Honoraires HDA: précisions.

Un malentendu s’est produit dans certaines SSII. Certains logiciels métier déclenchaient l’honoraire HDA en fonction de la date de la prescription. C’est une erreur car l’honoraire HDA se déclenche en fonction de la date de délivrance.

Si vous avez eu des rejets lié au HDA, vous devez retraiter les factures car les SSII concernées ont corrigé leur programmation informatique.

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RAPPEL:

  • HDR: Contenant au moins un médicament remboursable pour un montant de 0.51 € TTC.
  • HDA: Pour les personnes âgées de moins de 3 ans et de 70 ans et plus pour un montant de 0.51 € TTC.
  • HDE: Comportant un ou plusieurs médicaments dits spécifiques pour un montant de 2.04 € TTC.

Les médicaments spécifiques sont les médicaments à prescription particulières (initiale hospitalière, initiale spécialistes), les stupéfiants et assimilés, les dérivés du sang, les médicaments d’exception, les médicaments à surveillance particulière, les anxiolytiques et hypnotiques, les médicaments orphelins, les antibiotiques, les contraceptifs d’urgence et les médicaments de la liste de l’ISMP.

Par opposition à l’honoraire simple, l’honoraire complexe et les trois nouveaux honoraires sont dénommés « honoraires globaux » car facturés une seule fois, si nécessaire, pour toute dispensation de prescription.

L’avenant n°11 à la convention pharmaceutique a créé trois nouveaux honoraires de dispensation qui modifie l’économie de l’officine, reconnaît et valorise enfin l’acte pharmaceutique :
– honoraire de dispensation pour toute ordonnance (HDO) : 0,5€ HT en 2019 et 2020,
– honoraire de dispensation pour les médicaments spécifiques (HDE) : 2€ HT en 2019 et 3,5€ HT en 2020,
– honoraire de dispensation lié à l’âge (HDA) : 0,5€ HT en 2019 et 1,55€ HT en 2020.
A ces nouveaux honoraires cumulables entre eux s’ajoutent l’honoraire à la boite à 1€ HT et l’honoraire pour ordonnance complexe à 0,5€ HT en 2019 et 1€ HT en 2020.

P.L

Manifestations pour les retraites des libéraux du 16/09/2019.

Actuellement, le taux d’effort  moyen du pharmacien libéral tourne autour de 17% :; il est certes plus élevé pour les « petits revenus » , 25 %, mais il offre la perspective d’une retraite à 2000 € pour une carrière complète ( 35 ans) .

Le régime unique prévoit 28 %de cotisations ( taux actuel d’effort des cadres, pour une retraite escomptée de 1400 € pour 42 ans de cotisations  …., et comme il prévoit un plafond à 120 k€ ( 3  fois le plafond de la sécu ) ,  il n’y aura plus de place pour une retraite complémentaire comme vous l’avez actuellement (voir plus haut).

donc ça risque fort de couter beaucoup plus cher pour gagner beaucoup moins ;

Au passage l’Etat compte bien tenter de siphonner toutes nos réserves, pour réduire d’environ 20 milliard d’€ les cotisations qu’il verse chaque année pour la retraite des fonctionnaires, car il verse aujourd’hui des subventions d’équilibre très conséquentes pour faire « fonctionner » ses régimes spéciaux .

Les libéraux ont constitué les 2/3 des 120 milliard d’€ de réserves des caisses de retraites en France. lesquelles pensions de retraite représentent 14% du PIB soit 330 milliard d’€/an

Les libéraux versent déjà de l’argent au régime général ( la péréquation ) et surcotisent pour la partie répartition, histoire d’anticiper les vaches maigres démographiques ;  ça a commencé en 2019, on commence à toucher aux réserves accumulées depuis 20 ans. si non ne change rien, elles seront épuisées en 2037. mais attention, la retraite par répartition ne représente que la moitié de ce que reçoivent les pharmaciens allocataires ; l’autre moitié est issue de la capitalisation, façon contrat d’assurance vie en euros avec effet cliquet =revalorisation annuelle de 2% environ, ce qui n’est plus le cas des salariés, dont les pensions ont été quasi gelées depuis l’arrivée de Mr Macron.

Il y a des négociations en cours, donc l’union sacrée UNAPL CNPL et tous les syndicats affiliés attend encore un peu. mais si ça sent le roussi, ça bougera vite

et pour l’instant, ça sent plutôt le recul des échéances.

ce n’est pas parce qu’on ne fait pas beaucoup de bruit qu’il ne se passe rien

Thierry DESRUELLES

Administrateur CAVP et Administrateur du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

Dacryosérum®

La spécialité DACRYOSERUM® bientôt déremboursée, ses génériques restent pris en charge

Les deux présentations de la spécialité DACRYOSERUM© ne seront plus remboursées par le régime obligatoire à compter du 27 octobre 2019.

Seule la présentation en boîte de 20 récipients unidoses de 5 ml (code CIP : 3400934732652) dispose de spécialités génériques, qui continuent à être prises en charge par le régime obligatoire à 30 % (TVA à 2,10 %).

Nous vous appelons dès maintenant à la plus grande vigilance concernant les commandes et la gestion de vos stocks, aucun délai d’écoulement n’étant prévu au-delà de cette date..

Non à de nouvelles ponctions sur les officines !

Le conseil d’administration de la FSPF vient de se prononcer contre l’ouverture de négociations visant à rectifier l’avenant n°11 qu’elle avait refusé de signer.

Fin août, l’Assurance maladie nous a informés que le montant total des nouveaux honoraires prévus dans l’avenant n°11 sera dépassé de 150 millions d’euros à la fin de l’année 2020 en raison de la mise à jour de la liste des médicaments dits « spécifiques ».

La liste communiquée aux syndicats par l’Assurance maladie en septembre 2018 laissait apparaître l’absence de près de 1 000 codes CIP (insulines, antibiotiques en voie locale, antiagrégants plaquettaires…). Après intervention de la FSPF, 700 spécialités ont été réintégrées à la liste en décembre dernier, entraînant un gain supplémentaire pour le réseau officinal de 150 millions d’euros selon l’Assurance maladie.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics souhaitent prendre des mesures correctives afin de récupérer ce montant excédentaire. Deux options semblent se dessiner : la diminution des montants des honoraires via un avenant conventionnel, ou la modification des paramètres de la marge par arrêté.

La FSPF rejette d’emblée ces deux options, qui sont contraires à l’intérêt de la profession, rappelant que même avec l’apport de ces 150 millions d’euros dans l’économie officinale, le niveau de la rémunération restera très inférieur à celui de 2016, année de référence inscrite dans l’avenant n°11.

Les baisses de prix sur les médicaments se poursuivent. Le déremboursement de l’homéopathie va générer une perte de marge d’environ 120 millions d’euros. La ROSP sera réduite de près de 100 millions d’euros en deux ans à la suite des avenants signés par l’USPO. De plus, le PLFSS pour 2020 s’annonce menaçant.

Dans ce contexte économique difficile, de nombreux confrères ne pourront s’engager dans les nouvelles missions d’urgences, de prévention et de dépistage prévues par la loi de santé.

L’équilibre économique est un tout. Il faut renégocier… mais à la hausse.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du 13

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