Le ministère chargé de la Santé alerte sur l’existence de sites internet frauduleux et, plus largement, sur des démarches commerciales particulièrement agressives visant à proposer aux professionnels de santé la réalisation de leur parcours de certification périodique, moyennant une contrepartie financière.
Certaines de ces initiatives vont jusqu’à détourner l’appellation « Ma Certif Pro Santé », ou à en reprendre les codes visuels et terminologiques, usurpant ainsi l’identité du dispositif officiel de certification périodique. Elles reproduisent de manière fallacieuse son architecture réglementaire, laissant croire, à tort, qu’il s’agirait d’un site officiel, d’une démarche reconnue, voire exigée par les autorités compétentes.
Le ministère attire en conséquence l’attention des professionnels de santé sur la multiplication de ces pratiques et sur la nécessité de renforcer leur vigilance à leur égard. Il importe en particulier de rappeler que ni le ministère, ni les ordres professionnels, ni les Conseils nationaux professionnels n’ont mandaté de prestataires privés pour proposer des parcours ou des accompagnements payants au titre de la certification périodique.
En outre, la plateforme officielle de certification “Ma certif Pro Santé” n’est pas encore opérationnelle et n’est donc pas accessible en ligne. Dans tous les cas, il ne sera pas demandé de paiement pour des formations sur cette plateforme.
En cas de doute sur les agissements d’un organisme de formation, il est possible de réaliser un signalement auprès de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) de son département.
Si vous êtes un pharmacien victime d’une de ces démarches frauduleuses, il est recommandé de porter plainte (démarche en ligne possible) et d’informer le cas échéant votre Conseil d’appartenance. Pour plus d’informations sur les escroqueries, rendez-vous sur le site du service public.
Le nouveau code de déontologie des pharmaciens est entré en vigueur le 6 mars 2026.
Il actualise les règles professionnelles afin de répondre aux évolutions du système de santé, tout en réaffirmant les principes fondamentaux de la profession : indépendance, responsabilité et prise en compte des besoins des patients.
L’UNAPL reste attentive à la mise en place d’uncongé de naissance équitable entre professionnelslibéraux et salariés
Communiqué de presse de l’UNAPL Sud-PACA
Paris, le 6 mars 2026.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) réaffirme sa mobilisation pour une égalité professionnelle réelle entre les femmes et les hommes et alerte sur la nécessité de mettre en œuvre un congé de naissance équivalent entre salariés et indépendants.
Les professions libérales sont aujourd’hui majoritairement féminisées : les femmes représentent 53 % des professionnels libéraux. Les dynamiques varient selon les familles : la part des femmes atteint 56 % dans les professions du droit, 65 % dans la santé, et 42,3 % dans les métiers techniques et du cadre de vie et révèle des contrastes persistants selon les métiers. En région Sud-PACA, près de trois entreprises de proximité (artisanat, commerce de proximité, professions libérales) sur dix sont dirigées par des femmes (29,2 %) – source : ISM/U2P.
Mais les inégalités de revenus demeurent marquées. En 2022, hors micro-entrepreneuriat, les femmes exerçant en profession libérale gagnent en moyenne 37 % de moins que les hommes, avec des écarts encore plus élevés dans la santé (-45%) et le juridique (-43%).
La parentalité reste un marqueur d’inégalités
Ces écarts apparaissent au moment de la parentalité : les inégalités augmentent avec le nombre d’enfants et la maternité reste un moment charnière où les déséquilibres professionnels émergent et laissent un effet « cicatrice » durable sur les trajectoires des femmes ayant choisi l’exercice libéral. Dans un secteur comme le libéral, fondé sur l’indépendance, la responsabilité, l’expertise et le service rendu au public, l’égalité doit se traduire dans les parcours, les rémunérations, la protection sociale et l’accès effectif aux droits. C’est pourquoi l’UNAPL sera particulièrement attentive à la mise en œuvre du congé de naissance pour les travailleurs indépendants.
Nécessité d’un dispositif équivalent entre indépendants et salariés
Prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ce nouveau droit -1 ou 2 mois de congé indemnisé s’ajoutant aux congés existants (maternité, paternité/accueil, adoption) pour chaque parent – doit faire l’objet d’un décret. Des indemnités journalières supplémentaires de naissance sont prévues. Celles-ci devront être équivalentes, en terme de montant, de conditions d’accès et de simplicité de versement, au dispositif prévu pour les salariés à compter du 1er juillet 2026.
L’UNAPL demande également que ce dispositif soit en adéquation avec les spécificités de l’exercice libéral et les réalités économiques des cabinets libéraux (charges fixes, continuité d’activité, remplacement). L’égalité professionnelle dans les professions libérales se construit par des droits effectifs, une protection sociale adaptée, un partage plus équilibré des responsabilités parentales et la prévention des violences sexistes et sexuelles. L’UNAPL poursuivra son action pour que chaque professionnelle libérale puisse exercer, entreprendre et construire sa carrière dans les mêmes conditions que ses homologues masculins.
Quels sont les différents modes de prescription des solutions oculaires ?
Actuellement, il existe deux modes de prescription :
Une prescription initiale de 6 mois réservée aux ophtalmologistes, avec une réévaluation du traitement à l’issue de cette période, « idéalement » par un ophtalmologiste, pour un éventuel renouvellement de prescription (non limité dans le temps).
Après une prescription initiale par un ophtalmologiste, tout médecin est donc habilité à renouveler la prescription.
