C’était, selon l’Insee, le revenu mensuel moyen d’un pharmacien titulaire en 2024, soit une baisse (la plus forte constatée chez les non-salariés) de 7,4 % sur un an et de 16,9 % sur cinq ans. (Source : Insee, « Les revenus d’activité des non-salariés en 2024 », publié le 30 juin 2026)
source Le Pharmacien de France – par Mélanie Mazière Le 27 July 2026
Depuis plusieurs mois, le médicament Bicafres 1000 mg, comprimé gastro-résistant (bicarbonate de sodium), indiqué dans le traitement de l’acidose métabolique associée à l’insuffisance rénale chronique chez les adultes et les adolescents âgés de 14 ans et plus, fait l’objet d’une rupture de stock.
Le laboratoire Théradial estimant la remise à disposition de ce médicament à début avril 2027, les autorités sanitaires ont décidé de classer cette spécialité parmi les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) et d’autoriser la dispensation de préparations magistrales sous forme de gélules non gastro-résistantes.
Ce dispositif résulte d’une recommandation de remplacement publiée hier par l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM).
Si nous ne pouvons pas nous réjouir de la publication de cette recommandation, le faible niveau des tarifs de dispensation, qui incluent une marge fixe particulièrement faible, ne permettra pas de couvrir le temps consacré à une délivrance chronophage, tant sur le plan logistique et administratif que pour donner les explications nécessaires au patient.
1) Modalités de mise en œuvre :
L’ANSM vous autorise, en cas d’indisponibilité de la spécialité initialement prescrite, à dispenser, à titre exceptionnel et temporaire, une préparation magistrale en remplacement, sans que le patient présente une nouvelle ordonnance, sous réserve que le médicament délivré permette l’administration de la posologie prescrite.
La dispensation de ces préparations magistrales doit respecter les conditions de remplacement suivantes :
SPECIALITE PRESCRITE
PREPARATION MAGISTRALEPOUVANT ETRE DELIVREE EN REMPLACEMENT
BICAFRES 1000 mg, comprimé gastro-résistant
Gélule de bicarbonate de sodium dosée à 1000 mg ou Gélule de bicarbonate de sodium dosée à 500 mg (2 gélules par prise, soit 1000 mg par prise)
Attention : Ces préparations peuvent être réalisées par toutes les officines.
2) Modalités de dispensation :
Lors de la délivrance de ces préparations magistrales, il vous est demandé :
– d’inscrire sur l’ordonnance :
la mention « préparation magistrale n° (numéro d’ordonnancier) à base de bicarbonate de sodium en remplacement de la spécialité BICAFRES, selon la recommandation de l’ANSM ;
la posologie correspondante ;
– d’informer le prescripteur de ce remplacement par tout moyen sécurisé à votre disposition ;
– d’informer le patient de ce remplacement et lui remettre les fiches d’utilisation disponibles sur le site internet de l’ANSM :
– de conseiller au patient de contacter son médecin en cas d’effet indésirable ou de symptôme clinique qu’il jugerait inhabituel lié au remplacement.
Par ailleurs, vous pouvez consulter le médecin prescripteur pour obtenir des recommandations spécifiques ou des ajustements de la prescription.
3) Modalités de facturation :
Les préparations magistrales de gélules de bicarbonate de sodium dosées à 500 mg ou 1000 mg sont facturées à l’Assurance maladie au moyen d’un code acte « PMR » et remboursables à 65 %.
La date d’entrée en vigueur de la loi sur les biosimilaires est le 1er septembre quelque soit la date de la prescription.
Le tiers payant sera autorisé lorsque le médecin prescripteur aura porté une mention « non substituable » justifiée sur l’ordonnance, conforme aux règles en vigueur ou lorsque le médicament d’origine aura un prix inférieur ou égal au prix du médicament biosimilaire (article L.162-16-7 CSS modifié par la LFSS pour 2026).
Les patients doivent juste valider avec leur médecin un biosimilaire.
La « Sécu » cherche des économies et elle sera très vigilante.
Les CPAM ont déjà informé les prescripteurs.
