Tramadol et codéine : La liste des médicaments concernés par la prescription sécurisée

Les médicaments contenant du tramadol, de la codéine ou de la dihydrocodéine doivent être prescrits sur une ordonnance sécurisée. En outre, le dosage, la posologie et la durée du traitement devront être rédigées en toutes lettres.

La réduction à 12 semaines de la durée maximale de prescription des médicaments contenant de la codéine ou de la dihydrocodéine devient également effective au 1er mars 2025.

Ces dispositions s’appliquent aux nouvelles prescriptions établies à partir du 1er mars 2025. Les ordonnances établies avant cette date, y compris celles non sécurisées, demeurent valables jusqu’à la fin de la durée de traitement prescrite mais ne pourront pas être renouvelées sous l’ancien format.

À titre dérogatoire, l’ANSM demande à ce que les prescriptions établies entre le 1er et le 31 mars 2025 et qui ne seraient pas sur ordonnance sécurisée, soient tout de même honorées pour la durée du traitement prescrit, incluant les éventuels renouvellements.

Une ordonnance sécurisée peut être aujourd’hui de deux types: une ordonnance numérique ou une ordonnance papier sécurisée.

La liste (m.a.j du 13/03/2025)

source Meddispar

Pharmaciens : pharmaciens d’officine : reconnaissance des prescriptions médicales de l’union européenne

Reconnaissance en France des prescriptions médicales établies dans un autre État membre de l’Union européenne

Afin de faciliter la reconnaissance des prescriptions établies dans un autre État de l’Union européenne et de sécuriser leur délivrance, le code de la Santé publique (CSP)(1) :

  • fixe les mentions obligatoires devant figurer sur une prescription médicale pour que celle-ci puisse être délivrée dans un autre État membre de l’Union européenne ;
  • prévoit les conditions dans lesquelles, en France, les pharmaciens délivrent les médicaments sur prescription d’un professionnel de santé établi dans un autre État membre et autorisé ou habilité à prescrire dans cet État.

Mentions devant figurer sur une prescription médicale établie en France pour que celle-ci puisse être délivrée dans un autre État membre de l’Union européenne

Ces dispositions s’appliquent aux prescriptions établies à la demande d’un patient en vue de les utiliser dans un autre État membre de l’Union européenne.
Les mentions obligatoires sont complétées ou précisées afin de mieux s’assurer de l’identité du prescripteur et de son habilitation à prescrire, et de standardiser les éléments de la prescription. Devront ainsi figurer :

  • Les nom et prénoms, la qualité et, le cas échéant, le titre, ou la spécialité du prescripteur, son identifiant lorsqu’il existe, son adresse professionnelle précisant la mention « France », ses coordonnées téléphoniques précédées de l’indicatif international « +33 », son adresse électronique, sa signature, la date à laquelle l’ordonnance a été rédigée, et pour les médicaments à prescription hospitalière ou pour les médicaments à prescription initiale hospitalière, le nom de l’établissement ou du service de santé.
  • La durée de traitement ou le nombre d’unités de conditionnement du médicament et, le cas échéant, le nombre de renouvellements de la prescription.
  • Les nom et prénoms, le sexe, la date de naissance du malade et, si nécessaire, sa taille et son poids.

Ces informations sont identiques à celles qui figurent sur les ordonnances destinées à être exécutées en France(2).
En ce qui concerne les médicaments prescrits, doivent figurer :

dans tous les cas, la dénomination commune du médicament prescrit (principe actif [PA] + dosage en PA + voie d’administration + forme pharmaceutique), ainsi que la posologie du médicament prescrit ;

dans certains cas, le nom de marque et, le cas échéant, le nom de fantaisie de la spécialité prescrite. Cette obligation concerne :

  • certaines catégories de médicaments :

 les médicaments dérivés du sang,

les médicaments immunologiques,

 les médicaments biologiques ou biologiques similaires,

les médicaments de thérapie innovante ou les médicaments combinés de thérapie innovante ;

  • le cas où le prescripteur s’oppose, pour des raisons médicales, à la substitution par le pharmacien de cette spécialité par une spécialité du même groupe générique. Dans ce dernier cas, le prescripteur l’indique sur l’ordonnance en apposant la mention « non substituable ». Cette mention est complétée par un bref exposé des raisons qui justifient l’exclusion de la possibilité de substitution(3).

Délivrance en France des médicaments soumis à prescription médicale obligatoire prescrits dans un autre État membre de l’Union européenne(4)

Le pharmacien d’officine doit honorer les prescriptions réalisées dans un autre État membre de l’Union européenne pour des médicaments relevant des listes I et II dès lors qu’elles sont établies par un professionnel de santé légalement autorisé ou habilité à prescrire des médicaments dans cet État. Le pharmacien doit vérifier que la prescription comporte l’ensemble des mentions obligatoires décrites ci-dessus.
Il peut toutefois refuser cette délivrance dans des cas particuliers :

  • si l’intérêt de la santé du patient lui paraît l’exiger,
  • ou s’il a des doutes légitimes et justifiés quant à l’authenticité, au contenu ou à l’intelligibilité de la prescription, ou à la qualité du professionnel de santé qui l’a établie.

