Covid-19 : mise à jour de nos foires aux questions sur le site FSPF.


Nous vous avions informé de l’abrogation de plusieurs mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 prises dans le cadre de l’état d’urgence, à compter du 1er mars 2025.

En effet, depuis un arrêté publié au Journal officiel du 22 février 2025, un grand nombre de dispositifs ont été supprimés, notamment la rémunération spécifique pour la vaccination contre le covid-19 (renseignement de SIVAC) et la prise en charge des tests antigéniques rapides du Covid-19 réalisés en officine, y compris en cas de prescription médicale.

Les pouvoirs publics ont en effet confirmé que depuis le 1er mars 2025, seuls les tests PCR demeurent pris en charge par l’Assurance maladie, uniquement sur prescription médicale.

De plus, nous vous rappelons que depuis le 1er mars 2025, les préparateurs en pharmacie ne peuvent plus réaliser les tests antigéniques mêmes non remboursés. La proposition de loi Mouiller contient une disposition permettant aux préparateurs en pharmacie de réaliser à nouveau des tests antigéniques. Toutefois, en l’absence d’inscription de ce texte à l’ordre du jour et afin d’accélérer le rétablissement du dépistage par les préparateurs, la Fédération proposera un amendement dans le cadre du PLFSS 2026.

S’agissant de la rémunération de l’acte d’injection du vaccin contre le covid-19, depuis le 1er mars 2025 :

  • le tarif applicable pour l’ensemble des injections est de 7,50 euros TTC en métropole ;
  • l’acte d’injection est remboursé à 70 % par l’Assurance maladie.

Afin de vous aider dans la mise en œuvre de ces mesures d’abrogation, nous avons actualisé nos foires aux questions (FAQ) dédiées à la vaccination contre le covid-19aux autotests et aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) antigéniques, ainsi que de notre tableau récapitulatif des mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au covid-19.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

PLFSS pour 2026: un vrai danger pour la profession.


En 55 articles et une centaine de pages, il annonce un effort financier à réaliser sans commune mesure. Les économies sur les produits de santé vont peser à hauteur de 2,3 milliards d’euros, à raison de 1,6 milliard d’euros de baisses de prix portées pour l’essentiel par le médicament – puisque les dispositifs médicaux ne sont concernés que pour 200 millions d’euros – ; le reste s’appuyant sur une réduction du volume des prescriptions. (source Le Pharmacien de France)

Ce sont des économies nettement supérieures à celles qui avaient été décidées dans les lois de financement de la sécurité sociale précédentes.

Le PLFSS pour 2026 évoque à nouveau le doublement des franchises et participations forfaitaires à l’article 18, bien que cette mesure n’y figure pas en tant que telle. 

Le gouvernement inscrit dans le PLFSS pour 2026 le recouvrement des montants directement par les professionnels de santé. 

L’article 21 prévoit notamment de faciliter la création d’une officine dans les communes ayant perdu leur dernière pharmacie. Une mesure directement issue de la proposition de loi (PPL) « tendant à préserver l’accès aux pharmacies dans les communes rurales » adoptée par les sénateurs en avril 2024.

L’article 33 concernant le déploiement des biosimilaires est favorable à la profession.

Report au 1er septembre 2026 de la certification obligatoire des logiciels de caisse

La loi de finances pour 2025 a supprimé la possibilité pour les professionnels utilisant un logiciel de caisse d’obtenir une attestation individuelle par l’éditeur de leur propre logiciel de caisse.

Initialement fixée au 1er mars 2026, la fin de l’auto-certification a été repoussée au 31 août 2026.

Ainsi, à compter du 1er septembre 2026, seul le certificat produit par un organisme accrédité permettra d’attester la conformité de l’outil utilisé.

Ce report entend permettre aux organismes accrédités d’absorber dans de bonnes conditions le flux des demandes de certification.

Pour plus d’information, cliquez ICI

Aide financière aux officines des territoires fragiles : déposez votre demande avant le 15 octobre !

Depuis cet été, le dispositif d’accompagnement financier des pharmacies d’officine situées dans les territoires fragiles, d’un montant maximal de 20 000 euros par an, est en cours de déploiement par l’Assurance maladie.

Pour rappel, ce dispositif, attendu par la profession, résulte de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique signé et porté par la FSPF. Cette aide financière a notamment pour objectif de consolider la pérennité des officines concernées afin de lutter contre la désertification pharmaceutique et préserver l’accès aux soins.

Pour en bénéficier, l’officine doit répondre aux critères d’éligibilité suivants :

  • L’officine doit se trouver dans l’un des territoires fragiles définis par le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) et dans une zone sous-dense en médecins ;

A noter : vous pouvez vérifier que votre officine est située dans un territoire fragile en consultant la plateforme CartoSanté ou la liste des communes concernées.

  • l’officine doit être la seule pharmacie de la commune ;
  • le chiffre d’affaires annuel de l’officine déclaré à l’ARS doit être inférieur à 1 million d’euros TTC l’année civile précédant l’année de la demande ;
  • le pharmacien titulaire ne doit pas avoir été condamné pour fraude par le tribunal judiciaire par une décision devenue définitive dans l’année civile précédant l’année de la demande ;

A noter : si l’officine est dirigée par plusieurs pharmaciens titulaires, la condamnation de l’un d’entre eux suffit à faire tomber l’éligibilité à l’aide.

  • le bénéfice d’autres aides issues de fonds public (fonds d’intervention régionale, fonds d’innovation du système de santé, aides des collectivités territoriales, etc.) est, le cas échéant, pris en considération dans l’éligibilité de l’officine au dispositif conventionnel ou pour la vérification du plafond de 20 000 euros.

Les pharmacies d’officine remplissant ces critères et souhaitant bénéficier de cette aide financière doivent déposer leur dossier de candidature auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) avant le 15 octobre prochain, en y joignant :

Si la FSPF se réjouit de la mise en œuvre de cette aide conventionnelle, elle s’inquiète toutefois de l’absence de publication des arrêtés des ARS définissant les territoires fragiles dans les régions Ile-de-France, Guadeloupe, La Réunion, Martinique et Mayotte, étant rappelé que selon une instruction ministérielle en date du 1er août 2024, les ARS étaient tenues de publier ces arrêtés avant le 14 février 2025.

Soucieuse de garantir l’application de ce dispositif à l’ensemble des pharmacies d’officine éligibles, la FSPF a saisi le ministère de la Santé d’une demande de publication rapide de ces arrêtés et s’est rapprochée de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) afin d’obtenir un report de la date limite de dépôt des dossiers de candidatures pour les officines des cinq régions concernées.

Si vous rencontrez des difficultés dans vos échanges avec votre CPAM, n’hésitez à nous en faire part en envoyant un courriel à l’adresse suivante : administration@fspf.fr .

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Site internet de l’Assurance maladie – Comment bénéficier du dispositif d’accompagnement financier des officines en territoire fragile ? ;

– CartoSanté – Où s’installer en libéral en 1 clic ! ;

– Territoires fragiles : point d’information sur le dépôt des candidatures pour l’aide financière.

Les Pharmaciens du 13

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