Sondage fin du remboursement des tests antigéniques : votre avis compte !


Avec un projet d’arrêté transmis aux syndicats représentatifs de la profession le 14 janvier dernier, le ministère de la Santé a annoncé la fin de nombreuses mesures dérogatoires prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid 19. La prise en charge par l’Assurance maladie des tests antigéniques réalisés en officine est notamment visée.

Opposée au déremboursement des tests antigéniques, la FSPF demande l’abandon de cette mesure. Nous avons besoin de votre retour de terrain pour faire valoir nos arguments en faveur du maintien du remboursement de ces tests.

A cet effet, nous vous invitons à répondre à un questionnaire en ligne d’ici le 31 janvier 2025 au plus tard en cliquant sur le lien suivant :

JE RÉPONDS AU QUESTIONNAIRE

Les résultats de ce sondage nous permettront de démontrer aux pouvoirs publics la pertinence du maintien d’un remboursement des tests antigéniques pour garantir la continuité et l’efficacité de la prise en charge sanitaire des populations les plus vulnérables.

Vous remerciant par avance pour votre participation.

Revalorisation des honoraires et information des consommateurs


Conformément à l’arrêté du 28 novembre 2014, relatif à l’information du consommateur sur le prix des médicaments dans les officines de pharmacie, les pharmaciens d’officine ont une obligation d’information des consommateurs sur le montant des honoraires et des tarifs qu’ils pratiquent au moyen d’un affichage, par l’intermédiaire d’un catalogue ou d’une base de données librement accessible dans l’officine.

Dans le prolongement de notre communication du 8 janvier 2025 relative aux revalorisations tarifaires consécutives à la mise en œuvre de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique et afin de vous accompagner dans cette démarche, la FSPF met à votre disposition une affiche visant à informer vos clients sur le montant des honoraires que vous pratiquez.

Cette affiche est à jour des revalorisations tarifaires entrées en vigueur le 8 janvier dernier et est téléchargeable en cliquant sur le lien suivant :

TARIFS DES HONORAIRES (MÉTROPOLE)

La FSPF vous recommande d’apposer systématiquement cette affiche dans un espace visible de votre officine, y compris quand le montant des honoraires est déjà détaillé dans un catalogue ou dans une base de données.

Cette information relative aux honoraires et tarifs des prestations ne vous exonère ni de votre obligation d’information des consommateurs sur le prix des médicaments et dispositifs médicaux que vous délivrez, ni de l’affichage de l’obligation de proposer un devis dans certaines circonstances (produit ou prestation supérieur ou égal à 500 euros, prestation de location, produit réalisé sur mesure).

Attention ! En cas de non-respect de l’obligation d’information des consommateurs constaté par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), vous vous exposez à de lourdes amendes administratives.

Trois mois pour régulariser les prescriptions d’aGLP-1

Les contrôles de conformité des délivrances d’Ozempic, Victoza et Trulicity selon les nouvelles règles ne seront effectifs qu’à partir du 1er mai 2025.

La réunion du co­mité tech­nique pa­ri­taire per­ma­nent na­tio­nal (CTPPN) du 22 jan­vier a per­mis aux syn­di­cats re­pré­sen­ta­tifs de la pro­fes­sion d’ob­te­nir plus de dé­tails concer­nant les nou­velles mo­da­li­tés de dé­li­vrance avec rem­bour­se­ment des ana­logues du GLP-1, soit Ozem­pic, Vic­toza et Tru­li­city. En ef­fet, leur prise en charge par la so­li­da­rité na­tio­nale sera, à par­tir du 1er fé­vrier pro­chain, condi­tion­née à la pré­sen­ta­tion par le pa­tient d’un do­cu­ment type si­gné du mé­de­cin éta­blis­sant la per­ti­nence de sa pres­crip­tion. Cette me­sure, on le rap­pelle, vise à li­mi­ter les dé­rives déjà consta­tées avec cette classe mé­di­ca­men­teuse par­ti­cu­liè­re­ment sous les feux de l’ac­tua­lité.

