Toutes les entreprises dont l’activité est réduite du fait du coronavirus et notamment celles (restaurants, cafés, magasins, etc.) qui font l’objet d’une obligation de fermeture en application de l’arrêté du 15 mars 2020 sont éligibles au dispositif d’activité partielle. Ce dispositif est activable de manière dématérialisée sur www.activitepartielle.emploi.gouv.fr Les entreprises disposent d’un délai de trente jours pour déposer leur demande, avec effet rétroactif.
NDLR: Il est fort improbable que les pharmacies soient concernées (sauf celle du Château d’If) mais si vous êtes dans ce cas ou si le confinement entraîne une forte baisse d’activité. Et attention aux contrôles à posteriori sur les officines de pharmacie!
Dans le contexte du COVID-19, l’ANSM rappelle aux patients et aux professionnels de santé qu’en cas de douleur et/ou fièvre, l’utilisation du paracétamol est à privilégier en respectant les règles de bon usage. L’ANSM alerte sur la nécessité de ne pas prescrire, ni délivrer, ni stocker inutilement les médicaments à base de paracétamol.
Le Paracétamol est contingenté sévèrement
Afin de garantir leur disponibilité, à partir du 18 mars 2020, les pharmaciens pourront délivrer sans ordonnance 1 seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g) par patient ne présentant aucun symptôme, ou 2 boites (500 mg ou 1g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre). La vente sur Internet des médicaments à base de paracétamol, d’ibuprofène et d’aspirine est suspendue.
Rappel des règles de bon usage des médicaments contre la fièvre
En cas de douleur et/ou fièvre, notamment dans un contexte d’infection, l’ANSM appelle les patients et les professionnels de santé à privilégier l’utilisation du paracétamol. En effet, les anti-inflammatoires (dont l’ibuprofène) peuvent masquer une infection et potentiellement avoir un effet aggravant dans certaines situations. Si vous êtes actuellement traité par anti-inflammatoires ou par corticoïdes, n’arrêtez pas votre traitement et rapprochez-vous de votre médecin si nécessaire.
Utilisé à bon escient, le paracétamol est un médicament sûr et efficace. Cependant en cas de surdosage, le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie irréversibles dans certains cas : la mauvaise utilisation du paracétamol est la 1ère cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France. Le terme surdosage s’entend par l’utilisation d’un dosage non adapté, une dose trop importante par prise ou par jour, et un délai minimum entre les prises non respecté.
Règles de bon usage du paracétamol
Prendre la dose la plus faible, le moins longtemps possibleRespecter la dose maximale par prise, la dose maximale quotidienne, l’intervalle minimum entre les prises et la durée maximale de traitement recommandée (3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleur, en l’absence d’ordonnance)Vérifier la présence de paracétamol dans les autres médicaments (utilisés pour douleurs, fièvre, allergies, symptômes du rhume ou état grippal)Alerter les populations particulières (-50kg, insuffisance hépatique légère à modérée, insuffisance rénale sévère, alcoolisme chronique…)
Informations pour les pharmaciens
Lorsqu’un patient vous demande du paracétamol au comptoir et en l’absence de symptôme, ne délivrez qu’une seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g). En cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre), vous pouvez délivrer 2 boites (500 mg ou 1g) maximum par patient.Lorsqu’un patient se présente avec une ordonnance de paracétamol, honorez la quantité prescrite par le médecin.Inscrivez toute dispensation dans le dossier pharmaceutique du patient, qu’il s’agisse de délivrance avec ou sans ordonnance.
Dans le cadre du passage au stade 3 de l’épidémie de Coronavirus-COVID-19, vous trouverez, ci-joint, les « conseils pratiques aux pharmaciens » rédigés conjointement par la FSPF, l’Ordre national des pharmaciens et l’USPO, assortis des guides aux professionnels de santé établis par le ministère des solidarités et de la santé.
Ces recommandations vous permettront de
mettre en œuvre les principales mesures de protection de vos salariés et de vos
patients.
Une circulaire viendra, dès que possible,
détailler les mesures de protection recommandées par la FSPF à destination des
salariés et des patients et expliquer les conséquences des mesures de fermeture
des établissements scolaires (dispositif d’accueil des enfants, arrêts de
travail pour les salariés contraints de rester à leur domicile…). Elle tiendra
également compte des annonces qui pourraient être faites ce soir par le
Président de la République et de leurs suites.
Le contexte
sanitaire que nous connaissons réclame la meilleure information de l’ensemble
de nos confrères quant aux évolutions du dossier. La Fédération est mobilisée
ce sens.
Un communiqué de
presse commun à l’Ordre national des pharmaciens et aux organisations
syndicales représentatives (ci-joint) a été diffusé ce jour. Compte tenu du
caractère extrêmement évolutif de la situation, les informations qu’il contient
sur le renouvellement exceptionnel des traitements chroniques par les
pharmaciens d’officine appelleront dès demain un certain nombre de précisions
complémentaires.
En effet, un arrêté modificatif relatif au
renouvellement exceptionnel des traitements chroniques par les pharmaciens
d’officine devrait être publié demain au Journal officiel. Nous ne manquerons
pas de vous tenir informés des modalités qui seront prévues.
