DGS-Urgent n°2022-10 : Déploiement de centres de dépistages de la COVID-19

Madame, Monsieur,

Dans un contexte d’intensification de la demande de tests, il convient de renforcer l’offre de dépistage sur le territoire national. A ce titre, des évolutions réglementaires complètent et diversifient les possibilités de mise en place d’une offre de dépistage individuel au sein ou hors du lieu d’exercice habituel des professionnels de santé autorisés à réaliser des tests ; elles précisent les conditions dans lesquelles des centres de dépistage peuvent être déployés, à l’initiative des professionnels de santé ou des collectivités territoriales notamment, ainsi que les conditions de rémunérations qui peuvent être proposées. Ces dispositions ont été élaborées en cohérence avec celles qui prévalent pour le fonctionnement des centres de vaccination.

Pour répondre aux enjeux précités, l’arrêté du 1er juin 2021 modifié les 15 et 21 janvier prévoit que la politique de dépistage repose désormais sur :

·         Une offre de dépistage individuel et des actions de dépistage collectif qui répondent à des finalités complémentaires ;

·         La possibilité à l’initiative des médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, des collectivités territoriales, des ARS et des préfectures de déployer une offre de dépistage individuel en dehors des lieux d’exercice habituels de ces professionnels de santé autorisés à réaliser des tests ;

·         Une liste élargie d’effecteurs susceptibles d’intervenir en centres de dépistage sous la responsabilité d’un professionnel d’une des 6 professions autorisées. Cette liste a été établie en cohérence avec celle des effecteurs autorisés à intervenir en centre de vaccination.

L’ensemble structure le maillage du territoire national en centres de dépistage.

Annexe : tableau comparatif des effecteurs de la vaccination et du dépistage, que vous trouverez en ligne sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

1. La mise en place d’une offre de dépistage individuel délocalisée :

a) Rappel du cadre juridique :

Le 1° du II de l’article 28 de l’arrêté du 1er juin 2021 prévoit désormais la possibilité pour les professionnels autorisés (médecin, pharmacien d’officine, infirmier, masseur-kinésithérapeute, sage-femme ou chirurgien-dentiste) de mettre en œuvre des opérations de dépistage individuel par test antigénique en dehors de leur lieu d’exercice habituel.

Cette offre peut également être déployée à l’initiative d’une collectivité territoriale, d’une ARS ou d’une préfecture.

Les formes susceptibles d’être prises par ces centres de dépistage sont variées : adossé à une pharmacie, à un laboratoire de biologie médicale ou à un centre de vaccination, indépendant au sein de locaux mis à disposition par une collectivité local, barnum installé en espace public, …

b) Modalités de déploiement

Lorsqu’elle intervient à l’initiative d’un professionnel de santé ou d’une collectivité territoriale, la création d’un centre de dépistage en dehors du lieu d’exercice habituel doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’ARS et du représentant de l’Etat dans le département avant le début de l’opération. Le formulaire de télé-déclaration est accessible sur la page suivante : http://invite.contacts-demarches.interieur.gouv.fr/Tests-antigeniques-et-examens-de-biologie-medicale

Les centres de dépistage mis en place à l’initiative d’une ARS ou d’une préfecture ne sont pas soumis à cette obligation.

Les professionnels de santé concernés ont la possibilité de leur propre initiative de mettre en place des barnums en dehors de leur lieu d’exercice habituel. Ils pourraient par ailleurs être sollicités par une collectivité territoriale désireuse d’ouvrir un centre de dépistage et ayant besoin de professionnels de santé pour l’encadrer.

En outre, la liste des professionnels autorisés à réaliser l’acte de prélèvement du dépistage a été élargie et alignée avec les effecteurs de la vaccination (cf. tableau en annexe).

Ces initiatives contribueront à renforcer l’offre de dépistage. Il est toutefois important, lorsqu’elles sont adossées à un centre de vaccination, qu’elles s’inscrivent dans une logique de complémentarité et ne porte pas préjudice à la capacité de vaccination.

c) Conditions à respecter

Les centres de dépistage doivent présenter les garanties suffisantes de qualité et de sécurité sanitaire, en respectant notamment les dispositions mentionnées à l’annexe de l’article 28 de l’arrêté du 1er juin 2021 modifié, que ce soit en termes de locaux, de matériels, de conditions d’accueil des personnes ou encore de procédure d’assurance qualité.

Seuls les tests figurant sur la liste du ministère peuvent être utilisés en France. Cette liste est accessible par le lien suivant : https://covid-19.sante.gouv.fr/tests

Une attention particulière doit être apportée aux conditions de conservation et d’utilisation des tests conformes à leur notice d’utilisation.

