Le guide très utile de la HAS publié en février 2018 a pour objectif de sensibiliser et d’accompagner les professionnels à la conciliation des traitements médicamenteux, en favorisant sa mise en œuvre progressive et en facilitant son déploiement par la mise à disposition d’outils et de mises en situation éprouvés par les professionnels de santé.
Quatre parties sont développées : appréhender, comprendre, mettre en œuvre, concilier en pratique (cliquez sur le lien hypertexte ci-dessous).
Dans une lettre adressée à l’Ordre national des pharmaciens (ONP) en date du 20 août, le directeur général de la santé demande que les doses de vaccins contre la grippe soient réservées aux seules populations ciblées par les recommandations vaccinales 2020.
L’objectif est donc d’améliorer prioritairement la couverture vaccinale des personnes à risque. Cette recommandation sera effective dès le début de la campagne de vaccination, soit le 13 octobre, et a minima jusqu’au 30 novembre 2020.
Si vous le désirez, vous pouvez télécharger notre affiche destinée au public:
Recommandations générales La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année pour les personnes âgées de 65 ans et plus.
Recommandations particulières La vaccination est recommandée chez les personnes à risque de grippe sévère ou compliquée, à savoir : • les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse ; • les personnes, y compris les enfants à partir de l’âge de 6 mois, atteintes des pathologies suivantes : – affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14 (asthme et BPCO) ; – insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ; – maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyper-réactivité bronchique ; – dysplasies broncho-pulmonaires19 ; – mucoviscidose ; – cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ; – insuffisances cardiaques graves ; – valvulopathies graves ; – troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ; – maladies des coronaires ; – antécédents d’accident vasculaire cérébral ; – formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie et maladie de Charcot) ; – paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique ; – néphropathies chroniques graves ; – syndromes néphrotiques ; – drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose – diabètes de type 1 et de type 2 ; – maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ; 2.4 Grippe saisonnière traitées au cours des six mois précédents par ventilation mécanique et/ou oxygénothérapie prolongée et/ou traitement médicamenteux continu (corticoïdes, bronchodilatateurs, diurétiques). – déficits immunitaires primitifs ou acquis : – pathologies oncologiques et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, – maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur, – personnes infectées par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique; • les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2 , sans pathologie associée ou atteintes d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ; • les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement quel que soit leur âge ; • l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho-dysplasie, et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée ainsi que l’entourage des personnes immunodéprimées. Recommandations pour les professionnels • Professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère. • Personnel navigant des bateaux de croisière et des avions et personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).
Depuis 2013, la participation des assurées mineures de plus de 15 ans pour l’acquisition des spécialités pharmaceutiques et des dispositifs médicaux à visée contraceptive remboursables est supprimée.
Depuis le 28 août dernier, cette participation est également supprimée pour les assurées mineures de moins de 15 ans.
L’ensemble des assurées mineures peuvent ainsi désormais bénéficier d’une prise en charge à 100 % des spécialités pharmaceutiques et des dispositifs médicaux à visée contraceptive remboursables par l’assurance maladie obligatoire.
Les personnes infectées par le Covid-19 dans le cadre de leur activité professionnelle peuvent bénéficier d’une prise en charge spécifique en maladie professionnelle. Ces personnes doivent réaliser une déclaration sur le site internet : « declare-maladiepro.ameli.fr ».
Qui peut en bénéficier et pour quelles situations ?
La procédure de reconnaissance de l’affection Covid-19 en maladie professionnelle concerne les personnes et les situations suivantes :
les personnes qui ne travaillent pas dans le secteur de la santé peuvent demander une reconnaissance en maladie professionnelle si elles ont contracté le Covid-19 dans le cadre de leur travail et si la maladie a entrainé une affection grave. Leur demande sera examinée par un comité d’experts médicaux.
les professionnels exerçant dans le secteur de la santé peuvent bénéficier d’une reconnaissance selon deux conditions :
leur contamination au Covid-19 a eu lieu dans le cadre de leur travail ;
leur contamination au Covid-19 a entraîné une affection respiratoire grave avec recours à l’oxygénothérapie ou toute autre forme d’assistance respiratoire.
Dans le cas où ces professionnels de santé ont été atteints d’une affection grave autre que respiratoire, leur demande de reconnaissance sera préalablement examinée par un comité d’experts médicaux.
La prise en charge en cas de maladie professionnelle
La reconnaissance en maladie professionnelle du Covid-19 permet de bénéficier d’un remboursement des soins à 100 % sur la base du tarif de la Sécurité sociale. La reconnaissance permet aussi de bénéficier d’indemnités journalières plus avantageuses que lors d’un arrêt maladie courant.
En cas de séquelles occasionnant une incapacité permanente, une rente viagère est attribuée. Cette rente est calculée selon la gravité des séquelles et les revenus antérieurs à la contraction du virus.
Les ayants droit d’une personne décédée de l’affection Covid-19 peuvent également bénéficier d’une rente.
Un site internet pour effectuer sa demande
Le site internet « declare-maladiepro.ameli.fr » permet à toutes les personnes concernées d’effectuer leur déclaration en ligne.
Pour effectuer la demande, il faut joindre les documents suivants nécessaires à l’étude du dossier :
le certificat médical initial (CMI) établi par le médecin traitant, qui pose le diagnostic de Covid-19 et qui mentionne les éléments cliniques ou les examens ayant permis de poser ce diagnostic ;
un compte rendu d’hospitalisation mentionnant le recours à l’oxygénothérapie ou à une assistance ventilatoire et le diagnostic Covid-19 lorsque c’est le cas. Si l’oxygénothérapie a été effectuée en dehors d’un cadre hospitalier (par exemple, à domicile), le médecin traitant devra inclure cette information dans le CMI ;
un justificatif d’activité professionnelle :
pour les professionnels de santé et personnes salariées exerçant dans le secteur des soins : une attestation de l’employeur mentionnant l’emploi et les périodes d’absence en 2020,
pour les professionnels de santé libéraux : une attestation sur l’honneur mentionnant la réalisation d’actes de soins au cours des 15 jours précédant le diagnostic d’infection,
pour les personnes salariées, hors secteur des soins : une attestation (non obligatoire pour le formulaire en ligne) de l’employeur mentionnant l’emploi et les périodes d’absence en 2020.
seulement pour les ayants droit d’une personne décédée du Covid-19 : une copie du certificat de décès du proche concerné, en plus des pièces demandées précédemment.
La demande sera étudiée par la caisse d’assurance maladie, qui contactera l’assuré ou les ayants-droits pour compléter le dossier.