Pour 2014, le montant forfaitaire annuel des frais d’équipement est porté à 68 euros à compter du 1er janvier 2014 . (inchangé par rapport à 2013)
RAPPEL:
Prime de blouse:
Article 9 de la Convention Nationale de la Pharmacie d’Officine:
Après 12 mois de présence dans l’entreprise, des frais annuels d’équipement sont attribués à tout le personnel sur la base d’un forfait fixé conventionnellement. Le versement des frais d’équipement, dont la somme forfaitaire est révisable annuellement, s’effectue en une seule fois et au plus tard le 31 octobre de chaque année civile. “
La prime d’équipement ou plus communément appelée prime de blouse est un avantage défini par la convention collective national de la pharmacie d’officine.
La prime de blouse est versée chaque année au mois d’octobre à l’ensemble du personnel, même administratif ou d’entretien.
Seul nécessité, justifier de 12 mois d’anciennetés dans l’officine. La somme versée est fixe.
Elle ne peut pas être proratisée en fonction du temps de travail. Le fait d’avoir un équipement mis à disposition par l’officine ou de ne pas porter de blouse n’est pas un critère de non versement.
Accordé au plus tard le 31 octobre, la prime de blouse doit être inscrite sur la fiche de paye. Elle est donc soumise à charge sociale.
(Avant 2006 le titulaire qui fournissait la blouse ne payait pas la prime mais c’est fini !)
Organisée par Claude Baroukh, secrétaire général de la FSPF, la dernière table-ronde du Congrès des pharmaciens a déployé nombre d’idées pour « éclairer sous un angle nouveau le recours au pharmacien ». Guillaume Nebout, directeur du développement international des services aux pharmacies chez Alliance Boots, a ainsi présenté différents types de services proposés depuis ou plus moins longtemps dans les officines européennes. Que ce soit la vaccination contre la grippe d’ores et déjà effective dans les pharmacies britanniques, irlandaises, portugaises et norvégiennes, le dépistage des mélanomes qu’effectuent les pharmaciens norvégiens et italiens, la télémédecine en cardiologie en Italie ou les entretiens pharmaceutiques en Angleterre, force est de constater que les services se développent inexorablement en officine.
Et « ça change réellement la perception qu’ont les patients du pharmacien », a commenté Guillaume Nebout. Le tout est de ne proposer que du « service qualitatif ; c’est primordial ». Ainsi, les pharmacies norvégiennes travaillent directement avec des centres de référence pour le screening des grains de beauté. Si la réaction des médecins peut être « froide au début », ils finissent tous par envoyer leurs patients en pharmacie ; « ça leur fait gagner du temps » ou « ça leur enlève une activité qui n’est pas à haute valeur ajoutée ». C’est encore autre chose au sujet de la vaccination en pharmacie : dans ce cas, il ne s’agit pas d’« un transfert de patientèle », a constaté Guillaume Nebout, mais d’« une nouvelle patientèle : il n’a été constaté quasiment aucune diminution du nombre de consultations chez le médecin mais une hausse chez les pharmaciens. Ce ne sont pas les mêmes patients. »
Certes, et il fallait le rappeler, « la nouvelle rémunération est la plus grosse révolution de ces quarante dernières années à l’officine », pour reprendre les termes de Philippe Gaertner, président de la FSPF. Mais concrètement, la date du 1er janvier, celle à laquelle cette révolution devait justement prendre forme, semble devenir hypothétique. Le vice-président du syndicat, Philippe Besset, s’est montré très clair au cours de la table-ronde organisée dimanche matin : « quelqu’un des pouvoirs publics doit donner le top départ pour que nous soyons prêts au 1er janvier ; ça commence à urger ». Rien à voir en tout cas avec « le départ de Frédéric Van Roekeghem de la direction de l’Assurance maladie, [qui] n’aura pas d’impact sur la mise en place des honoraires », mais avec l’arrêté d’approbation qui se fait attendre. Le directeur général de l’offre de soins Jean Debeaupuis l’a annoncé hier à paraître « très prochainement ». La FSPF l’espère, les sociétés de service informatique aussi : « si le cahier des charges Sesam-Vitale est connu, comprenez bien que les SSII ne déploieront rien tant que l’arrête n’est pas publié », a précisé Philippe Gaertner au cours d’une conférence de presse donnée à l’heure du déjeuner. Mais « nous ferons tout, a assuré Philippe Besset, pour respecter la date du 1er janvier ». Rassurant, Charles Ronlez, président de l’Association pharmaceutique belge (photo ci-contre), était venu partager son expérience des honoraires, mis en place il y a quatre ans et qui ont nécessité quatre années de préparation. Aujourd’hui, « je peux vous dire que le patient paie moins, l’autorité publique paie moins et le pharmacien a au minimum sa marge et une augmentation indexée de sa marge. Le pharmacien est le grand gagnant de ce système. »
