Médicaments sur Internet, c’est toujours non !

La FSPF aurait pu se féliciter de l’abandon de la notion de plateforme de vente en ligne annoncé par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Mais le nouveau projet qui nous a été soumis hier ne nous convient toujours pas.

Lors de la réunion avec le cabinet du ministre de la Santé, puis à l’occasion de l’audition par la commission spéciale du Sénat, la FSPF avait rappelé sa ferme opposition aux mesures d’assouplissement des règles encadrant la vente en ligne de médicaments inscrites dans le projet de loi relatif à l’accélération et à la simplification de l’action publique (ASAP).

Or tous les points non négociables figurent encore dans le projet de loi.

Opposée à la création de plateformes de vente en ligne, la FSPF est également contre les locaux déportés et les modifications de calculs du seuil de l’adjoint qui supprimeraient du chiffre d’affaires certaines catégories de produits.

Le projet de loi ASAP a pour but d’introduire des dispositions de simplification administrative. L’assouplissement de la vente en ligne de médicaments ne répond en rien à cet objectif.

En revanche, la FSPF est favorable au passage d’un régime d’autorisation à un régime de simple déclaration pour la création par une officine d’un site de vente en ligne.

Elle soutient le principe d’une télé-déclaration du chiffre d’affaires pour le calcul du nombre d’adjoints et demande l’exclusion du chiffre d’affaires réalisé par les médicaments chers de ce calcul.

La FSPF souhaite également que ce projet de loi permette aux officines, même les plus petites, de mieux acheter.

Il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Nous sommes pour un usage de l’Internet qui rapproche les patients de leur pharmacie de proximité. En revanche, nous serons toujours contre celui qui les éloigne en leur permettant d’être livrés par l’intermédiaire de plateformes et d’algorithmes sans âmes.

Oui aux outils numériques permettant d’améliorer la relation entre le professionnel de santé et son patient, non à la vente à distance !

Confraternellement.

Philippe BESSET
Président de la FSPF

TOUTES les pharmacies sont tenues de récupérer les DASRI en autotraitement et autotest.

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été publiée au Journal officiel le 11 février 2020. 

Elle comporte plusieurs mesures qui concernent directement la pharmacie d’officine :

  • La dispensation de certains médicaments à l’unité, applicable au 1er janvier 2022. Les médicaments concernés devraient se limiter, au moins dans un premier temps, aux antibiotiques les plus utilisés. Toutefois dans ce texte de loi, il manque le volet économique. Même si peu de médicaments seront concernés, sans cet aspect essentiel, cette mesure ne sera pas appliquée au comptoir, compte tenu des coûts importants de la modification des outils de santé et de l’adaptation du préparatoire à l’officine.
  • L’obligation, dès aujourd’hui, pour toute officine de collecter les DASRI des patients en autotraitement.

Votre syndicat FSPF (13 ou 84) reviendra vers vous très rapidement pour les aspects opérationnels de ces mesures.

D’autres mesures doivent encourager le recyclage ou la réparation de produits vendus en officine, notamment des dispositifs médicaux, et améliorer l’information du consommateur quant aux caractéristiques environnementales de ces produits. 

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Extrait de l’article 89 de la Loi 2020-105 du 10/02/2020:

II.-Les officines de pharmacies sont tenues de collecter sans frais les déchets d’activités de soins à risque infectieux perforants produits par les patients en autotraitement et les utilisateurs des autotests mentionnés à l’article L. 3121-2-2, apportés par les particuliers qui les détiennent.

Attention aux conseils inadéquats sur le COVID-19.

Si la panique des premiers jours semble éloignée, certains pharmaciens proposent des « traitements préventifs » contre le coronavirus!

L’OMS indique qu’« aucun médicament spécifique n’est recommandé pour prévenir ou traiter l’infection par le nouveau coronavirus. »

ATTENTION! Le journal « 20 Minutes » lance une enquête.

https://www.20minutes.fr/sante/2720579-20200217-coronavirus-pharmaciens-propose-traitements-preventifs

et des confrères sont nommément désignés:

https://www.20minutes.fr/sante/2721511-20200218-coronavirus-probiotiques-plantes-masques-quelques-pharmacies-surfent-inquietude-clients

P.L

Réforme des retraites : nous ne lâcherons rien !

La FSPF a négocié, aux côtés de l’UNAPL et de l’U2P, avec le Haut-Commissariat aux retraites pour faire en sorte que l’entrée dans le régime universel (RU) des retraites ne se traduise pas par une hausse de nos cotisations. 

Nous avons ainsi obtenu certaines avancées :

  • la modification de l’assiette de nos cotisations. Ainsi, un tiers de la CSG versée par les pharmaciens sera considérée comme des cotisations donnant droit à la retraite.
  • le maintien pendant vingt ans, le temps de la transition vers le RU, de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP).
  • la présence des professions libérales dans l’organe de gouvernance du système. 

En ce qui concerne les femmes, le principe des majorations actuellement en vigueur pour la maternité et l’éducation des enfants doit être maintenu dans le nouveau système. 

Stabilité des cotisations, hausse de la base ouvrant droit à pension, garantie sur la gouvernance et les réserves, sont dans le projet de loi. La mobilisation de la FSPF sera totale pendant l’examen de ce texte par le Parlement. Nous ne lâcherons rien !

Cordialement,

Philippe BESSET
Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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