Trafic de fausses (?) prescriptions sur du Lyrica® 300mg. (non substituable!)

De nombreuses fausses (?) prescriptions assez bien réalisées circulent sur du Lyrica® 300mg avec mention « non substituable ».

Les médecins du cabinet médical ont confirmés par téléphone que les prescriptions sont fausses et qu’une plainte a été déposée.

PROVENANCE: cabinet médical Bertrandon 13014 Marseille

« Patients »: BOUROUISS Nabil et BENGANA Fayçal

Soyez très prudent: une enquête policière est en cours sur du trafic de Lyrica® sur Marseille.

P.L

 

CPAM 13: les rejets de debut d’année et les aerosols.

Pour les rejets de dé but janvier concernant la mauvaise mise à jour de certains medicaments sur le fichier CNAM, les dossiers devraient être recyclés par la CPAM 13. Nous attendons toujours la date du début de traitement!


Pour les locations d’aérosols non justifiées, nous sommes en discussion avec la CPAM 13 afin que les prescripteurs non autorisés pour certains medicaments soient bien informés que l’alternative reste la prescription d’aérosols doseurs accompagnés de la prescription d’une chambre de mélange en alternative autorisée.


 

 

Quelques explications sur les restrictions de prescription et de remboursement de l’aérosolthérapie:

Beaucoup de confrères m’interpellent sur l’aérosolthérapie et ses restrictions de remboursement suite à nos différentes alertes de contrôles CPAM car, dans notre exercice quotidien, nous sommes régulièrement pris à parti par les malades (ce qui se conçoit) et par quelques médecins généralistes peu informés des protocoles ( ce qui ne peut se concevoir).

La restriction (pneumologues et pédiatres) que l’on retrouve sur les agonistes béta2 mimétiques inhalés par la méthode de l’aérosolthérapie  peut nous paraître absurde mais elle résulte de la révision de la 3ème conférence de consensus de 2002 concernant l’AAG (Asthme Aigüe Grave) et des Bonnes Pratiques de l’Aérosolthérapie éditées par la SPLF (Société des Pneumologues de Langue Française) qui ont limité la prescription à l’urgence et aux pneumologues et pédiatres.

Pour faire court, il a été considéré que l’AAG est une crise d’asthme de caractère urgent qui doit faire appel au service du SAMU et aux services hospitaliers, que le malade doit être sous surveillance médicale permanente, que l’urgence peut commencer à être traitée par le médecin de ville et les proches au moyen d’un aérosol-doseur (béta2-mimétique) et une chambre de mélange pour un adulte et un aérosol doseur (béta2-mimétique) et une chambre d’inhalation pour un enfant. L’usage du seul aérosol-doseur ne suffit pas mais peut être un pis-aller en cas d’urgence ET DANS L’ATTENTE DES SERVICES DU SAMU. 

Etrangement, seuls  les pneumologues et les pédiatres peuvent prescrire les béta2 mimétiques en aérosolthérapie (voir Vidal) alors qu’il est bien connu qu’aucune de ces deux spécialités médicales ne se déplacent à domicile, y compris en cas d’urgence!!!

Pour finir, vous aurez compris que les béta2 mimétiques en nébulisation par aérosolthérapie est une thérapie d’URGENCE qui est, en plus presque systématiquement associée à de l’oxygénothérapie de la cortisone en IV et tout ceci avec suivi médical continu tant que dure l’AAG.

Pourquoi les béta2 mimétiques en nébulisation (aérosolthérapie) restent réservert à l’AAG?

Parce que les conférences de consensus successives ont signalé que la technique de l’aérosol doseur est suffisante dans l’asthme simple et qu’il peut être associé à la chambre d’inhalation pour les enfants et les personnes âgées.

Le souhait de notre syndicat:

Que la CPAM 13 fasse mieux son travail d’information auprès de la minorité de médecins généralistes ignorants des pratiques des béta2 mimétiques en aérosolthérapie et que cette newsletter soit transmise au Conseil de l’Ordre (Dr Stéphane PICHON?) et à l’URPS PACA médecins qui transmettront aux omnipraticiens (Dr Michel SIFFRE?). 

La question que nous nous posons tous:

Etait ce bien utile de classer l’utilisation des béta2 mimétiques en aérosolthérapie dans le seul AAG? 

P.L


 

Un témoignage d’une consoeur du 13 sur les contrôles concernant les produits laitiers Lactalis

Bonsoir,
Etant point de vente picot, j’ai eu la visite surprise ce matin d’un contrôleur de la DGCCRF (enfin protection des populations…).
Il a d’abord contrôlé l’affichage réglementaire (et mon affiche personnelle prévenant les parents du retrait de picolite qu’il a beaucoup appréciée) et a tout pris en photo.
Puis il m’a demandé le listing détaillé des ventes du labo, le listing de mes dernières commandes à lactalis avec factures.
Puis j’ai dû imprimer l’historique de chaque produit vendu sur décembre et janvier (qu’il a regardé attentivement ligne par ligne), les listings de mes retours grossiste avec photocopie de l’alerte correspondante.
Il a enfin vérifié la réserve et les produits non concernés par le retrait que j’avais mis en quarantaine à l’arrière.
Il a été très correct mais ça a duré plus de 2h30.
je n’imaginais pas qu’il me demanderait tout ça.
je conseille donc aux confrères de bien préparer les documents de retour grossiste et d’alerte pour ne pas être pris au dépourvu, et de rester calme…
Cordialement
H.C
Docteur en pharmacie
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