La première nomenclature pharmaceutique
En parlant révolutions, une autre se profile à la date du 1er janvier : « la création de la première nomenclature pharmaceutique », annoncée par Philippe Besset. À l’instar d’autres professionnels de santé, il s’agit d’un système de lettres-clés. HD, HG et HC en seront les premières, correspondant, respectivement, aux honoraires de dispensation, aux honoraires de dispensation de grands modèles et aux honoraires de dispensation d’une ordonnance de 5 lignes et plus. Mais avant cette autre grande étape, la profession aura à faire face à un nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale saignant : « sur les 3 milliards d’euros d’économies attendues dans le PLFSS 2015, la moitié se répercute sur le médicament », a indiqué Vincent Bildstein, président d’IMS Health France, également présent sur cette table-ronde consacrée à l’économie officinale. Philippe Besset a d’ailleurs prévenu le ministère de la Santé « que le réseau ne tiendra pas un tel effort » et, surtout, demandé à obtenir un plan de promotion des génériques en lieu et place d’une partie des baisses de prix. « Je ne sais pas si ce sera suffisant mais nous pensons avoir obtenir quelque chose là-dessus ; Marisol Touraine devrait annoncer ce plan de promotion dans les trente jours », a-t-il confirmé au cours de la conférence de presse qui a suivi. Muriel Dahan, désormais inspectrice générale des affaires sociales, a d’ailleurs été missionnée pour la réalisation de ce plan.
Les dispositions réglementaires relatives à la filière d’élimination des déchets, fondée sur le principe de la responsabilité élargie du producteur (dite « REP »), prévoient que les exploitants de médicaments, fabricants de dispositifs médicaux et de dispositifs médicaux de diagnostic in vitro qui mettent sur le marché des matériels destinés aux patients en auto-traitement et conduisant à la production de ces déchets, sont chargés de leur enlèvement. Seul un éco-organisme respectant les termes du cahier des charges précité peut, depuis 2013, assurer cette mission. Ainsi, les producteurs de déchets qui avaient organisé leur propre filière d’élimination doivent depuis lors déléguer cette tâche à un éco-organisme agréé.
Des négociations en vue de l’adhésion à DASTRI d’autres laboratoires et exploitants sont en cours. Dans le cas où votre officine collecterait des DASRI auprès d’un laboratoire non adhérent, nous vous recommandons de prendre contact avec votre responsable de secteur auprès de l’éco-organisme (par le lien suivant : http://www.dastri.fr/qui-sommes-nous/lequipe/) afin de vous assurer que votre collecte des DASRI se poursuivra dans le cadre d’une nouvelle adhésion prochaine du laboratoire concerné. Dans le cas contraire, nous vous recommandons, dans cette attente, d’adhérer par vous-même au réseau DASTRI en faisant la demande d’intégrer le réseau via le formulaire de contact, accessible grâce au lien suivant : http://www.dastri.fr/contact/.
En outre, et pour rappel, les pharmacies désirant faire partie du réseau de point de collecte peuvent continuer à s’inscrire sur le site de DASTRI, mais leurs candidatures ne seront examinées qu’à partir de mars 2015. En effet, le réseau de collecte ayant été constitué en avril 2014, les syndicats représentatifs de la profession, les ministères concernés et DASTRI se sont accordés sur une stabilisation du réseau pendant une période d’un an.
Le Congrès National de la Pharmacie 2014 a eu lieu le 18 et 19 octobre et il a été précédé pour les présidents de départements d’un après-midi de conférences le 17 octobre.
Je ne peux pas vous faire un résumé de tout ce qui a été dit ou démontré mais il est essentiel que je vous donne quelques informations qui me paraissent être des clés pour une meilleure compréhension et interprétation de l’avenir.