Il appartient au professionnel de s’assurer que les conditions de conservation des DMDIV lui permettent de donner « un résultat sécurisé » conforme aux performances données par le fabricant.

Enfin, il est rappelé que la traçabilité demeure sous la responsabilité des acteurs tout au long de la chaine, ce qui inclut y compris leurs utilisateurs finaux dans le cadre des centres de dépistage.

Le renforcement de l’offre de dépistage doit se mettre en œuvre dans le respect de de la sécurité sanitaire. C’est pourquoi ces rappels sont important et que des contrôles pourront donc être opérés pour s’assurer du bon respect des conditions.

d) Prise en charge

Circuit d’approvisionnement en tests

Le professionnel de santé en charge de l’opération doit estimer le besoin en tests pour la durée et en fonction de l’ampleur de l’opération. Il est recommandé qu’il s’approvisionne en priorité auprès d’une officine du territoire, de manière itérative le cas échéant pour éviter les livraisons trop massives.

Les tests sont délivrés gratuitement au professionnel de santé et facturés par le pharmacien à l’Assurance Maladie. Il est recommandé aux professionnels de santé d’anticiper les besoins en tests disponibles auprès des pharmacies d’officine pour assurer un approvisionnement optimal.

Il est aussi possible de s’approvisionner auprès de centrales d’achat ou des fabricants.

Rémunération des professionnels

Les dispositions de l’article 14 de l’arrêté du 1er juin 2021 modifié ont été complétées pour prévoir la rémunération des professionnels intervenant dans les centres de dépistage. Les conditions de rémunération permettent de s’adapter aux lieux et conditions de mise en œuvre des opérations de tests (par un professionnel seul ou une équipe de professionnels réalisant chacun certains actes) ; elles sont reprises de celles prévues pour la rémunération des personnels intervenant dans le cadre des centres de vaccination afin d’éviter tout risque de concurrence entre les dispositifs et de faciliter les synergies là où elles seront possibles.

Les liens suivants orientent vers les pages d’information du site Ameli qui présentent les différentes modalités possibles de rémunération des professionnels ainsi que la marche à suivre selon les cas de figure :

– Médecin : https://www.ameli.fr/medecin/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage 

– Chirurgien-dentiste : https://www.ameli.fr/chirurgien-dentiste/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage

– Sage-femme : https://www.ameli.fr/sage-femme/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage

– Pharmacien : https://www.ameli.fr/pharmacien/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage 

– Infirmier : https://www.ameli.fr/infirmier/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage  

– Masseur-Kinésithérapeute : https://www.ameli.fr/masseur-kinesitherapeute/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage             

– Laboratoire d’analyse médicale : https://www.ameli.fr/laboratoire-d-analyses-medicales/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage 

– Exercice coordonné : https://www.ameli.fr/exercice-coordonne/actualites/covid-19-quelles-remunerations-en-centre-de-depistage

Prise en charge par l’assurance maladie des tests réalisés

Afin de ne pas compliquer l’organisation des centres de dépistage organisés hors des lieux d’exercice habituel d’un professionnel de santé, il est recommandé que ces centres ne réalisent des tests que pour des personnes réalisant des tests pris en charge par l’assurance maladie, conformément aux dispositions de l’article 24 de l’arrêté du 1er juin modifié et d’orienter les personnes souhaitant réaliser un test payant vers une officine ou un laboratoire de biologie.

2. Les opérations de dépistage collectif :

Des opérations de dépistage collectif peuvent être organisées par les ARS, préfectures et établissements d’enseignement. Celles-ci sont prévues par le 2° du II de l’article 28 de l’arrêté du 1er juin 2021 modifié et concernent des populations ciblées en cas de cluster, de suspicion de clusters ou de circulation particulièrement active du virus.

Ces opérations sont complémentaires de l’offre de dépistage mentionnée en première partie.

Je vous remercie pour votre mobilisation afin d’assurer un niveau de dépistage nécessaire à la lutte contre l’épidémie.

 Pr. Jérôme  SALOMON

       Directeur général de la santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.
Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Tests antigéniques – Opérations de dépistage organisées par les pharmaciens d’officine

Afin de répondre à la demande massive de tests antigéniques de dépistage contre la Covid-19, un arrêté du 14 janvier dernier augmente la liste des personnes pouvant réaliser les prélèvements nasopharyngés et nasaux en officine et assouplit les conditions de leur collaboration.

