Le Ségur du numérique pour les Officines de ville, quand les LGO suivent la mutation du métier.

À propos de cet évènement mar. 7 juin 2022 12:30 – 14:00

o Le métier de pharmacien d’officine a évolué ces dernières années pour s’ouvrir sur de multiples missions de santé publique et de prise en charge, au-delà des patients, de l’ensemble de la population du territoire. L’investissement historique du Ségur numérique est l’opportunité de faire évoluer vos LGO pour vous outiller dans cette transformation. Tous les éditeurs du marché se mobilisent pour participer à cette mutation profonde et garantir la compatibilité de vos outils de travail avec Mon espace santé, le coffre-fort des données de santé de vos patients.

o Venez découvrir les changements à venir dans vos logiciels métiers et comment en bénéficier gratuitement au sein de votre officine.

Freestyle Libre 1: Le remboursement continue après le 1er juin.

Ces derniers jours, de nombreux pharmaciens d’officine ont été confrontés aux interrogations de leurs patients, s’agissant du remboursement du Freestyle Libre 1 à partir du 1er juin, date annoncée de fin de prise en charge du dispositif.

Afin d’éviter toute interruption dans les traitements, la FSPF a sollicité le ministère de la Santé pour obtenir un rappel des règles de prise en charge pour les prescripteurs, les pharmaciens d’officine et les patients, principaux concernés par ce changement.

Le ministère nous a répondu que les lecteurs et capteurs Freestyle Libre 1 continueraient d’être pris en charge par l’Assurance maladie après le 1er juin 2022. En effet, à ce jour, aucune décision radiant ces produits de la LPP n’ayant été prise, les CPAM sont tenues de les rembourser, conformément à la circulaire CNAM 30/2004 du 17 février 2004. La FSPF veillera à ce que la radiation de ces produits soit évitée, le temps nécessaire à l’accompagnement du changement pour les patients, en lien avec le ministère de la Santé. Par ailleurs, elle va demander à ce dernier de simplifier les modalités de prescription du lecteur Freestyle Libre 2, lorsqu’il vient en remplacement d’un lecteur Freestyle Libre 1 pour un patient déjà traité.

Vous pourrez donc, après le 1er juin prochain, continuer de délivrer les lecteurs et capteurs Freestyle Libre 1 dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui, avec prise en charge par l’Assurance maladie, qu’il s’agisse d’un renouvellement d’ordonnance ou d’une nouvelle prescription.

Aides à l’alternance : le dispositif est prolongé jusqu’à la fin de l’année!

Dans une interview accordée hier à RTL, Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion a annoncé que les aides à l’apprentissage seront prolongées au moins jusqu’à la fin de l’année 2022. Sur son site internet, le journal « Les Echos » précise que cette prolongation concernera le « dispositif actuel » d’aides à l’alternance, tel qu’en vigueur depuis juillet 2020 et qui devait prendre fin le 30 juin prochain.

Ainsi, tout contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, conclu d’ici le 31 décembre 2022 avec un salarié âgé de moins de 30 ans, ouvrira droit au bénéfice d’une aide de 8 000 euros au titre de la première année (5 000 euros si le jeune est mineur) et cela, quel que soit le niveau du diplôme préparé.

Dès le mois de novembre 2021 et à plusieurs reprises depuis, la FSPF a alerté le Cabinet d’Elisabeth BORNE, alors ministre du Travail, sur les conséquences désastreuses d’un arrêt de ces aides pour notre branche professionnelle. Nous nous félicitons donc de cette annonce qui répond aux demandes des pharmaciens d’officine qui, comme un grand nombre de dirigeants de TPE, contribuent au dynamisme de l’apprentissage.

Les titulaires d’officines disposent désormais de visibilité pour embaucher des jeunes préparant le BP de préparateur en pharmacie ou le DEUST de préparateur/technicien en pharmacie pour la rentrée 2022, sans être contraints par la date butoir du 30 juin.

Une circulaire viendra rappeler les principales conditions d’éligibilité au bénéfice de cette aide une fois les modifications réglementaires nécessaires à sa prolongation publiées au Journal officiel. Dans l’attente, vous pouvez consulter notre circulaire n° 2021-54 du 25 novembre 2021 en cliquant ICI.

Réforme européenne relative aux dispositifs médicaux : quel impact pour les pharmaciens d’officine ?

Depuis le 26 mai 2021, une nouvelle règlementation sur les dispositifs médicaux (DM), les dispositifs médicaux implantables actifs (DMIA) et les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV) entre progressivement en application. Différée d’un an en raison de la pandémie de covid-19, cette révision complète de la règlementation européenne renforce le rôle et les obligations des pharmaciens d’officine.

