Avec un projet d’arrêté transmis aux syndicats représentatifs de la profession le 14 janvier dernier, le ministère de la Santé a annoncé la fin de nombreuses mesures dérogatoires prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid 19. La prise en charge par l’Assurance maladie des tests antigéniques réalisés en officine est notamment visée.
Opposée au déremboursement des tests antigéniques, la FSPF demande l’abandon de cette mesure. Nous avons besoin de votre retour de terrain pour faire valoir nos arguments en faveur du maintien du remboursement de ces tests.
A cet effet, nous vous invitons à répondre à un questionnaire en ligne d’ici le 31 janvier 2025 au plus tard en cliquant sur le lien suivant :
Les résultats de ce sondage nous permettront de démontrer aux pouvoirs publics la pertinence du maintien d’un remboursement des tests antigéniques pour garantir la continuité et l’efficacité de la prise en charge sanitaire des populations les plus vulnérables.
Vous remerciant par avance pour votre participation.
Dans le prolongement de notre communication du 8 janvier 2025 relative aux revalorisations tarifaires consécutives à la mise en œuvre de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique et afin de vous accompagner dans cette démarche, la FSPF met à votre disposition une affiche visant à informer vos clients sur le montant des honoraires que vous pratiquez.
Cette affiche est à jour des revalorisations tarifaires entrées en vigueur le 8 janvier dernier et est téléchargeable en cliquant sur le lien suivant :
La FSPF vous recommande d’apposer systématiquement cette affiche dans un espace visible de votre officine, y compris quand le montant des honoraires est déjà détaillé dans un catalogue ou dans une base de données.
Cette information relative aux honoraires et tarifs des prestations ne vous exonère ni de votre obligation d’information des consommateurs sur le prix des médicaments et dispositifs médicaux que vous délivrez, ni de l’affichage de l’obligation de proposer un devis dans certaines circonstances (produit ou prestation supérieur ou égal à 500 euros, prestation de location, produit réalisé sur mesure).
Attention ! En cas de non-respect de l’obligation d’information des consommateurs constaté par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), vous vous exposez à de lourdes amendes administratives.
Les contrôles de conformité des délivrances d’Ozempic, Victoza et Trulicity selon les nouvelles règles ne seront effectifs qu’à partir du 1er mai 2025.
La réunion du comité technique paritaire permanent national (CTPPN) du 22 janvier a permis aux syndicats représentatifs de la profession d’obtenir plus de détails concernant les nouvelles modalités de délivrance avec remboursement des analogues du GLP-1, soit Ozempic, Victoza et Trulicity. En effet, leur prise en charge par la solidarité nationale sera, à partir du 1er février prochain, conditionnée à la présentation par le patient d’un document type signé du médecin établissant la pertinence de sa prescription. Cette mesure, on le rappelle, vise à limiter les dérives déjà constatées avec cette classe médicamenteuse particulièrement sous les feux de l’actualité.
Un temps de rodage
Comme l’a confirmé l’Assurance maladie, le document signé par le médecin devra être présenté par le patient en même temps que l’ordonnance. Il sera scanné par le pharmacien et conservé dans le dossier du patient pour pouvoir être présenté en cas de contrôle. Selon Philippe Besset qui s’exprimait à ce propos lors de son Live hebdomadaire, la FSPF a « obtenu qu’il y ait une période de rodage de trois mois ». En clair, « les contrôles ne s’enclencheront qu’à partir du 1er mai ». Néanmoins, alerte-t-il, l’encadrement de la conformité de la prescription concerne à la fois les nouveaux patients mais aussi ceux qui sont déjà sous aGLP-1 ! Or, certains ne voient leur médecin spécialiste qu’une fois par trimestre, ce qui risque de poser des problèmes de délai pour l’obtention du précieux sésame.
Tiers payant contre carte Vitale
La FSPF est également montée au créneau sur la question du dispositif tiers payant contre carte Vitale, puisque la classe des analogues du GLP-1 est, comme d’autres, concernée par cette nouveauté figurant dans l’avenant n° 1 à la convention signé en juin dernier. La position du syndicat est simple : l’utilisation de la Carte vitale a évidemment la préférence des officinaux puisqu’elle est synonyme de garantie de paiement et de fluidité dans la facturation. Mais le refus de tiers payant en l’absence de la « carte verte » peut poser problème au comptoir, soit parce qu’il s’agit d’un patient chronique connu qu’il est délicat de laisser sans traitement, soit parce qu’il s’agit d’une personne susceptible de réagir de façon agressive vis-à-vis de l’équipe officinale. Comme l’explique le président du syndicat, il est très important que « le ministère de la Santé informe le grand public de cette règle », notamment par des campagnes de communication expliquant que cela n’est pas du fait du pharmacien. Par sa voix, la FSPF a également demandé « l’organisation de réunions avec les associations de patients [car] le sujet n’est pas encore mûr ».
