VACCINATION ANTIGRIPPALE pour le personnel à l’officine

La FSPF obtient sa prise en charge par le fonds HDS à hauteur de 17 euros par salarié

Dans le cadre d’une démarche de prévention, et sur proposition de la FSPF, les partenaires sociaux de la Pharmacie d’officine ont décidé de prendre en charge, avec tiers-payant, la vaccination antigrippale des salariés des officines au titre du fonds HDS (haut degré de solidarité).

Pour les employeurs, ce dispositif leur permet d’assurer la vaccination de leurs équipes et d’obtenir auprès de l’APGIS, au moyen d’une procédure simple et rapide, une prise en charge forfaitaire de 17 euros par salarié, couvrant le coût du vaccin et l’acte de vaccination.

Pour les salariés, ce dispositif leur permet de ne pas avoir à faire d’avance de frais et de ne pas avoir à utiliser leur forfait relatif aux médicaments non remboursés ou non remboursables. Ce dispositif de prise en charge est applicable immédiatement.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président

Dans le cadre d’une démarche de prévention, l’APGIS prend désormais en charge, au titre du fonds HDS (haut degré de solidarité), la vaccination antigrippale à l’officine des salariés de la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine.

Applicable immédiatement, cette prise en charge intervient à l’initiative de la FSPF et avec l’accord des partenaires sociaux.

La prise en charge, d’un montant forfaitaire de 17 euros par salarié, couvre le coût du vaccin et celui de l’injection.

Pour l’employeur :

  • elle répond à la demande de nombreux confrères souhaitant organiser la vaccination de leurs équipes[1] ;
  • elle est mise en œuvre au moyen d’une procédure simple et rapide : un seul formulaire accompagné d’un relevé d’identité bancaire adressé à l’APGIS permet de bénéficier de la prise en charge pour l’ensemble des salariés.

Pour les salariés :

  • elle s’accompagne du tiers-payant : les salariés n’exposent aucun frais ;
  • elle ne s’impute pas sur le forfait annuel des salariés relatif aux médicaments non remboursés et non remboursables.

Quelles sont les officines éligibles ?

Ce dispositif s’adresse aux officines qui sont à jour de leurs cotisations dues au titre du HDS, qu’elles soient ou non assurées par l’APGIS pour la prévoyance et la santé de leurs salariés.

Si les officines assurées à l’APGIS pour la prévoyance et la santé de leurs salariés sont bien entendu éligibles, ce dispositif est également accessible aux officines assurées auprès d’autres organismes, à condition que ces officines s’acquittent de leurs cotisations de HDS auprès de l’APGIS.

Rappelons qu’à ce jour, les officines syndiquées à la FSPF ont l’obligation de cotiser au Fonds HDS de la Pharmacie d’officine géré par l’APGIS, y compris celles qui ont choisi de s’assurer auprès d’un autre organisme pour la prévoyance et la santé de leurs salariés.

A toutes fins utiles, précisons que les officines non syndiquées à la FSPF et qui ont choisi de s’assurer auprès d’un autre organisme que l’APGIS pour la prévoyance et la santé de leurs salariés ont néanmoins la possibilité de cotiser à l’APGIS au titre du Fonds HDS de la Pharmacie d’officine, afin de leur faire bénéficier des prestations servies à ce titre.

Quelle procédure ?

Afin de bénéficier de la prise en charge forfaitaire de 17 euros pour chaque salarié vacciné, le pharmacien titulaire doit simplement :

  • compléter le formulaire ci-joint et le faire signer par chaque salarié concerné ;
  • joindre un relevé d’identité bancaire de l’officine ;
  • adresser le tout par courriel à hds@apgis.com ou par courrier postal à l’adresse suivante :

APGIS SOLIDARITE

A l’attention du Médecin conseil

12 rue Massue

94684 VINCENNES CEDEX

P.J. : 2 :


[1] Rappelons que l’employeur ne peut imposer à un salarié de se faire vacciner, y compris lorsque cette vaccination est recommandée par le médecin du travail.

Une activité et une rémunération qui stagnent en août

Le mois d’août a été caractérisé par un net retrait de l’activité du réseau officinal, avec une baisse du chiffre d’affaires hors taxes global de 2,9 %.

