Il a été mise en place par décret un plafonnement du prix des masques en papier à usage unique de type chirurgical, qui ne pourra pas dépasser 95 centimes d’euro par masque ». Soit 47,50 euros maximum pour une boîte de 50 masques.
Le gouvernement a décider de ne pas plafonner pour l’instant celui des masques tissu grand public, car « comparer les prix ne serait pas légitime », tant il existe de masques de qualités différentes.
Face au risque d’abus, la secrétaire d’Etat a promis des enquêtes de la DGCCRF « chaque semaine, avec des relevés de prix, circuit de distribution par circuit de distribution », pour garantir l’accès à des prix raisonnables.
« L’objectif est qu’une offre abondante de masques lavables et réutilisables à filtration garantie soit mise à disposition du public à un coût de l’ordre de 20 à 30 centimes d’euros à l’usage », a précisé le ministère de l’Economie dans un communiqué.
En cas de « dérive » des marges, « on prendra un arrêté de plafonnement » sur le prix des masques en tissu, a prévenu Mme Pannier-Runacher.
Les masques pour le public, chirurgicaux et textile, seront vendus dans les pharmacies, les petits commerces et la grande distribution.
La crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19 et les mesures de confinement qui l’ont accompagnée ont conduit à une baisse très importante de l’activité de la plupart des professions de santé.
Afin de préserver les capacités de notre système de santé dans la durée, le Gouvernement a décidé de mettre en place un dispositif exceptionnel d’accompagnement économique des professionnels libéraux confrontés à cette situation. Ce dispositif vise à vous donner les moyens de faire face à vos charges tout au long de la période afin de permettre la continuité de votre activité et faciliter la reprise de celle-ci.
A partir du 30 avril vous pourrez si vous le souhaitez faire une demande d’indemnisation en vous connectant à amelipro, avec un premier versement d’acompte pour la période du 16 mars au 30 avril qui devrait intervenir dans les 15 jours suivants votre demande.
Vous trouverez sur amelipro des informations plus détaillées sur les modalités de calcul de cette indemnisation, qui est calculée à partir :
– du taux de charge fixe standardisé pour l’ensemble des pharmacies ;
– de vos informations individuelles que vous êtes invité à renseigner dans le téléservice : Le montant de votre chiffre d’affaires réalisé en 2019. Ce chiffre d’affaires est le chiffre d’affaires sur les produits de santé, médicaments et dispositif médicaux, présentés au remboursement en tiers-payant. Ce chiffre d’affaires doit comprendre les recettes liées à la vente de ces produits mais également les honoraires liés à leur dispensation (à la boîte ou à l’ordonnance) .
-Le montant du chiffre d’affaires que vous avez réalisé entre le 16 mars et le 30 avril 2020.
Les autres ressources (chômage partiel, indemnités journalières, fonds de solidarité) que vous avez perçues ou que vous allez percevoir depuis le 16 mars en plus de votre chiffre d’affaires et de vos honoraires de dispensation.
Ce téléservice vous permet de solliciter dès maintenant une première avance sur le montant de l’aide économique qui vous sera versée pour la période du 16 mars au 30 avril. Cette avance s’élève au maximum à 80% du montant de l’indemnisation calculée par le simulateur.
Vous pouvez choisir le montant d’avance que vous souhaitez solliciter en fonction de vos besoins financiers et de l’estimation faite via ce téléservice à partir des données renseignées. Néanmoins, l’aide ne pourra être calculée précisément qu’à partir du moment où toutes les données renseignées seront stabilisées et connues de l’Assurance Maladie, d’ici la fin de l’année 2020.
Les avances seront déduites du montant de l’indemnisation qui sera calculé en fin d’année. Une récupération pourra cependant intervenir si les montants perçus à ce titre s’avéraient supérieurs à l’indemnisation totale finale. Une nouvelle demande d’avance pourra être formulée à la fin de chaque mois pendant toute la durée de la crise.
Depuis le 23 avril dernier, les fréquences maximales de collecte des déchets d’activités de soins à risques infectieux perforants produits par les patients en autotraitement (DASRI-PAT) sont allongées, passant de trois à six mois.
Les modalités pratiques de mise en œuvre de cet allongement de la fréquence de collecte des DASRI dans les officines feront prochainement l’objet d’une concertation entre les représentants de la profession et l’éco-organisme DASTRI.