En cette période du 80ème anniversaire de la découverte du camp d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques, le pire de ce que peut faire l' »Humanité », il était évident qu’il fallait consacrer un article (repris du Wikipédia anglais) sur le pharmacien polonais emblématique de Cracovie, Juste parmi les Nations depuis 1983, Tadeusz Pankiewicz, homme de bien. Pour rappel, l’homme du mal qui a dirigé la liquidation du ghetto et qui a participé avec enthousiasme aux meurtres de ses habitants est Amon Goeth, dont le nom sera familier à ceux qui ont lu le livre ou vu le film (« La liste de Schindler » rediffusé dernièrement à la TV) sur les efforts d’Oskar Schindler pour sauver « ses » Juifs et dont l’usine était située à Cracovie ou se trouve « son » musée et le musée d’art contemporain de Cracovie. P.L
La pharmacie sous l’aigle (apteka pod orlem – musée du ghetto de Cracovie) est situé à l’extrémité sud-ouest de la place Bohaterów Getta, sous le numéro 18 (anciennement Maly Rynek, puis Plac Zgody) à Cracovie, en Pologne.
Depuis 1910, son propriétaire était Jozef Pankiewicz et après lui Tadeusz Pankiewicz (21 novembre 1908 – 5 novembre 1993), son fils qui la dirigeait depuis 1933. Avant la Seconde Guerre mondiale, c’était l’une des quatre pharmacies du district de Podgórze. Ses clients étaient à la fois des résidents polonais et juifs du district.
En mars 1941, les Allemands ont établi un ghetto à Podgórze pour les Juifs de Cracovie, la pharmacie de Pankiewicz était la seule à l’intérieur de ses frontières et son propriétaire était le seul Polonais ayant le droit d’y séjourner. Il aurait pu déménager son entreprise et l’établir ailleurs : au lieu de cela, il a soudoyé les autorités allemandes qui l’ont autorisé à rester et il a ensuite sauvé la vie de nombreux Juifs. Il a ainsi pu témoigner dans son livre et relater les souffrances inimaginables infligées à la population juive du ghetto.
Les Allemands ont décrété que tous les panneaux et autres inscriptions publiques en polonais devaient être refaits en hébreu dans tout le ghetto de Cracovie. La seule exception était le panneau polonais au-dessus de l’entrée de la pharmacie de Tadeusz Pankiewicz, « Pod Orłem ».
Les Juifs qui vivaient dans le ghetto ont choisi la pharmacie comme lieu de réunions de conspiration. Parmi eux se trouvaient : l’écrivain Mordechai Gebirtig, le peintre Abraham Neumann, le Dr Julian Aleksandrowicz, le neurologue Dr Bernhard Bornstein, le Dr Leon Steinberg et les pharmaciens : Emanuel Herman, Roman Imerglück. Bientôt, elle est également devenue une source de diverses ressources et médicaments, qui ont aidé à éviter la déportation : teintures capillaires utilisées pour rajeunir l’apparence, luminal (phénobarbital) utilisé pour calmer les enfants lorsqu’ils étaient cachés, introduit en contrebande dans les bagages au-delà du ghetto.
Lors du déplacement sanglant de la place Zgody en 1942, le personnel de la pharmacie distribuait gratuitement des médicaments et des pansements tandis que ses recoins servaient d’abris pour sauver les Juifs de la déportation vers les camps d’extermination. Lors de la liquidation sanglante du ghetto de Cracovie en mars 1943, Pankiewicz a fourni à de nombreux parents des médicaments pour aider leurs enfants à dormir pendant qu’ils se cachaient. Les juifs du ghetto sont été déportés dans le centre d’extermination de Belzec
Rappel: Dans ce centre, on a compté quatre rescapés pour 500.000 morts.
Pankiewicz et ses assistantes Irena Drozdzikowska, Aurelia Danek et Helena Krywaniuk étaient des agents de liaison entre les Juifs du ghetto et au-delà, transmettant des informations et faisant passer de la nourriture en contrebande. Ils étaient également dépositaires des objets de valeur qui leur étaient confiés par les Juifs déportés dans les derniers instants avant de quitter le ghetto.
Après la guerre, dès 1951, l’ancienne pharmacie fut nationalisée par l’État polonais, mais Pankiewicz conserva le droit d’utiliser le bâtiment jusqu’en 1955. La pharmacie fut finalement fermée en 1967, et le bar y resta jusqu’en 1981. Deux ans plus tard, en 1983, une petite exposition historique fut inaugurée dans le bâtiment alors que Pankiewicz était encore en vie, et en 2003, grâce au don du réalisateur Roman Polanski, lui-même ancien prisonnier du ghetto de Cracovie, le musée fut agrandi.