Vous devrez adapter le conditionnement à délivrer au patient, pour couvrir au mieux cette période de 7 jours (ce qui correspond à une boîte de 5 pansements dans la plupart des situations, le renouvellement de pansement intervenant généralement tous les 2 à 3 jours).
A noter : En dehors des situations de plaies multiples, une primo-délivrance d’une boîte de 16 pansements ne devrait donc plus avoir lieu.
Au regard de l’évolution de la plaie ou de l’expertise de l’infirmier prenant en charge les pansements, la délivrance pourra être renouvelée ou adaptée après une première délivrance restreinte à 7 jours, réduisant ainsi le gaspillage.
Renouvellement de la délivrance A la demande expresse du patient et en fonction de ses besoins, la délivrance peut être renouvelée :
à l’issue de la période de traitement couverte par le premier conditionnement,
dans la limite de la durée de traitement mentionnée sur l’ordonnance.
Exemples pratiques
Afin de vous aider au mieux à appréhender la diversité des situations susceptibles de se présenter, voici quelques exemples pratiques :
1. Cas d’un patient se présentant pour la première fois avec une prescription initiale de « pansement hydro cellulaire 10×10 cm, 1 unité tous les 2 jours jusqu’à cicatrisation, 3 boîtes à renouveler 1 fois ».
Vous devez fournir le conditionnement minimum adapté pour couvrir une période de 7 jours. Ici, une boîte de 5 pansements suffira à couvrir la période.
2. Ce même patient revient une semaine après, avec la même ordonnance et souhaite poursuivre le traitement.
Comme il ne s’agit plus d’une primo-délivrance, vous pouvez choisir librement le conditionnement adapté en fonction de la durée estimée de cicatrisation.
3. Plusieurs semaines après, ce même patient revient avec une ordonnance de renouvellement de « pansement hydro cellulaire 10×10 cm, 1 unité tous les 2 jours jusqu’à cicatrisation, 3 boîtes à renouveler 1 fois ».
Comme il ne s’agit pas d’une prescription initiale, la contrainte limitant à 7 jours la primo-délivrance ne s’applique pas. Vous pouvez choisir librement le conditionnement adapté en fonction de la durée estimée de cicatrisation.
4. Au bout d’un certain temps ce patient revient avec une nouvelle ordonnance de « pansement hydro cellulaire 5×5 cm, 1 unité tous les 2 jours jusqu’à cicatrisation, 3 boîtes à renouveler 1 fois ».
S’agissant d’une nouvelle prescription, la règle des 7 jours pour la primo-délivrance s’applique à nouveau. Ici, une boîte de 5 pansements suffira à couvrir la période.
Dans une communication diffusée le 14 mars 2025, l’ANSM a annoncé que le médicament antiarythmique Rythmodan® 250 mg LP, comprimé enrobé (disopyramide) faisait l’objet de fortes tensions d’approvisionnement qui devraient persister jusqu’au mois d’avril 2025.
Afin de garantir la couverture des besoins des patients, l’ANSM vous demande d’observer les consignes suivantes :
En cas d’indisponibilité du Rythmodan® 250 mg LP, vous pouvez le substituer par le médicament équivalent Ritmoforine® Retard 250 mg.
Le médicament étant initialement destiné au marché néerlandais (Pays-Bas), il est essentiel de remettre au patient la lettre d’information ainsi que la notice en français fournies lors de la livraison.
En cas d’indisponibilité du Rythmodan® 250 mg LP et du Ritmoforine® Retard 250 mg, vous pouvez dispenser en remplacement du Rythmodan® 100 mg, gélule.
Il convient de noter que le Rythmodan® 100 mg est une forme à libération immédiate et présente un dosage différent. Par conséquent, la répartition des doses administrées n’est pas la même pendant la journée qu’avec une forme LP dosée à 250 mg. Voici la répartition à indiquer au patient :
Vous pouvez effectuer ces remplacements sans que le patient ait à fournir une nouvelle ordonnance. Il vous est demandé de mentionner sur l’ordonnance le nom du médicament délivré ainsi que la posologie, et d’informer le prescripteur de ce remplacement.
Le 21 mars 2025, le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a prononcé de lourdes peines de prison à l’encontre de onze personnes reconnues coupables d’un trafic de médicaments. Tous ont été condamnés à des peines allant de un à sept ans de réclusion pour avoir utilisé de fausses ordonnances et des cartes Vitale volées.
Selon les éléments présentés lors de l’audience, ce réseau reposait sur un système bien rodé. Des « collecteurs » commandaient des médicaments à l’aide d’un compte Snapchat, avant de falsifier des ordonnances pour écumer les officines du département, munis de cartes Vitale dérobées à des personnes vulnérables de Bagneux. Les produits récupérés, parmi lesquels du tramadol, des sirops et comprimés à base de codéine, ainsi que plusieurs anticancéreux (Tagrisso, Cabometyx, Lenvima), étaient ensuite remis à des intermédiaires.
