Attention à partir du 1er juin 2025! aGLP-1

Attention à partir du 1er juin 2025!

aGLP-1

2 options pour les pharmaciens


1- le patient présente le formulaire aGLP-1 , le pharmacien le scanne à chaque délivrance ET facture le code PRR.

2- le médecin n’a pas délivré le formulaire, le patient règle et le pharmacien remet un Cerfa ( comme Tiers-payant contre génériques) pour que le patient se fasse rembourser lui-même par la CPAM.

Préparations magistrales : quelle prise en charge en cas de rupture ?


Fin avril dernier, le ministère de la Santé réunissait la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM), l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les syndicats des pharmaciens titulaires d’officine ainsi que les représentants des pharmacies spécialisées dans la réalisation des préparations magistrales, afin de clarifier le régime de prise en charge des préparations magistrales, en cas de pénurie de médicaments.

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024, la réalisation de préparations magistrales pour faire face aux tensions ou ruptures d’approvisionnement d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) est autorisée, sous réserve de publication d’une recommandation en ce sens établie par le directeur général de l’ANSM et publiée sur son site internet.

Ce dispositif déroge aux articles L.5121-1 du code de la santé publique et R.163-1 du code de la sécurité sociale qui autorisent la réalisation et la prise en charge des préparations magistrales en l’absence de spécialité pharmaceutique adaptée ou disponible, cette indisponibilité étant généralement comprise au sens d’une rupture de stock, d’une tension ou d’un arrêt de commercialisation.

Au cours de cette réunion, les autorités sanitaires ont en effet confirmé que seules les préparations magistrales ayant fait l’objet d’une recommandation de l’ANSM ainsi que d’un arrêté fixant le tarif servant de base de remboursement et le prix de vente au public peuvent être prises en charge par l’Assurance maladie, quel que soit le médicament concerné, y compris lorsque les patients disposent d’une prescription médicale de préparation magistrale.

Il en résulte que :

· les préparations magistrales n’ayant pas fait l’objet d’une recommandation spécifique publiée sur le site internet l’ANSM ne peuvent en aucun cas être dispensées ;

· les préparations magistrales ayant donné lieu à une recommandation de l’ANSM mais pour lesquelles aucun arrêté n’a été pris pour fixer le prix de vente et les conditions de prise en charge demeurent à la charge des patients, y compris en cas de présentation d’une ordonnance.

Par conséquent, toute présentation de l’une de ces préparations magistrales au remboursement vous expose au risque d’une procédure d’indu par votre caisse d’Assurance maladie.

Soucieuse de garantir l’accès des patients aux médicaments, la FSPF considère que les préparations magistrales doivent être autorisées et prises en charge dès la rupture de production industrielle d’un médicament, afin de pouvoir assurer la continuité des traitements concernés.

Dans ce contexte, la FSPF a saisi le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins pour l’alerter sur les conséquences de cette situation en termes de santé publique, rappeler le rôle essentiel des préparations magistrales pour pallier les ruptures d’approvisionnement et surtout, demander davantage de réactivité dans la publication des textes nécessaires à leur prise en charge par l’Assurance maladie.

A la suite de notre saisine et en réponse aux ruptures d’approvisionnement impactant depuis plusieurs mois les médicaments à base de sertraline, les autorités sanitaires ont autorisé la dispensation et la prise en charge des préparations magistrales de sertraline, en publiant de façon quasi-concomitante une recommandation de l’ANSM en ce sens ainsi qu’un arrêté fixant le prix de vente et les conditions de prise en charge de ces préparations magistrales.

La FSPF déplore toutefois l’absence de concertation et de transparence des autorités sanitaires dans la fixation du prix de vente au public des préparations magistrales. Outre un manque de considération à l’égard de notre profession, cette fixation unilatérale de prix de vente extrêmement bas a conduit un nombre significatif d’officines sous-traitantes à interrompre la réalisation de ces préparations magistrales.

La semaine prochaine, la FSPF sera reçue au cabinet du Yannick NEUDER, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, et ne manquera pas d’alerter sur la gravité de la situation et l’urgence d’une révision des tarifs des préparations magistrales.

Mise à jour du calendrier vaccinal : du nouveau pour les pharmaciens d’officine !

Attendue à l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination, la version actualisée du calendrier des vaccinations a été publiée par la Direction Générale de la Santé (DGS), sur le site internet de Santé publique France.

Afin de vous aider dans la mise en œuvre de ces nouvelles recommandations du calendrier vaccinal, nous avons conçu, pour vous, une fiche synthétique.

Les nouveautés du calendrier vaccinal impactant directement notre profession sont les suivantes.

  • Vaccination contre les infections invasives à méningocoques ACWY

Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre les infections invasives à méningocoques ACWY est obligatoire pour tous les nourrissons jusqu’à un an. Désormais, cette obligation vaccinale est étendue aux enfants jusqu’à 2 ans.

Par ailleurs, cette vaccination est également recommandée aux adolescents âgés de 11 à 14 ans, indépendamment de leur statut vaccinal, ainsi qu’aux personnes âgées de 15 à 24 ans révolus, dans le cadre du rattrapage vaccinal.

  • Vaccination contre le méningocoque B

La vaccination contre le méningocoque B est également obligatoire depuis le 1er janvier 2025 pour tous les nourrissons jusqu’à un an. Un rattrapage vaccinal est maintenant possible pour les enfants âgés de 12 à 24 mois.

La vaccination contre le méningocoque B peut également être proposée aux personnes âgées de 15 à 24 ans révolus, avec prise en charge par l’Assurance maladie.

  • Vaccination contre les infections à VRS (virus respiratoire syncytial)

Afin de protéger les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 6 mois, l’administration du vaccin est recommandée aux femmes enceintes, avec une dose entre la 32ème et la 36ème semaine d’aménorrhée, en amont de la période épidémique du VRS et jusqu’à la fin de cette période.

Par ailleurs, la nouvelle version du calendrier vaccinal recommande cette vaccination à l’ensemble des personnes âgées d’au moins 75 ans ainsi qu’à celles âgées d’au moins 65 ans présentant des pathologies cardiaques ou respiratoires chroniques.

  • Vaccination contre le zona

La recommandation vaccinale contre le zona est désormais étendue à l’ensemble des personnes âgées d’au moins 65 ans, sans limite d’âge.

  • Vaccination contre les infections à pneumocoque

L’administration du vaccin est dorénavant recommandée à l’ensemble des personnes âgées d’au moins 65 ans, avec ou sans facteurs de risque.

Enfin, nous vous rappelons que grâce à la signature, par la FSPF, de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique, une rémunération supplémentaire de 3 euros vous sera versée pour chaque prescription d’un vaccin recommandé (code RVA au tarif de 9,60 euros), si le taux de vaccins prescrits est supérieur à 15 % de l’ensemble des vaccins réalisés en officine en 2025.

Pour en savoir plus :

– Santé publique France – Le calendrier des vaccinations ;

– Site internet de la FSPF – Semaine européenne de la vaccination du 27 avril au 3 mai 2025 ;

– Santé publique France – Semaine européenne de la vaccination.

– Circulaire FSPF – Prescription et administration des vaccins en officine – 2023-32

Les Pharmaciens du Sud

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