L’Ordre national
des pharmaciens et les organisations syndicales représentatives travaillent de
concert à la cohérence des informations qui vous sont communiquées.
Je déplore que
cette volonté commune n’ait pas été suivie d’effets et qu’une organisation
représentative ait fait, ce matin, le choix d’une communication individuelle anticipée
en dépit des intentions qu’elle affiche.
Recevez, Cher Confrère, l’expression de
mes salutations confraternelles.
Philippe BESSET Président
Pièces jointes:
Communiqué de presse commun de l’Ordre
national des pharmaciens, de la FSPF et de l’USPO
Conseils pratiques aux pharmaciens –
Stade 3 de l’épidémie
Guide méthodologique du ministère des
solidarités et de la santé
Fiche médecin du ministère des
solidarités et de la santé
Les officines de ville doivent être organisées pour permettre un approvisionnement sécurisé en produits de santé des patients Covid-19 pris en charge à domicile en lien avec le pool de professionnel libéraux spécialisés. Un circuit de distribution robuste et simplifié des produits de santé et des équipements de protection individuelle doit être prévu pour permettre à ces professionnels de santé d’assurer les soins. Les besoins en produits de santé et les zones de stockage doivent être prévus pour permettre un approvisionnement sécurisé.
NDLR: La DGS nous incite à nous organiser pour la livraison à domicile des personnes confinées.
Suite aux signalements de complications infectieuses graves avec les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) utilisés dans la fièvre ou la douleur, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a confié, en juin 2018, aux centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille, une enquête nationale de pharmacovigilance portant sur les deux AINS les plus utilisés dans ces indications, l’ibuprofène et le kétoprofène.
Les conclusions de cette enquête suggèrent le rôle aggravant de ces AINS en cas d’infection. L’ANSM a partagé ces résultats avec ses homologues européens afin qu’une analyse collective soit engagée.
Les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS)1 tels que l’ibuprofène et le kétoprofène font l’objet de signalements de pharmacovigilance portant sur des complications infectieuses graves.
Les centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille ont réalisé une enquête de pharmacovigilance afin d’investiguer le risque de complications infectieuses grave associé à la prise d’un AINS chez l’adulte et l’enfant en se focalisant sur les deux AINS indiqués dans la fièvre et les douleurs légères à modérées les plus utilisés : l’ibuprofène et le kétoprofène .
L’objectif de cette enquête était de déterminer si ces complications infectieuses graves étaient favorisées par la prise de l’AINS ou si elles traduisaient l’évolution de la pathologie infectieuse initiale.
Résultats de l’enquête :
Sur l’ensemble des cas rapportés depuis l’année 2000, 337 cas de complications infectieuses avec l’ibuprofène et 49 cas avec le kétoprofène ont été retenus après avoir pris en compte uniquement les cas les plus graves chez des enfants ou des adultes (souvent jeunes) sans facteur de risque ni comorbidité. Il s’agit d’infections sévères de la peau et des tissus mous (dermohypodermites, fasciites nécrosantes,…), de sepsis, d’infections pleuro-pulmonaires (pneumonies compliquées d’abcès, de pleurésie), d’infections neurologiques (empyèmes, abcès cérébraux,…) ou ORL compliquées (cellulites, médiastinites,…), à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès.
Ces complications infectieuses (essentiellement à Streptocoque ou à Pneumocoque ) ont été observées après de très courtes durée de traitement (2 à 3 jours), y compris lorsque la prise d’AINS était associée à une antibiothérapie. Elles sont survenues alors que l’ibuprofène ou le kétoprofène étaient prescrits ou pris en automédication dans la fièvre mais également dans de nombreuses autres circonstances telles que des atteintes cutanées bénignes d’aspect inflammatoire (réaction locale, piqure d’insecte,…), des manifestations respiratoires (toux, infection pulmonaire,…) ou ORL (dysphagie, angine, otite,…).
L’analyse de ces cas ainsi que l’analyse des données de la littérature (études expérimentales et études de pharmaco-épidémiologie), suggère que ces infections, en particulier à Streptocoque, pourraient être aggravées par la prise de ces AINS.
L’enquête met également en évidence qu’il persiste une utilisation de ces AINS en cas de varicelle. L’ANSM rappelle que les AINS sont déjà connus comme pouvant être à l’origine de complications cutanées bactériennes graves (fasciite nécrosante) lorsqu’ils sont utilisés au cours de la varicelle et doivent être évités dans ce cas.
Dans ce contexte, l’ANSM souhaite mettre en garde, dès à présent, les professionnels de santé, les patients et les parents sur ce risque de complication infectieuses graves susceptibles d’avoir des conséquences sérieuses pour la santé des patients.
L’ANSM rappelle aux patients et aux professionnels de santé de privilégier l’utilisation du paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine, une rhinopharyngite, une otite, une toux, une infection pulmonaire, une lésion cutanée ou la varicelle, en particulier en automédication. Les règles du bon usage des AINS en cas de douleur et/ou fièvre : Prescrire et utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte Arrêter le traitement dès la disparition des symptômes Eviter les AINS en cas de varicelleNe pas prolonger le traitement au-delà de 3 jours en cas de fièvre Ne pas prolonger le traitement au-delà de 5 jours en cas de douleur Ne pas prendre deux médicaments AINS en même temps