Un réseau international
Ces derniers acheminaient les colis vers diverses destinations, notamment la Belgique, considérée comme un point de transit, puis la Turquie, la Syrie et l’Égypte.
L’ampleur exacte de ce trafic n’a pas été entièrement élucidée par les enquêteurs. Le journal « Le Parisien » souligne toutefois l’existence d’une organisation « bien huilée », dont la découverte ne serait que partielle. Un collecteur a admis au tribunal avoir obtenu des boîtes de Tagrisso dans une quinzaine de pharmacies des Hauts-de-Seine. À près de 5 000 euros chacune, ces boîtes constituent une source de profit considérable.
Un des intermédiaires a été intercepté à Charleroi, en Belgique, transportant un sac contenant pour 200 000 euros de médicaments anticancéreux. Les débats ont également révélé un préjudice chiffré à 302 000 euros pour la caisse primaire d’Assurance maladie des Hauts-de-Seine. Les mis en cause ont tenté de minimiser leurs actes, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un « trafic de drogue » au sens strict.
Cette position a été réfutée par la présidente du tribunal qui a fermement rappelé que le détournement de médicaments pouvait engendrer des pénuries. Elle a également mis en avant des estimations d’Interpol, selon lesquelles ce type de trafic serait « 10 à 20 fois plus rémunérateur que celui de drogues illégales ». Au vu de la gravité des faits, les peines de prison ferme prononcées témoignent de la volonté de la justice de réprimer sévèrement de telles pratiques.
La campagne de vaccination automnale contre la grippe et le Covid-19 s’est terminée le 28 février 2025. La Haute autorité de santé (HAS), saisie sur la pertinence de réaliser une campagne de vaccination contre la Covid-19 au printemps 2025, a maintenu l’intérêt d’une telle campagne dans un avis rendu le 27 février 2025[1], pour les personnes les plus à risques de formes graves.
Conformément à cet avis, les personnes dont la protection immunitaire diminue plus rapidement dans le temps pourront bénéficier d’une vaccination supplémentaire contre le Covid-19 au printemps. Il s’agit :
Des personnes âgées de 80 ans ou plus ;
Des patients immunodéprimés, quel que soit leur âge ;
Des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et des unités de soins de longue durée, quel que soit leur âge.
Ces personnes pourront recevoir une dose de vaccin Covid-19 dans un délai de 3 mois après la dernière injection ou infection au SARS-CoV-2.
Néanmoins toute personne souhaitant se faire vacciner, même si elle ne fait pas partie de la cible, peut recevoir une injection contre le Covid-19.
Les commandes de vaccins via l’outil de commande de Santé publique France par les effecteurs de ville ont été interrompues à la fin de la campagne hivernale et reprennent au début la campagne de printemps selon les modalités décrites ci-après.
I. Modalités de mise en œuvre du renouvellement vaccinal Covid-19 du printemps
Le renouvellement vaccinal des personnes les plus fragiles s’étendra du 14 avril au 14 juin 2025 avec la possibilité de la prolonger d’un mois si la situation épidémiologique le justifiait. Cette durée permettra aux personnes éligibles d’être protégées pendant la période estivale et d’être de nouveau éligibles au début de la campagne automnale tout en répondant à l’objectif d’efficacité des campagnes.
Les commandes se feront via le portail de Santé publique France, qui ouvrira deux semaines avant le début du renouvellement vaccinal, selon le calendrier prévisionnel suivant :
Ouverture du portail de commande : lundi 31 mars et mardi 1er avril 2025
Livraisons des doses commandées aux officines : jeudi 10 et vendredi 11 avril 2025
Début de la vaccination : lundi 14 avril 2025
II. Modalités de conservation et d’administration des vaccins en stock Etat
Comirnaty® Omicron JN.1 30µg/dose dispersion injectable (bouchon gris) – Forme adulte (12 ans et +)
Présentation : ce vaccin, prêt à l’emploi (ne nécessitant pas de dilution), est présenté sous forme de flacons multidoses qui contiennent 6 doses de 0,3 mL.
Conservation : les flacons non ouverts peuvent être conservés après décongélation pendant un maximum de 10 semaines à une température entre +2°C et +8°C et selon la date de péremption affichée sur le flacon entre -90°C et -60°C.
Administration : une dose de vaccin (0,3 mL) doit être administrée exclusivement par injection intramusculaire. Une surveillance de 15 minutes est recommandée après la vaccination. La boite de vaccins est dépourvue de notice, mais il est possible d’obtenir le résumé des caractéristiques du produit (RCP) ainsi que des informations complémentaires relatives au bon usage du vaccin en scannant le QR Code présent sur la boîte.
Comirnaty® Omicron JN.1 10µg/dose dispersion (bouchon bleu foncé) – Forme pédiatrique (5 ans – 11 ans)
Présentation : ce vaccin, prêt à l’emploi (ne nécessitant pas de dilution), est présenté sous forme de flacons multidoses qui contiennent 6 doses de 0,3 mL.
