DGS-Urgent n°2022_82 REPLY : Tensions d’approvisionnement en amoxicilline : recommandations

Mesdames, Messieurs,

Les difficultés d’approvisionnements en amoxicilline, seule ou en association à l’acide clavulanique, persistent.

Dans ce contexte, il est rappelé que la prescription comme l’utilisation à bon escient des antibiotiques sont essentielles.

Afin de sécuriser au mieux la situation et garantir la couverture des besoins des patients, vous pourrez trouver :

–          en première partie de ce message, une information pratique sur la Dispensation à l’Unité (DAU) qui doit être favorisée dans le contexte actuel (cf.annexe-1);

–          en seconde partie, des propositions du Groupe de Pathologie Infectieuse de la Société Française de Pédiatrie, de l’Association Française de Pédiatrie ambulatoire et de la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française face aux fortes tensions d’approvisionnement des formes pédiatriques orales d’amoxicilline et d’amoxicilline-acide clavulanique, ces propositions s’intégrant dans le contexte particulier de tensions d’approvisionnement de ces présentations (cf.annexe-2).

Par ailleurs, dans les suites du message DGS-Urgent n°2022_83 du 6 décembre 2022, il est rappelé que le streptocoque du groupe A (Streptococcus pyogenes) est un pathogène strictement humain qui se transmet principalement par gouttelettes respiratoires, et parfois par contact direct avec une plaie infectée. Il est le plus souvent responsable d’infections non invasives bénignes, comme les angines érythémateuses ou érythémato-pultacées, ou l’impétigo. Il est important de rappeler que plus de 80 % des angines sont d’origine virale et que l’antibiothérapie (amoxicilline en 1ère intention) n’est recommandée qu’en cas de TROD angine positif.

Dans de plus rares cas, le streptococoque du groupe A (SGA) est responsable d’infections invasives (IISGA) potentiellement graves (bactériémies, infections cutanées nécrosantes, arthrites…), dont certaines peuvent se compliquer d’un syndrome de choc toxique streptococcique (SCTS), dû à la production d’une toxine. La létalité des IISGA est estimée à 20% toutes pathologies confondues (plus élevée pour les formes sévères comme les SCTS). Ces infections invasives (IISGA) justifient une mise sous antibiothérapie.

Les données du réseau de laboratoires hospitaliers « EPIBAC » montrent que les IISGA sont en constante augmentation depuis près de 20 ans, passant de 1,2 cas/100 000 habitants en 2000 à 4,4 cas/100 000 habitants en 2019 (soit environ 2500 cas tous âges confondus).

Nous vous remercions de votre mobilisation,

Dr Grégory EMERY
Directeur Général adjoint de la Santé

Signé

Annexe – 1 La Dispensation à l’unité des antibiotiques en pratique

Le ministère de la Santé et de la Prévention a œuvré pour l’entrée en vigueur du dispositif de la dispensation à l’unité des antibiotiques applicable depuis la publication de trois mesures législative et règlementaires.[1]

Depuis mars 2022, les pharmaciens d’officine peuvent ainsi dispenser à l’unité un traitement antibiotique par voie orale présenté en blister ou sachet-dose. 

_________________________________________

Le décret relatif à la délivrance à l’unité de certains médicaments en pharmacie d’officine précité définit les modalités particulières de conditionnement, d’étiquetage, d’information du patient et de traçabilité des médicaments délivrés à l’unité en pharmacie d’officine. 

En pratique, le pharmacien remet au patient le nombre exact d’unités prescrites qu’il délivre dans un conditionnement approprié de son choix permettant d’en assurer le transport et la conservation.  Une étiquette est apposée sur ce conditionnement, elle reprend l’ensemble des informations nécessaires au patient, listées dans le décret précité.

En complément, le pharmacien peut photocopier la notice et la remettre au patient.

Après dispensation, les unités restantes dans la boite seront conservées à la pharmacie de façon à être utilisées lors d’une dispensation ultérieure.

La facturation des unités délivrées par le pharmacien se fait à l’unité comme c’est le cas pour les stupéfiants.

Les pharmaciens sont rémunérés à hauteur de 1€ par délivrance à l’unité dans la limite de 500€ par an comme convenu dans la convention nationale entre les pharmaciens titulaires d’officine et l’assurance maladie.

