La FSPF dialogue en 2.0

TOUS LES JEUDIS 19H-20H

Votre Fédération organise tous les jeudis de 19h à 20h, un After Work.

Le principe est simple : écouter et donner la parole aux confrères, en complément de la Grande Consultation, lancée le 11 janvier dernier, pour laquelle la FSPF a déjà reçu près de 3000 réponses.

Philippe BESSET, Président de la FSPF, fera un point sur l’actualité professionnelle de la semaine en présence de confrères en visioconférence.

Tous les pharmaciens pourront également poser leurs questions via le tchat.A l’approche des élections de vos URPS, la FSPF veut pour les 5 années à venir, bâtir un avenir qui aura pour socle ces 3 items :

REVALORISER, PROTEGER, SIMPLIFIER l’exercice professionnel 

Connectez-vous tous les jeudis à 19h

FRAIS D’EQUIPEMENT 2021

L’indemnité forfaitaire annuelle est portée à 78 euros

En Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI), les partenaires sociaux ont conclu, le 13 janvier, un accord portant revalorisation des frais annuels d’équipement. Le montant de l’indemnité forfaitaire annuelle est fixé à 78 euros à compter de l’année 2021.

Ces frais d’équipement bénéficient à tous les salariés, quel que soit l’emploi occupé (apprentis compris), après douze mois de présence dans l’entreprise. Le montant des frais d’équipement ne peut être proratisé en fonction du temps de travail.

Ces frais doivent être versés avant le 31 octobre de chaque année. Leur versement n’est pas subordonné à la production d’un justificatif de dépense. A ce titre, et sauf cas particulier, il convient de considérer les frais d’équipement comme un avantage en nature qui doit être intégré dans l’assiette des cotisations sociales.

Enfin, rappelons que les employeurs doivent assumer le coût financier de l’entretien des vêtements de travail (blouse par exemple) dont ils imposent le port.

Philippe BESSET

Président

__________________________________________

Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

13, rue Ballu 75311 Paris cedex 9

Tél. 01 44 53 19 25 – Fax 01 44 53 21 75 – www.fspf.fr

FRAIS D’EQUIPEMENT 2021

DGS-Urgent n°2021_04 : Conditions de vaccination des patients vulnérables à très haut risques

Mesdames, Messieurs,

Conformément aux recommandations émises ce jour par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, présidé par le Professeur Alain Fischer, et en cohérence avec l’avis du 17 décembre 2020 de la Haute autorité de santé sur la possibilité de prendre en compte dans la stratégie de vaccination des facteurs de risque individuel, il a été décidé que les patients vulnérables à très haut risque, tels que définis par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, pourront être vaccinés de manière progressive, à compter du 18 janvier.

Il s’agit des patients :

  • Atteints de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • Atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • Transplantés d’organes solides ;
  • Transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Atteints de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ;
  • Atteints de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COS et les filières de santé maladies
  • Atteints de trisomie 21.

Compte-tenu de la nécessité de s’assurer du respect des critères médicaux, ces patients devront avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

Ces personnes doivent pouvoir être vaccinés dans les lieux les mieux adaptés à leur situation : au sein des services où elles sont suivies, si cela est possible, ou dans les centres de vaccination ouverts partout en France.

                                Pr. Jérôme Salomon

                                                    Directeur Général de la Santé

COUVRE-FEU GENERALISE Permanence pharmaceutique et gestion du personnel : quels impacts ?

Le Premier ministre a annoncé le 14 janvier la généralisation du couvre-feu dès 18h00 à l’ensemble du territoire métropolitain à compter du 16 janvier.

Comme lors des mesures de confinement, de même que lors du premier couvre-feu initialement imposé à partir de 20 heures, les pharmacies d’officine peuvent rester ouvertes et faire travailler leurs salariés selon leurs horaires habituels afin d’assurer l’accueil des patients, les déplacements pour l’achat de produits de santé étant autorisés.

Pour permettre aux salariés de réaliser leurs trajets domicile-officine sans encombre pendant les heures de couvre-feu, les pharmaciens titulaires doivent leur remettre un justificatif de déplacement professionnel dont vous trouverez, ci-joint, copie.

Afin de répondre le plus clairement possible aux questions que vous pouvez vous poser au sujet de la permanence pharmaceutique et de la gestion de votre personnel en période de couvre-feu, vous trouverez, ci-après, une série de questions-réponses établies au vu des informations dont nous disposons à ce jour et dans l’attente des dispositions réglementaires modificatives.

Ai-je l’obligation de fermer mon officine durant le couvre-feu ?

Non, les pharmacies d’officine, bénéficient d’une dérogation leur permettant d’accueillir du public durant le couvre-feu[1].

Vous n’avez donc aucune obligation de modifier les horaires d’ouverture de votre officine.

Les patients peuvent-il se rendre à l’officine durant le couvre-feu ?

Oui, l’achat de produits de santé fait expressément partie des motifs dérogatoires de déplacement durant l’amplitude horaire du couvre-feu[2].

