Vaccination grippale: Elle commence le 15 octobre 2019.

Nous reprenons l’intégralité de la page internet du CESPHARM et de ses liens hypertextes très précieux (texte en rouge). N’hésitez pas à cliquer sur ce qui vous intéresse.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 a intégré la vaccination parmi les missions des pharmaciens d’officine. Depuis le 26 avril dernier, ceux-ci sont autorisés à vacciner contre la grippe saisonnière sous réserve de remplir les conditions requises publiées dans le décret et l’arrêté du 23 avril 2019.

Information du CESPHARM

Pour accompagner les confrères officinaux dans leur nouvelle mission de « vaccinateurs », le Cespharm propose :

 
Ces outils ont été élaborés dans le cadre d’un groupe de travail rassemblant des représentants ordinaux, des experts dans le domaine de la vaccination, des représentants de Santé publique France, de l’INRS*, de l’Assurance maladie et de l’Académie nationale de pharmacie.

Distribution des comprimés d’iode Campagne 2019

Depuis plus de vingt ans, EDF organise, sous la responsabilité des pouvoirs publics, une distribution préventive de comprimés d’iode stable en faveur des populations résidant ou présentes dans le périmètre des Plans Particuliers d’Intervention (PPI), soit dans un rayon de dix kilomètres autour des centres nucléaires de production d’électricité (CNPE) d’EDF susceptibles de rejeter, en cas d’accident, des iodes radioactifs. 

Le périmètre des PPI ayant été étendu de 10 à 20 km, une nouvelle campagne de distribution est mise en œuvre pour les communes situées dans ce rayon. 

La FSPF a obtenu en 2009, lors de la campagne de distribution de comprimés d’iode dans la zone allant de 0 à 10 km, que les comprimés d’iode, en tant que médicaments, soient distribués par les pharmaciens d’officine. A sa demande, les pharmaciens d’officine volontaires peuvent désormais participer à l’envoi à domicile des boîtes de comprimés, seconde phase de la campagne. 

Une convention a été signée en ce sens le 27 juin 2019 entre la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) et Electricité de France (EDF) afin de définir notamment : 

  • les modalités de distribution des comprimés d’iode stable aux populations résidant dans le rayon de 10 à 20 km du PPI des CNPE d’EDF,
  • le rôle, les missions et les objectifs des pharmaciens d’officine volontaires exerçant dans le ressort du PPI d’un CNPE donné. 

Cette convention prend effet à compter de sa signature pour se terminer le 31 décembre 2025. 

  • Quels sont les sites visés dans la convention ? 

Les dix-neuf sites de production d’électricité concernés sont : Belleville, Blayais, Bugey, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Fessenheim, Flamanville, Golfech, Gravelines, Nogent, Paluel, Penly, Saint-Alban, Saint-Laurent et Tricastin. 

  • Quels sont les médicaments concernés ? 

Les comprimés d’iodure de potassium fabriqués par la Pharmacie Centrale des Armées ont, conformément au code de la santé publique, le statut de médicament. Il s’agit donc d’une spécialité pharmaceutique possédant un numéro d’autorisation de mise sur le marché (code 34009 3922065 9) attribué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Sa notice est à votre disposition dans le Répertoire des spécialités pharmaceutiques de l’ANSM. 

  • Quelle est la population éligible ? 

L’ensemble des personnes résidant dans le rayon de 10 à 20 km autour des CNPE est concerné par la campagne. Elles ont reçu de la part d’EDF un courrier nominatif les invitant à venir retirer gratuitement des comprimés d’iode à la pharmacie. Un bon de retrait gratuit est joint audit courrier, qui permettra au pharmacien de renseigner le retrait dans l’interface développée par EDF. 

Dans l’hypothèse où elles n’auraient pas reçu de bon de retrait, les personnes concernées pourront retirer le nombre de boîtes de comprimés nécessaires sur présentation d’un justificatif de domicile. Vous trouverez joint à cette circulaire le guide d’utilisation de l’interface de retrait des boîtes d’iode élaboré par EDF, dans lequel l’ensemble des cas de figure (présentation du bon, absence de présentation du bon, non réception du bon par les riverains) sont évoqués.   