Peuvent réaliser les prélèvements les personnes listées ci-après, à condition qu’elles attestent avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de cette phase conforme aux recommandations de la Société française de microbiologie et dispensée par un professionnel de santé déjà formé à ces techniques :

  • médecins ;
  • chirurgiens-dentistes ;
  • sages-femmes ;
  • pharmaciens ;
  • masseurs-kinésithérapeutes ;
  • infirmiers ;
  • manipulateurs d’électroradiologie médicale ;
  • techniciens de laboratoire médical ;
  • préparateurs en pharmacie ;
  • aides-soignants ;
  • auxiliaires de puériculture ;
  • ambulanciers ;
  • personnes titulaires d’un diplôme dans le domaine de la biologie moléculaire ou justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins un an dans ce domaine ;
  • personnes titulaires de l’un des diplômes suivants : BTS (chimie ; métiers de l’eau ; qualité industries alimentaires et bio-industrie ; biophysique de laboratoire) ; DUT (génie biologique, option agro alimentaire ; génie de l’environnement) ; licences professionnelles (bioanalytique et expérimentale ; bioindustries et technologie) ; licences (sciences de la vie ; sciences de la vie et de la terre ; sciences pour la santé ; biologie et santé ; sciences de la vie biologique ; génomique, physiologie et santé) ; masters (biologie et santé ; biologie de l’environnement ; biologie moléculaire et cellulaire ; biochimie, biologie moléculaire) ;
  • étudiants ayant validé leur première année en médecine, odontologie, pharmacie, maïeutique, masso-kinésithérapie ou soins infirmiers ;
  • médiateurs de lutte anti Covid-19.

Le ministère de la Santé a d’ores et déjà annoncé une modification de cette liste et la profession reste dans l’attente d’un DGS-Urgent.

Pour ces opérations de dépistage, aucune formalité (par exemple déclaration ou contrat entre l’officine et l’intervenant) n’est exigée. Le pharmacien ne rémunère pas l’intervenant.

En effet, c’est l’Assurance maladie qui rémunère l’intervenant qui réalise le prélèvement. Celui-ci peut être nasopharyngé ou nasal. Toutefois, aucune rémunération à l’acte n’a été fixée pour le seul prélèvement nasal.

Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers libéraux conventionnés facturent l’acte de prélèvement à l’Assurance maladie.

Ces professionnels, lorsqu’ils ne sont pas connus par l’Assurance maladie (c’est-à-dire lorsqu’ils sont retraités, sans activité, salariés ou fonctionnaires), ainsi que les autres intervenants (aides-soignants, ambulanciers, étudiants, etc.) sont rémunérés à la vacation et doivent transmettre à l’Assurance maladie un bordereau de facturation, téléchargeable sur Ameli. La rémunération à l’heure de vacation est identique à celle fixée pour les vacations en centre de vaccination.

A noter : si l’un de vos salariés réalise des prélèvements sur ses horaires de travail, les modalités ci-dessus ne s’appliquent pas. Par ailleurs, s’il est amené à intervenir en dehors de ses horaires de travail, il est préférable de le rémunérer dans le cadre habituel de son contrat de travail (heures supplémentaires majorées ou récupération).

Le pharmacien organisateur de l’opération de dépistage facture à l’Assurance maladie l’analyse, le rendu des résultats et la saisie dans SI-DEP (9,40 €) ainsi que le dispositif médical (6,01 €), soit 15,41 € (TVA à 0 %), à partir d’un unique code PMR.

Selon les indications données oralement par le ministère de la Santé, les opérations de dépistage individuel ainsi organisées par les pharmaciens d’officine sont réservées à la réalisation de tests pris en charge par l’Assurance maladie. Ainsi, les personnes qui ne bénéficient pas d’une prise en charge par l’Assurance maladie ne peuvent pas se voir proposer un test antigénique dans ce cadre.

Les opérations de dépistage organisées par les pharmaciens et faisant intervenir d’autres professionnels ou des étudiants peuvent également être organisées en dehors de l’officine dans les mêmes conditions, sous réserve de le déclarer au préfet.

L’ARS PACA communique: Procédure centres de dépistage

Mesdames, Messieurs les pharmaciens,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint une procédure résumée relative à la mise en place des centres de dépistage.

Vous pouvez diffuser cette procédure à vos adhérents et/ou professionnels vous sollicitant à ce sujet.