A toutes fins utiles, rappelons que vos patients doivent, en cas de venue à l’officine durant le couvre-feu, être munis d’une attestation de déplacement dérogatoire et y cocher la case n° 2 « déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l’achat de produits de santé ».

Suis-je autorisé à faire travailler mes salariés pendant le couvre-feu ?

Oui.

Dans la mesure où les officines peuvent ouvrir pendant le couvre-feu et que les patients peuvent continuer à venir y chercher leurs médicaments, la présence des salariés en découle naturellement.

En cas de contrôle, comment mes salariés peuvent-ils justifier le fait de se déplacer pendant le couvre-feu ?

Les déplacements aller/retour entre le domicile et le lieu d’exercice d’une activité professionnelle font expressément partie des motifs dérogatoires de déplacement durant l’amplitude horaire du couvre-feu.

Afin d’éviter à vos salariés la contrainte de devoir, à chaque trajet, remplir une attestation de déplacement dérogatoire, vous êtes invités à délivrer à vos salariés susceptibles d’effectuer tout ou partie de leur trajet domicile/officine pendant le couvre-feu un justificatif de déplacement professionnel, dont vous trouverez, ci-joint, copie.

Contrairement à l’attestation de déplacement dérogatoire, qui doit être renouvelée à chaque déplacement, le justificatif de déplacement professionnel bénéficie d’une validité continue jusqu’à la date mentionnée par l’employeur.

Enfin, précisons, que le justificatif de déplacement professionnel se suffit à lui-même : il n’a pas besoin d’être accompagné de l’attestation de déplacement dérogatoire.

Le justificatif de déplacement professionnel est téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur[3].

Si je décide de fermer mon officine à 18 heures, faute de clients, quels impacts pour mes salariés ?

  • Puis-je bénéficier du dispositif d’activité partielle (chômage partiel) pour les heures de travail perdues ?

Peu probable, en l’état des dispositions actuellement en vigueur, si la demande d’activité partielle est motivée uniquement par le couvre-feu (= hors cas d’officines situées dans une zone de chalandise de stations de ski par exemple) ou bien si elle ne s’accompagne pas de circonstances particulières (= pharmacie de centre commercial dont l’accès serait totalement interdit au public pendant le couvre-feu).

En effet, le dispositif « élargi » d’activité partielle mis en place durant la période épidémique, et qui permet de bénéficier quasi-automatiquement d’une meilleure indemnisation des employeurs et des salariés (70 % de la rémunération horaire brute), ne concerne désormais plus que certains secteurs d’activité nommément identifiés (restauration, hôtellerie, culture, évènementiel…), ainsi que, notamment, ceux dont l’activité « implique l’accueil du public et est interrompue, partiellement ou totalement, du fait de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, à l’exclusion des fermetures volontaires »[4].

Les pharmacies d’officine pouvant rester ouvertes durant le couvre-feu, celles qui décideraient de fermer dès 18 heures ne pourront donc pas bénéficier de ce dispositif d’activité partielle plus favorable.

En revanche, et sous réserve d’en respecter les conditions d’éligibilité (justification des difficultés économiques…), le recours au dispositif d’activité partielle de droit commun reste envisageable mais sans garantie de succès.

  • Puis-je modifier les horaires de travail de mes salariés pour compenser les heures perdues ? (par exemple : commencer plus tôt le matin pour finir plus tôt le soir, demander à mes salariés de venir travailler le lundi matin ou le samedi après-midi, ou encore les faire venir travailler le dimanche)

Dans tous les cas, cela dépend des stipulations de chaque contrat de travail.

  • Si le contrat de travail ne prévoit pas que l’employeur a la possibilité de modifier les horaires de travail, une telle proposition ne pourra être mise en place qu’avec l’accord du salarié.

En effet, la possibilité offerte à l’employeur par le code du travail d’imposer aux salariés la récupération des heures perdues à la suite d’une interruption collective du travail n’est possible que dans les cas limitatifs suivants : cause accidentelle, intempéries, force majeure, inventaire, pont[5].

  • Si le contrat de travail ne mentionne pas les horaires de travail, ou bien s’il précise que les horaires qui y sont mentionnés n’ont qu’une portée indicative, alors l’employeur peut les modifier unilatéralement et le salarié ne peut s’y opposer.

Dans une telle hypothèse, l’employeur devra respecter un délai de prévenance (dont la durée est généralement précisée dans le contrat) afin de ne pas commettre d’abus de droit.

Plus précisément, s’agissant du lundi matin et du samedi après-midi, il convient de préciser que, quand bien même le contrat de travail autoriserait l’employeur à modifier les horaires de travail, une telle possibilité ne lui permet pas nécessairement d’imposer à ses salariés de travailler sur des jours de la semaine où ils ne sont jamais censés travailler (= risque d’abus de droit). En effet, les salariés pourraient s’opposer à la demande de l’employeur au motif d’obligations familiales impérieuses.

