Arnaque au faux conseiller bancaire (spoofing) : comment la repérer et réagir ?

En quoi consiste l’arnaque au faux conseiller bancaire ?

Aussi appelée spoofing, cette fraude consiste pour les escrocs à se faire passer pour un conseiller bancaire. L’objectif : duper la personne au bout du fil pour récupérer ses informations confidentielles et réaliser des opérations frauduleuses.

Le mode opératoire est souvent le même :

  1. Vous recevez un appel d’une personne se faisant passer pour un conseiller bancaire, ou alors travaillant pour le service de lutte contre la fraude de votre banque.
  2. Elle indique que des transactions frauduleuses ont lieu sur votre compte, qui est la raison de son appel.
  3. Vous devez suivre ses instructions pour stopper les opérations frauduleuses. La personne vous demande alors de lui communiquer des informations personnelles et confidentielles (identifiant et mot de passe, code de validation par exemple) ou encore de lui transmettre le code reçu par SMS. En réalité, les informations transmises ou les actions que vous faites vont lui permettre de faire des paiements frauduleux.
  4. Une fois l’appel terminé et les informations transmises, vous constatez que des sommes ont été prélevées sur votre compte.

D’autres modes opératoires, qui peuvent être complémentaires, peuvent être utilisés par les fraudeurs :

Vous recevez un SMS ou un mail de votre banque vous demandant de valider une opération ou mettre à jour votre profil en cliquant sur un lien : il s’agit dans ce cas de phishing (aussi appelé hameçonnage). Ce SMS ou courriel peut précéder l’appel d’un faux conseiller, puisqu’il va permettre aux cybercriminels de récupérer des informations personnelles utiles pour vous arnaquer.

L’arnaque au coursier : lors de son appel, le faux conseiller bancaire peut vous proposer de remettre la carte soi-disant piratée à un coursier, en échange de l’envoi d’une nouvelle carte. Le but ? Récupérer votre carte avec votre accord, pour pouvoir l’utiliser par la suite.

Comment repérer l’arnaque au faux conseiller bancaire ? 

Voici quelques pistes pour vous aider à identifier les cas de fraudes :

Soyez vigilant lorsque vous recevez un appel d’un conseiller qui évoque une fraude sur votre compte : les arnaqueurs jouent sur l’urgence et la peur pour vous faire agir rapidement. Dans ce contexte, les victimes baissent leur vigilance.

Les arnaqueurs savent se montrer très convaincants, avec un discours élaboré pour rassurer la personne au bout du fil. Pour donner de la crédibilité à leur appel, ils peuvent aussi vous donner des informations obtenues au préalable à la suite de phishing ou d’une fuite de données. Elle peut même aller jusqu’à usurper le numéro de téléphone de votre banque.

Comment vous protéger ?

Quelques informations à retenir pour ne pas tomber dans le piège :

  • Soyez méfiant envers des demandes inhabituelles.
  • Dans tous les cas, un conseiller bancaire ne vous demandera jamais de transmettre des informations confidentielles telles que :
    • votre mot de passe vous permettant de vous connecter à votre compte, 
    • votre code confidentiel vous permettant de valider une opération, 
    • ou encore le code de sécurité que vous recevez par message pour valider une opération. Ces informations sont strictement confidentielles.
  • De la même manière, votre banque ne vous enverra jamais de coursier pour récupérer votre carte
  • Une validation de votre part ne permet en aucun cas de bloquer ou annuler une opération sur votre compte.
  • Enfin, sachez que votre banque ne vous demandera pas non plus de faire un virement vers un compte soi-disant sécurisé.

Au moindre doute, raccrochez. 

Contactez votre banque au plus vite en composant le numéro habituel pour les informer de cette tentative de fraude. Il peut être conseillé de changer votre mot de passe vous permettant d’accéder à votre compte en ligne et/ou faire opposition sur votre carte. 

Comment réagir si vous avez été victime de cette arnaque ?

Contactez votre banque pour faire opposition au plus vite. Vous devrez également changer votre mot de passe vous permettant d’accéder à votre espace en ligne.

