Prendre des photos dans une pharmacie: ce que dit la loi

L’essor des smartphones fait apparaître de nouvelles applications mobiles dédiées au monde de la distribution. Notamment avec des sociétés qui demandent aux clients de prendre les rayons en photos.

Depuis quelques années, on a vu se multiplier de nouvelles applications (Mobeye, Click and Walk, Bpeek, Youbic…) qui permettent aux industriels et distributeurs de collecter, par le biais des consommateurs, des informations sur des produits vendus dans l’ensemble des points de vente situé sur le territoire.

Le principe consiste à mettre en place une application mobile permettant aux possesseurs de smartphone qui le souhaitent de répondre à des missions d’enquêtes sur demande des clients industriels par le biais de prises de photographies et/ou de réponses à des sondages. Un contrôle est effectué par l’application afin de vérifier que les réponses correspondent aux demandes formulées initialement par les clients. L’utilisateur dont la participation est évaluée reçoit alors une rémunération.
Suivant le type d’application les photographies et réponses aux sondages peuvent être rendues disponibles aux clients ayant commandité l’enquête et/ou aux tiers.

L’intérêt pour les industriels et distributeurs est de bénéficier d’un résultat et d’un contrôle réalisé sur un beaucoup plus grand nombre de points de vente que ceux qui peuvent être contrôlés par leurs forces de vente internes.

Ces nouvelles applications soulèvent un certain nombre de problématiques juridiques.

Se pose d’abord la question de savoir s’il est possible de réaliser et/ou de mettre à disposition du public des photographies de produits réalisées au sein des points de vente. En effet, un point de vente ou une boutique est qualifiée de lieu privé accueillant du public. Il est pénalement répréhensible le fait de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui. Dès lors, l’éditeur de l’application devra être attentif à ce qu’aucune personne physique n’apparaisse de manière reconnaissable au sein des photographies qu’il publie par le biais de son application. Quant aux produits photographiés, ils appartiennent à l’entreprise qui les distribue. Le fait de prendre des photographies des biens d’autrui n’est pas en soi interdit, sous réserve comme l’a précisé la Cour de cassation dans l’une de ses décisions, que « la reproduction et l’exploitation commerciale ne causent pas un préjudice » au propriétaire des biens dont la photographie a été réalisée. On peut considérer qu’il y a préjudice si les photos servent à vérifier si la pharmacie a exposé les produits comme l’impose le fabricant.

Attention néanmoins car si la prise de photographies de produits au sein d’un magasin n’est pas en soi illégale, celle-ci reste soumise au règlement intérieur du magasin. En effet, il est possible pour le distributeur d’interdire toute prise de photographies dans l’enceinte de ses magasins dans la mesure où ce sont des lieux privés. Cette interdiction doit toutefois être portée clairement à l’attention du public, par exemple à l’entrée des locaux.

Le conseil du syndicat: Mettre un panneau d’interdiction de photographier dans la pharmacie si vous le désirez.

P.L

Une partie de nos sources provient de Géraldine Arbant, associée au Cabinet Fidal et spécialiste de la propriété intellectuelle

Santé et sécurité des salariés en entreprise : diffusion du protocole

Le ministère du Travail a diffusé un protocole national téléchargeable ici pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise. 

Ce protocole impose de façon généralisée le port du masque en permanence en entreprise dans les lieux collectifs clos ainsi que la désignation d’un « référent covid-19 » qui, dans les petites structures, pourra être l’employeur. Certaines adaptations au caractère permanent du port du masque sont précisées et sont fonction de la configuration des locaux et du niveau de circulation du virus dans le département d’implantation de l’entreprise. Dans les pharmacies d’officine, ces adaptations ne peuvent toutefois concerner que les locaux auxquels l’accès du public est interdit. En effet, depuis le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans tous les magasins de vente. 

Pour en savoir plus sur la mise à jour du document unique d’évaluation des risques ainsi que sur la conduite à tenir en présence d’un salarié symptomatique, cliquez ici. (lien réservé aux adhérents à jour de leurs cotisations)

Délivrance de masques en TP via SMS de la CPAM.

Les officines de pharmacie peuvent accepter la délivrance de masques chirurgicaux de la dotation d’Etat en T.P sur SMS récent (inférieur à 7 jours). Dans ce cas, il faut facturer avec la carte vitale du patient (facture certifiée) et le numéro du médecin Covid. Cette procédure concerne les cas contact non enregistrés sur Ameli.pro.

P.L

Le Pulmicort susp p inhal p nébulis en récipient unidose est pris en charge pour les adultes.

Il était temps! La prise en charge du Pulmicort en récipient unidose pour aérosolthérapie est pris en charge pour les adultes ainsi que la location de l’appareil et l’achat du masque adulte.

L’HAS a donné son avis positif le 3 janvier 2020 et la CNAM a suivi après plusieurs mois pour un remboursement dans le traitement de fond de l’asthme chez les adultes, les adolescents et les enfants lorsque les inhalateurs pressurisés ou à poudre sèche ne peuvent être utilisés ou sont inadaptés.

Il s’agit de modifications du RCP des spécialités PULMICORT dans le cadre d’une procédure d’harmonisation européenne des RCP des glucocorticoïdes inhalés par nébulisation, à la demande de la Commission Européenne. L’indication de PULMICORT était initialement limitée aux enfants ayant un asthme persistant sévère a été étendue:

  • aux adultes et aux adolescents quel que soit le stade de sévérité de l’asthme
  • et aux enfants quel que soit le stade de l’asthme.
    .

Le laboratoire ASTRAZENECA ne dispose pas de données cliniques dans le cadre de cette nouvelle indication. La France était le seul pays de l’UE à avoir l’ancien libellé d’AMM. Dans les autres pays, le produit disposait déjà du nouveau libellé. Le CHMP a approuvé la nouvelle indication conformément aux recommandations internationales du GINA1.

N.B: A l’heure ou nous écrivons, les « budésonide » des autres labos ne sont pas concernés par cette information.

P.L

source HAS

ARNAQUE en cours sur les CPTS et nouvelles sociétés.

Chers adhérents

ALERTE Vigilance +++

A tous les confrères (et jeunes perdreaux) qui créent des structures d’exercices coordonnés, enregistrés au registre national des sociétés ou associations ( MSP et CPTS).

Une arnaque est en cours pour soutirer de l’argent. Cette société CNRCS n’est pas un organisme officiel et les documents, bizarrement, ont une forte similitude avec les documents officiels mais n’en sont pas.

P.L

La CNRCS (Chambre Nationale du Registre du Commerce et des Sociétés) est une société privée qui n’a aucun lien avec le Registre des Commerces et des Sociétés.

En effet, bien que plusieurs caractéristiques propres aux  courriers officiels envoyés par les organismes d’Etat (utilisation des couleurs bleu-blanc-rouge, du logo cerfa ou encore de termes administratifs), la CNRCS est une société privée qui n’agit pas dans le cadre d’une délégation de service public.

Le paiement demandé  par la CNRCS n’a aucun caractère obligatoire.

L’enregistrement des sociétés au registre du commerce et des sociétés se fait soit auprès du greffe du Tribunal de commerce compétent, soit directement en ligne à  :
https://www.infogreffe.fr/acces-formalite/immatriculation.html

source https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/arnaque-limmatriculation-au-rcs

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