Enfin, s’agissant du dimanche, rappelons que les dispositions de la convention collective ne permettent l’emploi des salariés ce jour que dans l’hypothèse où l’officine est de garde.

  • Puis-je imputer les heures perdues sur les congés payés de mes salariés ?

Non, l’employeur ne peut pas imputer les heures de travail perdues sur les congés payés des salariés.

En effet, les congés payés doivent être pris sous la forme de jours entiers de congés, conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation et aux dispositions de l’article 25 des dispositions générales de convention collective nationale étendue de la Pharmacie d’officine du 3 décembre 1997.

  • Puis-je imposer à mes salariés la fermeture à 18 heures sans autre forme de compensation ?

Oui, mais dans ce cas, les heures non travaillées devront être payées.

Si je décide de fermer mon officine à 18 heures, faute de clients, quels impacts sur la permanence des soins ?

Si vous êtes libres de déterminer vos horaires et de les modifier ponctuellement, vous devez en informer préalablement et dans un délai raisonnable vos patients. Vous devez surtout vous assurer que la continuité du service est assurée.

De plus, si toutes les officines d’un même secteur réduisent leurs horaires, par exemple en fermant plus tôt, le service de garde doit être réorganisé.

En cas de modification de vos horaires d’ouverture, vous devez donc :

  • contacter votre syndicat départemental afin qu’il vous confirme que la continuité des soins est assurée et adapter, si besoin, le tour de garde ;
  • informer Résogardes ou le responsable du logiciel de gestion des gardes dans les départements non couverts ;
  • informer vos patients de vos nouveaux horaires par voie d’affichage à l’officine et des coordonnées de l’officine de garde de votre secteur ou des autorités publiques habilitées à communiquer ces renseignements.

Vous devez toujours vous assurer qu’une pharmacie reste ouverte jusqu’au début de la garde.


[1] Cf. article 37 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 modifié prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

[2] Cf. article 4 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 modifié prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

[3] https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestations-de-deplacement-couvre-feu.

[4] Cf. article 1er de l’ordonnance n° 2020-770 du 24 juin 2020 modifiée relative à l’adaptation du taux horaire de l’allocation d’activité partielle.

[5] Cf. article L. 3121-50 du code du travail.

DGS-Urgent n°2021_05 : Nouvelles variantes Sars-Cov2 : Conduite à tenir

Mesdames, Messieurs,

De nouvelles variantes du SARS-CoV-2 ont été initialement détectées au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil, et sont aujourd’hui détectées dans de nombreux pays. Les premières données disponibles indiquent que ces variantes se caractérisent par une transmissibilité accrue par rapport à la souche majoritaire sur le territoire national, nécessitant une vigilance renforcée pour assurer leur détection et mettre en œuvre les mesures adaptées au contrôle de leur propagation.

Il est ainsi demandé aux laboratoires d’analyses médicales et aux professionnels de santé réalisant un dépistage du SARS-CoV-2 de questionner systématiquement toute personne venant se faire tester sur un potentiel séjour à l’étranger dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ou sur un potentiel contact à risque avec une personne ayant séjourné à l’étranger dans les 14 derniers jours. En cas de réponse positive, cette mention fera l’objet d’un renseignement obligatoire de SIDEP (champ « pays de provenance »), et les personnes concernées devront être orientées vers la réalisation d’un test RT-PCR.

Les prélèvements RT-PCR positifs pour ces personnes devront être transmis dans les meilleurs délais au CNR des infections respiratoires ou aux centres habilités par le CNR pour séquençage.

Le renforcement de la stratégie tester – alerter – protéger face à ces situations doit être systématique avant la confirmation même du diagnostic de variante. Ainsi, toute personne susceptible d’être infectée par une nouvelle variante du SARS-CoV-2 devra respecter strictement l’isolement. Les professionnels de santé veilleront à sensibiliser leurs patients en ce sens et à engager, au plus tôt, le contact-tracing pour identifier les contacts à risque, lesquels devront faire l’objet d’une quarantaine stricte. A ce titre, une attention particulière sera apportée à la distribution au patient du document mentionnant les consignes liées à l’isolement.

Pour rappel, du fait des variations de la protéine S constatées pour les nouvelles variantes du SARS-CoV-2, les tests antigéniques ciblant uniquement la protéine S, dans le cadre de diagnostics individuels ou d’opérations de dépistage, ne doivent pas être utilisés au regard du risque de faux négatifs pour ces variantes. Les tests antigéniques ciblant d’autres protéines, notamment la protéine N, ne sont pas concernés et peuvent continuer à être mobilisés. La liste des tests antigéniques avec les cibles visées par chaque test est disponible sur https://covid-19.sante.gouv.fr/tests.

Vous retrouverez le présent message sur le site du ministère

Nous vous remercions vivement de votre mobilisation, essentielle pour documenter et freiner la circulation éventuelle de ces variantes virales sur le territoire national.

                                                            Pr. Jérôme Salomon

                                                     Directeur Général de la Santé

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