Sur douze mois glissants, le chiffre d’affaires total reste en légère croissance (+ 1,7 %), du fait du dynamisme de la LPP (+ 3,3 %) et des médicaments remboursables (+2,4 %). Cette dernière croissance résulte d’un effet structure, ainsi que le confirment les données du GERS. Sur cette même période, alors que les volumes ont baissé de 2,2 %, le chiffre d’affaires industriel a augmenté de 2,7 %. Si les pharmacies dispensent de moins en moins de médicaments, ceux-ci sont de plus en plus chers, auparavant délivrés par les pharmacies hospitalières.

Cette baisse de l’activité a un effet sur la rémunération réglementée : sur les huit premiers mois de l’année, la rémunération réglementée stagne (+1,77 %), ce qui représente un léger gain supplémentaire de58 millions d’euros pour le réseau.

Ce montant provient pour une large part de la modification de la liste des médicaments spécifiques, demandée et obtenue par la Fédération. Selon nos calculs, sur les huit premiers mois de 2019, le volume d’ordonnances donnant droit à l’honoraire HDE est supérieur de plus de 24 millions à l’objectif prévu initialement prévu par la CNAM, soit un apport de 48 millions d’euros. L’analyse des ordonnances donnant droit à l’honoraire HDA permet également de mettre en évidence que le vieillissement de la population a généré une hausse de ces honoraires, par rapport à l’objectif fixé par la CNAM, de 3,3 millions d’euros.

En d’autres termes, le véritable apport financier de l’avenant n°11 est bien moindre que ne le laissent penser ses signataires. Si la rémunération sur le champ du porté au remboursement est en hausse, c’est le fait du travail réalisé par la Fédération et d’évènements totalement indépendants des partenaires conventionnels. Cet équilibre est donc pour le moins précaire.

Philippe BESSET

Président

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Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

13, rue Ballu 75311 Paris cedex 9

Tél. 01 44 53 19 25 – Fax 01 44 53 21 75 – www.fspf.fr

Editorial: Je n’y comprends plus rien et vous non plus?

FSPF, UNPF ou USPO, qui dit vrai? La seule évidence pour moi est que les trois représentations nationales sont persuadées de détenir la Vérité, vérités qui sont à l’exact opposées l’une de l’autre (FSPF et UNPF versus USPO).

Comme mon cerveau me dit que blanc et noir, ça donne du gris, je vais essayer d’analyser les communiqués respectifs figurant sur les sites internet de la FSPF, de l’UNPF et de l’USPO (voir les liens hypertextes au bas de cet édito).

La FSPF et UNPF disent: Signer avec la CNAM un nouvel avenant rectificatif de notre convention*** (la 19ème depuis 2012) va faire perdre 70 millions au réseau officinal soit une perte de marge théorique de 3230 euros pour une « pharmacie moyenne ».

L’USPO dit que la profession les aurait perdu si la menace de l’arrêté de marge avait été appliquée par le Ministère de la Santé.

La FSPF et l’UNPF disent que c’est intolérable car notre réseau va perdre aussi 120 millions (déremboursement de l’homéopathie en 2021), 100 millions en deux ans par la baisse de la ROSP Génériques et 100 millions de la CICE ce qui porte la perte cumulée à venir à 16.000 euros de marge en une année pour la « pharmacie moyenne ».

L’USPO dit que l’avenant 19 que Gilles BONNEFOND a signé avec l’accord de son Conseil d’Administration fera gagner 80 millions supplémentaires au réseau et que l’avenant 11 a fait gagner TOUS les pharmaciens.

Nous sommes vraiment dans le Blanc et le Noir.

Comme je vois les choses en gris foncé, je vais dénouer le vrai du faux si j’ai bien compris le raisonnement (et la roublardise) de chaque partie.

VRAI: FSPF -UNPF Perte de 70 millions dans le réseau officinal soit une perte de marge théorique de 3230 euros pour une « pharmacie moyenne ».

VRAI: USPO – La menace d’un arrêté de marge a bien existé pour engager la re-négociation de l’avenant 11 par l’avenant 19. Fallait il que les trois syndicats refusent ensemble de négocier et subir un arrêté de marge sans aucune contrepartie?

