DGS-Urgent n°2025-14 – PROLONGATION DE LA CAMPAGNE DE RENOUVELLEMENT VACCINAL COVID-19 DES PLUS FRAGILES

Mesdames, Messieurs,

Conformément à l’avis de la Haute autorité de santé (HAS) qui a maintenu l’intérêt d’un renouvellement vaccinal au printemps contre le Covid-19 des populations les plus fragiles dans son avis du 27 février 2025[1], une campagne a débuté le 14 avril dernier afin de permettre aux personnes cibles d’être protégées pendant la période estivale.

Compte tenu de la faible circulation depuis plusieurs mois du SARS-CoV-2, d’un dernier pic épidémique du Covid-19 remontant à septembre 2024 et de la faible couverture vaccinale au cours de l’hiver 2024/2025 (18,3% chez l’ensemble des personnes ciblées lors de la campagne d’automne), il est probable que l’immunité de la population a diminué. Ainsi, dans un contexte d’émergence du variant NB.1.8.1 et afin de permettre au plus grand nombre de pouvoir se protéger, la campagne de renouvellement vaccinal est prolongée jusqu’au 30 juin 2025.

Ce DGS-Urgent a vocation à inviter à nouveau tous les professionnels de santé à se mobiliser pour protéger les sujets à risque de développer une forme grave de Covid-19.

Conformément aux avis de la HAS du 23 février 2023 et du 8 février 2024, les personnes dont la protection immunitaire diminue plus rapidement dans le temps peuvent bénéficier d’une vaccination supplémentaire contre le Covid-19.

Il s’agit :

  • Des personnes âgées de 80 ans ou plus ;
  • Des patients immunodéprimés, quel que soit leur âge ;
  • Des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et des unités de soins de longue durée, quel que soit leur âge ;
  • Toute personne à très haut risque selon chaque situation médicale individuelle et dans le cadre d’une décision médicale partagée avec l’équipe soignante.

Ces personnes pourront recevoir une dose de vaccin Covid-19 à partir de 3 mois après la dernière injection ou infection au SARS-CoV-2 et seront de nouveau éligibles à la vaccination au début de la campagne de vaccination automnale.

Nous souhaitons préciser que toute personne souhaitant se faire vacciner, même si elle ne fait pas partie de la cible, peut recevoir une injection contre le Covid-19.

  •  Modalités de commande des vaccins du renouvellement vaccinal Covid-19 du printemps :

Les officines pourront commander des flacons du vaccin Comirnaty® de Pfizer-BioNTech pour elles-mêmes et pour les effecteurs autorisés qui leur en font la demande directement sur l’outil de commande de Santé publique France.

Les sessions de commande à venir sont les :

–          Lundi 9 et mardi 10 juin

–          Lundi 16 et mardi 17 juin

Les vaccins et dispositifs médicaux associés seront livrés selon les délais habituels, à savoir entre le jeudi et le vendredi de la semaine suivante, soit à J+10 sauf exceptions.

L’officine est invitée à prévenir les professionnels de santé pour lesquels elle a commandé. Il est par ailleurs recommandé de planifier les rendez-vous à partir du lendemain de la date de livraison prévisionnelle indiquée dans la confirmation de commande.

Merci à toutes et à tous pour votre engagement dans le renouvellement vaccinal de notre population des plus fragiles.

Sarah SAUNERON

Directrice générale de la Santé par intérim
 Original Signé

1]  Avis du 27 février 2025 de la HAS relatif à la pertinence de réaliser une campagne de vaccination Covid-19 au printemps 2025


Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

aGLP-1: Tiers-payant contre formulaire!!!

Dernière minute: Message de la FSPF

La mise en application de la loi sur la « prescription renforcée » doit se faire au 1er juin après que la FSPF ait obtenu un report. D’après les chiffres que nous avons commandé à IQVIA seulement la moitié des prescriptions d’aGLP-1 est accompagnée du code traceur PRR (signe qui confirme que nous avons stocké le formulaire que doit remplir le médecin). La FSPF a alerté les patients, les médecins la CNAM et le ministère de la catastrophe qui s’annonce et de la difficulté à venir pour les pharmaciens pris entre le marteau et l’enclume de cette loi.

Nous avons obtenu un aménagement, imparfait, qui dégage la responsabilité du pharmacien et laisse le patient négocier lui même avec son médecin prescripteur.

Ainsi à partir du 1er juin et à titre transitoire, le tiers-payant ne sera plus possible sans mention du code PRR mais nous pourrons faire un CERFA permettant au patient de se faire rembourser pour peu qu’il joigne une copie du fameux formulaire même obtenu à posteriori.

