Refondation des urgences : il y a du pain sur la planche…

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès BUZYN a présenté le 9 septembre un pacte de refondation des urgences.

Parmi les 12 mesures de son plan d’action, 2 concernent plus particulièrement la pharmacie d’officine.

La ministre propose ainsi de mettre en place dans tous les territoires un service universel à distance pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le service d’accès aux soins (SAS). Le SAS permettra notamment aux patients de connaître, grâce à un outil en ligne, les pharmacies de garde. Le législateur ayant confié l’organisation du système de garde pharmaceutique aux syndicats représentatifs des pharmaciens d’officine, la FSPF est prête à apporter son expertise à la construction du SAS.

Agnès BUZYN souhaite également offrir aux professionnels non-médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients. Comme la loi de santé le prévoit, les pharmaciens seront donc autorisés à dispenser sans ordonnance des médicaments de prescription médicale obligatoire, dans le cadre d’un exercice coordonné.

La FSPF est favorable au principe d’une compétence élargie, elle l’a prouvé en soutenant la dispensation protocolisée ou la vaccination à l’officine. Toutefois, pour pouvoir assurer ces missions, et offrir un service de proximité et de qualité, les pharmaciens d’officine auront besoin d’un cadre précis et surtout de moyens.

La nécessaire refonte du système des urgences hospitalières ne pourra se faire sans l’implication des professionnels de santé libéraux dans le dispositif. La FSPF demande donc à être reçue par la ministre des Solidarités et de la Santé afin d’étudier avec elle les modalités de mise en place et de contribution des pharmaciens d’officine à ces mesures.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Fin du régime de sécurité sociale des étudiants: Pensons à la M.A.J des cartes vitale.

Le 1er septembre 2019 signe la fin du régime de sécurité sociale des étudiants, avec l’arrêt de gestion de l’assurance maladie obligatoire par les mutuelles étudiantes.

A cette date, tous les étudiants qui étaient restés affiliés provisoirement pour l’année 2018-2019 à une mutuelle étudiante, rejoindront automatiquement le régime général de l’Assurance Maladie.

Rien ne change pour les jeunes débutant leurs études qui, depuis le 1er septembre 2018, n’ont plus à se soucier de leur inscription auprès de l’assurance maladie obligatoire. Ils restent affiliés à leur régime d’origine, le plus souvent celui de leurs parents (Assurance Maladie, MSA, régimes spéciaux…). Les étudiants restés affiliés pour l’année 2018-2019 à une mutuelle étudiante rejoignent le régime général de l’Assurance Maladie A compter du 1er septembre 2019, les étudiants qui étaient affiliés à une mutuelle étudiante basculeront automatiquement et gratuitement au régime général et seront rattachés à la Caisse primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de leur lieu de résidence.

Ils recevront, courant septembre, un courriel de leur CPAM pour leur préciser leurs nouveaux contacts et services proposés. Les bacheliers qui deviennent étudiants en 2019 restent couverts par leur régime actuel Depuis la rentrée 2018, tout étudiant débutant ses études supérieures continue d’être affilié à son régime de protection sociale actuel, le plus souvent celui d’un de ses parents (régime général, régime agricole ou autres régimes spéciaux). Il n’a aucune démarche particulière à effectuer, ses droits sont déjà ouverts.

Les étudiants étrangers qui viennent pour la première fois en France pour leurs études doivent s’affilier à l’Assurance Maladie via le site etudiant-etranger.ameli.fr Depuis la rentrée 2018, les étudiants étrangers qui viennent pour la première fois en France et s‘inscrivent dans un établissement d’enseignement supérieur doivent s’affilier à l’Assurance Maladie. Cette démarche, à réaliser sur le site etudiant-etranger.ameli.fr, est unique et ne sera pas à renouveler s’ils poursuivent leurs études en France plusieurs années universitaires.