_____________________________________

L’étiquette doit porter les mentions suivantes :

1° Le nom de la spécialité pharmaceutique, le dosage et la forme pharmaceutique ;

2° Le cas échéant, la mention du destinataire (« nourrisson », enfant » ou « adulte »);

3° La ou les dénominations communes lorsque le médicament contient au maximum trois substances actives;

4° Le cas échéant, les précautions particulières de conservation;

5° La date de péremption en clair;

6° Le numéro de lot de fabrication;

7° Les nom et prénom du patient;

8° La posologie, et la durée du traitement;

9° La date de délivrance;

10° Le nombre d’unités délivrées au patient.



[1]Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, notamment son article 40 : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041553759

Décret n° 2022-100 du 31 janvier 2022 relatif à la délivrance à l’unité de certains médicaments en pharmacie d’officine https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045100197  

Arrêté du 1er mars 2022 portant création de la liste des spécialités pouvant être soumises à une délivrance à l’unité en application de l’article R. 5132-42-2 du code de la santé publique https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045316943

Annexe –2  Propositions du Groupe de Pathologie Infectieuse de la Société Française de Pédiatrie, de l’Association Française de Pédiatrie ambulatoire et de la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française face aux fortes tensions d’approvisionnement des formes pédiatriques orales d’amoxicilline et d’amoxicilline-acide clavulanique

Les fortes tensions d’approvisionnement des formes pédiatriques d’amoxicilline et d’amoxicilline-acide clavulanique retentissent sur la disponibilité de l’ensemble des formes orales d’antibiotiques. En effet, ces deux antibiotiques représentaient, avant la pénurie, 60 à 75 % des prescriptions. Les stocks disponibles limités des autres antibiotiques et les reports des prescriptions déjà observés (effet domino) font que l’insuffisance s’est propagée à de très nombreuses formes pédiatriques d’autres antibiotiques. De plus, les faibles parts de marché occupées par ces derniers avant la crise, vont vraisemblablement étendre la pénurie à l’ensemble des formes pédiatriques (incluant pénicilline V, et macrolides : azithromycine, clarithromycine), avec un impact sur des pathologies ne nécessitant pas de traitement par amoxicilline : infections urinaires, relais oraux d’infections graves traitées initialement par des formes parentérales…

Le premier message est de limiter strictement les prescriptions aux indications des recommandations officielles chez l’enfant comme chez l’adulte. En effet, les situations cliniques ne justifiant pas d’antibiotique représentent la majorité des prescriptions en France : bronchites, rhinopharyngites, laryngites, bronchiolites, angines sans TDR positif (TDR négatif ou non fait), otites congestives, otites séreuses, suspicions d’otites non confirmées par l’otoscopie, syndromes grippaux ou COVID-19, fièvre sans point d’appel (hors pathologie chronique), impétigos non étendus, furoncles, quasi-totalité des infections digestives…En période de pénurie, ces prescriptions inutiles ne sont plus admissibles.

Le second message est le raccourcissement des durées de traitement pour toutes les pathologies fréquentes : cela doit devenir la règle en période de difficultés d’approvisionnement

Les choix d’antibiotiques proposés tiennent compte de l’information mise à disposition par l’ANSM sur les stocks disponibles et prévisions d’approvisionnement au niveau national dans les semaines à venir : lorsque les formes pédiatriques des antibiotiques ne sont pas disponibles, dans la majorité des situations où elles s’avèrent nécessaires, ce sont les formes adultes qui doivent être prescrites en adaptant approximativement les doses au poids et à l’âge de l’enfant, et en économisant au maximum les ressources à disposition. Cette pratique est relativement aisée pour certains antibiotiques (comprimé dispersible ou forme sachet), plus difficile pour d’autres, nécessitant des préparations avant administration. Du fait des stocks limités de la quasi-totalité des formes pédiatriques des autres antibiotiques, le report sur ces molécules peut représenter un risque majeur pour des patients souffrant de pathologie chronique grave. A titre d’exemple, la pénicilline V est utilisée aujourd’hui essentiellement pour prévenir les infections graves notamment à pneumocoque chez les drépanocytaires et aspléniques. Prescrire cette molécule pour les angines risque de retentir gravement sur la prise en charge de ces patients.

