Dispositions relatives à l’obligation de certification des logiciels d’aide à la prescription médicale (LAP)

Suite à la parution du décret no 2014-1359 du 14 novembre 2014 relatif à l’obligation de certification des logiciels d’aide à la prescription médicale et des logiciels d’aide à la dispensation prévue à l’article L.161-38 du code de la sécurité sociale

A partir du 1er janvier 2015, les LAP n’auront la certification des Pouvoirs Publics qu’à certaines conditions décrites dans le CSP. Votre syndicat a mis en caractères gras celles qui nous impacteront directement:

« Dispositions relatives à l’obligation  de certification des logiciels d’aide à la prescription médicale (code de la santé publique)

« Art. R. 161-76-1. – Tout logiciel dont l’objet est de proposer aux prescripteurs exerçant en ville, en établissement de santé ou en établissement médico-social, une aide à la réalisation de la prescription de médicaments est soumis à l’obligation de certification prévue à l’article L. 161-38, sans préjudice des dispositions des articles R. 5211-1 et suivants du code de la santé publique. Les logiciels intégrant d’autres fonctionnalités que l’aide à la prescription médicale ne sont soumis à certification que pour cette dernière fonctionnalité.

« Art. R. 161-76-2. – La Haute Autorité de santé établit la procédure de certification. Cette procédure comporte notamment le référentiel au regard duquel le logiciel d’aide à la prescription est certifié. Elle est rendue publique par la Haute Autorité de santé et le référentiel est publié au Journal officiel de la République française. 
« La Haute Autorité de santé élabore des référentiels spécifiques, d’une part pour la prescription de médicaments destinés à être dispensés en officine de pharmacie, d’autre part pour la prescription de médicaments destinés à être dispensés par une pharmacie à usage intérieur.

« Art. R. 161-76-3. – Le logiciel d’aide à la prescription médicale est certifié au regard d’un référentiel établi  par la Haute Autorité de santé et prévoyant :

« 1o Des exigences minimales de sécurité, portant notamment sur l’absence de toute information étrangère à la prescription et de publicité de toute nature ainsi que sur sa qualité ergonomique ;

« 2o Des exigences minimales de conformité de la prescription aux dispositions réglementaires et aux règles de bonne pratique de la prescription médicamenteuse ;

« 3o Des exigences minimales d’efficience assurant la diminution du coût du traitement à qualité égale ;

« 4o La prescription en dénomination commune, telle que définie au 5o de l’article R. 5121-1 du code de la santé publique ;

« 5o Une information sur le médicament issue d’une base de données sur les médicaments satisfaisant à une charte de qualité élaborée par la Haute Autorité de santé ;

« 6o Des informations relatives au concepteur du logiciel et au financement de l’élaboration de ce logiciel.

Nouvelle rémunération 2015 avec honoraire fixe.

2volution prix et marge Médicaments 93/2013
2volution prix et marge Médicaments 93/2013

Un grand bouleversement se met en place dans nos logiciels experts, dans notre type de rémunération pour le début d’année.

Beaucoup de confrères s’inquiètent des modalités.

Nous vous rappelons que les prix d’achat fabricant et grossiste ne sont pas changés.

Seule notre marge est concernée.  Les politiques d’achat de nos officines ne sont pas impactées.

Seul le prix public est modifié par les nouveaux modes de rémunération de la Pharmacie d’Officine.

Les prix d’achat ne changent pas, il n’y a aucun effet du changement de mode de rémunération sur le stock et sa valeur. Par ailleurs, la notion « d’écoulement de stock » qui existait avec la vignette a été remplacée par une notion de date d’effet du prix qui est une compensation financière.

 

 

P.L

 

Le conseil du Syndicat

Nous vous conseillons vivement de renseigner le numéro RPPS des prescripteurs si vous n’avez pas déjà commencé.

Le temps ou ce numéro (surtout pour les prescriptions hospitaliers) deviendra obligatoire approche.

Autant ne pas attendre le dernier moment.

P.L

 

Premier problème rencontré sur la base de données du CEPS*** (Comité Economique des Produits de Santé)

Les informations sur les prix et les taux de remboursement appliqués à chaque médicament sont désormais intégrées aux logiciels de gestion des officines, actualisés à partir du référentiel CEPS, unique référence. Elles s’affichent à partir du code CIP13, contenu dans le Datamatrix ou figurant en clair sur les conditionnements des médicaments.

Les logiciels de dispensation sont quotidiennement mis à jour. Cette base nationale, composée de fichiers correspondant à chaque présentation de médicament remboursable, est gérée par le CEPS. Elle est mise à la disposition des éditeurs de bases de médicaments (BDM), de logiciels de gestion des officines (LGO), du Club CIP (fichiers des industriels) et de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).

Un premier problème vient de survenir sur certains médicaments.

 

Voici l’explication aimablement fournie vendredi dernier par Pharmagest:

–  Vous êtes nombreux à nous contacter concernant des modifications de prix sur des produits génériques occasionnant des parts à payer pour les assurés.
Ces phénomènes déroutants s’expliquent par le fait que certains génériques ont vu leur base  de remboursement changer au 1er Octobre 2014 (Parution au Journal officiel du 29 Aout 2014 NOR : AFSS1418456S).

En fonction du délai d’écoulement prévu de 50 jours, la mise en application des nouveaux tarifs en officine est donc intervenue le 20 Novembre.

Sur certains produits nous avons constaté un  écart de deux semaines entre la date de mise à jour du prix remboursé et la date de mise à jour du prix de vente. A titre d’exemple, pour les génériques du Leeloo® 01.MG la date d’opposabilité du TFR  est fixée au 20/11 et celle du prix de vente est fixée au 04/12/2014).

En attendant que ces mises à jour de prix soient effectives, votre logiciel va logiquement vous proposer de percevoir la différence entre le prix de vente et le prix de remboursement. Vous avez toutefois la possibilité d’aligner le prix de vente sur le prix de remboursement soit à la ligne de tarification soit sur la fiche produit. Cela ne devrait pas occasionner de rejet.

Pour rappel, depuis le 1er juillet 2014 et la suppression de la vignette, votre logiciel tient compte  des données de la base CEPS (Base de donnée opposable). Cette base détient les prix et leurs dates d’application des produits réglementés.

_  Mise en garde concernant le SPASFON-LYOC

A compter du 1er octobre, le TFR du Spasfon-Lyoc (CIP 3400931863014) et de ses génériques est passé officiellement à 2,13€.
La base opposable CEPS a positionné par erreur un TFR à 1,95€.
Une rectification doit être apportée prochainement sur la base CEPS.

Sachant que le délai d’écoulement est de 50 jours, ce produit peut être vendu avec un TFR de 2,32€, correspondant au prix de vente actuel, jusqu’à la mi-novembre.

Pour ce faire, nous vous proposons de modifier le TFR de la fiche produit :

Nous remercions Pharmagest pour ces précieuses informations.
P.L

*** Le comité économique des produits de santé (CEPS), organisme interministériel placé sous l’autorité conjointe des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale et de l’économie, est principalement chargé par la loi de fixer les prix des médicaments et les tarifs des dispositifs médicaux à usage individuel pris en charge par l’assurance maladie obligatoire.

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