Ameli communique – Lutte contre le VRS : vaccin Abrysvo® et Beyfortus®

Madame, Monsieur,

Dans le cadre de la campagne 2025/2026 de lutte contre le virus respiratoire syncytial (VRS), le présent message vise à rappeler les conditions de remboursement du vaccin Abrysvo® et à vous informer de l’extension des indications remboursables du nirsévimab (Beyfortus®).

Le vaccin Abrysvo® contre les infections respiratoires causées par le VRS est remboursé par l’Assurance Maladie uniquement pour les femmes enceintes, entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée, permettant ainsi de protéger les nourrissons dès la naissance.

Par ailleurs, le Beyfortus® est actuellement recommandé et pris en charge comme traitement préventif de la bronchiolite chez les nouveau-nés et nourrissons sans facteur de risque au cours de leur première saison d’exposition au VRS, à condition que la mère n’ait pas reçu le vaccin Abrysvo® pendant sa grossesse.

Depuis le 26 septembre 2025, la prise en charge a été étendue aux enfants jusqu’à l’âge de 24 mois, qui demeurent vulnérables à une infection sévère due au VRS au cours de leur première ou deuxième saison de circulation du VRS :

  • Enfants nés à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins et âgés de moins de 6 mois au début de l’épidémie saisonnière à VRS ;
  • Enfants de moins de 2 ans ayant nécessité un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois ; 
  • Enfants de moins de 2 ans atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique

A partir de la campagne d’immunisation 2025-2026 contre le VRS en cours, les prescriptions de Beyfortus® dans l’ensemble de ces indications feront donc l’objet d’une prise en charge par l’Assurance Maladie, à hauteur de :

  • 100% s’il est administré en maternité,
  • 30% s’il est prescrit et administré en ville (sauf pour les patients en ALD ou bénéficiaires de la C2S ou de l’AME qui sont pris en charge à 100%)


Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Le 13:45 de Philippe Besset du vendredi 31 octobre

Au programme de notre 13h45Live : PLFSS 2026 – l’amendement de la FSPF adopté / Mission IGAS-IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique : la FSPF auditionnée / Premières rencontres avec le cabinet de la ministre de la Santé.

00:00 – Introduction

00:35 – Sommaire

01:11 – PLFSS 2026 – l’amendement de la FSPF adopté

06:29 – Mission IGAS-IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique : la FSPF auditionnée

09:42 – Premières rencontres avec le cabinet de la ministre de la Santé

13:20 – Question vidéo de Damien Lamagnen

17:31 – Les Questions des internautes

19:43 – Conclusion L’actualité en 15 minutes chrono.

Remises commerciales des génériques, hybrides et biosimilaires

L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture l’amendement qui inscrit les plafonds de remises des génériques, hybrides, et biosimilaires dans la loi. Si le texte est définitivement adopté, cela signifie que les plafonds de remises ne pourront plus être modifiés par simple arrêté mais uniquement par la loi. 

Les députés ont décidé que la fixation du plafond des remises sur les médicaments génériques que peuvent consentir les laboratoires aux pharmacies revienne dans le giron de la loi comme avant 2014.

La publication, le 6 août, d’un arrêté réduisant le taux maximum qui peut leur être consenti avait suscité la colère des pharmaciens. La baisse de ce plafond de 40 % à 30 %, et même à 20 % à partir de 2027, décidée sous François Bayrou, avait provoqué une grève massive, mi-septembre.

L’épisode n’a pas été du tout du goût des députés. La commission des Affaires sociales, qui examine jusqu’à ce vendredi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a voté un amendement qui redonne la main au Parlement sur le sujet, et donne une valeur légale au taux, à 40 %.

Elle l’a même fait à l’unanimité, ce qui rend plus que probable son vote aussi en séance publique lors de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale en séance publique, prévu à partir du 4 novembre.


L’exonération sociale des apprentis maintenue

La commission des Affaires sociales, qui a bon espoir d’achever l’examen du PLFSS avant vendredi soir, date limite fixée dans l’agenda, a par ailleurs aussi voté notamment la suppression de la disposition mettant fin à l’exonération de cotisations salariales, de CSG et de CRDS dont bénéficient les apprentis pour les nouveaux contrats.

source Les Echos

NDLR: C’est une grande victoire pour les pharmaciens et la preuve que notre mouvement très suivi du 18 septembre a été une vraie réussite. Espérons que les pharmaciens désabusés nous rejoignent dans la défense professionnelle et prions que le texte soit définitivement adopté lors du vote de la LFSS 2026.

Communication de l’Assurance Maladie à tous les professionnels de santé

Docteur,

Sur la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025, l’analyse des bases de remboursement de l’Assurance Maladie a mis en évidence des facturations de coussins de série de positionnement des hanches et des genoux :

  • hors indications de la LPPR notamment à des patientes en âge de procréer non polyhandicapées,
  • réalisées à partir d’ordonnances établies par des prescripteurs non habilités,
  • de plusieurs coussins de positionnement pour un même assuré sur une période inférieure à 2 ans. 

Ces situations ont engendré des dépenses injustifiées.

L’Assurance Maladie souhaite attirer votre attention sur la facturation de ces dispositifs médicaux, en dehors des conditions de prise en charge prévues par la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR).

En effet, leur prise en charge par l’Assurance Maladie est strictement réservée aux patients polyhandicapés, présentant une absence totale de motricité volontaire des membres inférieurs et/ou supérieurs, avec impossibilité de retournement au lit ou de mobilité axiale. Leur utilisation à d’autres fins (allaitement, fracture du coccyx, maintien cervical, …) n’est pas prise en charge.

Le remboursement est limité à un dispositif tous les deux ans du fait du délai de garantie légale.

Selon l’article R.165-38 du du Code de la Sécurité Sociale, l’ordonnance comportant la prescription d’un produit ou d’une prestation inscrit sur la LPPR doit être conforme notamment aux conditions particulières de prescription que peut fixer cette liste et auxquelles est subordonnée la prise en charge.

Selon l’arrêté du 28 novembre 2016 relatif aux bonnes pratiques de dispensation des médicaments dans les pharmacies d’officine, l’analyse pharmaceutique nécessite de recueillir certaines informations. Cette vigilance est essentielle afin d’identifier d’éventuelles situations de non-conformité avec la LPPR.

Cet arrêté impose également de vérifier l’habilitation du prescripteur avant chaque dispensation. Or seuls les médecins et ergothérapeutes sont autorisés à prescrire ces coussins ; les sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers ne le sont pas (décret du 5 mars 2022, arrêté du 9 janvier 2006 et arrêté du 20 mars 2012).

L’Assurance Maladie se réserve le droit de procéder à des contrôles et de récupérer les sommes indûment versées, conformément à l’article L.133-4 du Code de la sécurité sociale.

Sachant pouvoir compter sur votre engagement,

Votre correspondant de l’Assurance Maladie


NDLR: A communiquer à toute l’équipe officinale

Attention: sollicitation de « sociétés de conseils » spécialisées dans les DASRI: Arnaque!!!

Certaines « sociétés » font semblant d’être spécialisées dans le conseil en DASRI.

Leurs « conseils » très coûteux se trouvent facilement et gratuitement auprès de vos syndicats, chambres de commerce et plus simplement dans les moteurs de recherche. Ne cédez pas au démarchage téléphonique ou par spam, ça risque d’être onéreux.

Les Pharmaciens du 13

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