Lien 1 :https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1861-lien-1-ordonnance-dilution-amoxicilline-moins-de-12-kg
Lien 2 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1860-lien-2-ordonnance-dilution-amoxicilline-plus-de-12-kg
Lien 1 :  https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1861-lien-1-ordonnance-dilution-amoxicilline-moins-de-12-kgLien 2 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1860-lien-2-ordonnance-dilution-amoxicilline-plus-de-12-kg
Lien 1 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1861-lien-1-ordonnance-dilution-amoxicilline-moins-de-12-kg
Lien 2 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1860-lien-2-ordonnance-dilution-amoxicilline-plus-de-12-kg
Lien 3 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1859-lien-3-ordonnance-dilution-amox-acide-clav-4-6-kg
Lien 4 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1858-lien-4-ordonnance-dilution-amox-acide-clav-plus-de-7-kg
 Les ordonnances de dilution type d’amoxicilline et d’amoxicilline acide clavulanique ont été réalisée par l’équipe de pédiatres et de pharmacie de l’hôpital Trousseau (APHP) et validées par le GPIP, la Société Française de Pharmacie Clinique Pédiatrique et par l’Académie Nationale de Pharmacie.

Pour des traitements antibiotiques d’une durée supérieure à 5 jours, le plus souvent effectués en relais d’une antibiothérapie IV débutée à l’hôpital (infections cervicales profondes, ethmoïdite, infections ostéo-articulaires, pleuro-pneumopathies…), il est possible d’effectuer des préparations magistrales.
Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Vaccination grippale et Covid: nettement insuffisante.

Notre conseil: Inciter l’équipe officinal à demander aux personnes les plus fragiles (femmes enceintes, personnes de plus de 65 ans et personnes souffrant de maladies chroniques comme le diabète, l’asthme, l’obésité) si elles ont effectué la vaccination grippale et Covid.

Cela fait plus d’un mois que les personnes les plus fragiles (femmes enceintes, personnes de plus de 65 ans et personnes souffrant de maladies chroniques comme le diabète, l’asthme, l’obésité) sont invitées via un bon de l’Assurance maladie à recevoir leur vaccin annuel. La campagne de vaccination nationale rencontre toutefois un succès timide, encore plus faible qu’à l’ordinaire. À ce jour, déclare Dominique Martin, médecin-conseil national de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, « 4 millions de personnes sont vaccinées contre 5 millions à la même période de l’année dernière », ce qui représente « un retard de 20% sur la campagne de vaccination par rapport à l’an dernier ». « Nous sommes clairement en dessous des recommandations de l’OMS qui préconise que 75% des personnes cibles soient vaccinées au début de l’épidémie », regrette-t-il.

Une explication possible serait le relâchement et la lassitude des Français sur les gestes barrières, après deux ans et demi à vivre avec le Covid-19. Or, « les gestes barrière restent utiles, y compris contre la grippe et les autres virus respiratoires», insiste Dominique Martin. Un message qui fait écho au cri d’alarme lancé par le ministre de la Santé en début de semaine, invitant les personnes à risques à se faire vacciner contre les deux maladies cet hiver (il est possible de le faire le même jour, à raison d’une injection dans chaque bras).

Rappelons qu’aujourd’hui, 10 000 à 15 000 décès sont encore attribuables à la grippe chaque année selon Santé Publique France. « Or on sait qu’une meilleure couverture vaccinale permettrait d’éviter plusieurs milliers de morts prématurées », insiste le Dr Martin. Pour le moment, l’objectif est d’inverser la tendance afin de rattraper le retard sur la campagne vaccinale de l’automne dernier. « On est aujourd’hui à -20% par rapport à l’an passé. Nous souhaitons au moins repasser dans le positif », a déclaré Dominique Martin. Pour ce faire, la campagne de communication, notamment de l’Assurance Maladie, sera prolongée au-delà de la mi-décembre. « Outre les moyens de communication adressés au grand public, on va également privilégier des systèmes de prise de rendez-vous sur doctolib mais aussi dans les lieux de soin comme les pharmacies et les cabinets médicaux », a indiqué le médecin. À noter qu’il faut 15 jours au vaccin contre la grippe pour être totalement efficace.