A la réception d’un DM, et avant toute délivrance, le pharmacien doit contrôler les informations figurant sur le produit : le marquage CE, la déclaration de conformité, l’étiquetage, l‘identité du fabricant et, le cas échéant, la notice, l’identité de l’importateur, l’Identifiant Unique du Dispositif (IUD).

Le pharmacien devient un acteur majeur de la vigilance et informe le fabricant, son mandataire et l’importateur lorsqu’il considère qu’un DM qu’il a mis à disposition n’est pas conforme à la règlementation, en cas de réclamation ou de signalement. Il alerte en outre l’autorité sanitaire en cas de risque grave ou de suspicion d’un dispositif falsifié.

Afin d’améliorer la traçabilité et de renforcer la sécurité, le pharmacien doit être en mesure d’identifier les opérateurs qui lui ont fourni le DM et les professionnels auxquels il a remis le DM. Il doit également tenir des registres concernant les signalements des utilisateurs, les DM non conformes et les mesures correctives mises en œuvre ainsi que les IUD des DM implantables de classe III.

La circulaire n° 2021-49 du 18 octobre 2021 a été mise à jour le 23 mai 2022, compte tenu de l’entrée en application du règlement n°2017/746 sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, le 26 mai 2022.

Vous pouvez télécharger la circulaire 2022-20, en cliquant ICI.

DGS-Urgent n°2022_55 ACTUALISATION Cas d’infections autochtones par le virus Monkeypox

L’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) a publié un Rapid risk assessment le 23 mai 2022 et le HCSP a rendu le 24 mai 2022 son avis relatif à la conduite à tenir autour d’un cas suspect, probable ou confirmé d’infection à Monkeypox virus. Le présent message actualise le DGS-Urgent n°2022-55 relatif aux cas d’infections autochtones par le virus Monkeypox transmis le 19 mai 2022, en accord avec ces avis.

esdames, Messieurs,

Plusieurs cas d’infections autochtones à Monkeypox (MKP) ont récemment été signalés dans plusieurs pays d’Europe, en Amérique du Nord et en Australie, notamment chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Des cas suspects sont en cours d’investigation dans de nombreux pays. Il s’agit d’un phénomène inhabituel.

Plusieurs cas ont désormais été confirmés sur le territoire national.

Pour l’ensemble des cas confirmés, les analyses ont mis en évidence un virus appartenant au clade « Afrique de l’ouest » du virus MKP[1], suggérant un lien initial avec le Nigéria, pays dans lequel le virus circule régulièrement depuis 2017. Hormis le cas signalé au Royaume-Uni le 7 mai dernier importé du Nigéria, les nouveaux cas signalés ne rapportent pas de voyage en Afrique ou de lien avec une personne au retour d’Afrique. A ce stade, les cas rapportés sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé.

Après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, l’infection débute par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et une asthénie. La maladie provoque également des ganglions. Les adénopathies (cou, face…) sont volumineuses. La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes.

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe une éruption cutanée, qui commence souvent sur le visage puis peut s’étendre à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et les organes génitaux. Les autres muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées. Il convient de noter que les cas récemment détectés chez les HSH ont signalé une prépondérance de lésions dans la région génitale. L’atteinte cutanée survient en une seule poussée. Les lésions passent par différents stades successifs (macule, papule, vésicule, pustule puis croûte), et évoluent de façon uniforme. Les personnes ne sont plus contagieuses lorsque toutes les lésions sont cicatrisées après la chute des croûtes.  La maladie dure généralement de 2 à 3 semaines.

L’infection à Monkeypox doit être évoquée après exclusion des diagnostics différentiels notamment la varicelle chez l’enfant en période de circulation active (crèche et milieu scolaire).  L’atteinte cutanée de l’infection par le Monkeypox se différencie de celle de la varicelle (peu fréquente chez l’adulte). Pour la varicelle, l’éruption évolue en plusieurs poussées. Les paumes des mains et les plantes des pieds sont épargnées.

La transmission du virus Monkeypox se produit lorsqu’une personne entre en contact avec un animal (rongeurs notamment), un être humain ou des matériaux contaminés par le virus. Le virus pénètre dans l’organisme par une lésion de la peau (même non visible), des voies respiratoires ou des muqueuses. La transmission de l’animal à l’homme peut se faire par morsure ou griffure, par la préparation de viande de brousse, par contact direct ou indirect avec des fluides corporels ou du matériel de lésion. Il n’y a pas habituellement d’animaux réservoirs présents en Europe.