S’agissant des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) divers qui pourraient être produits en officine, dans le cadre du dépistage de l’angine ou bien encore, à l’avenir, du Covid-19, des discussions sont actuellement en cours avec l’éco-organisme DASTRI et ses ministères de tutelle. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des évolutions de ce dossier.
ATTENTION: Cet article ne concerne pas le stock d’Etat gratuit à destination des professionnels désignés par la liste DGS-URGENT.
Les pharmaciens n’ont pas entre eux la même vision de la situation concernant le commerce des masques, normal puisque nous sommes encore (mais oui) une profession libérale.
Le masque qu’il soit chirurgical ou Grand Public n’est pas un monopole et peut être vendu par la plupart des commerces. Actuellement, le masque est intégré dans une économie de marché ultra-libérale, mondialisée et sous tension extrême voir en pénurie.
Beaucoup d’entre vous nous posent des questions sur les fournisseurs, les prix, la législation, le voisin, la voisine, la couleur du masque, etc… C’est légitime et démontre combien la situation géopolitique liée au COVID-19 est complexe.
Suite à la libéralisation des masques en tout genre auprès de la grande distribution et des tabacs, la FSPF, nos syndicats du 13 et 84, le CNOP et les groupements avons fait pression avec ou sans publicité auprès du Gouvernement. Dans ces conditions, le CNOP a décidé que la situation ne permettait plus de confiner la totalité des pharmacies françaises dans une posture qui niait la fin de la pénurie et le proche déconfinement.
Le CNOP soutenu par les syndicats pharmaceutiques a réussi à rajouter les masques Grand Public à la liste limitative des produits que la Pharmacie peut commercer et, depuis hier, a permis aux confrères de faire commerce des masques chirurgicaux d’importation. Cela semblait évident à certains qui ne font rien pour la communauté pharmaceutique mais qui agissent uniquement sur les réseaux sociaux mais bouger l’administration hexagonale n’est pas simple même en situation d’urgence.
Maintenant que tout cela est acté, quoi faire?
Evidemment, il faut prioriser la vente des masques chirurgicaux d’importation (avec la plus petite marge possible pour rester raccord avec le prix de la GMS sachant que Leclerc devrait vendre les chir entre 50 cts et 60 cts) vers les professionnels qui ont le plus besoin de ce type de masques: Santé mais aussi aides à domicile, petit commerce, artisans et tout professionnel en contact étroit avec le public sans oublier les gros malades.
Il faut orienter la vente des masque Grand Public et éviter la vente des chirurgicaux au… grand public. cela va être très compliqué sachant que le public sait que Carrefour, Intermarché et Leclerc vendent des chirurgicaux et le font savoir en s’en servant de produit d’appel comme certains confrères!!!
L’Ordre a joué son rôle, la FSPF aussi et maintenant les questions se posent encore. Les réponses ne viendront plus de l’Ordre, ni des syndicats mais de vos partenaires économiques et de vos fournisseurs.
En premier lieu, les réponses viendront de votre groupement d’achat qui est le partenaire économique idéal pour faire des achats de masques puis les répartiteurs et les fournisseurs habituels. A eux de vous proposer des masques au meilleur prix.
Certains de nos adhérents nous ont posé une question judicieuse:
Combien de temps va durer cette folie? Et bien, même le Pr Raoult ne peut y répondre. Parce que si quelqu’un pouvait y répondre et dire qu’il n’y aura pas de « nouvelle vague »(pas celle de François Truffaut) ou que tout va finir bientôt devrait aussi vous inciter à acheter toutes les actions du Nasdaq, du Dow Jones et du CAC 40 réunis avant que leur cours remonte!
Le risque de se retrouver avec une multitude de masques sur les bras existe mais celui de retrouver une pénurie aussi. Il est vraisemblable que la vente de masques et de gel hydro-alcoolique se poursuive pendant quelques années, Sars-CoV-2 présent ou pas. La vaccination contre la grippe risque aussi d’avoir un certain attrait. Autre possibilité, les bons réflexes d’hygiène de nos concitoyens dans les années futures pourraient diminuer la présence de coronavirus responsables des gastro-entérites et diminuer la vente des médicaments et produits diététiques correspondants.
En résumé, beaucoup d’incertitudes, de changements dans l’exercice officinal et personne n’a de réponse à tout cela, seulement des hypothèses.