Tout étudiant, pour bénéficier d’une prise en charge optimale de ses frais de santé, doit adopter les bons réflexes de tout assuré, et notamment :

Créer un compte ameli sur le site ameli.fr ou sur l’appli ameli, puis vérifier que toutes ses informations sont à jour, et notamment :

• son relevé d’identité bancaire (RIB) personnel pour obtenir ses remboursements ;

• une adresse postale toujours d’actualité. Déclarer son médecin traitant ; Mettre à jour régulièrement sa carte Vitale dans les bornes installées dans toutes les CPAM, en pharmacie et dans certains établissements de santé ; Ouvrir son Dossier Médical Partagé (DMP).

P.L

Les avenants « vaccination » et « télémédecine » publiés au Journal officiel Les pharmaciens vont pouvoir être rémunérés

Deux arrêtés d’approbation des avenants n°15 et n°16 à la convention nationale pharmaceutique ont été publiés ce matin au Journal officiel.

En pratique, la parution de ces textes permet la rémunération des pharmaciens d’officine en contrepartie de l’accompagnement d’actes de téléconsultation (avenant n°15) et de la vaccination contre la grippe saisonnière (avenant n°16).

Concrètement, la rémunération conventionnelle versée aux pharmaciens organisant des téléconsultations à l’officine comprend deux volets :

  • une participation forfaitaire pour l’équipement afin d’aider les pharmaciens d’officine à financer le matériel nécessaire aux téléconsultations.

Pour la première année correspondant à l’achat des équipements, ce montant est fixé à 1 225 €. Pour les années suivantes, ce montant est fixé à 350 €.

  • une participation forfaitaire relative au temps passé : le montant de cette rémunération varie selon le nombre de téléconsultations (facturables et remboursées par l’assurance maladie) réalisées à l’officine durant l’année, de la manière suivante :
    • de 1 à 20 téléconsultations : 200 € / officine
    • de 21 à 30 consultations : 300 € / officine
    • au-dessus de 30 téléconsultations : 400 € / officine.

En ce qui concerne la vaccination contre la grippe, chaque pharmacien de métropole qui s’est formé et déclaré auprès de son ARS, percevra 6,30 € hors taxes par vaccination effectuée. Ce montant sera de 6,60 € hors taxes pour les départements et collectivités d’Outre-Mer. La facture devra porter le code acte VGP pour « vaccination grippe pharmacie ».

Nous nous félicitons de la publication de ces arrêtés qui donnent le coup d’envoi à la vaccination contre la grippe par les pharmaciens dès la prochaine campagne et à la réalisation de téléconsultations à l’officine dans le cadre d’un exercice coordonné avec les médecins, deux évolutions professionnelles souhaitées par la FSPF.

Toutefois, un point reste encore à préciser avant de pouvoir se lancer dans l’accompagnement de la téléconsultation : le code traceur permettant d’identifier les téléconsultations remboursables n’est pas encore connu.

Quoi qu’il en soit, grâce à la proximité que le réseau officinal offre à la population, les pharmaciens vont pouvoir participer à l’augmentation de la couverture vaccinale en France et à l’amélioration de l’accès des citoyens aux soins sur l’ensemble du territoire, notamment des soins non programmés, y compris dans les endroits où l’offre de santé est insuffisante. La télémédecine permet en outre d’éviter aux patients des déplacements inutiles, ou le recours aux services d’urgence.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Un service de plus pour les adhérents et une raison pour les autres de nous rejoindre.

Dans le cadre de la nouvelle mandature de Philippe BESSET, Président de la FSPF, une continuation et un renforcement des services mis en place par l’ancien Président Philippe GAERTNER est en train de se mettre en place.

A la demande des présidents de la centaine de syndicats départementaux, notre Fédération Nationale a mis en place une superbe revue annuelle bientôt livrée gratuitement pour les adhérents de notre syndicat du 13.

Nous avons pu la consulter en avant-première et nous l’avons trouvé indispensable car il est le condensé de tout ce que nous sommes obligés, et quelquefois contraints par des contrôles étatiques, de connaitre.

« Le cœur du sage cherche l’instruction, la bouche des insensés se repaît d’ignorance » La Bible – Le Livre des Proverbes

Les Pharmaciens du Sud

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