Un temps de ro­dage

Comme l’a confirmé l’As­su­rance ma­la­die, le do­cu­ment si­gné par le mé­de­cin de­vra être pré­senté par le pa­tient en même temps que l’or­don­nance. Il sera scanné par le phar­ma­cien et conservé dans le dos­sier du pa­tient pour pou­voir être pré­senté en cas de contrôle. Se­lon Phi­lippe Bes­set qui s’ex­pri­mait à ce pro­pos lors de son Live heb­do­ma­daire, la FSPF a « ob­tenu qu’il y ait une pé­riode de ro­dage de trois mois ». En clair, « les contrôles ne s’en­clen­che­ront qu’à par­tir du 1er mai ». Néan­moins, alerte-t-il, l’en­ca­dre­ment de la confor­mité de la pres­crip­tion concerne à la fois les nou­veaux pa­tients mais aussi ceux qui sont déjà sous aGLP-1 ! Or, cer­tains ne voient leur mé­de­cin spé­cia­liste qu’une fois par tri­mestre, ce qui risque de po­ser des pro­blèmes de dé­lai pour l’ob­ten­tion du pré­cieux sé­same.

Tiers payant contre carte Vi­tale

La FSPF est éga­le­ment mon­tée au cré­neau sur la ques­tion du dis­po­si­tif tiers payant contre carte Vi­tale, puisque la classe des ana­logues du GLP-1 est, comme d’autres, concer­née par cette nou­veauté fi­gu­rant dans l’ave­nant n° 1 à la conven­tion si­gné en juin der­nier. La po­si­tion du syn­di­cat est simple : l’uti­li­sa­tion de la Carte vi­tale a évi­dem­ment la pré­fé­rence des of­fi­ci­naux puis­qu’elle est sy­no­nyme de ga­ran­tie de paie­ment et de flui­dité dans la fac­tu­ra­tion. Mais le re­fus de tiers payant en l’ab­sence de la « carte verte » peut po­ser pro­blème au comp­toir, soit parce qu’il s’agit d’un pa­tient chro­nique connu qu’il est dé­li­cat de lais­ser sans trai­te­ment, soit parce qu’il s’agit d’une per­sonne sus­cep­tible de ré­agir de fa­çon agres­sive vis-à-vis de l’équipe of­fi­ci­nale. Comme l’ex­plique le pré­sident du syn­di­cat, il est très im­por­tant que « le mi­nis­tère de la Santé in­forme le grand pu­blic de cette règle », no­tam­ment par des cam­pagnes de com­mu­ni­ca­tion ex­pli­quant que cela n’est pas du fait du phar­ma­cien. Par sa voix, la FSPF a éga­le­ment de­mandé « l’or­ga­ni­sa­tion de réunions avec les as­so­cia­tions de pa­tients [car] le su­jet n’est pas en­core mûr ».

Par Alexandra Chopard – Le Pharmacien de France

Tadeusz Pankiewicz (1908 – 1993) et sa « pharmacie sous l’aigle » (pod orlem)

En cette période du 80ème anniversaire de la découverte du camp d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques, le pire de ce que peut faire l' »Humanité », il était évident qu’il fallait consacrer un article (repris du Wikipédia anglais) sur le pharmacien polonais emblématique de Cracovie, Juste parmi les Nations depuis 1983, Tadeusz Pankiewicz, homme de bien. Pour rappel, l’homme du mal qui a dirigé la liquidation du ghetto et qui a participé avec enthousiasme aux meurtres de ses habitants est Amon Goeth, dont le nom sera familier à ceux qui ont lu le livre ou vu le film (« La liste de Schindler » rediffusé dernièrement à la TV) sur les efforts d’Oskar Schindler pour sauver « ses » Juifs et dont l’usine était située à Cracovie ou se trouve « son » musée et le musée d’art contemporain de Cracovie. P.L

La pharmacie sous l’aigle (apteka pod orlem – musée du ghetto de Cracovie) est situé à l’extrémité sud-ouest de la place Bohaterów Getta, sous le numéro 18 (anciennement Maly Rynek, puis Plac Zgody) à Cracovie, en Pologne.

