Communication de notre présidente sur les indus LPP lors d’hospitalisation du patient:

Chers confrères,

Plusieurs d’entre vous ont interpellé le syndicat car ils ont reçu des indus sur la facturation de forfait de location hebdomadaire ( lit médical) alors que le patient est hospitalisé. Même si, sur le principe, la CPAM a le droit de réclamer ces sommes, je vous invite à répondre (si c’est le cas) que l’hôpital ne vous a pas averti qu’il prenait en charge votre patient.

Vous trouverez ci dessous un extrait du courrier envoyé au contrôle médical de la CPAM 13.

Nous comprenons la problématique mais vous rappelons que nous ne sommes pas au domicile du patient. Si la famille ou l’infirmière ne nous informent pas , nous pouvons éventuellement nous en douter au constat de non renouvellement mensuel des traitements quand il y en a. L’hôpital qui accueille le patient est le seul à pouvoir avertir tous les patriciens de ville. D’ailleurs, le pharmacien de ville est appelé quand le service hospitalier fait un bilan de médication face à une personne qu’il ne connait pas. A cet effet , ils trouvent bien notre numéro de téléphone !!??Je rappelle que le projet du  » pharmacien correspondant » pourrait régler cette problématique et bien d’autres.

D’autre part , il y a le sujet forfait de livraison qui englobe l’installation et le retrait. Cas de la personne âgée hospitalisée 15 jours ou 1 mois puis retour à domicile, peut on remettre un forfait de livraison ? Car personne ne livrera gratuitement ( ni le pharmacien ni la société de matériel médical).

Nous ferons un point à la rentrée mais il semble que le montant de l’indu ait déjà été revu à la baisse pour certains.

Bien confraternellement,

Valérie OLLIER

Présidente SGPBdR

Jean-Pierre CALISSI: Une figure régionale de la profession nous a quitté

Jean-Pierre CALISSI est décédé à l’âge de 75 ans. Beaucoup d’entre vous l’ont connu et ont apprécié autant sa compétence que sa jovialité.

Je l’ai connu à l’hôpital Michel Lévy de Marseille en 1977 lorsqu’il était interne en pharmacie hospitalière à l’APHM dans le service du Pr Guy Balansard. De grands moments de rire mais toujours avec une compétence extrême.

Après l’internat, il a travaillé aux laboratoires SIBOURG puis, en tant que directeur salarié, a créé MIDI-OXYGENE avec Patrick Brémond, société reprise par la suite par Air Liquide.

Les confrères l’ont surtout connu en 2008 comme pharmacien responsable au « Comptoir Pharmaceutique » et comme directeur de l’OCP Marseille ou il a su gérer les intérêts de l’OCP tout en préservant ceux de ses clients officinaux régionaux.

Par la suite, il a connu le métier de pharmacien d’officine pendant quelques années tout en continuant à enseigner comme professeur associé à la faculté de pharmacie de Marseille. Il a aussi été administrateur de notre Centre de formation des apprentis (IFMP).

Le Conseil d’administration adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et particulièrement à son fils Bruno, pharmacien à Marseille.

P.L

Commission paritaire nationale (CPN) du 17 juin 2026

Prise en charge des médicaments à SMR faible (15%)

Décret du 16/04/2026 : suppression de l’exonération sur les
médicaments à SMR faible pour les assurés en ALD

Modalités de mise en œuvre :
✓Avenant 49 au cahier de charges SESAM-Vitale publié le 29 mai 2026
✓Développement des LGO en cours, déploiement à venir d’ici le
01/10/2026
✓A compter du 01/10/2026 : rejet des factures non-conformes

Élargissement du droit de prescription des infirmiers


Un arrêté publié au Journal officiel le 26 juin 2026 étend le droit de prescription des infirmiers diplômés d’État (IDE), s’agissant de la liste des produits de santé et des examens que les IDE sont autorisés à prescrire ou à renouveler. Il abroge les dispositions antérieures issues des arrêtés de 2012 relatifs aux dispositifs médicaux et de 2023 concernant la prescription des vaccins.

Les principales nouveautés portent notamment sur :

  • la possibilité de prescrire des antalgiques de palier I (classification de l’OMS), y compris dans les indications antipyrétiques ;
  • la possibilité d’adapter les posologies dans le cadre de la prise en charge de la douleur, selon les indications figurant sur la prescription médicale initiale.

Le texte élargit également le champ des prescriptions et des renouvellements autorisés aux infirmiers, désormais ouverts à :

  • la prescription de produits de santé destinés au traitement des plaies (sprays protecteurs, anesthésiques locaux, antiseptiques, nitrate d’argent);
  • la nature des pansements prescrivables, incluant notamment les hydrofibres, les pansements irrigo-absorbants, les pansements super-absorbants, les pansements à l’argent, les compresses hémostatiques ainsi que les dispositifs de rapprochement cutané ;
  • aux aides techniques supplémentaires telles que les béquilles, les cannes et les soulève-malades ;
  • au renouvellement des sondes vésicales à demeure ;
  • au renouvellement des dispositifs de perfusion ;
  • au renouvellement des capteurs de glucose interstitiel et de leurs lecteurs, en complément des accessoires déjà autorisés ;
  • au renouvellement du matériel de nutrition entérale ;
  • à de nouvelles catégories de matelas, coussins et cales de positionnement, dans le cadre de la prévention des escarres.

Par ailleurs, les infirmiers sont désormais autorisés à prescrire certains examens biologiques. Cette évolution est intéressante en ce qu’elle ouvre des perspectives de coopération entre les professionnels de santé et peut contribuer à réduire les délais de prise en charge. Par exemple, lorsqu’une patiente ne peut bénéficier d’un TROD cystite en officine, le pharmacien pourra l’orienter vers un infirmier pour la prescription d’un ECBU.

Pour vous aider à vous repérer, nous mettons à votre disposition un tableau récapitulatif des produits de santé que les infirmiers diplômés d’État sont désormais habilités à prescrire ou à renouveler.

Favorables au renforcement des compétences des infirmiers en matière de prescription pour sa contribution positive à l’accès aux soins, notamment dans les déserts médicaux, nous demandons que la capacité des pharmaciens d’officine à prescrire soit également élargie, afin d’améliorer la réponse aux besoins des patients.

Les Pharmaciens du 13

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