Réunis en Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation de la Pharmacie d’officine (CPPNI) le 13 octobre, les partenaires sociaux ont reconduit, pour la campagne de vaccination 2025-2026, le dispositif de prévention collective « vaccination antigrippale » destiné aux salariés de la Pharmacie d’officine et mis en place dans le cadre du fonds HDS (haut degré de solidarité). Le montant de la prise en charge forfaitaire reste identique à celui de la campagne de vaccination précédente, à savoir 21 euros pour la métropole. Il a par ailleurs été fixé à 25 euros dans les départements d’outre-mer, afin de tenir compte des majorations qui s’y appliquent.
Rappelons que ce dispositif permet aux employeurs d’assurer la vaccination de leurs équipes et d’obtenir auprès de l’APGIS, au moyen d’une procédure simple, une prise en charge forfaitaire par salarié couvrant le coût du vaccin et l’acte de vaccination. Pour les salariés, ce dispositif leur permet de ne pas avoir à faire d’avance de frais et de ne pas avoir à utiliser leur forfait relatif aux médicaments non remboursés par l’assurance maladie. Ce dispositif de prise en charge est applicable immédiatement.
En 55 articles et une centaine de pages, il annonce un effort financier à réaliser sans commune mesure. Les économies sur les produits de santé vont peser à hauteur de 2,3 milliards d’euros, à raison de 1,6 milliard d’euros de baisses de prix portées pour l’essentiel par le médicament – puisque les dispositifs médicaux ne sont concernés que pour 200 millions d’euros – ; le reste s’appuyant sur une réduction du volume des prescriptions. (source Le Pharmacien de France)
Ce sont des économies nettement supérieures à celles qui avaient été décidées dans les lois de financement de la sécurité sociale précédentes.
Le PLFSS pour 2026 évoque à nouveau le doublement des franchises et participations forfaitaires à l’article 18, bien que cette mesure n’y figure pas en tant que telle.
Le gouvernement inscrit dans le PLFSS pour 2026 le recouvrement des montants directement par les professionnels de santé.
L’article 21 prévoit notamment de faciliter la création d’une officine dans les communes ayant perdu leur dernière pharmacie. Une mesure directement issue de la proposition de loi (PPL) « tendant à préserver l’accès aux pharmacies dans les communes rurales » adoptée par les sénateurs en avril 2024.
L’article 33 concernant le déploiement des biosimilaires est favorable à la profession.
Comme annoncé fin septembre, la nouvelle classification des emplois de la Pharmacie d’officine deviendra obligatoire le 1er novembre prochain pour toutes les officines, sans effet rétroactif.
Parce qu’elle est susceptible d’apporter des évolutions de poste pour vos salariés – changement d’intitulé de l’emploi occupé, d’échelon, de coefficient ou de statut – nous avons conçu pour vous les supports suivants :
notre circulaire : à lire avant toute chose, pour comprendre les changements opérés par la nouvelle classification et la mettre en œuvre en pratique ;
l’avenant du 28 avril 2025 portant révision de la classification des emplois de la Pharmacie d’officine ;
les tableaux de concordance : indispensables pour classer correctement chacun de vos salariés, quels que soient son poste et sa pratique professionnelle ;
une fiche pratique pour mettre en œuvre la nouvelle classification des emplois de la Pharmacie d’officine en trois étapes.
A titre exceptionnel, ces outils pratiques sont mis à la disposition de tous les pharmaciens titulaires, adhérents ou non.
Adhérents de la FSPF, le Pôle Social de la FSPF est à votre disposition pour répondre, par courriel ou par téléphone, à toutes vos questions en droit du travail, formation professionnelle ou encore protection sociale complémentaire de vos salariés. N’hésitez pas à nous contacter au 01 44 53 19 25 ou à l’adresse électronique administration@fspf.fr.
L’attention du Conseil a été attirée sur une ou plusieurs officines qui proposeraient aux patients, sur rendez-vous et à raison de 50€, d’injecter le produit intitulé « Mounjaro » au patient.
Je vous rappelle que l’aide à l’administration de médicaments relève des missions des infirmiers. Elle ne fait pas partie des missions du pharmacien et lui est donc interdite.