La transmission interhumaine peut se faire par les gouttelettes respiratoires, qui ne peuvent généralement pas se déplacer à plus de quelques mètres, ce qui nécessite un contact prolongé face à face. Les autres modes de transmission interhumaine comprennent le contact cutané direct avec les liquides biologiques ou la lésion, quelles que soient les circonstances y compris rapports sexuels, actes de soin médical ou paramédical, et le contact indirect avec la lésion, par exemple par des vêtements, du linge de maison ou de la vaisselle contaminés.

Dans ce contexte, la vigilance est requise devant tout cas évocateur. Pour rappel, l’infection à Monkeypox est une maladie à déclaration obligatoire au même titre que les autres orthopoxviroses. En complément de la déclaration obligatoire pour les cas confirmés et probables,  tout cas suspect doit être signalé sans délai à l’Agence régionale de santé de votre région[2].

A la suite de la publication du Rapid risk assessment de l’ECDC en date du 23 mai 2022, les définitions de cas et la conduite à tenir pour la recherche des personnes contacts ont été mises à jour par SpF le 25/05 :

https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2022/cas-de-monkeypox-point-de-situation-au-23-mai-2022. Les principales évolutions portent sur un ajustement des définitions de cas confirmé et de cas probable.

Hormis les patients avec des formes graves, les patients immunodéprimés, les femmes enceintes et les très jeunes enfants pour lesquels il conviendra d’être particulièrement vigilant, les cas de Monkeypox ne nécessitent pas d’hospitalisation systématique et feront l’objet d’une recommandation d’isolement à domicile. Un arrêt de travail ou une autorisation à être placé en télétravail pourront leur être délivrés pour respecter cet isolement pendant 3 semaines après la date de début des signes.

Par ailleurs, la mission nationale COREB (Coordination Opérationnelle Risque Épidémique et Biologique) a également précisé le 25/05 certains points de sa fiche réflexe pour la prise en charge médicale des cas et les mesures de protection à adopter (la fiche actualisée est disponible sur https://www.coreb.infectiologie.com/fr/monkeypox.html), à la suite de l’avis du HCSP du 24 mai relatif à la conduite à tenir autour d’un cas suspect, probable ou confirmé d’infection à Monkeypox virus.

Le HCSP a effet précisé dans son avis les mesures de précaution/prévention à mettre en place dans le cadre de la prise en charge d’un éventuel cas en établissement de santé d’une part, et les différentes thérapeutiques disponibles contre le Monkeypox virus et la doctrine de recours à ces derniers (limitées à quelques indications et selon une expertise au cas par cas par décision collégiale).

Le circuit de prise en charge des patients et des prélèvements a été élaboré en lien avec SpF, la COREB et SAMU-Urgences de France :

  • Les personnes avec des symptômes évocateurs d’une infection à Monkeypox, notamment des éruptions cutanées, peuvent appeler le SAMU-Centre 15 pour être orientées.
  • Les professionnels de santé de ville qui reçoivent des patients avec des symptômes évocateurs d’une infection à Monkeypox peuvent également appeler le SAMU-Centre 15 (ou directement l’infectiologue référent) pour être appuyés dans la prise en charge de leurs patients, si nécessaire. Les régulations des SAMU-Centre 15 sont en lien avec les infectiologues référents pour classer le cas et, pour les cas suspects ou probables, organiser leur prise en charge. Des téléconsultations pourront ainsi être organisées, si nécessaire.
  • Les prélèvements sont à organiser par ordre de priorité dans les établissements de santé de référence (ESR), en établissement de santé de proximité ou en ville (si l’ESR est trop éloigné du domicile du patient).
  • Des consignes devront être données aux patients pour leur transport vers le lieu de prélèvement : privilégier un véhicule personnel, faire appel à une ambulance, utilisation des transports en commun à éviter (mesures de protection en cas d’utilisation des transports : friction régulière de solution hydro alcoolique, couvrir les lésions, port du masque).
  • Les patients avec des formes graves de la maladie seront adressés en première intention dans les ESR REB.

Un schéma en annexe 1 synthétise le circuit de diagnostic.

S’agissant de la stratégie de vaccination pour les personnes contacts à risque, elle fera très prochainement l’objet d’un message DGS-Urgent dédié.

Cette situation sanitaire étant inédite et évolutive, ces documents de conduite à tenir sont susceptibles d’être régulièrement actualisés.

Toutes les informations sont disponibles sur le site du MSS :

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/monkeypox-information-pour-les-professionnels-de-sante.

Je vous remercie de votre mobilisation.

Pr Jérôme SALOMON

Directeur général de la santé

[1] Le virus MKP est un orthopoxvirus, dont deux clades principaux sont connus : Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale (bassin du Congo).
[2] Déclaration à l’ARS possible en lien avec l’infectiologue qui accueille le patient pour la réalisation du prélèvement.  
Annexe : Schéma récapitulatif du circuit de diagnostic :

Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

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