Les établissements recevant du public et les entreprises présents dans la zone concernés bénéficient également de cette campagne de distribution.   

Au total, 2,2 millions de personnes et plus de 200 000 établissements recevant du public, répartis sur 1063 communes, sont concernés.

A noter : 

La population résidant dans le rayon de 0 à 10 km autour des CNPE n’est pas concernée par cette campagne de distribution. Les personnes nouvellement installées dans ce périmètre doivent être invitées à se rendre dans les officines ayant participé à la campagne de distribution d’iode organisée en 2016 dans les communes concernées. Elles sont en effet tenues de délivrer des boîtes de comprimés aux personnes en faisant la demande jusqu’à la date d’expiration de la précédente convention passée avec EDF, soit le 30 juin 2022. 

  • Quel est le déroulé prévu pour cette campagne de distribution ? 

Deux phases successives sont prévues. 

1) Phase de distribution à l’officine 

La première phase, lancée en septembre 2019, consiste à distribuer les boîtes de comprimés d’iode directement à l’officine. Dans ce cadre, vous devez inviter toutes les personnes éligibles (soit les personnes résidant dans le rayon de 10 à 20 km d’un CNPE) se présentant à l’officine et munies, ou non, d’un bon de retrait, à retirer le nombre de boîtes nécessaires. 

Bien que la date de fin de cette première phase soit fixée au 31 décembre 2019, vous devrez continuer à répondre aux demandes d’obtention de boîtes de comprimés par la population concernée, en particulier les nouveaux résidents, pendant toute la durée de la convention passée avec EDF, soit jusqu’au 31 décembre 2025. 

L’objectif affiché par EDF pour cette phase est d’atteindre un taux de délivrance supérieur ou égal à 80 % des foyers de la zone concernée. 

Calcul du nombre de boîtes à délivrer :Chaque boîte contient 10 comprimés d’iode stable dosés à 65 mg. Posologie :- 2 comprimés pour les adultes – y compris les femmes enceintes – et les jeunes de plus de 12 ans (soit une boîte pour 5 personnes) ;- 1 comprimé pour les enfants de 3 à 12 ans (soit une boîte pour 10 enfants de cette tranche d’âge) ;- un demi-comprimé pour les enfants de 1 mois à 3 ans (soit une boîte pour 20 enfants de cette tranche d’âge) ;- un quart de comprimé pour les bébés jusqu’à 1 mois (soit une boîte pour 40 nourrissons). Pour mémoire, aucun déconditionnement n’étant possible, vous devez donc délivrer une boîte complète de comprimés, et ce y compris si le retirant ne nécessite pas une boîte entière. Approvisionnement en comprimés d’iode :Vous devriez avoir d’ores et déjà reçu 200 boîtes de comprimés d’iode de votre grossiste principal. Les demandes de réapprovisionnement devront être formulées auprès de ce dernier. Vous devrez pour ce faire utiliser le code spécifique à l’iode gratuit destiné à la campagne : 34015 2723949 7

2) Phase d’envoi des boîtes de comprimés à domicile 

Cette phase dite de « distribution complémentaire » concernera les particuliers et établissements qui ne se sont pas déplacés en pharmacie. Elle sera déclenchée par EDF s’il apparaît que l’ensemble de la population n’a pas été touchée à l’issue de la première phase de distribution. 

S’agissant de l’envoi aux particuliers, chacune des officines ayant participé à la première phase de distribution recevra un nombre identique d’enveloppes « bulle » pré-adressées non fermées, contenant un courrier d’envoi et une notice rappelant le rôle du médicament et sa posologie. Vous devrez alors : 

  • insérer dans chaque enveloppe une boîte de comprimés d’iode ;
  • refermer l’enveloppe pour garantir la sécurité du parcours du médicament ;
  • remettre les enveloppes fermées à votre grossiste en une ou plusieurs fois, dans un délai maximal de 6 semaines à compter de la réception des enveloppes. 

