Modification du régime social des indemnités de rupture conventionnelle depuis le 1er septembre 2023

Afin de dissuader les entreprises de se séparer de leurs salariés séniors, la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, portant notamment réforme des retraites, a aligné le régime social des indemnités de mise à la retraite par l’employeur avec celui des indemnités de rupture conventionnelle du CDI qu’il révise dans un sens moins favorable.

Cette modification du régime social des indemnités de rupture conventionnelle du CDI, qui s’applique quel que soit l’âge du salarié dont le contrat de travail est ainsi rompu, se traduit donc par une augmentation, pour l’employeur, du coût total de la rupture conventionnelle.

Ce nouveau régime social s’applique aux ruptures conventionnelles pour lesquelles la date de rupture du contrat de travail intervient à compter du 1er septembre 2023.

Pour consulter la circulaire 2023-43, cliquez ICI.

Congés payés et maladie : la Cour de cassation déconnectée du quotidien des entreprises !

Par une série de décisions rendues en septembre dernier, la Cour de cassation a opéré un revirement fortement médiatisé de sa jurisprudence relative à l’acquisition des congés payés par les salariés en arrêt de travail.

Sous l’impulsion du juge européen, la Cour de cassation considère désormais que les salariés en arrêt de travail pour maladie ou accident, d’origine professionnelle ou non, continuent à acquérir des congés payés comme s’ils étaient en activité. Ces salariés vont donc capitaliser des congés jusqu’à leur retour effectif dans l’entreprise, soit pour les prendre, soit pour en obtenir le paiement en cas de rupture du contrat de travail.

De plus, la Cour de cassation laisse entendre que tant que le salarié n’a pas repris le travail, les congés payés qu’il a acquis sont sanctuarisés jusqu’à son retour dans l’entreprise. En pratique, cela interdit toute perte de congés payés, et suscite des interrogations légitimes pour les arrêts de travail lorsqu’ils durent plusieurs années.

Non seulement cette jurisprudence s’applique de façon immédiate mais aussi, compte tenu de son effet rétroactif, à des situations passées ! Elle ouvre donc aux salariés, voire aux anciens salariés, le droit d’obtenir la régularisation de toute période d’arrêt de travail pour maladie ou accident qui n’aurait pas donné lieu à l’acquisition de congés payés en intégralité.

Une telle situation est difficilement soutenable pour les employeurs, compte tenu des conséquences organisationnelles et financières auxquelles elle les expose.

La FSPF s’est donc rapprochée de l’U2P, dont elle est membre, afin que son mécontentement soit relayé auprès des pouvoirs publics. Mais surtout, nous avons saisi le ministre du Travail afin d’obtenir des précisions sur la mise en œuvre de cette jurisprudence et un possible aménagement législatif. L’objectif est de limiter son impact, notamment financier, pour les TPE et de donner de la visibilité aux employeurs.

Dans l’immédiat et en réponse aux questions que vous êtes nombreux à nous poser, la FSPF diffusera, dans le courant de la semaine, une circulaire donnant à ses adhérents des clefs pour appliquer au mieux cette jurisprudence au sein de leur officine.

ATTENTION CONTROLES EN COURS! Fraude aux médicaments onéreux : mise en place d’un contrôle renforcé par les pharmaciens

Les médicaments onéreux sont l’objet de trafics de plus en plus nombreux. C’est pourquoi, dans le cadre de la dispensation de médicaments onéreux, une mesure renforçant les missions de vérification du pharmacien est mise en place avec la nouvelle convention.

LE CONTEXTE : DE PLUS EN PLUS DE TRAFICS

Les médicaments onéreux sont l’objet de trafics de plus en plus nombreux, notamment de réseaux organisés cherchant à revendre à l’étranger certains médicaments anticancéreux ou antihépatiques onéreux.

Ces trafics ont plusieurs conséquences :

  • des risques médicaux encourus par les patients en cas de médication sans prescription préalable et sans suivi thérapeutique spécifique compte tenu de la toxicité de certains produits ;
  • des pénuries potentielles sur certains médicaments ;
  • un préjudice financier sur les dépenses de l’Assurance Maladie.

