Merci aux (quelques) courageux titulaires marseillais de leur implication

Aujourd’hui des titulaires marseillais syndiqués et conscients des enjeux gravissimes qui se jouent en ce moment ont manifesté devant la « Sécu » de la Canebière. Nous aurions préféré qu’ils soient plus nombreux mais ils ont participé à l’acte IV des mouvements de contestation avec quelques kinés.

Voici quelques photos et vidéos:

FAQ Réquisitions: on répond à vos questions

  1. Les réquisitions par mail sont-elles valables ? Oui, les réquisitions par mail sont valables.
  2. Dois-je contacter les élus de mon territoire ? Oui, il est fortement recommandé d’alerter vos députés, sénateurs, maires et élus locaux sur la situation. Un courrier type est mis à votre disposition pour vous aider à les interpeller efficacement. Vous pouvez l’adapter selon votre contexte local et le transmettre par courrier ou par mail.Télécharger
  3. Qui dois-je prévenir si je participe à la grève des gardes ? Il est fortement recommandé d’informer votre syndicat départemental et le Directeur Général de l’ARS par email. Ce n’est pas une obligation légale, mais cela permet de montrer l’ampleur de la mobilisation.Téléchargez notre courriel type
  4. Que fait mon syndicat dans ce cadre ? Il transmet à l’ARS le tableau des gardes prévu, afin que la préfecture puisse organiser les réquisitions si nécessaire.
  5. Que dois-je faire si je suis réquisitionné ? Prévenez immédiatement votre syndicat, qui mettra à jour Résogardes (3237). Cela permet d’assurer une bonne orientation des patients et d’éviter toute contestation des honoraires.
  6. Puis-je refuser une réquisition ? Non. Le refus d’une réquisition est un délit puni de 6 mois de prison et 10 000 € d’amende (article L.2215-1 du Code général des collectivités territoriales).
  7. Puis-je me faire remplacer si je suis réquisitionné ? Non. La réquisition est nominative. Vous devez assurer la garde personnellement.
  8. Puis-je facturer les honoraires habituels ? Oui. Vous appliquez les honoraires d’urgence comme en garde classique, vous aussi pourrez bénéficier de l’indemnité d’astreinte versée par l’assurance maladie.
  9. Puis-je être remboursé si j’engage des frais pendant une réquisition ? Oui. Vous pouvez demander une indemnisation à la préfecture pour les frais liés à la réquisition (mobilisation de personnel, surcoût d’activité…).
  10. Dois-je informer la FSPF ? Oui, via notre formulaire. Cela permet à la FSPF de suivre précisément le mouvement.Remplir notre formulaire
  11. Dois-je informer mes patients ? Oui. Il est important d’afficher une note dans votre officine mentionnant les coordonnées du commissariat ou de la gendarmerie qui pourra orienter les patients vers les pharmacies réquisitionnées.

Grève des gardes : les réquisitions en pratique

Alors que la mobilisation s’organise pour durer, à la suite du rassemblement du 1er juillet dernier, on fait le point sur les démarches à mettre en œuvre pour les pharmaciens qui décident de ne pas participer au tour de gardes.

Dans leur bras de fer avec le gouvernement, les pharmaciens ont entamé, depuis le 1er juillet et dans de nombreux départements, une grève des gardes de nuit et des jours fériés. Une mobilisation qui demande de réaliser quelques démarches, détaillées dans une circulaire publiée par la FSPF sur son site. Celle-ci précise notamment qu’un pharmacien qui souhaite suspendre sa participation aux services de gardes et d’urgences doit préalablement en informer son syndicat départemental, mais également la FSPF, en renseignant un formulaire en ligne. La circulaire stipule également que les pharmaciens ne sont pas tenus par une obligation légale d’informer leur agence régionale de santé (ARS) de leur décision de faire grève. Toutefois, le syndicat les encourage malgré tout à l’indiquer par e-mail au directeur de l’ARS, afin de montrer l’ampleur de la mobilisation.

Notification par e-mail valable

Il revient ensuite au syndicat départemental de transmettra à l’ARS le planning prévisionnel des gardes établi afin de permettre à la préfecture, sur proposition de l’ARS, d’organiser les réquisitions éventuellement nécessaires au bon maintien de la permanence pharmaceutique. Que le pharmacien soit gréviste ou non, il peut alors être réquisitionné pour effectuer une garde, et ne peut s’y soustraire. De fait, ce refus serait considéré comme un délit, puni de six mois de prison et de 10 000 euros d’amende. À l’occasion de son Live hebdomadaire du 4 juillet, Philippe Besset a évoqué le cas de la validité des réquisitions lorsque les pharmaciens les reçoivent par e-mail : « L’autorité qui réquisitionne doit s’assurer que la personne qui est l’objet de la réquisition a reçu le courrier ou l’ordre de réquisition. S’il n’y a pas de règle écrite au sujet de la réquisition par e-mail, il existe une jurisprudence constante qui considère qu’à partir du moment où un mail a été reçu – et on peut le prouver par les traces informatiques –, quand bien même il n’aurait pas été ouvert, le pharmacien doit assurer sa réquisition. »