La FSPF a bien conscience de la pénibilité accrue du fait de cette loi et notre position demeure inchangée, seule l’ordonnance numérique doit rester comme outil de sécurisation, nous voulons la disparition de toutes les autres paperasses. 

Attention à partir du 1er juin 2025! aGLP-1

Attention à partir du 1er juin 2025!

aGLP-1

2 options pour les pharmaciens


1- le patient présente le formulaire aGLP-1 , le pharmacien le scanne à chaque délivrance ET facture le code PRR.

2- le médecin n’a pas délivré le formulaire, le patient règle et le pharmacien remet un Cerfa ( comme Tiers-payant contre génériques) pour que le patient se fasse rembourser lui-même par la CPAM.

Préparations magistrales : quelle prise en charge en cas de rupture ?


Fin avril dernier, le ministère de la Santé réunissait la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM), l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les syndicats des pharmaciens titulaires d’officine ainsi que les représentants des pharmacies spécialisées dans la réalisation des préparations magistrales, afin de clarifier le régime de prise en charge des préparations magistrales, en cas de pénurie de médicaments.

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024, la réalisation de préparations magistrales pour faire face aux tensions ou ruptures d’approvisionnement d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) est autorisée, sous réserve de publication d’une recommandation en ce sens établie par le directeur général de l’ANSM et publiée sur son site internet.

Ce dispositif déroge aux articles L.5121-1 du code de la santé publique et R.163-1 du code de la sécurité sociale qui autorisent la réalisation et la prise en charge des préparations magistrales en l’absence de spécialité pharmaceutique adaptée ou disponible, cette indisponibilité étant généralement comprise au sens d’une rupture de stock, d’une tension ou d’un arrêt de commercialisation.

Au cours de cette réunion, les autorités sanitaires ont en effet confirmé que seules les préparations magistrales ayant fait l’objet d’une recommandation de l’ANSM ainsi que d’un arrêté fixant le tarif servant de base de remboursement et le prix de vente au public peuvent être prises en charge par l’Assurance maladie, quel que soit le médicament concerné, y compris lorsque les patients disposent d’une prescription médicale de préparation magistrale.

Il en résulte que :

· les préparations magistrales n’ayant pas fait l’objet d’une recommandation spécifique publiée sur le site internet l’ANSM ne peuvent en aucun cas être dispensées ;

· les préparations magistrales ayant donné lieu à une recommandation de l’ANSM mais pour lesquelles aucun arrêté n’a été pris pour fixer le prix de vente et les conditions de prise en charge demeurent à la charge des patients, y compris en cas de présentation d’une ordonnance.

Par conséquent, toute présentation de l’une de ces préparations magistrales au remboursement vous expose au risque d’une procédure d’indu par votre caisse d’Assurance maladie.

Soucieuse de garantir l’accès des patients aux médicaments, la FSPF considère que les préparations magistrales doivent être autorisées et prises en charge dès la rupture de production industrielle d’un médicament, afin de pouvoir assurer la continuité des traitements concernés.

Dans ce contexte, la FSPF a saisi le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins pour l’alerter sur les conséquences de cette situation en termes de santé publique, rappeler le rôle essentiel des préparations magistrales pour pallier les ruptures d’approvisionnement et surtout, demander davantage de réactivité dans la publication des textes nécessaires à leur prise en charge par l’Assurance maladie.

A la suite de notre saisine et en réponse aux ruptures d’approvisionnement impactant depuis plusieurs mois les médicaments à base de sertraline, les autorités sanitaires ont autorisé la dispensation et la prise en charge des préparations magistrales de sertraline, en publiant de façon quasi-concomitante une recommandation de l’ANSM en ce sens ainsi qu’un arrêté fixant le prix de vente et les conditions de prise en charge de ces préparations magistrales.

La FSPF déplore toutefois l’absence de concertation et de transparence des autorités sanitaires dans la fixation du prix de vente au public des préparations magistrales. Outre un manque de considération à l’égard de notre profession, cette fixation unilatérale de prix de vente extrêmement bas a conduit un nombre significatif d’officines sous-traitantes à interrompre la réalisation de ces préparations magistrales.

La semaine prochaine, la FSPF sera reçue au cabinet du Yannick NEUDER, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, et ne manquera pas d’alerter sur la gravité de la situation et l’urgence d’une révision des tarifs des préparations magistrales.

Les Pharmaciens du Sud

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