Notre immense challenge: ne pas déstabiliser les patients.
La CNAM en a bien conscience.
À compter du 1er septembre 2026, vous ne bénéficierez plus du tiers payant si vous refusez la substitution qui peut vous être proposée par un pharmacien : prendre un médicament biosimilaire ou hybride à la place d’un médicament de référence. Vous devrez donc régler, auprès du pharmacien, la totalité du montant du médicament. Vous serez ensuite remboursé par l’Assurance maladie, au taux fixé.
Depuis le 1er janvier 2023, la contraception d’urgence (CU) hormonale peut être délivrée en pharmacie d’officine, sans prescription médicale et sans avance de frais, à toute personne majeure (sur présentation de la carte Vitale, d’une carte d’AME (Aide médicale de l’État) ou d’une attestation de droits) ou mineure, quels que soient son sexe ou son identité de genre, et sans condition d’âge (art. L. 5134-1 du code de la santé publique [CSP]).
Quel document remettre impérativement ?
La délivrance de la CU doit être accompagnée d’une information écrite, concise et aisémentcompréhensible (art. L. 5134-1du CSP).
Afin de répondre à cette obligation, l’Assurance maladie et le Cespharm (Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française) proposent le dépliant « La contraception d’urgence », destiné à être remis systématiquement à toute personne majeureou mineure lors de la dispensationd’une CU. Une version adaptée aux départements et territoires ultramarins est également disponible. Ces documents peuvent être commandés gratuitement sur le site du Cespharm.
Quelles sont les particularités de la dispensation de la CU aux jeunes filles mineures ?
Dans le cadre de la délivrance de la CU hormonale à une mineure, celle-ci peut demander à bénéficier du secret. Dans ce cas, un numéro d’inscription au répertoire (NIR) fictif sera renseigné lors de la facturation.
Cette dispensation reste conditionnée à la réalisation d’un entretien préalable avec la mineure concernée (art. D. 5134-1du CSP), au cours duquelle pharmacien doit :
s’assurer que la situation de la jeune fille mineure correspond aux critères d’urgence et aux conditions d’utilisation de cette contraception ;
fournir à la mineure une information sur l’accès à la contraception régulière, la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et l’intérêt d’un suivi médical ;
lui communiquer les coordonnées du centre de santé sexuelle le plus proche.
Le pharmacien peut-il refuser de délivrer une CU hormonale à un homme (Note de la Direction des affaires juridiques du secrétariat général des ministères sociaux [juin 2024]) ?
L’article L. 5134-1 du CSP prévoit que la CU hormonale puisse être délivrée en pharmacie d’officine, sans prescription médicale et sans avance de frais, à toute personne en faisant la demande quels que soient le sexe ou l’identité de genre.
En outre, selon l’article L. 1110-3 du CSP, aucune personne ne peut faire l’objet de discriminations dans l’accès à la prévention et aux soins.
Un pharmacien ne peut donc pas refuser de délivrer une CU hormonale pour un motif lié, par exemple, au sexe et à l’identité de genre, sous peine de s’exposer à des sanctions civiles, pénales et disciplinaires.
Toutefois, compte tenu de son devoir particulier de conseil lors de la délivrance d’un médicament qui ne requiert pas de prescription médicale (art. R. 4235-25 du CSP), il peut refuser de délivrer une CU hormonale à un homme, s’il estime qu’il n’a pas pu prodiguer tous les conseils adéquats ou lorsque l’intérêt de la santé du patient lui paraît l’exiger (art. R. 4235-23 du CSP).
En France métropolitaine, la campagne de prévention des infections à VRS se déroule du 14 septembre 2026 au 28 février 2027. Deux stratégies restent possibles et exclusives l’une de l’autre : la vaccination de la mère entre 32 et 36 SA, ou l’immunisation du nouveau-né dès la naissance. Nouveauté de cette saison, un second anticorps monoclonal, Enflonsia (clésrovimab), rejoint Beyfortus (nirsévimab).
Publié le 10 août 2026 — d’après le message DGS-Urgent n° 2026-10