Depuis le 15 novembre, toute la population (pas seulement les personnes à risque de forme grave) peut aussi solliciter une vaccination contre la grippe. Depuis plusieurs années, les autorités tentent d’en faciliter l’accès : les personnes de plus de 16 ans peuvent ainsi se faire vacciner par les pharmaciens et les infirmiers, sans prescription médicale préalable.

source Le Figaro du 17/11/2022

Les Vaccins et leurs correspondances (2022) Un service FSPF 13 et 84:

VaccinationPrescription médicale préalablePopulations concernées
Vaccination contre la grippe saisonnière
EFLUELDA
FLUARIXTETRA
INFLUVAC TETRA
VAXIGRIPTETRA
NonPersonnes de plus de 16 ans pour lesquelles cette vaccination est recommandée dans le calendrier des vaccinations en vigueur, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure ;Personnes majeures non ciblées par les recommandations vaccinales en vigueur, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure .
Vaccination contre la diphtérie

Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite
REVAXIS
Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche
BOOSTRIXTETRA
INFANRIXTETRA
REPEVAX
NonPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le tétanos

Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite
REVAXIS
Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche
BOOSTRIXTETRA
INFANRIXTETRA
REPEVAX
NonPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre la poliomyélite

Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite
REVAXIS
Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche
BOOSTRIXTETRA
INFANRIXTETRA
REPEVAX
Vaccins : polyomyélite
IMOVAX POLIO
Non
Vaccination contre la coqueluche
BOOSTRIXTETRA susp inj en seringue préremplie
REPEVAX susp inj en seringue préremplie
NonPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre les papillomavirus humains
CERVARIX
GARDASIL 9
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque
PREVENAR 13
PNEUMOVAX
Selon vaccinPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le virus de l’hépatite A
HAVRIX 1440 Adulte
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le virus de l’hépatite B
Vaccins : hépatite B
ENGERIX B
HBVAXPRO
Selon vaccinPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe A
MENQUADFI ***
MENVEO ***
NIMENRIX ***
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B
BEXSERO
TRUMENBA
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C
MENJUGATE
NEISVAC


MENQUADFI ***
MENVEO ***
NIMENRIX ***
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe Y
MENQUADFI ***
MENVEO ***
NIMENRIX ***


OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe W
MENQUADFI ***
MENVEO ***
NIMENRIX ***
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
Vaccination contre la rage
RABIPUR
VACCIN RABIQUE PASTEUR
OuiPersonnes âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur
*** Le vaccin dit « tétravalent » dirigé contre les méningocoques de type A, C, Y, W135 n’est recommandé que dans des situations particulières : personnes immunodéprimées ou qui n’ont plus de rate, voyageurs qui partent dans un pays à risque de méningite à méningocoques (pèlerinage à la Mecque, par exemple). La vaccination par ce vaccin peut également être proposée en cas de contact avec une personne ayant une infection par un méningocoque A, C Y ou W135.

P.L

ça balance pas mal en PACA

Toute officine, qu’elle réalise ou sous-traite les préparations, doit avoir une zone réservée au préparatoire.
Il s’agit d’un emplacement adapté et réservé à l’exécution et au contrôle des préparations magistrales et officinales (Art. R. 5125-9 du CSP), aux opérations de mise en forme pharmaceutique, de conditionnement, d’étiquetage.

La balance est indispensable pour la majorité des actes officinaux et peut être indispensable en cas de rupture de stock.

RAPPEL sur les balances en pharmacie:

Les DIRECCTE (DGCCRF) procèdent régulièrement à des contrôles sur les différents types d’instruments de mesure utilisés dans les échanges commerciaux. Elles surveillent également l’action des organismes à qui l’Etat a confié le contrôle technique de ces instruments.

Les détenteurs d’instruments de mesure sont tenus de les faire contrôler périodiquement, de veiller à l’intégrité du carnet métrologique et de la vignette de vérification.

