Editorial de Philippe LANCE

Philippe LANCE - PrésidentSi vous lisez la presse professionnelle papier ou électronique, si vous consultez les forums facebook® pharmaciens, vous avez compris que les tensions intersyndicales nationales reviennent aussi vite qu’elles étaient parties si, tant soit peu, qu’elles avaient disparu.

La position de notre syndicat du 13 se met à l’unisson de celle de notre fédération nationale (FSPF). Mais il était tentant et excitant d’organiser une grève et une manifestation de rue face aux énormes difficultés que rencontrent la plupart des confrères du 13.

Il est normal que nous donnions quelques explications à cette volonté de négocier la convention sans manifester auparavant notre mécontentement dans la rue.

  • La volonté de faire grève venait du syndicat USPO qui ne croyait plus à l’envoi par la Ministre de la Santé (Marisol Touraine) au Directeur de la CNAM (Nicolas Revel) de la fameuse lettre de cadrage. lettre_cadrage_convention_pharmaceutique_02012017

La lettre a bien été réceptionnée avec quelques jours de retard. Le motif principal de la « révolte » était effacé!

  • Les raisons secondaires de la mise en place de la grève sont de mettre la pression sur la négociation conventionnelle et signifier le mécontentement de la profession. Pour notre syndicat départemental, ces deux raisons sont superfétatoires car mettre la pression avec une fermeture de deux ou trois heures pour aller  manifester devant la CPAM locale permettra aux confrères motivés d’avoir le sentiment du travail accompli mais n’amènera aucune pression pour les négociations conventionnelles. Quant à signifier le mécontentement des pharmaciens, tous les hommes politiques et tous les hauts fonctionnaires de Bercy et de l’UNCAM connaissent les difficultés et l’anxiété de la profession depuis bien longtemps.
  • Il est apparu une dernière (nouvelle) justification pour l’USPO bien après le déclenchement de leur mot d’ordre de grève: le contenu de la lettre de cadrage. L’USPO n’en a vu que les menaces sans en apercevoir les possibles champs de négociation. Loin de moi l’idée de commenter la lettre de la ministre et je ne nie pas les plus ou moins discrets pièges mis en place par de boutonneux énarques parisiens dans cette missive mais ces orientations restent avant tout une volonté d’atténuer les pertes économiques qu’a lourdement subi notre profession sur le « cœur de métier » qui reste la principale activité et la raison d’exister pour l’immense majorité des pharmacies. Toutefois l’immobilisme camouflé par un vernis d’innovations ne peut pas être une politique syndicale et la négociation doit rester primordiale et valoriser financièrement nos activités premières: dispensation, conseils et prévention.

Certains confrères prendront mes écrits comme du défaitisme mais ce n’est pas le cas et je rêve d’une grande action nationale et brutale si mes, nos espoirs étaient déçus.

L’espoir de voir nos représentants syndicaux écoutés, l’espoir de voir nos revendications communes comprises et acceptées, l’espoir qu’enfin les politiques, économistes à la petite semaine et les journalistes comprennent le travail de nos équipes officinales, tous ces espoirs ne doivent pas être déçus parce que, si cela ne se retrouve pas dans la futur convention, nous vous solliciterons pour une action forte qui marquera pour des années la population française.

Nous ne nous associons pas à l’action du 26 janvier 2017 et encore moins à une « grève des gardes » qui pénalise essentiellement les pharmaciens sans vraiment toucher le public. Espérons que les négociations conventionnelles se passent au mieux et au plus vite. Ne donnons aucun prétexte à la CNAM-TS de retarder les entretiens qui devraient commencer début février et se poursuivre tous les 20 jours jusqu’au mois d’avril 2017. Le « timing » est serré et ne trouvons aucun prétexte pour le dérégler surtout avec une grève « préventive ».

Je comprends la décision de continuer le mouvement engagé par l’USPO, je comprends les confrères excédés qui désirent manifester leur exaspération dans la rue mais je fais totalement confiance à la FSPF, à Philippe GAERTNER et à son pouvoir de négociation. 

 

Philippe LANCE

Président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône.

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CPAM 13: le contact Pharmaciens pour 2017

Ca y est , le centre Turcat-Mery à Marseille est le centre de toutes les pharmacies du département. Nous avons reçu un Declic précisant que tous les courriers de réclamation pour le traitement du TP doivent être envoyés à l’adresse  

CPAM13    Pôle PN Turcat-Méry    13421 Marseille Cedex  

Téléphone  04-86-13-43-44  Fax  04-86-13-49-0917

Attention, notez la nouvelle adresse mail :

      cpam13-pharmacies@cpam-marseille.cnamts.fr

Pour des renseignements , le téléphone est pratique, mais pour toutes réclamations, je vous conseille de le faire par écrit car cela laisse des traces ( mail , fax ou courrier).