C’est pourquoi une mesure renforçant les missions de vérification du pharmacien dans le cadre de la dispensation de médicaments onéreux a été prévue dans le cadre de la nouvelle convention pharmaceutique.

Cette mesure visant à opérer des contrôles renforcés systématiques d’authenticité des prescriptions pour les médicaments les plus onéreux (ceux dont le prix est supérieur à 300 €) a fait l’objet d’une concertation avec les organisations représentatives des médecins et des pharmaciens, ainsi que des associations de patients et l’Assurance Maladie.

Cette concertation a permis de définir les modalités de mise en œuvre de cette obligation afin de sécuriser la délivrance de ces médicaments tout en garantissant l’accès et la continuité des traitements pour les patients. Cette obligation de contrôle est effective depuis le 24 octobre 2022.

COMMENT CONTRÔLER UNE ORDONNANCE DE MÉDICAMENTS ONÉREUX ?

Lorsqu’un patient présente une ordonnance pour la délivrance d’un médicament d’un prix unitaire public TTC de plus de 300 €, le pharmacien s’assure de l’authenticité de l’ordonnance.

Les modalités de vérification

Les modalités de vérification mises à disposition du pharmacien sont les suivantes :

  • lorsqu’il connait le patient et/ou le prescripteur, l’authentification est immédiate et il n’a pas de vérification particulière à effectuer et il doit indiquer la mention « Délivrance sécurisée » sur l’ordonnance ;
  • lorsque qu’il s’agit d’une ordonnance numérique, l’authenticité est assurée et le pharmacien n’est pas tenu de procéder à ces vérifications ;
  • il vérifie l’ordonnance en consultant la grille de vérification et la base des fausses ordonnances (en cours de déploiement).

S’il n’a pas pu conclure à une fausse ordonnance lors des premières vérifications, il doit vérifier la compatibilité de la prescription avec le parcours de soins du patient, en consultant les informations disponibles le concernant (historique de remboursement, comptes rendus d’hospitalisation ou des lettres de sortie si le patient a activé son dossier « Mon espace santé » et autorisé sa consultation par les professionnels de santé…).

S’il n’a toujours pas pu conclure à l’authenticité de l’ordonnance, il doit contacter le prescripteur exerçant en ville (appel ou courriel) afin de procéder à la vérification. Si l’ordonnance émane d’un prescripteur hospitalier, cette dernière étape n’est pas requise. Sous réserve d’avoir préalablement effectué les vérifications mentionnées avant, la prescription peut être considérée comme validée.

Les mentions à indiquer sur l’ordonnance

Les conclusions de cette vérification doivent systématiquement être indiquée sur l’ordonnance avec les mentions suivantes :

  • « Délivrance sécurisée » ;
  • « Refus de délivrance » ;
  • « Délivrance temporaire ».

Si l’ordonnance est authentifiée ou si le pharmacien connait le patient et/ou le prescripteur, le pharmacien mentionne sur l’ordonnance qu’il a vérifié son authenticité en y inscrivant « Délivrance sécurisée » avant de transmettre une copie à l’Assurance Maladie.

S’il s’avère que l’ordonnance est frauduleuse, le pharmacien refuse la délivrance et inscrit sur l’ordonnance « Refus de délivrance » et transmet une copie à la caisse d’assurance maladie (CPAM).

Pour les ordonnances émises par un professionnel de santé libéral ou salarié d’un centre de santé, ou en l’absence d’information permettant de confirmer l’authenticité de l’ordonnance, le pharmacien délivre le conditionnement minimal associé au traitement. Il inscrit sur l’ordonnance « Délivrance temporaire » et poursuit ses vérifications : il peut notamment prendre contact avec le professionnel de santé libéral prescripteur, s’il n’a pas encore eu lieu, dans le laps de temps entre cette délivrance et son renouvellement éventuel.

Vous vous investissez dans la vaccination. Savez vous que vous avez l’obligation de traiter les déchets perforants qui en sont issus ?

ATTENTION: CONTROLES ARS POSSIBLES

La FSPF vous accompagne dans cette démarche. Dans la droite ligne des engagements pris en faveur de l’écologie par la convention nationale pharmaceutique du 9 mars 2022, la Fédération a décidé de référencer l’éco-organisme DASTRI afin d’optimiser la collecte des déchets perforants issus de l’activité de vaccination des pharmacies d’officine.