1) Fermeture et manifs: Lors de ce congrès de Mandelieu la Napoule, il a été rappelé combien votre détermination a été une aide précieuse pour les entretiens à Bercy au sujet du monopole et de nos compétences en général. c’est LE facteur qui a permis d’être écouté. Ecouter ne suffisant évidemment pas mais restant le préliminaire à une démonstration, il a fallu aussi argumenter et je suis fier d’avoir été l’élément pivot de cette action car parler que de la Suède comme l’a fait notre Conseil national de l’Ordre ne suffisait bien évidemment pas, même si les médias se sont emparés de cet argumentaire assez simpliste et fallacieux.
Emmanuel MACRON a été sensible aux rapports de structures officielles que j’ai pu transmettre à ses services concernant les atouts d’un monopole officinal sur le médicament.
La fermeture d’une journée entière le 30 septembre a été une exceptionnelle réussite et ce mot d’ordre UNAPL fortement relayé par les syndicats départementaux FSPF a totalement éclipsé le mot d’ordre de fermeture d’une demi-journée du 6 octobre qui avait été donné au départ par un autre syndicat pharmaceutique qui ne voulait pas manifester dans le cadre de l’Union National des Professions Libérales.
2) PLFSS 2015: 2 chiffres et un conseil. Le LFSS 2014 a fait perdre à la pharmacie française moyenne 14000 euros de marge en tenant compte des frais de fonctionnement qui augmentent inéluctablement.
Le PLFSS chiffré, c’est 18000 euros ce qui donne 32000 euros en deux années!!! La FSPF ne peut l’accepter et essaie de négocier afin que la baisse du prix des médicaments ne soit pas si importante et qu’une partie de la récupération se fasse en négociation annuelle sur la ROSP 2015. La ROSP 2015 étant basée exclusivement sur la substitution génériques, je vous conseille d’essayer d’améliorer le taux de substitution, de bien revérifier le répertoire des génériques, d’inciter nos équipes officinales à substituer, de respecter les molécules à stabilité pour les personnes de + de 75 ans et de bien substituer les molécules sensibles. Si la ROSP augmente pour compenser la perte fort possible liée au PLFSS 2015, autant essayer d’améliorer encore l’efficience de nos équipes sur ce point.
3) La vaccination: Apres l’effet d’annonce, tout reste à faire. Un rapprochement avec les professions de santé touchées par cette possible mesure est indispensable. cela doit être fait dans le cadre des URPS et notre Président URPS section Pharmaciens, Charles FAURE, devra faire preuve de toute sa diplomatie et sa connaissance du sujet pour déminer le terrain. Un point à préciser: La vaccination n’est pas une demande de la profession qui ne s’y oppose pas. C’est l’IGAS qui a proposé en 2011 (Point 25: Prévoir, sous réserve d’une étude préalable, que le pharmacien, spécifiquement formé, puisse réaliser l’acte vaccinal sur prescription).
Evidemment et cela se comprend, les médecins et infirmières s’y opposent violemment et nous, syndicalistes, éviterons tout conflit. Mais la couverture vaccinale pour certains vaccins est devenue si faible en France que l’HAS redoute le retour de la possibilité d’épidémies. c’est bien un problème de Santé Publique (exemple de la rougeole) et non une revendication de la profession. N’oublions pas de rappeler aussi les fameux risques épidémiques violents possibles en France ou la venue d’un troisième acteur peut s’avérer très utile.
Chanteuses lors d'une soirée du Congrès
Pour finir cet éditorial, je vais vous donner mon impression de ce congrès de 2 jours à Mandelieu la Napoule:
Défauts:
Trop peu de pharmaciens du 13 et j’aurai pu me sentir un peu seul mais les présents, syndiqués ou non, étaient fort sympathiques et de qualité pharmaceutique estampillée.
Standings des hôtels proposés inégales. (pour moi, ça allait, il était bien tenu)
Chaleur liée à une météo trop favorable
Trop de boissons alccolisées
Nuits très, très courtes.
J’étais « démonté »
Qualités:
Excellente organisation avec beaucoup de congressistes
Sympathie et professionalisme des conférenciers, des laboratoires et répartiteurs présents dans les stands
Palais des Congrès à la hauteur
Formation DPC validée pendant le congrès (sujet âgé: prise en charge officinale)
Présnce suffisante de boissons alccolisées pendant les soirées et plus.
des nuits très, très courtes
j’ai rajeuni.
Tout ça pour vous dire que, si la profession va encore mal, le mieux est encore de venir se renseigner au Congrès des Pharmaciens organisé de main de maître par la FSPF, l’UTIP, l’APR et les sponsors et merci à l’organisateur en chef, notre confrère Alain BOETSCH.