Depuis 1910, son propriétaire était Jozef Pankiewicz et après lui Tadeusz Pankiewicz (21 novembre 1908 – 5 novembre 1993), son fils qui la dirigeait depuis 1933. Avant la Seconde Guerre mondiale, c’était l’une des quatre pharmacies du district de Podgórze. Ses clients étaient à la fois des résidents polonais et juifs du district.

En mars 1941, les Allemands ont établi un ghetto à Podgórze pour les Juifs de Cracovie, la pharmacie de Pankiewicz était la seule à l’intérieur de ses frontières et son propriétaire était le seul Polonais ayant le droit d’y séjourner. Il aurait pu déménager son entreprise et l’établir ailleurs : au lieu de cela, il a soudoyé les autorités allemandes qui l’ont autorisé à rester et il a ensuite sauvé la vie de nombreux Juifs. Il a ainsi pu témoigner dans son livre et relater les souffrances inimaginables infligées à la population juive du ghetto.

Les Allemands ont décrété que tous les panneaux et autres inscriptions publiques en polonais devaient être refaits en hébreu dans tout le ghetto de Cracovie. La seule exception était le panneau polonais au-dessus de l’entrée de la pharmacie de Tadeusz Pankiewicz, « Pod Orłem ».

Les Juifs qui vivaient dans le ghetto ont choisi la pharmacie comme lieu de réunions de conspiration. Parmi eux se trouvaient : l’écrivain Mordechai Gebirtig, le peintre Abraham Neumann, le Dr Julian Aleksandrowicz, le neurologue Dr Bernhard Bornstein, le Dr Leon Steinberg et les pharmaciens : Emanuel Herman, Roman Imerglück. Bientôt, elle est également devenue une source de diverses ressources et médicaments, qui ont aidé à éviter la déportation : teintures capillaires utilisées pour rajeunir l’apparence, luminal (phénobarbital) utilisé pour calmer les enfants lorsqu’ils étaient cachés, introduit en contrebande dans les bagages au-delà du ghetto.

Lors du déplacement sanglant de la place Zgody en 1942, le personnel de la pharmacie distribuait gratuitement des médicaments et des pansements tandis que ses recoins servaient d’abris pour sauver les Juifs de la déportation vers les camps d’extermination. Lors de la liquidation sanglante du ghetto de Cracovie en mars 1943, Pankiewicz a fourni à de nombreux parents des médicaments pour aider leurs enfants à dormir pendant qu’ils se cachaient. Les juifs du ghetto sont été déportés dans le centre d’extermination de Belzec

Rappel: Dans ce centre, on a compté quatre rescapés pour 500.000 morts.

Pankiewicz et ses assistantes Irena Drozdzikowska, Aurelia Danek et Helena Krywaniuk étaient des agents de liaison entre les Juifs du ghetto et au-delà, transmettant des informations et faisant passer de la nourriture en contrebande. Ils étaient également dépositaires des objets de valeur qui leur étaient confiés par les Juifs déportés dans les derniers instants avant de quitter le ghetto.

Après la guerre, dès 1951, l’ancienne pharmacie fut nationalisée par l’État polonais, mais Pankiewicz conserva le droit d’utiliser le bâtiment jusqu’en 1955. La pharmacie fut finalement fermée en 1967, et le bar y resta jusqu’en 1981. Deux ans plus tard, en 1983, une petite exposition historique fut inaugurée dans le bâtiment alors que Pankiewicz était encore en vie, et en 2003, grâce au don du réalisateur Roman Polanski, lui-même ancien prisonnier du ghetto de Cracovie, le musée fut agrandi.

source Wikipedia

A lire: La Pharmacie du ghetto de Cracovie Auteurs: Tadeusz Pankiewicz, Elisabeth Destrée-Van Wilder – Livre imprimé, français, ©1998 – Éditeur: Solin-Actes Sud, Arles, ©1998

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