Les balances utilisées pour la fabrication des préparations magistrales devront donc être contrôlées une fois par an par un organisme agréé par la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement.
Le carnet métrologique doit être laissé à la disposition des agents de l’État chargés du contrôle réglementaire et habilités à dresser des procès-verbaux.

P.L

DGS-Urgent n°2022-83 : Vaccination automnale contre le Covid-19 : rappel de la cible et informations importantes sur les approvisionnements en vaccins

Mesdames, Messieurs,

Depuis le 3 octobre dernier, une campagne de vaccination automnale contre le virus de la covid-19 a été lancée. Figurent dans la cible de ce rappel les personnes suivantes :

  • résidents d’EHPAD et USLD, quel que soit leur âge ;
  • personnes âgées de 60 ans et plus ;
  • personnes immunodéprimées quel que soit leur âge ;
  • personnes souffrant d’une ou plusieurs comorbidités (soit les personnes à risque de forme grave de Covid-19) ;
  • femmes enceintes, dès le premier trimestre de grossesse ;
  • personnes vivant dans l’entourage ou en contact régulier avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, dont les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social. Les personnes vulnérables sont celles figurant dans les catégories listées ci-dessus. Une personne jeune, sans comorbidité, qui voit régulièrement des proches dans la cible est donc éligible.

Ce rappel peut être le premier, le deuxième ou le troisième rappel suivant les cas, c’est-à-dire, une troisième, quatrième, ou cinquième injection [1]. La seule condition à remplir pour le recevoir est d’avoir terminé son schéma vaccinal initial et de respecter les délais en vigueur. Ce rappel peut être effectué :

  • dès 3 mois après la dernière injection ou infection pour les personnes âgées de 80 ans et plus, ainsi que pour les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes sévèrement immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • dès 6 mois après la dernière injection pour toutes les autres personnes éligibles. En cas d’infection récente par le virus SARS-Cov2, le rappel est recommandé dès 3 mois après l’infection, en respectant un délai minimal de 6 mois après la dernière injection.

Il est en outre rappelé l’importance de la vaccination anti-grippale chez tous les publics ciblés.

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous des précisions sur les modalités des prochaines sessions de commandes en flacons de vaccins Moderna, Pfizer-BioNTech, Novavax ainsi qu’en dispositifs médicaux et solvant de dilution entre les 21 et 22 novembre.

1.       Arrêt de la distribution du vaccin Moderna monovalent (Spikevax®) :

Depuis le 16 novembre 2022, il n’est plus possible de commander des flacons de vaccin Moderna monovalent. Cette décision intervient afin d’éviter toute confusion entre la forme monovalente et la forme bivalente du vaccin Moderna destinée à la vaccination en rappel.

2.       Point d’attention sur le vaccin Moderna BA.1 :

Veuillez noter que le vaccin Moderna Spikevax® Original/Omicron BA1 bivalent doit être utilisé en rappel chez des personnes de 30 ans et plus : une dose d’un volume de 0,5 mL doit être prélevée et injectée (correspondant à 25 µg de chacun des 2 ARNm, soit 50 µg au total). La fiche de préparation de ce vaccin reste disponible sur le site du ministère via ce lien.   

3. Nouveaux vaccins prochainement disponibles à la commande :

Plusieurs nouveaux vaccins seront bientôt disponibles à la commande : il s’agit des vaccins Moderna bivalent Original/Omicron BA.1 sous forme unidose et du vaccin anti-Covid-19 du laboratoire Sanofi (Vidprevtyn Beta®).

i) Moderna – Spikevax® bivalent Original/Omicron BA.1 unidose :

Le laboratoire Moderna a récemment obtenu une autorisation de mise sur le marché pour la forme bivalente Original/Omicron BA.1 du vaccin Spikevax dans un flacon unidose. Ces doses seront accessibles à la commande d’ici fin décembre sur l’outil de commande.

ii) Sanofi – Vidprevtyn Beta®:

Le laboratoire Sanofi a obtenu le 11 novembre dernier une autorisation de mise sur le marché pour son vaccin contre le Covid-19. Un avis de la HAS est attendu prochainement afin de préciser la place de ce vaccin dans la stratégie vaccinale française. Le vaccin pourrait ensuite être disponible sur l’outil de commande d’ici mi-décembre 2022.