En ce qui concerne les médicaments classés comme stupéfiants et les médicaments relevant des listes I et II et soumis à la réglementation des stupéfiants, le pharmacien ne peut exécuter la prescription que si elle est rédigée sur une ordonnance sécurisée. En outre, il doit vérifier qu’elle respecte bien la réglementation des stupéfiants.
Par dérogation, les pharmaciens peuvent délivrer de tels médicaments lorsque la prescription ne respecte pas les dispositions rappelées ci-dessus, dans la limite de la quantité minimale nécessaire pour assurer la continuité du traitement et permettre au malade d’obtenir une prescription respectant ces conditions.

(1)Art. L.5121-1-4 et R.5132-3-1 du code de la Santé publique (CSP).

(2)Art. R.5132-3 du CSP.

(3)Art. R.5125-54 du CSP.

(4)Art. R.5132-6-2 du CSP.

source Vidal

Accord de salaires et nouvelle classification en vue

La Commission paritaire de la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine s’est réunie lundi 10 mars avec, entre autres sujets à son ordre du jour, la négociation des minimas conventionnels de salaires pour 2025.

Le dernier accord, conclu en novembre dernier dans le cadre de la négociation salariale de l’année 2024, n’a pas permis de compenser le décrochage consécutif aux revalorisations successives du SMIC (+ 3,15 % d’augmentation en 2024), qui s’est traduit par un rattrapage des salaires jusqu’au coefficient 230 inclus.

Soucieuse de redonner à la branche professionnelle une dynamique salariale qui lui soit propre, la FSPF a proposé une revalorisation de 1,1 % de la valeur du point de salaire fixé à 5,215 €/heure.

Cette proposition a fait l’objet d’un accord majoritaire, FO et l’UNSA, s’en étant d’ores et déjà déclarées signataires. De son côté, la CFDT a réservé sa position.

L’entrée en vigueur de l’accord ayant été renvoyée à la date de publication au Journal officiel de son arrêté ministériel d’extension, il s’appliquera en même temps à toutes les officines, syndiquées comme non syndiquées, sans effet rétroactif. La FSPF informera ses adhérents de la date d’application de cet accorddès que celle-ci sera connue, et leur adressera la nouvelle grille des salaires ainsi que le détail des rémunérations des élèves préparateurs.

Après une longue période de suspension des travaux, la révision du plan de carrière des préparateurs en pharmacie et des pharmaciens adjoints était également à l’ordre du jour de la commission paritaire. La FSPF a formulé d’ultimes propositions consistant pour l’essentiel en une progression plus rapide de leur plan de carrière et en la création de nouveaux coefficients.

Mettant en cohérence la classification avec la pratique constatée, ces propositions, qui ont reçu l’écoute favorable des partenaires sociaux, se veulent pragmatiques. Prospectives, elles offrent des perspectives d’évolution destinées à fidéliser les salariés et à renforcer l’attractivité de la filière officine.

Une réunion de relecture du projet d’avenant à la convention collective comprenant la nouvelle classification se tiendra fin mars, avec pour objectif une mise à la signature rapide auprès des partenaires sociaux.

Comme pour l’accord de salairesl’entrée en vigueur de la nouvelle classification des métiers de la Pharmacie d’officine interviendra au même moment pour toutes les officines, syndiquées ou non, sans effet rétroactif, une fois l’arrêté ministériel d’extension de l’avenant publié au Journal officiel.

La FSPF lance une enquête nationale sur la sécurité à l’officine


Face à l’augmentation constante du nombre d’agressions et d’infractions à l’officine, et en prévision de la Journée nationale d’action pour dénoncer les violences faites aux soignants, le 12 mars prochain, la FSPF lance une grande enquête sur la sécurité à l’officine. Nous vous invitons à répondre nombreux avant mardi 11 mars minuit.

Nous pourrons ainsi porter votre voix et relayer les problématiques de sécurité que notre profession rencontre au quotidien !

JE RÉPONDS A L’ENQUETE

Nous vous donnons rendez-vous dès le 12 mars pour les premiers résultats de l’enquête et un accompagnement adapté.

Action lors de la journée européenne contre la violence faite aux soignants!

Nous sommes tous concernés, avons été victimes ou connaissons des confrères qui ont subi des agressions Nous devons protéger nos collaborateurs et collaboratrices.

Pour ces raisons, je vous demande de prendre 5 minutes pour afficher une de ses affiches (même 10 si vous voulez) dès lundi sur vos comptoirs pour qu’on en parle !!

Je représenterai l’ensemble des équipes officinales mercredi 12 mars à 14H ou nous serons reçus en Préfecture de Région.

Face aux agressions que nous subissons, nous demandons une réponse judiciaire adaptée et dissuasive avec l’élargissement du délit d’outrage à tous les soignants dans l’exercice de ses fonctions ainsi que l’application systématique d’une circonstance aggravante en cas de violences physiques ayant entrainées une ITT de moins de 8 jours.

Si certains d’entre vous ou de vos équipes veulent participer, rendez vous mercredi 12 mars à 14H Place Félix Baret avec une blouse blanche , une croix verte …


Valérie OLLIER 

Présidente Syndicat FSPF 13

Les Pharmaciens du Sud

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