Aerosolthérapie: ATTENTION, le remboursement est soumis à des règles très précises.

Suite au « Déclic » de la CPAM13 que nous avons reçu dernèrement qui préjuge de futurs contrôles sur les prescriptions d’aérosolthérapie, nous vous rappelons que la prise en charge des médicaments délivrés en officine de ville est subordonnée à leur inscription sur la liste des spécialités remboursables établie par arrêté. Ces arrêtés mentionnent les indications thérapeutiques ouvrant droit au remboursement.

 

Dans la plupart des cas, les indications thérapeutiques remboursables sont celles qui figurent à l’AMM, dans d’autres cas ces indications peuvent être restreintes (ITR). (Art. L. 162-17 et Art. R. 163-2 du CSS)

En outre, la prise en charge des ces médicaments « remboursables » n’est possible que s’ils sont utilisés conformément à leur autorisation de mise sur le marché (AMM).

En particulier, ils doivent être prescrits par un médecin autorisé par l’AMM, pour un patient d’âge conforme à l’AMM et par une voie d’administration prévue par cette même AMM. Dans le cas contraire, pas de remboursement des médicaments  ET de la location et du masque!

Enfin, des recommandations scientifiques fortes issues de la Société de pneumologie de langue française (SPLF), complètent ces textes réglementaires.

Ainsi, les médicaments suivants ne peuvent être pris en charge par l’assurance maladie en aérosolthérapie
(liste non exhaustive) :

 

  • Mucomystendo® (acétylcystéine) indiqué pour les « soins aux trachéotomisés : traitement de l’encombrement des voies respiratoires en instillation locale » par voie endotrachéale qui n’est pas destiné à être utilisé en aérosol.
  • Célestène® injectable (bétaméthasone), Solumédrol injectable®(méthylprednisolone) dont les rubriques Posologie et mode d’administration spécifient : « Cette spécialité n’est pas adaptée à l’administration par voie inhalée par nébulisateur » et Nebcine injectable® (tobramycine), les recommandations de la SPLF rappelant « On n’utilisera pas pour la nébulisation des produits non prévus pour cette voie d’administration ».
  • Gentalline injectable® (gentamycine) et Netromicine injectable®(nétilmicine) également non adaptés à une administration par nébulisation et dont, de plus, les rubriques Mises en garde précisent respectivement « Ce produit contient des sulfites qui peuvent éventuellement entraîner ou aggraver des réactions de type anaphylactique» et « Ce médicament contient du sulfite de sodium (cf Composition) et peut provoquer des réactions allergiques sévères et un bronchospasme » ; les recommandations de la SPLF rappelant « Il est déconseillé de nébuliser des préparations contenant des excipients ou des conservateurs potentiellement dangereux (tels les sulfites)».
  • Beclospin® (béclométasone) et Pulmicort® (budésonide) indiqués pour le « Traitement continu anti-inflammatoire de l’asthme persistant sévère de l’enfant » qui ne sont pas indiqués pour le traitement d’un adulte.

 

– Bricanyl® solution pour inhalation par nébuliseur (terbutaline) et génériques classé par son AMM en «Médicament à prescription réservée aux spécialistes en pneumologie ou en pédiatrie, ne pouvent être prescrit par un médecin généraliste.

Médicament pouvant être administré par tout médecin intervenant en situation d’urgence ou dans le cadre d’une structure d’assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire (article R.5143-5-8 du code de la Santé publique)» n’est remboursé que sur prescription d’un spécialiste autorisé.

 

Par ailleurs, même sans demande de prise en charge par l’Assurance maladie et après confirmation du médecin prescripteur, la responsabilité du pharmacien reste engagée en cas de délivrance de médicament prescrit hors AMM (jurisprudence : arrêt du Conseil d’état du 11/05/2007).

 

Sources : RCP des médicaments concernés, Répertoire des médicaments, ANSM, Bonnes pratiques de l’aérosolthérapie par nébulisation : Recommandations des experts du GAT, Groupe aérosolthérapie (GAT) de la société de pneumologie de langue française (SPLF), novembre 2006. Rev Mal Respir 2007 ; 24 : 751-7).

Le mémo à l’attention de l’équipe officinale:

Prise en charge aerosolthérapie  (cliquez sur le lien pour télécharger le fichier puis l’imprimer)

A lire aussi:

Tout ce que vous devez savoir sur les modalités de prise en charge de la location d’aérosols:

MODALITES DE PRISE EN CHARGE  

NDR: Nous remercions chaleureusement Stéphane Franchi (Trésorier) et Philippe Lance (Président) pour la réalisation de l’article et du mémo.

P.L


 

Communication importante

REJET CPAM AVEC MOTIF DEPASSEMENT PRIX

De nombreux rejets arrivent en ce moment car la CNAM n’a pas mis à jour sa base de données prix. Cela concerne TOUTES les caisses, pas que la CPAM. Pour l’instant NE RETRAITER PAS VOS FACTURES. Il faut attendre la totale mise à jour et normalement les dossiers seront réglés automatiquement courant semaine prochaine. (lire la lettre de la FSPF….)

