DGS-Urgent n°2022_46: Epidémie de salmonellose multi-résistante

Mesdames, Messieurs,

Une épidémie de cas de salmonellose à salmonella typhimurium appartenant au même cluster génomique S.4,5,12:i:- a été signalée par le Royaume-Uni. Au 5 avril 2022, 105 cas confirmés étaient identifiés en Europe, dans huit pays: Royaume-Uni (n=63), France (n=20), Irlande (n=10), Allemagne (n=4), Suède (n=4), Pays-Bas (n=2), Norvège (n=1) et Luxembourg (n=1).


En France, au 6 avril 2022, 21 cas français appartenant à ce cluster ont été identifiés par le Centre National de Référence (CNR) des E.coli, Shigella et Salmonella (dates d’isolement comprises entre le 21/01 et le 07/03). Les cas sont répartis dans 10 régions, avec un âge médian de 4 ans, 10 filles et 11 garçons. Sur 15 cas interrogés, 8 enfants ont été hospitalisés. A ce stade, pour les cas interrogés, il n’est recensé aucun décès ni séjour en réanimation.


Cette souche épidémique présente une multirésistance à plusieurs familles d’antibiotiques : aminosides (incluant kanamycine et gentamicine), bêta-lactamines (aminopénicillines), inhibiteurs la synthèse des folates (sulfamides,
triméthoprime, cotrimoxazole), tétracyclines et phénicolés.
La souche épidémique reste sensible aux céphalosporines de 3ème génération, aux fluoroquinolones (concentration minimale inhibitrice de la ciprofloxacine = 0,016 mg/L) et à l’azithromycine (concentration minimale inhibitrice = 4 mg/L).


Les investigations menées par Santé Publique France en lien avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont mis en évidence la consommation de produits Kinder dans
les jours précédant l’apparition de symptômes.


En conséquence, l’entreprise FERRERO qui commercialise ces produits a procédé le 5 avril 2022, en lien avec la DGCCRF et la Direction générale de la santé (DGS), à un retrait-rappel de plusieurs produits de la marque Kinder.


Compte-tenu du profil de multirésistance de la souche, de la sévérité de la maladie (taux d’hospitalisation élevé), de l’âge des cas et de la possibilité de consommation de ces produits malgré le retrait-rappel, notamment à l’approche de Pâques, il convient d’être vigilant. D’autres cas pourraient survenir. Aussi devant tout cas de diarrhée fébrile chez un enfant, nous vous invitons à évoquer ce diagnostic et interroger les familles sur la consommation de chocolat Kinder dans les jours précédant l’apparition des symptômes. Le cas échéant, une coproculture peut être réalisée pour confirmer le diagnostic. Tout cas suspect doit être signalé à l’Agence Régionale de Santé de votre région.


La Société Française de Pédiatrie, sollicitée en urgence par la Direction générale de la santé indique que leur avis publié en 2017 sur Salmonella Agona reste d’actualité pour la clinique, la prise en charge et la surveillance des salmonelloses non typhiques en pédiatrie. Cet avis est disponible en ligne sur le site du Ministère des solidarités et de la sante (https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/securite-sanitaire/les-alertes-sanitaires/article/contamination-a-salmonella-agona-de-jeunes-enfants).

Il précise notamment les traitements préconisés.

Nous vous remercions de votre mobilisation.

Pr. Jérôme SALOMON
Directeur Général de la Santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

DGS-URGENT N°2022_ 45 : Ukraine – Appui du système de santé françcais

Mesdames, Messieurs,

La France a d’ores-et-déjà accueilli près de 34 500 personnes réfugiées.

Le régime de la protection temporaire décidé au sein de l’Union européenne au profit des réfugiés du conflit permet à toutes les personnes bénéficiant de ce régime en France d’être affiliées à la Protection universelle maladie (PUMa) et de bénéficier de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans délai de carence.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rendu un avis le 23 mars 2022 relatif « aux enjeux de santé publique et au rendez-vous santé des personnes migrantes en provenance des zones de conflits en Ukraine » : lien avis du HCSP 23 avril 2022

La prise en charge médico-psychologique des réfugiés doit être une priorité, ainsi que l’organisation du parcours de soins pour la prise en charge des réfugiés souffrant de maladies chroniques. Il convient également d’avoir une attention particulière pour la tuberculose et le VIH, dont la prévalence dans la population ukrainienne est à des niveaux plus élevés qu’en France. Les vaccinations contre les maladies infantiles (ROR, DTP, BCG…) sont également importantes à vérifier et le cas échéant, à mettre à jour. La vaccination contre la Covid-19 pourra également être proposée.

