Alertes Polliniques de la semaine du 24/05/2018

Bouches-du-Rhône :

Pollen Risque
Chêne Risque modéré
Olivier Risque faible
Graminées Risque élevé
Pariétaire Risque faible

Var :

Pollen Risque
Chêne Risque modéré
Olivier Risque modéré
Graminées Risque élevé
Plantain Risque faible
Pariétaire Risque faible

Vaucluse :

Pollen Risque
Chêne Risque faible
Olivier Risque faible
Graminées Risque élevé

Pour en savoir plus : rnsa@rnsa.fr

 Les personnes allergiques doivent se protéger avec des gestes simples :

– Se rincer les cheveux le soir ;
– Ouvrir les fenêtres avant le lever et après le coucher du soleil ;
– Eviter de faire sécher le linge à l’extérieur ;
– Rouler en voiture avec les fenêtres fermées ;
– Bien suivre son traitement et consulter son médecin en cas de symptômes.

SUBSTITUTS NICOTINIQUES: Inscriptions de patchs sur la liste des spécialités remboursables

La ministre de la santé a décidé de faire évoluer le remboursement des substituts nicotiniques en passant à une prise en charge classique, à hauteur de 65 % de la base de remboursement de la sécurité sociale, entraînant ainsi la suppression progressive du système du forfait d’aide au sevrage tabagique de 150 euros.


A compter du 20 mai 2018, trois références de patchs de nicotine*** seront prises en charge dans des conditions similaires aux autres médicaments remboursables.


Elles s’ajoutent aux quatre gommes à mâcher inscrites depuis le 28 mars dernier sur la liste des spécialités remboursables. Ces spécialités ne sont donc plus intégrées dans le forfait de 150 euros.

Si l’objectif du Gouvernement est de diminuer la consommation de tabac, il doit pouvoir s’appuyer sur les pharmaciens d’officine.

La FSPF demande donc :

–         la possibilité d’une prise en charge des substituts nicotiniques après dispensation sur conseil pharmaceutique ;

–         la mise en place, à l’officine, d’entretiens d’initiation au sevrage tabagique et de suivi du patient.

circ 2018-37-Substituts_nicotiniques_FSPF

 

***: NicoretteSkin® 10mg – 15mg – 25mg

FreeStyle Libre : des difficultés d’approvisionnement inacceptables

Depuis un an, le système FreeStyle Libre est disponible dans les pharmacies d’officine mais, depuis son lancement, les difficultés d’approvisionnement sont fréquentes et les délais de livraison variables.

Récemment, la situation s’est dégradée : dans la majorité des cas, les commandes sont traitées avec plusieurs jours, voire plusieurs semaines de délais, auxquels doivent s’ajouter jusqu’à trois semaines supplémentaires pour leur livraison. Dans ce contexte, le laboratoire Abbott a informé les pharmaciens qu’ils seront désormais contingentés mensuellement en capteurs.

Cette prise en otage est inacceptable.

La FSPF appelle le laboratoire Abbott à tout mettre en œuvre pour permettre aux pharmaciens d’officine d’assurer la continuité des soins.

D’ores et déjà, la FSPF vous informe que le laboratoire Abbott s’est engagé à fournir des bandelettes de glycémie au patient qui en fait la demande auprès de sa plateforme téléphonique*. Ces bandelettes seront fournies par l’intermédiaire du pharmacien d’officine et leur coût sera à la charge du laboratoire Abbott. 

La FSPF continue à se mobiliser pour faire évoluer favorablement et rapidement cette situation préjudiciable aux patients. N’hésitez pas à nous faire part de vos difficultés à fspf@fspf.fr.

 

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

 

*0800 10 11 56 – Appel gratuit à partir d’un poste fixe en France métropolitaine ou au 01 45 60 34 34 (appel de l’étranger, DROM-COM ou autre opérateur). Sans interruption du lundi au vendredi de 8h00 à 18h30.

Le CEIP-Addictovigilance PACA Corse / Service de Pharmacologie clinique et pharmacovigilance communique:

La prégabaline (Lyrica®) est commercialisée depuis 2006 dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales, dans l’épilepsie partielle (en association) et dans le traitement du trouble anxieux généralisé. Elle se présente sous la forme de gélules de différents dosages jusqu’à 300 mg. La posologie varie de 150 à 600 mg/jour.

La prégabaline est un analogue du GABA sans action directe sur le récepteur gabaergique, ayant une structure proche de la gabapentine. Il a été mis en évidence une action au niveau des canaux calciques engendrant une diminution de la libération du glutamate. Bien que le mécanisme d’action semble plus complexe et n’est pas encore totalement élucidé à ce jour, la prise de prégabaline pourrait présenter un effet indirect sur la dopamine et activer le circuit de la récompense1. Une méta-analyse des données issues des essais cliniques de la prégabaline plaçait l’euphorie comme deuxième effet clinique le plus rapporté.

Le 1er cas Français d’abus de prégabaline a été investigué au centre d’addictovigilance PACA-Corse en 2011. Depuis 2014, les travaux du réseau Français d’Addictovigilance, soulignent une augmentation de l’utilisation de prégabaline dans les populations à risque (sujets sous médicaments de substitution ou présentant des antécédents d’abus), avec une évolution vers un mésusage (obtention illégale, augmentation des doses, recherche d’effets euphorisant, recherche de toute puissance)3. A l’échelle Européenne, plusieurs études et signaux ont mis en évidence le potentiel d’abus/dépendance de la prégabaline notamment dans des population à risque (recherche de potentialisation de la méthadone chez des patients traités, polyconsommateurs4,5,6).

Plus récemment, une augmentation du nombre d’ordonnances falsifiées, de nomadisme médical et/ou pharmaceutique, et de demande de patients auprès des médecins pour obtenir du Lyrica® nous a alerté dans la région et à l’échelon national.

Soyons vigilants!

En raison :

-de l’augmentation de la consommation de prégabaline en France,

-de son potentiel d’abus et des effets euphorisants mis en évidence dès les essais cliniques et confirmés depuis, -des risques potentiels lors de son usage à doses supra thérapeutiques,

il est important d’être vigilant quand à sa prescription et au suivi de patients présentant des antécédent d’abus de substances psychoactives y compris l’alcool, les signes de mésusage, d’abus ou de dépendance, tels que le développement d’une tolérance, l’augmentation des doses et un comportement de recherche du médicaments doivent être surveillés.

 

N’hésitez pas à contacter le Centre d’Addictovigilance PACA Corse pour toute question concernant les substances psychoactives ou pour toute déclaration de cas d’abus ou de pharmacodépendance. CEIP-Addictovigilance PACA Corse / Service de Pharmacologie clinique et pharmacovigilance

Mail : addictovigilance@ap-hm.fr Tel : 04.91.38.42.37


 

NDLR: Dans le détournement d’usage, c’est le dosage à 300mg qui est le plus demandé. C’est une molécule très prisée en Algérie et qui fait l’objet de clips vidéo musicaux auprès de la jeunesse algérienne.

P.L

 

Les Pharmaciens du 13

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