Ameli communique sur le tramadol:

Madame, Monsieur,

Depuis 2017, le tramadol est l’antalgique opioïde le plus consommé en France. Ses propriétés psychotropes peuvent toutefois être à l’origine d’un mésusage ou d’une addiction sévère et rapide, puisqu’il présente les mêmes risques de dépendance physique que la morphine. Ce risque doit être pris en compte dès la première dispensation.

L’analyse des bases de remboursements de l’Assurance Maladiea mis en évidence des consommations atypiques de tramadol, reflétant des mésusages, des addictions voire des trafics (molécule en 5ème position sur les fausses ordonnances relayées par les pharmaciens via l’outil de gestion ASAFO).

De plus, le baromètre de la douleur2 met en évidence un recours massif à l’automédication pour 87% des patients souffrant de douleurs, parfois même avec des opioïdes (pour 16% d’entre eux).
Une précédente étude de 2022 montrait que près de la moitié des patients déclarent avoir des difficultés à arrêter ou à diminuer leur traitement, et que 9 usagers sur 10 ignorent le risque de dépression respiratoire en cas de surdosage. Le tramadol est ainsi l’opioïde le plus fréquemment retrouvé dans les décès toxiques liés aux antalgiques recensés par les centres d’addictovigilance.

Cette étude a également mis en évidence que le tramadol, efficace pour soulager certaines douleurs d’intensité modérée à sévère, est souvent utilisé en dehors des indications recommandées telles que les :

  • Céphalées, dont la migraine : faible efficacité et risque de chronicisation ;
  • Douleurs nociplastiques (ex : fibromyalgie : à envisager uniquement après avis spécialisé) ;
  • Douleurs chroniques pelviennes ;
  • Douleurs musculosquelettiques autres qu’une lombalgie/lomboradiculalgie chronique, arthrose ou douleur neuropathique.

C’est pour cela que depuis le 01/03/2025,la dispensation de médicaments contenant du tramadol, de la codéine ou de la dihydrocodéine, ne peut se faire que sur présentation d’une ordonnance sécurisée avec une durée de validité réduite à 3 mois. La poursuite du traitement nécessite une réévaluation de la douleur et une nouvelle prescription.

L’Assurance Maladie vous invite donc à :

  • Vérifier les posologies maximales journalières recommandées (400mg/jour pour un adulte et 200mg/jour pour les +75 ans) ;
  • Délivrer les plus petits conditionnements possibles adaptés à la prescription, tels que des conditionnements de 10 ou 15 comprimés/gélules pour des traitements de courte durée ;
  • Proposer un entretien d’accompagnement aux patients lors de la 2ème délivrance d’un traitement antalgique de pallier II (tramadol, poudre d’opium, codéine et dihydrocodéine). Rapide et rémunéré à hauteur de 5€, cet entretien permet d’accompagner les patients dans la prise de leur traitement et d’évaluer le risque de mésusage via le questionnaire POMI;
  • Proposer des kits de naloxone (Nyxoid®, Prenoxad® et Ventizolve®), traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes, à tous les patients jugés à risque ainsi qu’à leur entourage. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’ANSM et le Ministère de la Santé.

Nous vous remercions par avance pour votre implication.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie.

1/ Analyse menée sur la période du 01/08/2024 au 31/07/2025 dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse

2/ Baromètre publié en Octobre 2025 par l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA) et la Fondation Analgesia

3/ Programme appelé 
« Prévention et réduction des risques des surdoses liées aux Opioïdes en région PACA »

Aide à la détection d’atypies de consommation en officine : un nouveau téléservice sur amelipro

Le nouveau téléservice « Aide à la détection d’atypies de consommation » (Adac) est accessible sur amelipro depuis le 9 octobre 2025.

Il permet aux pharmaciens d’officine de repérer avant la délivrance des pratiques de consommation atypiques pour certains médicaments et dispositifs médicaux.

Grâce à ce téléservice, le pharmacien peut désormais connaître, pour un patient déterminé :

L’objectif de cet outil est de pouvoir vérifier les quantités remboursées en cas de doute sur la consommation d’un patient, notamment dans les cas suivants : trafic ou fraude (médicaments anticancéreux onéreux), surconsommation ou trafic (Subutex), dépassement des seuils annuels (bandelettes et capteurs de glucose).

L’outil permet ainsi de contribuer à une meilleure dispensation, à la maîtrise des dépenses de l’Assurance Maladie et à la lutte contre les fraudes.