Ressources utiles :

Nous vous remercions pour votre engagement constant et votre solidarité.

Dr Grégory Emery

Directeur général adjoint de la santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

La page de l’investissement

Et si vous évitiez les montagnes RUSSES pour vos placements ?

OPTI PATRIMOINE vous oriente vers une classe d’actifs méconnue de beaucoup, qui suscite un réel engouement chez les investisseurs avisés : le PRIVATE EQUITY ou CAPITAL INVESTISSEMENT.

Pourquoi ?  la baisse d’attractivité des placements classiques amène à s’intéresser à d’autres solutions, encouragées par l’Etat, axées sur l’économie réelle.

Le COVID, le contexte géo-politique ont généré du stress pour tous les types d’épargnants.

Les contrats d’assurance-vie se répartissent entre :

  • des fonds euros sans rendement : compte-tenu du retour de l’inflation (annoncée à 4.5% sur 12 mois), leur performance réelle est négative.
  • des Unités de Compte dont les fluctuations et la volatilité spectaculaires sont jugées dissuasives.

Face à ce dilemme, le PRIVATE EQUITY apporte une réponse intéressante.

L’offre en PRIVATE EQUITY permet aux entreprises non cotées d’accéder à des capitaux rapidement pour financer leur développement.

Pour l’investisseur il s’agit de prendre des participations (via des Fonds qui sélectionnent plusieurs projets pour mutualiser et diluer le risque) dans le capital de petites et moyennes entreprises en fort développement, puis de les céder à terme avec un objectif de plus-value. Il bénéficie d’une décorrélation des marchés financiers (pas de cotation= pas de volatilité= pas de stress).

L’horizon de placement varie de 4 à 7 ans, avec une liquidité réduite ou inexistante sur cette durée, mais pour des objectifs de rendement de 7%/an et plus, en contrepartie, il est vrai, d’un risque de perte en capital, d’où la diversification interne au fonds pour gérer ce risque.

Les fonds interviennent dans différents secteurs porteurs (transition énergétique, digitalisation, santé, etc..) et/ou résilients (immobilier, groupements forestiers, hôtellerie).

Ils sont animés par des Sociétés de Gestion dont les performances passées peuvent être consultées et évaluées.

Qui peut souscrire ?

Personnes morales : SEL de pharmacie, SPFPL (holding) en compte-titres : pour placement de trésorerie excédentaire ou dans le cadre du remploi cession 150 OB TER (report de plus-value suite à cession de titres).

Personnes physiques : en compte-titres, éventuellement pour défiscaliser (réduction d’IR de 25%).

Philippe RICHARD  06 10 91 58 27.

Précisions sur la baisse du prix de remboursement des TAG:

La FSPF a défendu la profession concernant la baisse du prix des TAG. La baisse était inéluctable et il fallait empêcher qu’elle soit trop importante. Dans un premier temps, Philippe BESSET a refusé d’en discuter avec la CNAM alors qu’il partait en congés. L’autre syndicat n’a rien dit sur le montant de 15 euros indiqué par la CNAM . La mesure a été retardée en attendant que Philippe BESSET revienne à Paris. Quand il est revenu, il a obtenu un prix de 16 euros puis, en discutant encore, il a obtenu 16,50 euros.

Evidemment, une posture de « vierge effarouchée » convenait mieux à l’autre syndicat pour donner l’impression qu’il était le seul à défendre la profession et sans proposer de mesures fortes.

Dans les 2 cas, l’autre syndicat cherche un bouc émissaire dans la profession en faisant croire qu’il est le seul à mener une défense syndicale. Il est difficile de croire que les pharmaciens sont dupes et pensent qu’un seul syndicat, minoritaire de surcroit, soit au front.

Confraternellement,

Valérie de Lécluse (Pdt FSPF13) Louis Peneranda (Pdt FSPF84)

Les Pharmaciens du Sud

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