Conservation : les flacons non ouverts peuvent être conservés après décongélation pendant un maximum de 10 semaines à une température entre +2°C et +8°C et selon la date de péremption affichée sur le flacon s’il est conservé entre -90°C et -60°C.
Administration : une dose de vaccin (0,3 mL) doit être administrée exclusivement par injection intramusculaire. Une surveillance de 15 minutes est recommandée après la vaccination.
Comirnaty® Omicron JN.1 3µg/dose dispersion (bouchon marron) – Forme pédiatrique (6 mois – 4 ans)
Présentation : ce vaccin est présenté sous forme de flacons multidoses qui, après dilution, contiennent 3 doses de 0,3 mL.
Conservation : les flacons non ouverts peuvent être conservés après décongélation pendant un maximum de 10 semaines à une température entre +2°C +8°C et selon la date de péremption affichée sur le flacon s’il est conservé entre -90°C et -60°C.
Administration : une dose de vaccin (0,3 mL) doit être administrée exclusivement par injection intramusculaire. Une surveillance de 15 minutes est recommandée après la vaccination.
Les flacons peuvent être conservés entre +8°C et +30°C avant la première ponction (incluant le temps de décongélation).
Les boites de vaccins sont dépourvues de notice, mais il est possible d’obtenir le résumé des caractéristiques du produit (RCP) ainsi que des informations complémentaires relatives au bon usage des vaccins en scannant le QR Code présent sur la boîte ou en se rendant sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments : http://www.ema.europa.eu et sur le site du laboratoire https://www.comirnatyeducation.fr/
III. Modalités de commande des vaccins du renouvellement vaccinal Covid-19 du printemps
A compter de la session de commande des lundi 31 mars et mardi 1er avril 2025, les officines pourront commander des flacons du vaccin Comirnaty® de Pfizer-BioNTech pour elles-mêmes et pour les effecteurs autorisés qui leur en font la demande directement sur l’outil de commande de Santé publique France.
Les vaccins et dispositifs médicaux associés vous seront livrés selon les délais habituels, à savoir entre le jeudi et le vendredi de la semaine suivante, soit à J+10 sauf exceptions.
L’officine peut consulter sa confirmation de commande présentant le détail des quantités commandées et la date de livraison prévisionnelle dès le mercredi suivant la session de commande à partir de 18h00, via l’outil de commande de Santé publique France (dans l’onglet suivi de commande) ; l’officine est invitée à prévenir les professionnels de santé pour lesquels elle a commandé. Il est par ailleurs recommandé de planifier les rendez-vous à partir du lendemain de la date de livraison prévisionnelle indiquée dans la confirmation de commande.
IV. Modalités de suivi de la vaccination contre le Covid-19
Les injections réalisées par les professionnels de santé seront suivies via les codes de facturation à l’assurance maladie : code INJ pour les pharmaciens, infirmiers, médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes, codes INJ ou VAC pour les médecins et sages-femmes.
Les consignes de facturation restent les mêmes, à savoir:
Merci à toutes et à tous pour votre engagement dans le renouvellement vaccinal de notre population des plus fragiles.
Dr. Grégory Emery
Directeur Général de la Santé
Original signé
[1] Avis du 27 février 2025 de la HAS relatif à la pertinence de réaliser une campagne de vaccination Covid-19 au printemps 2025
Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
Les nouveaux codes actes et les nouvelles conditions de facturation applicables aux entretiens pharmaceutiques sont désormais en ligne sur le site internet de l’Assurance maladie.
Par ailleurs, dans sa communication adressée à l’ensemble des pharmaciens d’officine, l’Assurance maladie précise que ces nouvelles modalités de facturation s’appliquent également aux séquences annuelles non finalisées au 31 décembre 2024 et non facturées. Elle confirme également que les pharmaciens d’officine peuvent facturer ces entretiens pharmaceutiques de façon rétroactive depuis le 8 janvier 2025.
A titre d’exemple, dans le cadre de la prise en charge d’un patient sous traitement anticancéreux oral, si vous réalisez un entretien initial au cours de l’année 2024 et deux entretiens thématiques durant les mois de janvier et mars 2025, vous pourrez facturer le code acte AC1 à deux reprises au cours du mois de janvier 2025 et facturer le code acte AC1 une seule fois au mois de mars 2025.
Afin de vous aider dans la mise en œuvre de l’accompagnement des patients chroniques et de ces nouvelles modalités de facturation, nous avons conçu, pour vous, une fiche pratique ainsi qu’un tableau synthétique.
Près de trois ans après la mise en place de l’accompagnement pharmaceutique des patients chroniques, les chiffres publiés par l’Assurance maladie démontrent une réelle adhésion des pharmaciens d’officine et des patients à ce dispositif, lequel a marqué une évolution des missions confiées à notre profession. L’intérêt croissant des patients pour ces entretiens d’accompagnement confirme que le pharmacien d’officine est devenu un acteur essentiel de la prévention des risques ainsi qu’un important contributeur dans la bonne observance des traitements.