Le téléservice comprend aussi :

  • un rappel des règles de prise en charge de certains produits ;
  • un lien direct vers le téléservice « Fausses ordonnances » (ASAFO).

Ce téléservice est disponible pour tous les assurés, à l’exclusion des bénéficiaires de la MGEN, des régimes de l’Assemblée nationale et du Sénat et de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

Comment accéder au téléservice d’aide à la détection d’atypies de consommation en officine (ADAC) ?

L’accès se fait via amelipro, en carte CPS ou e-CPS

Les pharmaciens titulaires peuvent déléguer l’accès à leurs collaborateurs munis d’une carte CPE via la fonction de délégation sur amelipro.

Dans le bloc « Services patients », cliquer sur « Aide à la détection d’atypies de consommation ».

Source ameli.fr


NDLR: Nous avons reçu le courrier (ci-dessous) d’un confrère du département ce qui nous incite à vous informer sur l’ADAC.

Bonjour

Depuis que nous utilisons l’aide à la détection d’atypie à la consommation de Subutex®, nous refusons quasiment 50% des ordonnances, ce qui est problématique parfois (menaces de mort etc…).

Nous nous sommes rendus compte que certaines pharmacies acceptent les délivrances suite à notre refus.

Ne faudrait il pas rappeler l’existence de ce service de recherche d’atypie qui fonctionne même pour les AME?

Cordialement,

X.Z

Facturation électronique : la liste des 101 premières plateformes agréées est disponible

La direction générale des Finances publiques a publié le 16 janvier la liste des 101 premières plateformes agréées dans le cadre de la réforme de la facturation électronique pour les entreprises.

À partir du 1er septembre 2026, près de 10 millions d’acteurs économiques assujettis à la TVA, dans tous les secteurs d’activité, devront recevoir leurs factures sous format électronique par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’État, directement ou au travers d’une solution compatible.

Déjà 101 plateformes immatriculées par la DGFiP

Chaque entreprise devant désigner la plateforme de son choix, pour recevoir puis émettre ses factures électroniques ou déclarer ses données, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié une première liste des plateformes agréées, au nombre de 101.

Objectif : aider les entreprises, notamment les TPE, PME et les indépendants, à faire leur choix entre les différentes solutions proposées.

La DGFiP a ainsi créé un repère visuel spécifique permettant d’identifier clairement les plateformes agréées par l’État. Ce repère vise aussi à renforcer la lisibilité de l’offre disponible.

Les plateformes agréées ont satisfait aux exigences réglementaires ainsi qu’aux tests techniques et aux tests d’interopérabilité entre plateformes menés avec le concours de l’Agence pour l’informatique financière de l’État.

Consulter la liste des plateformes agréées

Une offre diversifiée de plateformes

Pour mettre en œuvre cette réforme, l’État a fait le choix d’un modèle ouvert. Celui-ci repose sur des services opérés par l’administration, comme l’annuaire des destinataires de factures ou les outils permettant la remontée des données utiles à l’administration, et sur un réseau de plateformes privées, mais agréées et contrôlées par l’État. 

Ce modèle permet de proposer une offre diversifiée, adaptée à la réalité et aux besoins de l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille.

À noter que les plateformes qui n’ont pas encore obtenu leur agrément vont poursuivent leurs démarches. La première liste publiée le 16 janvier 2026 a donc vocation à s’enrichir, au fur et à mesure de l’instruction et de la validation des nouvelles demandes.

Pourquoi cette réforme ?

La généralisation de la facturation électronique constitue une réforme structurante pour les entreprises comme pour l’administration. Elle vise à moderniser les échanges, à sécuriser les données et à simplifier les obligations déclaratives, en particulier pour les petites et moyennes entreprises et les travailleurs indépendants.

La généralisation de la facturation électronique représente une réforme majeure pour l’économie française : elle s’inscrit dans un mouvement global de lutte contre la fraude à la TVA, mais aussi de simplification et de modernisation des échanges commerciaux entre entreprises.

Tout savoir sur la facturation électronique pour les entreprises

Par ailleurs, 500 000 entreprises ont déjà déclaré, via la plateforme de leur choix, une adresse de réception de leurs factures électroniques ! Un chiffre qui confirme la montée en charge de la réforme.

L’administration poursuit l’accompagnement des entreprises et des acteurs économiques dans une démarche de concertation continue. À partir du mois de mars, une phase d’expérimentation permettra de tester, en conditions réelles, le fonctionnement complet du dispositif associant l’administration, les plateformes agréées et les entreprises.