Nous restons à disposition si nécessaire,

Bien cordialement,

cid:image006.jpg@01D6A60F.2F5AAC00Capucine Andolfo 
Département Pharmacie et Biologie
Tel. direct : 04.13.55.80.80
Tel. secrétariat : 04.13.55.80.82

 ARS Paca, une agence, une région,
pour une meilleure santé

www.paca.ars.sante.fr

Dispensation d’autotests pour les cas contact Covid-19 : rémunération et protocole

À la suite des annonces faites le 10 janvier, la demande d’autotests devrait encore augmenter. Dans le cadre de l’évolution de la stratégie d’isolement social et professionnel, les personnes avec schéma vaccinal complet (rappel réalisé conformément aux exigences du passe sanitaire) et les enfants de moins de 12 ans, indépendamment de leur statut vaccinal, ne sont plus soumis à l’isolement. Ils doivent désormais :

  • réaliser un test de dépistage au Covid-19 :
    • un test antigénique (TAG) ou RT-PCR immédiat,
    • en milieu scolaire et périscolaire, tous les enfants cas de moins de 12 ans indépendamment de leur statut vaccinal : un autotest le jour même (à la sortie de l’école par exemple),
  • puis observer une surveillance par autotests au 2e jour et au 4e jour après la date du dernier contact avec le cas positif.

À cette fin, la personne contact se voit remettre 2 autotests gratuitement en pharmacie lors de la réalisation de son test immédiat ou lorsqu’elle présente en pharmacie la preuve de son dépistage immédiat réalisé en laboratoire ou dans une autre pharmacie (résultat de test négatif) ainsi qu’un document justifiant son statut de personne cas contact à risque (SMS ou courriel de l’Assurance Maladie ou attestation sur l’honneur). Pour les enfants scolarisés et cas contact, les parents se voient remettre 3 autotests gratuitement, sur présentation d’une attestation fournie par l’école (attestation disponible à partir du 14 janvier).

En savoir plus sur les règles sanitaires d’isolement et de test pour les enfants cas contact en milieux scolaire (espace assuré).

En savoir plus sur les règles sanitaires d’isolement des personnes cas contact ou des personnes positives (espace assuré).

Pour permettre un accès aux autotests à l’ensemble de la population, les pharmaciens doivent renforcer leurs commandes afin de maintenir un approvisionnement consolidé.

Protocole pour les élèves cas contact et rémunération

Lorsqu’un élève est cas contact, il peut réaliser 3 autotests : à J0, J2 et J4 (au lieu d’un test PCR ou antigénique suivi de 2 autotest). J s’entend comme le jour où l’élève apprend qu’il a été en contact d’une personne positive au Covid-19.

Pour la dispensation de 3 autotests non spécifiques, le pharmacien doit facturer un code PMR à 12,50 € TTC. Pour la dispensation de 3 autotests spécifiques aux enfants de moins de 12 ans, le pharmacien doit facturer un code PMR à 13,40 € TTC.

Un déconditionnement possible

Depuis le 8 janvier 2022, une réglementation encadre le déconditionnement des boîtes d’autotests : ces modalités permettent une délivrance adaptée et une meilleure gestion des stocks.

Le déconditionnement est réservé aux seuls autotests incluant des tubes individuels préremplis de tampon d’extraction. Il ne concerne pas les autotests incluant, pour une seule boîte, un flacon de tampon d’extraction utilisable pour la réalisation de plusieurs tests.

Pour ce déconditionnement, le pharmacien vérifie que les composants suivants sont présents dans un sachet individuel (ou à défaut il les réunit dans un sachet) :

  • dispositif de détection emballé individuellement dans un sachet (cassette ou autre le cas échéant) ;
  • tube contenant le tampon d’extraction et le bouchon canulé approprié ;
  • écouvillon stérile ;
  • mode d’emploi (et autre guide le cas échéant).

Sur ce sachet, une mention doit présenter : le numéro de lot identique à celui figure sur la boîte, les noms du test et du fabricant. En l’absence d’une telle mention, ces informations doivent être reportées sur une étiquette apposée sur le sachet si nécessaire.

Quelle rémunération pour la fourniture d’autotests en dehors des enfants scolarisés de moins de 12 ans ?

La fourniture d’autotests aux assurés cas contact à la suite du premier test réalisé immédiatement donne lieu à un remboursement de 3,5 € TTC (TVA de 0 %) par autotest délivré.

Par ailleurs, dans le cadre de l’accompagnement des patients contact lors de la délivrance des autotests, la rémunération de la dispensation des autotests par les pharmaciens est fixée à 2 € TTC par délivrance. Il est ainsi attendu des pharmaciens qu’ils expliquent au patient la manière d’utiliser les autotests et leur obligation d’en faire un au 2e jour et au 4e jour.