Valérie de Lécluse

Halte à la casse du réseau officinal !

logo FSPF

Sous prétexte de simplifications administratives, le projet d’ordonnance concernant le réseau officinal pourrait avoir de lourdes conséquences sur le maillage territorial et l’accès des patients aux médicaments. C’est pourquoi la FSPF s’y est immédiatement opposée en rappelant au ministère de la Santé les positions non négociables qu’elle a toujours défendues :

-la Fédération est opposée à la mise en place de tout système dérogatoire d’attribution de licence, permettant aux directeurs d’ARS d’autoriser des ouvertures d’officine en l’absence de populations résidentes dans les quartiers d’accueil de ces officines ;
-la Fédération demande à ce que seules les populations résidentes soient comptabilisées. En effet, toute prise en compte des populations de passage aboutit à un double comptage, avec un risque de déstabilisation du réseau officinal ;
-la Fédération est opposée à la possibilité, pour une officine, d’avoir plusieurs sites pour l’exercice des activités pharmaceutiques liées à une licence unique. L’activité d’une officine ne peut s’exercer qu’au sein d’un seul local ;
-la Fédération exige que des mesures incitatives soient enfin prises en faveur de la restructuration du réseau (installation, maintien, cession d’officine).

Les discussions se poursuivent : prochain rendez-vous au ministère de la Santé le 25 janvier 2017.

Dans l’intérêt des pharmaciens et de leurs patients, la FSPF ne sacrifiera pas les principes fondamentaux d’organisation du réseau officinal.

Zolpidem: nouvelle législation à partir d’avril 2017

Le J.O du 10 janvier 2017 annonce l’application pour partie de la réglementation des stupéfiants aux médicaments à base de zolpidem (Stilnox et génériques) administrés par voie orale.

La mesure entrera en vigueur dans 90 jours, soit le 10 avril 2017.

A cette date, la prescription devra être rédigée sur une ordonnance sécurisée et indiquer en toutes lettres le nombre d’unités thérapeutiques par prise, le nombre de prises et le dosage du médicament.

La durée de prescription restera limitée à 28 jours.

Le chevauchement de deux ordonnances n’est pas autorisé, sauf mention expresse du prescripteur.

Le délai de présentation de l’ordonnance à l’officine de 3 jours ne s’appliquera pas, ni le fractionnement de la délivrance.

 


 

Arrêté du 7 janvier 2017 portant application d’une partie de la réglementation des stupéfiants aux médicaments à base de zolpidem administrés par voie orale

Les médicaments à base de zolpidem administrés par voie orale sont soumis aux dispositions des articles R. 5132-5, R. 5132-29, R. 5132-33 à l’exception du premier alinéa du code de la santé publique.

 


 

Article R5132-1
 

Les dispositions de la présente section s’appliquent aux médicaments mentionnés à l’article L. 5111-1, lorsque ces médicaments :

1° Sont classés, sur proposition du directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, par arrêté du ministre chargé de la santé, sur les listes I ou II définies à l’article L. 5132-6, ou comme stupéfiants ;

2° Ou renferment une ou plusieurs substances ou préparations classées, sur proposition du directeur général de l’agence par arrêté du ministre chargé de la santé, sur les listes I ou II ou comme stupéfiants.

Lorsque les substances, préparations ou médicaments mentionnés aux 1° et 2° sont utilisés en médecine vétérinaire, le directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé sollicite, préalablement à sa proposition, l’avis du directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Les médicaments mentionnés aux alinéas précédents peuvent faire l’objet d’un classement autre que celui de la ou des substances ou préparations classées qu’ils comportent. Ils sont alors soumis au régime se rapportant au classement mentionné au 1° ci-dessus.

Lorsqu’un médicament non classé contient plusieurs substances ou préparations relevant d’un classement différent, il est soumis au régime le plus strict se rapportant au classement de ces substances ou préparations selon l’ordre décroissant suivant : stupéfiant, liste I, liste II.


 

Article R5132-5

La prescription ainsi que toute commande à usage professionnel de médicaments ou produits destinés à la médecine humaine ou de médicaments destinés à la médecine vétérinaire, classés comme stupéfiants ou soumis à la réglementation des stupéfiants est rédigée sur une ordonnance répondant à des spécifications techniques fixées, après avis du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, par arrêté du ministre chargé de la santé.


 

Article R5132-29

Il est interdit de prescrire et de délivrer des substances classées comme stupéfiants lorsqu’elles ne sont pas contenues dans une spécialité pharmaceutique ou une préparation.

Outre les mentions prévues aux articles R. 5132-3 et R. 5132-4 ou, pour les médicaments vétérinaires, au I de l’article R. 5141-111, l’auteur d’une ordonnance, comportant une prescription de médicaments classés comme stupéfiants ou soumis à la réglementation des stupéfiants, indique en toutes lettres le nombre d’unités thérapeutiques par prise, le nombre de prises et le dosage s’il s’agit de spécialités, les doses ou les concentrations de substances et le nombre d’unités ou le volume s’il s’agit de préparations.


 

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Les Pharmaciens du 13

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