Être ou ne pas être, telle est la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et d’y faire front pour y mettre fin? Hamlet, William SHAKESPEARE, Acte III, scène 1ère

VRAI: FSPF- Notre réseau va perdre aussi 120 millions (déremboursement de l’homéopathie en 2021), 100 millions en deux ans par la baisse de la ROSP Génériques et 100 millions de la CICE . Les chiffres me semblent bien proches de la réalité et la FSPF ne s’est jamais trompée sur les chiffres donc je dirai VRAI à 85%.

VRAI et FAUX – USPO: Par son unique signature, Gilles BONNEFOND fera gagner 80 millions supplémentaires au réseau et il soutient que l’avenant 11 a fait gagner TOUS les pharmaciens. Oui, c’est vrai selon le point de vue ou l’on se place (surtout le sien); 80 millions mais pas vraiment supplémentaires car ils étaient déjà prévu dans l’avenant 11. Il est vrai que l’avenant 11 a fait gagner (un peu) d’argent par rapport à 2017, année compliquée pour la profession sauf que l’avenant 11 avait l’année 2016 en référence et, dans ce cas, le réseau a perdu et la FSPF n’a pas signé l’avenant 11 pour la seule raison que la CNAM avait imposé des montants investis dans notre réseau très à la baisse par rapport aux demandes de la FSPF et de l’USPO ce qu’elle a cyniquement refait dans l’avenant 19.

Philippe LANCE – Directeur de publication – membre du Conseil d’Administration du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

Le communiqué FSPF

Le communiqué USPO

Le communiqué UNPF

*** Convention: Accord conclu entre deux ou plusieurs parties en vue de produire certains effets juridiques : créer des obligations, modifier ou éteindre des obligations préexistantes

Rééquilibrage économique de l’avenant n°11 – La FSPF refuse de trahir la profession !

Invitée le 14 novembre 2019 par l’Assurance maladie à participer à une première séance de négociation conventionnelle en vue d’un rééquilibrage financier de l’avenant n°11, la FSPF a exprimé son désaccord avec les solutions avancées et a décidé de quitter la réunion.

L’objet de cette réunion était de trouver un accord sur des mesures correctives permettant à l’Assurance maladie de récupérer 148 millions d’euros supplémentaires liées à la mise à jour de la liste des médicaments dits « spécifiques ».

En effet, la liste communiquée aux syndicats par l’Assurance maladie en septembre 2018 faisait l’impasse sur près de 1 000 codes CIP (insulines, antibiotiques en voie locale, antiagrégants plaquettaires…). Grâce à l’intervention de la FSPF, 700 spécialités ont été réintégrées en décembre dernier, entraînant un gain supplémentaire pour le réseau officinal de 148 millions d’euros selon l’Assurance maladie.

Or, aujourd’hui, l’Assurance maladie nous a annoncé qu’elle souhaitait récupérer une partie de ce montant excédentaire (70 millions d’euros) en :

  • supprimant quasiment les honoraires de dispensation pour les ordonnances complexes ;
  • supprimant la ROSP RPPS.

Des propositions inacceptables pour les pharmaciens. Ces 148 millions auraient apporté la bouffée d’oxygène dont la profession a besoin actuellement. En effet, le déremboursement de l’homéopathie va générer une perte de marge d’environ 120 millions d’euros, la ROSP générique va être réduite de près de 100 millions d’euros en deux ans à la suite des avenants signés par l’USPO, et le CICE, qui rapportait 100 millions d’euros au réseau tous les ans, est supprimé.

La rémunération totale de l’officine (marge + honoraires + ROSP + remises génériques + CICE) est d’ores et déjà inférieure à celle de 2016, année de référence inscrite dans l’avenant n°11 de juillet 2017. Les propositions de l’Assurance maladie vont encore aggraver la situation !

Dans ce contexte, la FSPF a refusé d’aller plus loin dans les discussions. Les propositions mises sur la table sont incompatibles avec le mandat accordé par le Conseil d’administration de la FSPF. Accepter une quelconque diminution de rémunération de la part d’un syndicat serait trahir les confrères. La FSPF est prête à négocier avec l’Assurance maladie. Mais uniquement pour réviser à la hausse la rémunération des pharmaciens.

Cordialement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du 13

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