Source Bercy info

Suite aux fortes tensions ou les ruptures d’approvisionnement des spécialités à base de propranolol, dosées à 40 mg

Si la spécialité initialement prescrite n’est pas disponible, le pharmacien peut, à titre exceptionnel et temporaire, délivrer une préparation magistrale en remplacement conformément au tableau ci-après sans que le patient présente une nouvelle ordonnance, sous réserve que le médicament délivré permette l’administration de la posologie prescrite.

Salaires en officine 2026

Le SMIC étant revalorisé de 1,18 % à effet du 1er janvier 2026, vous trouverez, ci-joint, la grille actualisée des salaires applicables en Pharmacie d’officine à compter de cette même date.

La CPPNI de la Pharmacie d’officine se réunira le 19 janvier 2026 avec, à son ordre du jour, la négociation portant sur la revalorisation des salaires et des frais d’équipement. Nous vous tiendrons informés, le cas échéant, de la conclusion éventuelle d’un accord de salaires.

Le tableau des rémunérations des jeunes préparant le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur/technicien en pharmacie, adapté en conséquence, est également joint à la présente circulaire.


I – Relèvement du SMIC au 1er janvier 2026 et incidence sur la grille des salaires

Un décret publié au Journal officiel du 18 décembre 2025[1] porte le SMIC à 12,02 € bruts de l’heure à compter du 1er janvier 2026 soit 1 823,03 € bruts par mois sur la base de 35 heures hebdomadaires de travail (151,67 heures mensuelles).

Cette augmentation de 1,18 % entraîne le rattrapage de la grille des salaires de la Pharmacie d’officine par le SMIC. Désormais, les quatre premiers coefficients (100 à 130 inclus) présentent des rémunérations conventionnelles inférieures au SMIC.

Compte tenu de l’interdiction de verser une rémunération inférieure au SMIC, les rémunérations minimales correspondant aux coefficients 100 à 130 inclus de la grille des salaires doivent être alignées sur la nouvelle valeur du SMIC au 1er janvier 2026 à savoir, 12,02 € de l’heure et 1 823,03 € bruts par mois (base 35 heures soit 151,67 heures par mois). Il en va de même pour les rémunérations applicables aux élèves préparateurs en pharmacie, sauf lorsque l’application des rémunérations résultant de l’accord collectif national étendu du 10 mars 2025 demeurent plus favorables que celles fixées par le code du travail.

S’agissant des autres coefficients, la grille des salaires en Pharmacie d’officine applicable depuis le 24 mai 2025 en vertu de l’accord collectif national de branche étendu du 10 mars 2025, est toujours en vigueur.

De même, les rémunérations versées aux étudiants qui accomplissent des aides et remplacements en officine ne sont pas modifiées[2].

La grille des salaires applicable en Pharmacie d’officine à compter du 1er janvier 2026 est présentée dans le tableau n°1.

La CPPNI de la Pharmacie d’officine se réunira le 19 janvier 2026 avec, à son ordre du jour, la négociation portant sur la revalorisation des salaires et des frais d’équipement.

Nous vous tiendrons informés, le cas échéant, de la conclusion éventuelle d’un accord de salaires.

Vous trouverez, dans le tableau n° 1, la grille des salaires applicables en Pharmacie d’officine à compter du 1er janvier 2026 accompagnée des primes d’ancienneté correspondantes.

II – Rémunération des jeunes en formation

La rémunération applicable aux jeunes qui préparent le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur/technicien en pharmacie, par la voie du contrat d’apprentissage ou du contrat de professionnalisation est fixée par accord collectif national[3].

Cette rémunération, dont le montant varie selon le niveau d’études initial, l’année de formation ou le type de contrat (apprentissage ou professionnalisation), est présentée dans le tableau n° 2.

[1] Décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 portant relèvement du salaire minimum de croissance (Journal officiel du 18 décembre 2025).

[2] Cf. en dernier lieu, notre circulaire n° 2025-22 du 26 mai 2025.

[3] Cf. accord collectif national étendu du 6 avril 2021 relatif à la rémunération des jeunes préparant le brevet professionnel de préparateur en pharmacie ou le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur/technicien en pharmacie dans la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine (cf. l’édition numérique de la convention collective nationale de la Pharmacie d’officine disponible sur notre site internet).

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