DECLIC SUR AEROSOL

Nous avons reçu un DECLIC sur la facturation des aérosols. Attention , cela annonce des contrôles !!!!!!

Pas de facturation aérosol sans des médicaments spécifiques associés ET remboursés ET prescrits par un médecin spécialiste si nécessaire.

SMART RX

Les anciens Alliadis Periphar et autres ont eu le bonheur de passer gratuitement en SMART RX. Encore heureux que ce soit gratuit !! Quelle panique !! trop de bugs, mauvaise gestion des problèmes, ralentissement de nos informatiques, service hot line débordé et incapable de répondre.

En résumé, n’écoutez surtout pas certains petits malins qui vous laissent à penser que votre matériel informatique est vieux et qu’il faut le changer pour que le programme SMART RX puisse fonctionner. La société SMART RX doit d’abord et rapidement dépanner tous ses clients, réparer ses multiples bugs (caisse, internet ) et nous assurer un fonctionnement journalier optimal …….. plus un minimum d’excuses et d’explications . Chacun fera son bilan ensuite.

Bonne année 2018 ………… qui commence bien !!!

Valérie de Lécluse

Indus : excès de zèle des CPAM

La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF), régulièrement alertée par ses adhérents dans le cadre d’actions en récupération d’indus, constate une recrudescence des litiges avec l’Assurance maladie.

La Fédération, qui accompagne depuis des mois ses adhérents auprès des caisses d’Assurance maladie, s’inquiète des disparités de traitement des indus d’une caisse à l’autre ainsi que des réclamations, parfois abusives, qui lui sont signalées.

Attachée au respect des règles de facturation, la FSPF ne peut néanmoins tolérer l’excès de zèle de certaines CPAM.

A la demande de la FSPF, l’Assurance maladie a accepté lors de la commission paritaire nationale de ce jour, de mettre en place un groupe de travail sur la gestion des indus. Des réponses doivent être apportées afin d’éviter qu’une gestion bureaucratique conduise, indirectement, à des retards de délivrance notamment de médicaments prescrits dans le cadre de traitements lourds et fragilise la trésorerie des officines faisant l’objet de telles procédures.

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF


 

L’avenant conventionnel à l’épreuve des faits

L’arrêté fixant la marge officinale des médicaments remboursables applicable à compter du 1er janvier 2018 vient d’être publié au Journal officiel. Cet arrêté fait suite à la signature par l’Assurance maladie et un seul syndicat, minoritaire, de l’avenant n°11 à la convention nationale pharmaceutique modifiant la rémunération des pharmacies d’officine.

La direction de la sécurité sociale a procédé à des modifications du taux de marge, notamment sur la 1ère tranche (PFHT < 1 ,91 €) par rapport à la fin des négociations conventionnelles de juillet dernier. Cette évolution atténue, comme la FSPF le demande, l’impact des baisses de prix sur les médicaments à PFHT inférieur à 1,91 €. Rappelons qu’aujourd’hui cette tranche est insensible aux baisses de prix.

Cette modification reste largement insuffisante.

Le constat est sans appel : les 70 millions d’euros annoncés que devrait apporter cette modification de marge ne suffiront pas à compenser les 100 millions d’euros de perte déjà connus pour 2018, ainsi que l’impact des baisses de prix à venir pour l’année prochaine.

Impact des baisses de prix sur 2018 déjà parues au JO
– 30 M€
Impact des mesures du CSG1 du 16 nov. 2017
– 70 M€
Modification de l’arrêté de marge publié au JO le 13 déc. 2017
+ 70 M€
Impact estimé des baisses de prix à paraître sur 2018 (estimation)
– 70 M€
TOTAL estimé
-100 M€

C’est pour cette raison que la FSPF a refusé de signer un avenant qui acte une perte de ressources pour le réseau officinal. Depuis le début des négociations conventionnelles, la Fédération réclame la prise en compte des baisses de prix sur l’ensemble de la période conventionnelle, soit de 2017 à 2022.

Au final, rien n’a été prévu dans l’avenant n°11 pour compenser les pertes de 2017…

et l’investissement programmé s’avère déjà insuffisant pour 2018.

 

1. Comité de suivi des génériques, en savoir plus, cliquez ici.

Arrêté du 13 décembre 2017, téléchargeable ici

Automédication La FSPF dément les chiffres annoncés par Familles rurales

L’enquête réalisée par Familles rurales sur le prix des médicaments en accès direct fait le constat d’une augmentation moyenne du prix public TTC de 4,3 % entre 2016 et 2017 sur 11 produits retenus par l’association et sur un panel de 40 pharmacies physiques.

La FSPF réfute totalement les chiffres annoncés.

Les données IMS Pharmastat issues d’un panel de 14 000 pharmacies montrent, sur ces 11 produits, une évolution moyenne annuelle du prix public TTC de 0,71 %, inférieure à l’inflation constatée entre 2016 et 2017.

Cette étude confirme le biais statistique lié à la taille du panel retenu, seulement 40 officines, soit 0,2 % de l’ensemble du réseau officinal.

La FSPF demande à rencontrer dès que possible Familles rurales afin d’éviter, à l’avenir, que la méthodologie utilisée ne conduise à de telles contrevérités.

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR