Premier problème rencontré sur la base de données du CEPS*** (Comité Economique des Produits de Santé)
Les informations sur les prix et les taux de remboursement appliqués à chaque médicament sont désormais intégrées aux logiciels de gestion des officines, actualisés à partir du référentiel CEPS, unique référence. Elles s’affichent à partir du code CIP13, contenu dans le Datamatrix ou figurant en clair sur les conditionnements des médicaments.
Les logiciels de dispensation sont quotidiennement mis à jour. Cette base nationale, composée de fichiers correspondant à chaque présentation de médicament remboursable, est gérée par le CEPS. Elle est mise à la disposition des éditeurs de bases de médicaments (BDM), de logiciels de gestion des officines (LGO), du Club CIP (fichiers des industriels) et de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).
Un premier problème vient de survenir sur certains médicaments.
Voici l’explication aimablement fournie vendredi dernier par Pharmagest:
– Vous êtes nombreux à nous contacter concernant des modifications de prix sur des produits génériques occasionnant des parts à payer pour les assurés.
Ces phénomènes déroutants s’expliquent par le fait que certains génériques ont vu leur base de remboursement changer au 1er Octobre 2014 (Parution au Journal officiel du 29 Aout 2014 NOR : AFSS1418456S).
En fonction du délai d’écoulement prévu de 50 jours, la mise en application des nouveaux tarifs en officine est donc intervenue le 20 Novembre.
Sur certains produits nous avons constaté un écart de deux semaines entre la date de mise à jour du prix remboursé et la date de mise à jour du prix de vente. A titre d’exemple, pour les génériques du Leeloo® 01.MG la date d’opposabilité du TFR est fixée au 20/11 et celle du prix de vente est fixée au 04/12/2014).
En attendant que ces mises à jour de prix soient effectives, votre logiciel va logiquement vous proposer de percevoir la différence entre le prix de vente et le prix de remboursement. Vous avez toutefois la possibilité d’aligner le prix de vente sur le prix de remboursement soit à la ligne de tarification soit sur la fiche produit. Cela ne devrait pas occasionner de rejet.
Pour rappel, depuis le 1er juillet 2014 et la suppression de la vignette, votre logiciel tient compte des données de la base CEPS (Base de donnée opposable). Cette base détient les prix et leurs dates d’application des produits réglementés.
_ Mise en garde concernant le SPASFON-LYOC
A compter du 1er octobre, le TFR du Spasfon-Lyoc (CIP 3400931863014) et de ses génériques est passé officiellement à 2,13€.
La base opposable CEPS a positionné par erreur un TFR à 1,95€.
Une rectification doit être apportée prochainement sur la base CEPS.
Sachant que le délai d’écoulement est de 50 jours, ce produit peut être vendu avec un TFR de 2,32€, correspondant au prix de vente actuel, jusqu’à la mi-novembre.
Pour ce faire, nous vous proposons de modifier le TFR de la fiche produit :
Nous remercions Pharmagest pour ces précieuses informations.
P.L
*** Le comité économique des produits de santé (CEPS), organisme interministériel placé sous l’autorité conjointe des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale et de l’économie, est principalement chargé par la loi de fixer les prix des médicaments et les tarifs des dispositifs médicaux à usage individuel pris en charge par l’assurance maladie obligatoire.
CAVP la « réforme »
A lire sur le lien : CAVP « réforme 2015 »
RMC BFM: MST en interview chez Bourdin
Michel Siffre, trésorier du syndicat du Var et secrétaire général de l’URPS Pharmaciens PACA, en route pour une réunion à l’ARS, m’a transmis quelques échanges radiophoniques qu’il vient d’entendre entre le journaliste Bourdin et notre ministre de la Santé Marisol Touraine.
A la première question sur les médicaments en GMS, la ministre a confirmé ses propos : « le médicament n’est pas un produit comme les autres, il restera en pharmacie », Bourdin a alors avancé que Leclerc avait ses pharmaciens prêts à servir, la ministre a alors précisé : « dans les galeries marchandes des centres Leclerc, il y a déjà des pharmacies….. »
Puis la question de la vaccination a été évoquée :
Marisol Touraine a confirmé qu’en effet, dans le texte de loi, il est prévu que le pharmacien puisse faire de la vaccination.
Elle a précisé que seuls les pharmaciens volontaires pourront le faire et qu’ils devront être formés. Que seuls les rappels leur seront autorisés, la primo vaccination restant chez le médecin. Le taux de vaccination en France chute dangereusement (pour diverses raisons : ne pas perdre 2 h pour attendre chez le médecin, ne pas pouvoir avancer le coût de la visite etc…) , et il faut mettre en œuvre tous nos moyens pour y remédier, toujours dans l’esprit de faciliter l’accès aux soins à tous, la vaccination étant une affaire se Santé Publique.
Michel Siffre pense que si ce texte passe dans la loi, il sera applicable dès 2015.
source Syndicat FSPF du Var
La revue de presse 21/11/14
Formation. Leclerc a-t-il profité de Pôle emploi ? / Ouest France Entreprise – 21/11/14
Profiteuses, les enseignes E. Leclerc ? C’est ce qu’affirment onze chômeuses de la banlieue parisienne. Elles ont porté plainte. Elles accusent des franchises de l’enseigne d’avoir détourné les aides versées.
Michel-Edouard Leclerc évoque le « poker menteur » de U, Carrefour et Casino sur les prix / LSA – 19/11/14
Le bouillant patron de l’enseigne E.Leclerc n’entend pas lâcher ses concurrents sur les prix qu’ils pratiquent, et les accusent de jouer un « poker menteur » basé sur une stratégie «bipolaire »…
Le plan de Leclerc pour vendre des médicaments malgré l’interdiction / Le Figaro – 20/11/14
Le monopole des pharmaciens est préservé ? L’enseigne propose aux officines de s’installer dans ses galeries marchandes pour profiter de son image de prix bas et de loyer attractif.
Obligation d’utiliser un « LAP » certifié et de prescrire en DCI : parution du décret / Vidal – 18/11/14
Les LAP, ou logiciels d’aide à la prescription, doivent désormais être certifiés par la Haute Autorité de Santé pour être utilisés par les professionnels de santé, selon un décret paru au Journal Officiel le 15 novembre 2014. Ce décret fixe également au 1er janvier 2015 « l’entrée en vigueur de l’obligation, lors de toute prescription d’une spécialité pharmaceutique, de mentionner ses principes actifs désignés par leur dénomination commune internationale (DCI) recommandée par l’Organisation mondiale de la santé ou, à défaut, leur dénomination dans la pharmacopée ».
Rapport Mission d’intérêt public du pharmacien et qualité des services en officine / Académie Nationale de Pharmacie 14/11/14
Ce rapport est établi à la demande du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé (DGS). Il évoque les pistes du développement pharmaceutique.
Michel Joly (Gilead) : « Sovaldi fait économiser de l’argent à l’Assurance-maladie » / Le Quotidien du Médecin – 20/11/14
Président de Gilead France,Michel Joly revient, dans un entretien exclusif au « Quotidien », sur les négociations « difficiles » et l’accord sur le prix duSovaldi qui révolutionne la prise en charge de l’hépatite C.
GÉNÉRIQUES : POURQUOI LA FRANCE EST EN RETARD / Paris Match – 21/11/14
Malgré des progrès ces dernières années, la France accuse toujours un retard considérable sur certains de ses voisins en matière de médicaments génériques. Les entreprises pharmaceutiques tentent parfois d’entraver leur progression, mais elles ne sont pas les seules responsables.
E.M