Les enveloppes fermées entreposées chez le grossiste seront ensuite récupérées par un transporteur mandaté par EDF, qui se chargera de l’envoi postal aux particuliers. 

Le nombre d’enveloppes adressées aux pharmaciens dépendra du taux de retrait en pharmacie lors de la première phase. Pour votre parfaite information, les adresses des destinataires seront aléatoires et ne seront pas liées à votre zone de chalandise. 

  • Quel est le montant de la rémunération et quels sont les frais pour les pharmaciens ? 

Le coût de la fabrication et les frais liés à la distribution et à la dispensation des comprimés d’iode stable sont pris en charge par EDF. Les pharmaciens n’ont donc à supporter aucun frais dans le cadre de cette campagne. 

L’intervention du pharmacien d’officine sera rémunérée sous forme d’une base forfaitaire globale dépendant du nombre de retraits nominatifs réalisés au 31 décembre 2019. Un retrait peut correspondre à un nombre variable de boîtes selon les besoins du retirant. La rémunération prévue est la suivante : 

  • de 0 à 200 retraits : montant de la rémunération = 500 € HT ;
  • de 201 à 1200 retraits : montant de la rémunération = 2,1 € HT par retrait ;
  • plus de 1200 retraits : montant de la rémunération = 1,9 € HT par retrait supplémentaire. 

En cas de déclenchement de la seconde phase de distribution (par envoi postal), un montant supplémentaire global forfaitaire de 500 € HT sera versé aux pharmaciens ayant participé à cette phase de distribution complémentaire. 

Le paiement des rémunérations dues au titre des deux phases se fera en une fois à la fin de la seconde phase de distribution si elle a lieu, ou, à défaut, début 2020. 

  • Quelles sont les démarches à accomplir pour percevoir cette rémunération ? 

Au moment de la clôture de la campagne, EDF transmettra à toutes les pharmacies participantes une maquette de facture qui devra être utilisée pour les paiements. Vous devrez alors compléter cette maquette puis adresser à EDF la facture ainsi établie correspondant au nombre de retraits effectués et déclarés sur l’interface, ainsi que les coordonnées bancaires nécessaires au paiement si cela n’a pas été fait auparavant. 

Cette facture devra être adressée par courrier à l’adresse mentionnée sur le modèle fourni, ou par courriel à cette adresse : unie-gpsn-distribution-iode-stable@edf.fr

EDF procédera au paiement dans un délai de 60 jours à compter de la date de réception de la facture, sauf en cas de contestation ou si les coordonnées bancaires de l’officine n’ont pas été transmises. 

Toute contestation de la facture par EDF sera notifiée à l’officine concernée par tout moyen permettant de rapporter la preuve de sa date de réception. La contestation d’une facture interrompt les délais de paiement, un nouveau délai de paiement de 60 jours commençant à courir à compter du moment où le pharmacien et EDF se sont accordés sur la facture concernée. 

Si vous rencontrez des difficultés pour obtenir le paiement de votre facture, n’hésitez pas à nous le signaler.

Les pharmaciens d’officine ont un rôle essentiel dans l’accompagnement des populations concernées par la distribution préventive de comprimés d’iode. Par conséquent, nous vous invitons à vous investir tout particulièrement pour faire de cette nouvelle campagne un succès. 

MSS – LAD

MSS/LAD : En attendant la certification des logiciels, cette année uniquement  200 € par an si connecté à une messagerie de santé ;  total 2018 : 3 millions d’euros pour notre réseau officinal. Encore faut il s’inscrire à la messagerie!
 Soit 68 % des pharmaciens connectés à une MSS. (32% se privent de recevoir 200€ sans effort particulier).

Si vous êtes adhérent et sans MSS, CONTACTEZ NOUS PAR EMAIL.

P.L

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MSS: messagerie securisée de santé

LAD: logiciel d’aide à la dispensation

Intervention de la FSPF à la Commission des Comptes de la Sécurité sociale

La Commission des Comptes de la Sécurité sociale s’est réunie hier. A la suite de la présentation du PLFSS pour 2020 par Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics, la FSPF présente à cette réunion a adressé la contribution suivante :

En 2019 comme en 2018, c’est environ 1 milliard d’euros d’économies qui a été réalisé uniquement par l’effet des mesures tarifaires sur les médicaments. Les économies de l’année à venir ne dérogent pas à la règle avec une nouvelle baisse de 920 millions d’euros, sans compter les effets des mesures de maîtrise médicalisée.