DASTRI, en quelques mots

Eco-organisme agréé par les pouvoirs publics depuis 2012, DASTRI est en charge de collecter auprès des pharmacies d’officine les déchets d’activités de soins à risques infectieux perforants des patients en auto-traitement (DASRI PAT) ainsi que des utilisateurs d’autotests de diagnostic des maladies infectieuses transmissibles.

Désormais, DASTRI vous offre la possibilité de lui confier également vos DASRI PRO perforants issus de la vaccination (seringues usagées).

La solution DASTRI en bref

Vous déposez les seringues usagées utilisées dans le cadre de votre activité de vaccination dans les boîtes jaunes fournies par DASTRI. Dans un souci de traçabilité, vous apposez sur chaque boîte la mention
« vaccins » afin de les distinguer des DASRI PAT. Toutes les boites sont stockées sans distinction dans les cartons de 50 litres dans l’attente du passage de l’opérateur de collecte.

Attention : Les flacons de vaccins vides doivent être jetés dans les cartons des MNU (Cyclamed).

Pour en savoir plus….

  • Consultez la circulaire consacrée à ce dispositif en cliquant ici.
  • Consultez l’espace dédié « pharmacie » sur le site de DASTRI ici
  • Consulter la foire aux questions sur le site de DASTRI ici.
  • Regarder le replay sur la présentation du partenariat entre DASTRI et la FSPF ici.
  • Consultez ou téléchargez les fiches pratiques spécialement élaborées pour vous  :

Fiche 1 – Comment gérer mes DASRI PRO et bénéficier du partenariat 

Fiche 2 – Quelle responsabilité pour le pharmacien ?

Comment bénéficier de la solution de collecte proposée par la FSPF en 3 étapes

  • Souscrivez à l’offre en ligne pour l’année 2023 et recevez votre reçu de paiement. DASTRI vous adressera ultérieurement votre facture acquittée.
  • Triez, stockez et remettez vos déchets lors du ramassage de l’opérateur de collecte.
  • Déclarez vos volumes en fin d’année à DASTRI et recevez votre attestation.

Pour toutes questions

1. Concernant le paiement => contactez la FSPF

2. Concernant votre facture ou le service => contactez DASTRI

Puis-je bénéficier de cette solution ?

JE SOUSCRIS

Ce dispositif est accessible à tous les pharmaciens d’officine, adhérents ou non à la FSPF. Vous pouvez y  souscrire ou faire appel à tout autre opérateur de votre choix. 

Vous souhaitez bénéficier de ce dispositif pour les DASRI issus de la vaccination que vous avez produit en 2023 ?

Une éco-participation de 60 € TTC à DASTRI vous sera demandée pour l’année civile et la FSPF vous offre les frais de gestion, pour un montant de 6 euros !

Si vous souhaitez vous engager à nouveau en 2024, vous devrez renouveler votre souscription ainsi que votre éco-participation à DASTRI en 2024.

Vous n’êtes pas encore adhérent à la FSPF et souhaitez nous rejoindre ?

Cliquez ICI

Mise en garde contre les arnaques au RGPD ciblant les officines

Plusieurs signalements ont porté à la connaissance de l’Ordre national des pharmaciens des pratiques abusives de mise en conformité au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) ayant visé des pharmaciens titulaires d’officine.

Les pharmaciens d’officine sont la cible de ces arnaques au RGPD, faisant notamment suite à la récente parution du guide pratique « Le pharmacien d’officine et la protection des données personnelles », issu d’une collaboration entre la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et l’Ordre national des pharmaciens.

De faux services de mise en conformité de l’officine à la réglementation sur la protection des données sont proposés aux pharmaciens, contre rémunération. Certaines de ces entreprises frauduleuses n’hésitent pas à se faire passer pour la CNIL elle-même.

Pour rappel, aucun paiement n’est exigé par la CNIL pour une mise en conformité de l’officine avec le RGPD.

Si vous êtes victime d’une arnaque ou d’une tentative d’arnaque en ce sens, il est recommandé de porter plainte, d’informer le cas échéant votre conseil régional compétent et de signaler ces faits auprès de la CNIL.

En savoir plus :

source CNOP

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