Ensuite, vous devez déposer une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Pensez à bien garder toutes les preuves.

En cas de fraude sur votre carte bancaire, faites un signalement sur la plateforme Perceval.

À savoir

La plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur peut vous accompagner et vous orienter dans vos démarches. Le service est ouvert de 9h à 18h30 du lundi au vendredi au 0 805 805 817 (appel et service gratuits).

source Bercy infos

Communication de notre présidente sur les indus LPP lors d’hospitalisation du patient:

Chers confrères,

Plusieurs d’entre vous ont interpellé le syndicat car ils ont reçu des indus sur la facturation de forfait de location hebdomadaire ( lit médical) alors que le patient est hospitalisé. Même si, sur le principe, la CPAM a le droit de réclamer ces sommes, je vous invite à répondre (si c’est le cas) que l’hôpital ne vous a pas averti qu’il prenait en charge votre patient.

Vous trouverez ci dessous un extrait du courrier envoyé au contrôle médical de la CPAM 13.

Nous comprenons la problématique mais vous rappelons que nous ne sommes pas au domicile du patient. Si la famille ou l’infirmière ne nous informent pas , nous pouvons éventuellement nous en douter au constat de non renouvellement mensuel des traitements quand il y en a. L’hôpital qui accueille le patient est le seul à pouvoir avertir tous les patriciens de ville. D’ailleurs, le pharmacien de ville est appelé quand le service hospitalier fait un bilan de médication face à une personne qu’il ne connait pas. A cet effet , ils trouvent bien notre numéro de téléphone !!??Je rappelle que le projet du  » pharmacien correspondant » pourrait régler cette problématique et bien d’autres.

D’autre part , il y a le sujet forfait de livraison qui englobe l’installation et le retrait. Cas de la personne âgée hospitalisée 15 jours ou 1 mois puis retour à domicile, peut on remettre un forfait de livraison ? Car personne ne livrera gratuitement ( ni le pharmacien ni la société de matériel médical).

Nous ferons un point à la rentrée mais il semble que le montant de l’indu ait déjà été revu à la baisse pour certains.

Bien confraternellement,

Valérie OLLIER

Présidente SGPBdR

Jean-Pierre CALISSI: Une figure régionale de la profession nous a quitté

Jean-Pierre CALISSI est décédé à l’âge de 75 ans. Beaucoup d’entre vous l’ont connu et ont apprécié autant sa compétence que sa jovialité.

Je l’ai connu à l’hôpital Michel Lévy de Marseille en 1977 lorsqu’il était interne en pharmacie hospitalière à l’APHM dans le service du Pr Guy Balansard. De grands moments de rire mais toujours avec une compétence extrême.

Après l’internat, il a travaillé aux laboratoires SIBOURG puis, en tant que directeur salarié, a créé MIDI-OXYGENE avec Patrick Brémond, société reprise par la suite par Air Liquide.

Les confrères l’ont surtout connu en 2008 comme pharmacien responsable au « Comptoir Pharmaceutique » et comme directeur de l’OCP Marseille ou il a su gérer les intérêts de l’OCP tout en préservant ceux de ses clients officinaux régionaux.

Par la suite, il a connu le métier de pharmacien d’officine pendant quelques années tout en continuant à enseigner comme professeur associé à la faculté de pharmacie de Marseille. Il a aussi été administrateur de notre Centre de formation des apprentis (IFMP).

Le Conseil d’administration adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et particulièrement à son fils Bruno, pharmacien à Marseille.

P.L

Commission paritaire nationale (CPN) du 17 juin 2026

Prise en charge des médicaments à SMR faible (15%)

Décret du 16/04/2026 : suppression de l’exonération sur les
médicaments à SMR faible pour les assurés en ALD

Modalités de mise en œuvre :
✓Avenant 49 au cahier de charges SESAM-Vitale publié le 29 mai 2026
✓Développement des LGO en cours, déploiement à venir d’ici le
01/10/2026
✓A compter du 01/10/2026 : rejet des factures non-conformes

Les Pharmaciens du 13

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