6ème et le 12ème jour après le début des symptômes ou le résultat des tests par le prescripteur.

Les patients et, le cas échéant, leur entourage reçoivent une formation à l’utilisation de l’oxymètre de pouls lors de la dispensation par le pharmacien ou le prestataire de service et distributeur de matériel. Un carnet de suivi est fourni. Le distributeur indique les modalités de renseignement des informations dans le tableau de suivi (valeurs de saturation et symptômes).

Modalité de prise en charge par l’Assurance maladie des oxymètres de pouls

La prise en charge par l’Assurance maladie des oxymètres pour le suivi en ambulatoire de la saturation en oxygène est assurée par un forfait de mise à disposition du dispositif et un forfait de location hebdomadaire pour une durée de 2 semaines.

Dans le cadre du lancement de ces nouvelles modalités de prise en charge, et compte tenu des volumes disponibles dans les prochaines semaines, une attention particulière devra être apportée pour garantir la disponibilité au sein des pharmacies d’officine et chez les prestataires de service et distributeur de matériel des oxymètres de pouls pour les patients à risque ainsi qu’une juste répartition auprès des demandeurs pour assurer le meilleur accès possible.

Vous trouverez le présent message sur le site du Ministère.

Nous vous remercions pour votre mobilisation essentielle pour améliorer la prise en charge des patients atteints par la COVID-19.

Pr. Jérôme Salomon                                                                   Katia Julienne

Directeur Général de la Santé                   Directrice Générale de l’Offre de Soins

URGENT Portail de télédéclaration et vaccination COVID (lundi 19 avril)

Bonjour,

Je vous informe que le portail de télé-déclaration est ouvert depuis ce matin pour les formulaires suivants :

–      Commandes de vaccin AstraZeneca uniquement pour la vaccination à l’officine (2 flacons maximum), les médecins (1 flacon maximum) et les infirmiers (1 flacon maximum).

Il n’y a pas de commandes pour Janssen cette semaine.

Attention, la date de clôture de la prise de commande se fera demain MARDI à 23H, et non mercredi.

De plus, il est toujours précisé sur le site qu’un email de confirmation sera adressé aux officines en fin de semaine et que cet email est le seul qui fasse foi pour la quantité allouée à l’officine et la date de livraison.

Cordialement.

 Stéphanie BASSO | Pharmacien inspecteur de santé publiqueAdjointe du département Pharmacie et Biologie
Direction de l’organisation des soins
Tel. direct : 04.13.55.80.68
Tel. Portable : 06.98.98.81.92
Bureau 229

Dépistage de la Covid-19: Comment facturer la délivrance d’autotests ?

Les pharmaciens peuvent délivrer des autotests depuis le début de la semaine. Ceux-ci sont réservés aux personnes asymptomatiques de plus de 15 ans et doivent être conformes aux critères fixés par la Haute Autorité de santé.

Pour rappel, des prix de cession et des prix limite de vente au public ont été définis. Jusqu’au 15 mai 2021 inclus, le prix de cession de l’autotest est fixé à 4,7 € et le prix limite de vente à 6 € TTC (TVA à 0 %). A compter du 16 mai 2021, le prix de cession sera de 3,7 € et le prix limite de vente de 5,20 TTC.

A l’exception de certains professionnels, aucune prise en charge par l’Assurance maladie n’est prévue. Il convient de facturer l’autotest directement au patient.

Prise en charge par l’Assurance maladie pour certains professionnels

Pour les salariés de services à domicile, salariés de particuliers employeurs, accueillants familiaux, l’Assurance maladie prend en charge chaque autotest délivré à hauteur de 5,20 € TTC (TVA à 0 %), sans aucun reste à charge (dans la limite de 10 tests par mois). En outre, une indemnité de dispensation à l’assuré de 10 autotests pour un mois de 1,06 TTC (TVA à 5,5 %) est versée aux pharmaciens.

A compter du 16 mai 2021, l’autotest sera pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 4,20 € TTC.

Ces montants sont majorés dans les DOM.

Comment être rémunéré ?

Pour être rémunéré de la délivrance de 10 autotests pour un mois à ces professionnels, vous devez :

  • facturer à l’Assurance maladie deux lignes PMR :
    • PMR 52 € (rémunération de la délivrance de 10 autotests)
    • PMR 1,06 € (indemnité de dispensation) 
  • vous identifier en tant que prescripteur et exécutant 
  • renseigner le NIR du patient (pas de NIR fictif) 
  • renseigner systématiquement le code exonération exo DIV valeur 3 
  • dans le cas où l’assuré présente sa carte Vitale, télétransmettre la facture en SESAM Vitale ; dans les autres cas, la facturation peut se faire en mode dégradé.

A compter du 16 mai 2021, il conviendra de facturer la première ligne PMR, correspondant à la rémunération de la délivrance de 10 autotests, à 42 €.

Dans les DOM, les montants associés aux codes PMR sont majorés.

Vous trouverez, en cliquant sur l’image ci-dessous, un tableau récapitulatif des tarifs et des modalités de facturation.

Vaccin Covid-19 : traitement des thromboses immuno-allergiques

Suite à de très rares cas rapportés de thromboses immunoallergiques d’évolution dramatique, deux études permettent de mieux comprendre comment survient ce phénomène, de le prévenir ou de le traiter… afin de poursuivre la vaccination. Un évènement possiblement en lien avec les vaccins à adénovirus ou avec tous les vaccins ?

Les Pharmaciens du Sud

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