4. Point d’attention sur la conservation des doses de vaccin

Cas particulier des flacons de Pfizer-BioNTech et Moderna

Compte tenu des différentes extensions de péremption des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, nous vous rappelons que seule la date limite d’utilisation mentionnée sur l’étiquette fournie par le grossiste-répartiteur avec chaque flacon fait foi (celle-ci tient compte des dernières extensions de péremption approuvées par l’Agence Européenne du Médicament), et non la date inscrite sur le flacon.

Cas particulier des flacons de Novavax (Nuvaxovid®)

Le Novavax n’ayant pas eu pour le moment d’extension de péremption, la date de péremption à prendre en compte reste donc bien celle inscrite sur le flacon.

Un rappel des modes de conservation par vaccin figure en annexe.

 5. Suspension temporaire de la distribution du vaccin Pfizer pédiatrique 5 – 11 ans :

A compter du 23 novembre 2022, la commande de vaccin Pfizer-BioNTech pédiatrique 5 – 11 ans (Comirnaty) sera suspendue de manière temporaire. Cette décision intervient en raison d’une péremption au 30 novembre 2022 des flacons actuellement disponibles.

Le vaccin Pfizer pédiatrique destiné aux 5 – 11 ans devrait être de nouveau disponible à la commande courant décembre 2022, dès que l’Agence européenne du médicament (EMA) aura validé l’extension de péremption du produit qui a été demandée par le laboratoire Pfizer-BioNTech à la suite des études de stabilité réalisées.

Nous vous demandons donc d’accorder une importance particulière aux délais de livraison et aux dates prévues des vaccinations, afin de permettre à tout enfant commençant un cycle de vaccination nécessitant deux doses de pouvoir recevoir une seconde dose dans les temps impartis. Il est rappelé que la réalisation de la deuxième dose de primo-vaccination pour le vaccin Pfizer pédiatrique doit se faire entre 21 et 27 jours après la première dose.

Merci à toutes et à tous pour votre engagement dans la campagne de vaccination.

Bernard CELLI                                        Pr. Jérôme SALOMON

Directeur de la Task Force Vaccination             Directeur général de la Santé

***

Annexe : Modalités de conservation par vaccin :

  • Les flacons de vaccin Pfizer-BioNTech forme 12 ans et +, prête à l’emploi, (couvercle gris) livrés en pharmacie se conservent au maximum 10 semaines à 2-8°C, à l’abri de la lumière.
  • Les flacons de vaccin Pfizer-BioNTech forme pédiatrique (couvercle orange), à destination des 5‑11 ans se conservent au maximum 10 semaines à 2‑8°C, à l’abri de la lumière.
  • Les flacons de vaccin Moderna monovalent, se conservent 30 jours maximum à 2‑8°C, à l’abri de la lumière, en cas de conservation du vaccin entre -25°C et -15°C pendant 9 mois.
  • Les flacons de vaccin Moderna bivalent Original/Omicron BA.1 se conservent 30 jours maximum à 2‑8°C, à l’abri de la lumière, en cas de conservation du vaccin entre -25°C et -15°C pendant 9 mois.
  • Les flacons de vaccin Novavax, se conservent à 2‑8°C, à l’abri de la lumière jusqu’à la date de péremption imprimée sur le flacon.

Nous vous invitons à la plus grande vigilance sur les dates de péremption des flacons qui vous sont livrés, car ces dernières peuvent être très courtes. Nous vous conseillons donc d’en commander le nombre nécessaire et de les injecter rapidement, afin d’éviter de constituer un stock inutilisé.

Nous vous rappelons que les flacons périmés doivent être évacués suivant la filière d’élimination CYCLAMED, quel que soit le vaccin. Vous trouverez les modalités du circuit d’élimination des déchets issus de la vaccination covid-19 en ville dans l’annexe 1 du DGS-Urgent n°2021_98. Un certificat de destruction indiquant les numéros de lots et les quantités détruites doit être transmis à qualite_covid19@santepubliquefrance.fr


[1] Pour les personnes immunodéprimées, il peut même s’agir d’un quatrième rappel (6ème dose), voire plus.


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)
Les Pharmaciens du 13

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