Prescription initiale par un ophtalmologiste ne pouvant excéder six mois de traitement Renouvellement non limité dans le temps autorisé par tout médecin (mais « idéalement » un ophtalmologiste)
Code LPPR
Désignation
1113976
SOLUTION CARBOXYMÉTHYLCELLULOSE ET GLYCÉRINE, OPTIVE, ABBVIE, FLACON 10ML, B/1
1152893
SOLUTION À USAGE OPHTALMIQUE, ALCON, SYSTANE BALANCE, FLACON MULTIDOSE 10ML
1162526
SOLUTION STÉRILE À USAGE OPHTALMIQUE, CHAUVIN, NEREYA, FLACON 10 ML B/1
1134725
SOLUTION STÉRILE À USAGE OPHTALMIQUE, CHAUVIN, NEREYA, BOÎTE DE 30 UNIDOSES 0,5ML
1138580
SOLUTION STÉRILE À USAGE OPHTALMIQUE, CHAUVIN, NEREYA, BOÎTE DE 60 UNIDOSES 0,5ML
SOLUTION STÉRILE À USAGE OPHTALMIQUE, THEA PHARMA, THEALOSE, FLACON 15 ML B/1
Une prescription initiale de 6 mois maximum réservée aux ophtalmologistes, avec un renouvellement (non limité dans le temps), après un examen ophtalmologique.
Si la prescription initiale est réservée aux ophtalmologistes, s’agissant du renouvellement de la prescription, tout médecin est susceptible de renouveler le traitementà condition qu’un examen ophtalmologique soit préalablement réalisé.
En pratique, il s’agirait soit d’un ophtalmologiste, soit d’un médecin généraliste en vertu du principe d’omnivalence de leur diplôme, soit d’un autre médecin disposant de la preuve qu’un examen ophtalmologique a bien été réalisé – par exemple le courrier d’un ophtalmologiste.
Prescription initiale par un ophtalmologiste ne pouvant excéder six mois de traitement Renouvellement non limité dans le temps autorisé uniquement après la réalisation d’un examen ophtalmologique
Code LPPR
Désignation
1168581
SOLUTION À USAGE OPHTALMIQUE, ABBVIE, OPTIVE FUSION, FLACON MULTIDOSE 10ML
GEL STÉRILE HYALURONATE DE SODIUM 0,3 %, TRB, HYLOVIS GEL MULTI, FLACON 15 ML
Ma CPAM demande une restitution de l’indu car le renouvellement n’a pas été prescrit par un ophtalmologiste.
Que puis-je faire ?
Vous pouvez contester cette demande en restitution de l’indu en saisissant la commission de recours amiable (CRA) dans le délai de deux mois suivant le courrier de notification de l’indu qui vous a été adressé par la CPAM, de préférence par courrier avec avis de réception, en évoquant les arguments suivants :
– En raison de la pénurie d’ophtalmologistes sur certains territoires et de délais d’accès importants, la FSPF a demandé à la CNAM que le renouvellement de ces prescriptions puisse être effectué par tous médecins ;
– Par ailleurs, la LPPR précise seulement que le « renouvellement est autorisé après examen ophtalmologique ». Elle n’interdit pas explicitement le renouvellement à tous médecins ou ne le réserve pas aux ophtalmologistes. Il y a donc lieu de considérer qu’un autre spécialiste habilité à réaliser un examen ophtalmologique ou un autre médecin disposant de la preuve qu’un examen ophtalmologique a bien été réalisé (par exemple le courrier d’un ophtalmologiste) peut renouveler la prescription ;
– Le pharmacien, ne pouvant pas savoir s’il s’agit d’une première prescription ou non, la FSPF estime que les pharmaciens doivent être autorisés à exécuter la prescription, qu’il s’agisse du traitement initial ou de son renouvellement. Dans le cas contraire, il conviendrait que la CPAM précise les modalités permettant aux pharmaciens de connaître la situation du patient (prescription initiale ou renouvellement ; réalisation de la réévaluation au bout de six mois ; réalisation d’un examen ophtalmologique, etc.).
Vous pouvez également demander à vos représentants d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour de la commission paritaire locale (CPL).
La CPAM demande une restitution de l’indu car il s’agissait d’une prescription initiale qui n’a pas été réalisée par un ophtalmologue.
Que puis-je faire ?
Vous pouvez contester cette demande en saisissant la commission de recours amiable (CRA) dans le délai de deux mois suivant le courrier de notification de l’indu qui vous a été adressé par la CPAM, de préférence par courrier avec demande d’avis de réception, en évoquant les arguments suivants :
– Le pharmacien, ne pouvant pas savoir s’il s’agit d’une première prescription ou non, la FSPF estime que les pharmaciens doivent être autorisés à délivrer la prescription, qu’il s’agisse du traitement initial ou de son renouvellement. Dans le cas contraire, il conviendrait que la CPAM précise les modalités permettant aux pharmaciens de connaître la situation du patient (prescription initiale ou renouvellement, réalisation de la réévaluation au bout de six mois, réalisation d’un examen ophtalmologique, etc.).
HYLOVIS GEL MULTI, commercialisé par la société TRB CHEMEDICA ;
VISMED GEL MULTI, commercialisé par la société HORUS PHARMA.
Pour ces produits, une première prescription doit obligatoirement être établie par un médecin ophtalmologiste, à l’issue d’un diagnostic préalable. Cette prescription initiale ne peut excéder une durée maximale de six mois.
À l’issue de cette période, le renouvellement pourra désormais être effectué par tout médecin, sous réserve qu’il procède préalablement à une évaluation de l’état du patient. En conséquence, le renouvellement de ces produits n’est plus réservé au seul médecin ophtalmologiste.
Deux arrêtés publiés en octobre 2025 appliquent les mêmes conditions à NEOVIS TOTAL MULTI (flacon de 10 ml), commercialisé par la société HORUS PHARMA et HYLOVIS LIPO MULTI, commercialisé par la société TRB CHEMEDICA.
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