ARS en défaut

Philippe Besset est également revenu sur le cas particulier de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté : cette dernière a semé la confusion chez les pharmaciens avec un message dans lequel elle explique qu’elle réquisitionnera uniquement les dimanches et jours fériés, mais non les nuits en semaine. Elle considère en effet que « la quasi-totalité des urgences pharmaceutiques peuvent attendre le lendemain » et motive sa décision par « des effectifs restreints (sans même compter les absences pour congés estivaux) de l’ARS (siège et directions territoriales), des préfectures et forces de l’ordre ». Une position qui n’est pas « tenable », a estimé le président de la FSPF. Selon lui, l’agence « va se faire rappeler à l’ordre par le ministère étant donné qu’elle doit assurer l’accès aux médicaments pour la populationOn compatit devant leur charge de travail supplémentaire et leurs vacances, mais quand on proteste, on gêne forcément quelqu’un. » Philippe Besset réaffirme donc que « l’ARS doit faire son travail de réquisition pour garantir la santé publique », d’autant que dans le cas contraire et si un accident survenait, « c’est elle qui serait tenue pour responsable »

par Claire Frangi – Le Pharmacien de France

Le 04 juillet 2025

Acte 3: Pression max sur la « Sécu »

Dans le 13, à partir d’une idée d’un confrère, nous avons lancé une action collective sur le tiers payant.

Voici un tuto clair et simple pour la mettre en place dès aujourd’hui. Pensez à le communiquer à vos équipes!

Cette action, bien moins coûteuse qu’une journée de fermeture, pourrait saturer rapidement les CPAM, qui devront traiter des milliers de CERFA.
Plus nous serons nombreux à la mettre en œuvre, plus elle sera visible et efficace.

Le temps presse : nous devons maintenir une pression maximale avant la décision finale du Gouvernement Bayrou!

Communiqué de presse 02/07/2025


Les pharmaciens d’officine ont, le 1er juillet, participé en masse à un mouvement interprofessionnel historique afin de dénoncer la trahison du Gouvernement envers les soignants.

La canicule qui frappe le pays n’a pas entamé leur détermination : plus de 5 000 soignants se sont mobilisés sur tout le territoire, dont 3 000 présents sur l’esplanade des Invalides. Il s’agissait, pour les pharmaciens, de protester contre la baisse du plafond des remises sur les médicaments génériques et la faiblesse des remises proposées sur les médicaments biosimilaires et hybrides. Partout en France, ce sont plus de 90 syndicats départementaux qui ont appelé à la grève des gardes, à la demande des deux syndicats représentatifs de la profession.

A proximité immédiate de l’Assemblée nationale, la FSPF a alerté les nombreux députés qui lui ont rendu visite sur son stand sur les conséquences catastrophiques de cette décision : une économie officinale asphyxiée, 800 pharmacies menacées de fermeture immédiate, 20 000 emplois sur la sellette, et des millions de patients potentiellement privés de service de santé de proximité. Dans la foulée, des députés ont interpellé Yannick NEUDER, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, sur la situation du réseau officinal, à l’occasion de la séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale.

Au terme d’une manifestation qui l’a conduite jusqu’au ministère de la Santé, la FSPF a été reçue, au côté notamment des représentants des masseurs-kinésithérapeutes, par le ministre. Le président BESSET a exigé que le Gouvernement tienne ses engagements pour soutenir l’économie officinale, préserver les pharmacies de proximité et garantir un accès aux soins et aux produits de santé. Il a également plaidé pour le respect du dialogue conventionnel et des engagements pris par le ministère de la Santé.

Après un propos liminaire lénifiant empreint de vagues promesses, Yannick NEUDER a mis en avant le déficit de l’Assurance maladie pour s’opposer à la demande de maintien du plafond de remises à son niveau actuel. Pour le ministre, l’avis du comité d’alerte de l’ONDAM du 18 juin dernier rebat les cartes et contraint le Gouvernement à des mesures d’économies. Il a toutefois annoncé avoir signé un arrêté prorogeant pour quelques semaines le plafond de remises génériques à 40 %, le temps que ses services finalisent de nouvelles propositions.

Monsieur le ministre, les pharmaciens ne sauraient se payer de promesses. La méthode de travail suivie est inacceptable et traduit un manque de considération pour une profession de plus en plus mise à contribution pour son apport à la santé publique. Le respect de la parole donnée est un préalable indispensable au retour de la confiance entre les pharmaciens et les pouvoirs publics.

C’est la raison pour laquelle, réunie aujourd’hui en conseil d’administration, la FSPF a confirmé la poursuite de la grève des gardes et décidé de suspendre sa participation aux négociations en cours de l’accord conventionnel interprofessionnel relatif aux maisons de santé pluriprofessionnelles. Les interlocuteurs de la FSPF ayant indiqué que le Gouvernement devrait rapidement arbitrer ce dossier, une assemblée générale extraordinaire sera convoquée d’ici la fin du mois de juillet afin d’arrêter la liste et le calendrier des actions qui seront, le cas échéant, mises en œuvre.

Un seul objectif : le retrait de la mesure.

Site de la mobilisation : https://www.mobilisationpharmaciens.com/

Les Pharmaciens du Sud

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