Lors de chaque délivrance le pharmacien facturera à l’Assurance Maladie un unique code PMR qui intégrera à la fois la rémunération de la dispensation et la rémunération liée aux autotests. Par exemple, dans le cas de la dispensation de 2 autotests, le pharmacien devra facturer un code PMR à 9,00 € TTC.

La déclinaison de ces montants dans les départements d’outre-mer et Mayotte est obtenue en appliquant aux différents montants les majorations suivantes : 1,3 pour la Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint Martin, 1,15 pour la Martinique, 1,2 pour la Réunion et la Guyane et 1,36 pour Mayotte.

Facturation des stocks État

Afin d’assurer la disponibilité des autotests dans les officines, un stock État d’autotests a été mis à disposition des grossistes-répartiteurs. Pour le pharmacien qui a bénéficié des autotests de ce stock, lorsqu’il délivre les autotests aux cas contact, il ne doit facturer que l’honoraire de dispensation fixé à 2 € dans le cadre de l’accompagnement des patients. Le pharmacien facture à l’Assurance Maladie un unique code PMR de 2,02 € TT (sans facturation des autotests). Ce code permet d’assurer la traçabilité des délivrances.

Protocole de délivrance

Pour assurer la gratuité de cette délivrance, le pharmacien doit :

  • s’identifier en tant que prescripteur et exécutant ;
  • renseigner le NIR du patient ;
  • renseigner systématiquement le code exonération exo DIV valeur 3 ;
  • dans le cas où l’assuré présente sa carte Vitale, il convient d’utiliser cette dernière et donc de télétransmettre la facture en SESAM Vitale ; dans les autres cas, la facturation peut se faire en mode dégradé ;
  • joindre à la facture la déclaration sur l’honneur de cas contact renseignée par le patient.

Une période de tolérance (jusqu’au 21 janvier) est prévue permettant de délivrer une boîte de 5 autotests lorsque le pharmacien se retrouve dans l’impossibilité de délivrer uniquement 2 autotests.

***

Documents utiles

source ameli.fr

Savez-vous combien de temps conserver vos papiers personnels ?

Par Bercy Infos, le 13/01/2022

La conservation des documents personnels a pour objectif de prouver l’existence d’un droit ou le respect d’une obligation. Les délais de conservation varient en fonction de la nature du document.

Certains documents administratifs doivent être conservés à vie, d’autres ont des délais de conservation plus courts prévus par la réglementation.

Documents liés à votre situation familiale

Les documents liés aux questions familiales doivent la plupart du temps être conservés de façon permanente. C’est notamment le cas pour :

  • les actes d’état civil (copies intégrales et extraits)
  • les jugements de divorce ou jugements d’adoption
  • les contrats de mariage (documents relatifs aux biens apportés ou acquis lors du mariage par donation ou legs)
  • les livrets de famille
  • les diplômes.

Documents relatifs à votre assurance

En matière d’assurance, les quittancesavis d’échéancecourriers de résiliation doivent être conservés 2 ans à compter de la date du document, de même que le contrat d’assurance.

Les contrats d’assurance vie doivent être conservés 10 ans, par le bénéficiaire de l’assurance, dès qu’il a connaissance du contrat.

Factures

Les factures d’électricité et de gaz doivent être conservées 5 ans, de même que les factures d’eau.

Les factures de téléphone fixe, mobile et d’abonnement internet doivent être conservées 1 an.

Documents liés à votre logement

Les preuves du paiement des charges de copropriétécorrespondances avec le syndicprocès-verbaux des assemblées générales de copropriété doivent être conservées 5 ans.

Les quittances de loyercontrats de location, états des lieux doivent être conservés 3 ans après la durée de la location. Ces délais s’appliquent aux logements loués comme résidence principale, vides ou meublés.

Documents relatifs à votre activité professionnelle

Les bulletins de salairecontrat de travail et certificats de travail doivent être conservés jusqu’à la liquidation de la retraite. Les attestations Pôle emploi doivent être conservées jusqu’à l’obtention de l’allocation chômage. Ces documents sont également utiles dans le cadre du calcul des droits à la retraite.

Retrouvez les durées de conservation des documents liés à votre entreprise

Documents liés à vos impôts

Vos déclarations de revenusavis d’imposition et justificatifs utilisés dans le cadre de votre imposition (justificatif de frais réels par exemple) doivent être conservés 3 ans.

Les avis d’impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation) doivent être conservés 1 an.

This website stores cookies on your computer. These cookies are used to provide a more personalized experience and to track your whereabouts around our website in compliance with the European General Data Protection Regulation. If you decide to to opt-out of any future tracking, a cookie will be setup in your browser to remember this choice for one year.

Accept or Deny

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR