
Les pharmaciens administrateurs des Syndicats FSPF 13 et FSPF 84 vous souhaitent une Bonne Année 2020!

LA LETTRE DES PHARMACIENS DU 13
Un service gratuit du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône


Notre pays fête les 130 ans de la Tour Eiffel et cet événement met aussi en valeur un confrère parisien de la fin du XIX et début du XXème siècle: Marie-Hippolyte BLANCARD.
Marie-Hippolyte BLANCARD a eu la chance de reprendre la pharmacie de son père (prénommé aussi Hippolyte) au 40 rue Bonaparte à Paris (6ème) ou se trouve actuellement un magasin de vêtements. C’est dans cette officine qu’il continuait la fabrication des pilules de son papa, les redoutables pilules BLANCARD à base d’iodure de fer stabilisé par un brevet maison. Ces pilules et l’activité officinale lui ont conféré une aisance car exportées en Amérique et aussi à Saint-Pétersbourg chez le Tsar Nicolas et, par conséquent, une grande liberté qu’il a consacré pleinement à la photographie.

Si Hippolyte était connu pour les pilules familiales, il est connu de nos jours pour les photographies qu’il a laissé dans plusieurs fonds.
Ses premières photos sur plaque de verre gelatino-bromure au collodion sec concernent deux désastres parisiens: la guerre et le siège de 1870 par les Prussiens et la Commune en 1871. je vous conseille de visionner ces photos tragiques.


Moins connues sont les photos de la collection du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens: L’Album de platinotypies constitué en 1900 des deux recueils suivants : Tableaux de la salle des Actes de l’école supérieure de pharmacie de Paris et Collection de pots de pharmacie. Il est bon de savoir qu’il photographia aussi en 1900 la collection de faïences de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux de Paris avec la technique de la platinotypie ainsi que les Tableaux de la salle des Actes de l’école supérieure de pharmacie de Paris.
Ses photos très remarquées à son époque sont tombées dans l’oubli car il n’était que photographe amateur et sont revenus en recensement et inventaire national qu’à la fin des années 1960.

Marie-Hippolyte BLANCARD revient sur le devant de la scène aujourd’hui grâce à la mise en réseau par Gallica-BNF de ses photos de la construction de la Tour Eiffel pour l’anniversaire des 130 ans de la Vieille Dame.

La netteté et la qualité des photographies d’Hippolyte Blancard s’expliquent par une grande maîtrise de la platinotypie, procédé en vogue à la fin du XIXè siècle, qui tire son nom des papiers de platine utilisés pour le tirage des photos.
Hippolyte Blancard utilisait les plaques de verre comme négatif et le procédé platine ou palladium pour les tirages. Le collodion, employé pour les plaques de verre, est un produit disponible en officine, ce qui explique le nombre exceptionnel de photographies qu’a pu réaliser ce pharmacien en tant que photographe amateur.
Par ailleurs, cette technique permettait de réduire les temps de pose et révélait la finesse d’un cliché. On découvre ainsi tous les détails d’un portrait, les vues sont plus précises, les paysages plus nets, les contours davantage marqués, tandis que le tirage au platine permet d’obtenir des clichés contrastés, sans reflet et avec un aspect mat.
Ce procédé bien qu’assez répandu à la fin du XIXè siècle et au début du XXè, n’a pas perduré au-delà de la Première Guerre mondiale. En effet, ce métal rare et donc cher était souvent importé de Russie, d’Amérique ou d’Australie.
Environ 8 000 clichés ont été réalisés entre 1885 et le début du XXe siècle. Ces photographies et plaques de verres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France et à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
source Ville de Meudon
P.L
Quelles sont les nouvelles modalités de non-substitution prévues pour le 1er janvier 2020 ?
Le prescripteur devra obligatoirement préciser sur l’ordonnance, en plus de la mention non substituable, la raison médicale qui justifie la décision de ne pas autoriser la substitution.
Quels sont les 3 motifs de non-substitution ?
Il ne sera plus possible pour le prescripteur d’inscrire la seule mention « non substituable ».
Fin de l’obligation de mention manuscrite
La mention « non substituable MTE, EFG ou CIF » devra apparaître sur l’ordonnance sous forme informatisée ou sous forme manuscrite, pour chaque médicament prescrit et pour chaque situation médicale concernée.
Quelles seront les modalités de facturation à compter du 1er janvier 2020 ?
Dans quels cas puis-je accorder le tiers payant ?
Le tiers payant est réservé aux seuls assurés acceptant la substitution ou pour lesquels le médecin prescripteur a porté la mention « non substituable » sur l’ordonnance assortie d’une justification.
Si le patient refuse la substitution : vous devrez établir une feuille de soins papier et l’assuré l’adressera, accompagnée du double de l’ordonnance, à sa caisse d’assurance maladie. Il ne sera remboursé que partiellement, à hauteur de la base de remboursement du générique.
Pour les médicaments à prix égal :
Cette mesure ne s’applique ni aux médicaments soumis à un tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) ni en cas d’égalité des prix entre générique et princeps. Le tiers payant est dans ces cas possible.
L’échéance du 1er janvier sera-t-elle respectée ?
Oui, la CNAM l’a confirmé lors de la commission paritaire nationale du 12 décembre 2019.
Cas particulier des médicaments à marge thérapeutique étroite
Un arrêté ministériel pris en application du PLFSS 2020 devrait permettre au pharmacien, pour les MTE, d’exclure la substitution par une mention sur l’ordonnance, lorsque le prescripteur ne l’a pas fait.
Sollicitée par la FSPF, le ministère de la santé nous invite à coder NS pour permettre la délivrance d’un princeps, lorsque cela est nécessaire, dès le 1er janvier 2020, lorsque médecin n’a pas inscrit la mention MTE sur l’ordonnance.
Que faire en cas de rupture de stock ?
Un arrêté ministériel à venir devrait permettre au pharmacien, en cas de rupture de stock, d’exclure la substitution et de délivrer le princeps.
Sur demande de la FSPF, la CNAM a prévu un code spécifique pour permettre, dès le 1er janvier prochain, la délivrance du princeps en cas de rupture de stock du générique, dans l’attente de la publication du texte l’y autorisant expressément.
Dans une fiche d’information destinée aux éditeurs de logiciels, elle précise ainsi que si la substitution n’est pas possible en raison d’une rupture d’approvisionnement avérée du médicament générique (aucune possibilité de se le procurer depuis 72 heures ou dans les 72 heures), vous devrez :
En ce cas le princeps sera pris en charge sur sa base de remboursement et le tiers payant autorisé.
Pour les ordonnances établies en 2019 et renouvelables en 2020
Sollicité par la FSPF, le ministère de la santé indique que le nouveau dispositif s’appliquera aux seules ordonnances établies après le 1er janvier 2020. En pratique :
En cas de fractionnement de l’ordonnance
Le dispositif concerne uniquement la ou les lignes concernées par le dispositif : le tiers payant s’applique sur le reste de l’ordonnance.
Les logiciels seront-ils prêts pour le 1er janvier 2020 ?
Selon la CNAM :
Vous trouverez en annexe une fiche d’information de la CNAM détaillant les nouvelles modalités de facturation en application de ces mesures.
La FSPF attend encore, à ce jour, des réponses ou précisions de la CNAM sur les points ci-après :
[1] Liste des principes actifs entrant dans la composition des médicaments à marge thérapeutique étroite, pour lesquels le motif de non-substitution sera applicable : lamotrigine, pregabaline, zonisamide, lévétiracétam, topiramate (sous TFR), valproate de sodium (sous TFR), lévothyroxine, mycophénolate mofétil (sous TFR), buprénorphine, azathioprine, ciclosporine, évérolimus, mycophénolate sodique.
[2] Liste des excipients à effet notoire : https://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/29aa941a3e557fb62cbe45ab09dce305.pdf

Chers confrères,
La Société Française de Pharmacie Clinique organise son congrès 2020 à Marseille Parc Chanot du dimanche 26 au mercredi 29 Janvier 2020 avec une première journée (le dimanche 26 janvier) consacrée exclusivement à l’officine.
Le thème du congrès est :
Un signal fort pour la coopération entre pharmaciens officinaux et hospitaliers.
Ce sera l’occasion de
Renseignements et programme : http://sfpc.eu/fr/
Inscriptions ICI
La Société Française de Pharmacie Clinique organise son congrès 2020 à Marseille Parc Chanot du dimanche 26 au mercredi 29 Janvier 2020.
Vous pouvez dès à présent vous inscrire au congrès via ce lien : https://sfpc2020.insight-outside.fr/inscriptions/index.php?onglet=0
Le programme est disponible sur le site de la SFPC : programme
L’inscription donne l’accès à l’ensemble des sessions et ateliers, déjeuners et soirées.
Nous vous rappelons également l’ouverture de la troisième édition du Concours Vidéo SFPC « Pas de frontière pour la Pharmacie Clinique ! »
Lancement du concours vidéo SFPC 2020 « Pas de frontière pour la Pharmacie clinique ! »
Au plaisir de nous retrouver et partager nos expériences !
#SFPC20 @SFPCOfficiel
Dr Félicia Ferrera-Bibas
Arrêté du 12 novembre 2019 précisant, en application de l’article L. 5125-23 du code de la santé publique, les situations médicales dans lesquelles peut être exclue la substitution à la spécialité prescrite d’une spécialité du même groupe générique
I. – Les situations médicales mentionnées au deuxième alinéa du II de l’article L. 5125-23 du code de la santé publique, dans lesquelles le prescripteur peut exclure la délivrance par substitution à la spécialité prescrite d’une spécialité du même groupe générique, sont définies comme suit :
1° Prescription de médicaments à marge thérapeutique étroite pour assurer la stabilité de la dispensation, lorsque les patients sont effectivement stabilisés avec un médicament, et à l’exclusion des phases d’adaptation du traitement ;
2° Prescription chez l’enfant de moins de six ans, lorsqu’aucun médicament générique n’a une forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration ;
3° Prescription pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans tous les médicaments génériques disponibles, lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient.
La liste des principes actifs entrant dans la composition des médicaments relevant des situations médicales mentionnées au 1° est fixée dans l’annexe au présent arrêté.
II. – Lorsque le prescripteur fait usage d’une des justifications prévues aux 1° à 3° du I, il en fait mention sur l’ordonnance, sous forme informatisée ou à défaut sous forme manuscrite, le cas échéant pour chaque médicament prescrit et pour chaque situation médicale concernée.
Les mentions à reporter sur l’ordonnance sont les suivantes : pour les situations médicales visées au 1° du I « non substituable (MTE) », pour les situations médicales visées au 2° du I « non substituable (EFG) » et pour les situations médicales visées au 3° du I « non substituable (CIF) ».
ANNEXE
Liste des principes actifs rentrant dans la composition des médicaments pouvant relever de la situation médicale prévue au 1° du I de l’article 1er du présent arrêté :
– lamotrigine,
– pregabaline,
– zonisomide
– lévétiracétam,
– topiramate (*),
– valproate de sodium (*),
– lévothyroxine,
– mycophénolate mofétil (*),
– buprénorphine,
– azathioprine,
– ciclosporine,
– évérolimus,
– mycophénolate sodique.