En 2019, l’impact de ces mesures tarifaires sur l’économie des officines est de 125 millions d’euros. En 2018, il était de 175 millions d’euros. Les mêmes causes produiront les mêmes effets alarmants : le nombre de fermetures d’officines augmente continuellement. 217 pharmacies ont ainsi fermé leurs portes au cours des douze derniers mois, soit plus de 500 postes de travail supprimés. Les petites pharmacies, acteurs essentiels de l’accès aux soins dans de nombreux territoires, sont les premières victimes, d’autant que les mauvaises nouvelles s’accumulent.

Plusieurs sources, jusqu’alors stables et sûres, de la rémunération des pharmaciens d’officine se tarissent, en raison, notamment, des baisses de prix successives des princeps, ou bien encore de la mesure prévue par l’article 66 de la LFSS pour 2019. L’économie du générique dans son ensemble est en danger. La rémunération sur objectifs de santé publique pour la substitution de génériques est, elle aussi, en forte baisse.

La convention pharmaceutique et son avenant n°11 devaient apporter une réponse à ces baisses de prix en transformant la rémunération du pharmacien. Mais ce que l’Etat donne d’une main, environ 300 millions d’euros sur trois ans, il le reprend de l’autre : sur la même période, les mesures tarifaires ont réduit la rémunération règlementée de 500 millions d’euros. Le solde est donc largement négatif pour l’économie de l’officine, la rémunération totale du réseau étant amputée de 200 millions d’euros. Les craintes qui ont poussé la FSPF à ne pas signer cet avenant n°11 se sont donc avérées fondées.

La loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, promulguée en juillet dernier, confie de nouvelles missions au pharmacien d’officine : vaccination antigrippale, dépistage de l’angine bactérienne, dispensation protocolisée… Ceci dans le respect d’une nécessaire coordination des soins avec nos confrères médecins et infirmiers. Autant de missions susceptibles de diversifier le mode de rémunération du pharmacien et de renforcer son rôle de professionnel de santé. Mais leur mise en pratique ne peut intervenir qu’après des investissements préalables, indispensables pour de nombreuses officines. En outre, le temps officinal étant précieux, se pose également la question des ressources humaines. De nombreux pharmaciens auront besoin des services d’un adjoint pour maintenir leur activité traditionnelle de dispensation tout en répondant aux nouvelles demandes des patients. Une évolution de la formation des préparateurs devient urgente.

Ces nouvelles inquiétantes pour la profession le sont donc aussi pour les patients. Oui, les baisses de prix des médicaments leur sont, dans un premier temps, bénéfiques, autant qu’elles le sont pour les comptes de la Sécurité sociale. Mais le modèle français de la pharmacie d’officine en souffre.

Ce sont autant d’effets, plus ou moins directs, que nous ne pouvons souvent constater qu’a posteriori. Il est pourtant indispensable, tant pour le maintien de l’équilibre d’un pan entier de notre économie que pour la pertinence des politiques de santé publique, de connaître ces effets précisément et préalablement. C’est une nécessité pour notre profession comme pour les ministres qui décident de ces baisses de prix, pour les députés et sénateurs qui les votent, et surtout pour le système conventionnel avec l’assurance maladie qui a la charge déléguée par le législateur de suivre l’économie de l’officine. Pour ce faire, et offrir aux acteurs cette indispensable visibilité, il est nécessaire que les prochains projets de loi de financement de la sécurité sociale intègrent une étude d’impact des mesures relatives aux prix des médicaments sur les pharmacies et leur économie. Seules des prévisions fiables nous permettront d’anticiper ces effets à venir et de prendre les bonnes décisions avec les administrations compétentes, et avec l’UNCAM, au bénéfice des 150 000 professionnels du secteur, des patients et des comptes sociaux.

Cordialement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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