Personnes éligibles à la vaccination contre la grippe

RAPPEL:

Cette vaccination s’adresse aux personnes majeures, ciblées par les recommandations vaccinales en vigueur, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure.

Les recommandations vaccinales en vigueur:

Recommandations générales

La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Recommandations particulières

La vaccination est recommandée chez les personnes à risque de grippe sévère ou compliquée :

• les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse ;

• les personnes atteintes des pathologies suivantes :

– affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14 (asthme et BPCO) ;

– insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;

– maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyper-réactivité bronchique ;

– dysplasies broncho-pulmonaires13 ;

– mucoviscidose ;

– cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;

– insuffisances cardiaques graves ;

– valvulopathies graves ;

– troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ; – maladies des coronaires ;

– antécédents d’accident vasculaire cérébral ;

– formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;

– paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique ; – néphropathies chroniques graves ;

– syndromes néphrotiques ;

– drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ;

– diabètes de type 1 et de type 2 ;

– déficits immunitaires primitifs ou acquis (à l’exception des personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines) : ◆ pathologies oncologiques et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, ◆ maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur, ◆ personnes infectées par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique ;

– maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ;

• les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2, sans pathologie associée ou atteintes d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ;

• les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement quel que soit leur âge ;

• l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho-dysplasie, et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée (cf. supra) ainsi que l’entourage des personnes immunodéprimées15.

Recommandations pour les professionnels

. Professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère.

. Personnel navigant des bateaux de croisière et des avions et personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).

NDLR: La liste des recommandations vaccinales est finalement très large. Toutefois les personnes qui ne sont pas concernées par cette longue liste ne sont pas éligibles à la vaccination afin d’éviter une pénurie de vaccins. Il ne faut pas les vacciner. Les deux interdiction formelles pour les pharmaciens d’officine concernent les personnes de moins de 18 ans et les personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure.

Arrêté du 23 avril 2019 fixant la liste et les conditions des vaccinations que les pharmaciens d’officine peuvent effectuer et donnant lieu à la tarification d’honoraire en application du 14° de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale

La ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics,

Vu le code de la santé publique, notamment son article L. 5125-1-1 A ; Vu le code de la sécurité sociale, notamment son article L. 162-16-1 ; Vu le décret n° 2019-357 du 23 avril 2019 relatif à la vaccination par les pharmaciens d’officine ; Vu l’avis du conseil central d’administration de la Mutualité sociale agricole en date du 27 février 2019 ; Vu l’avis du conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie en date du 5 mars 2019 ; Vu l’avis de la Haute Autorité de santé en date du 13 mars 2019, Arrêtent :

Article 1

En application du 14° de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale, les pharmaciens d’officine, des pharmacies mutualistes et de secours minières peuvent administrer la vaccination contre la grippe saisonnière. Cette vaccination s’adresse aux personnes majeures, ciblées par les recommandations vaccinales en vigueur, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure.

Article 2

La ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 23 avril 2019.

La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn

Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin

Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2019-2020

La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière se déroule du 15 octobre 2019 au 31 janvier 2020. Le point sur les nouveautés de la campagne, les vaccins disponibles, le dispositif mis en place et les modalités pratiques.

COMMENT S’ORGANISE LA CAMPAGNE ?

La campagne 2019 de vaccination contre la grippe saisonnière débute le 15 octobre 2019 et se poursuivra jusqu’au 31 janvier 2020 dans l’hémisphère nord, en France métropolitaine, Martinique, Guadeloupe et Guyane (1).

Les vaccins disponibles pour la campagne 2019-2020

Conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, le vaccin grippal 2019 est composé des souches virales suivantes :

  • A/Brisbane/02/2018 (H1N1)pdm09;
  • A/Kansas/14/2017 (H3N2) ;
  • B/Colorado/06/2017 (lignée Victoria/2/87) ;
  • B/Phuket/3073/2013 (lignée Yamagata/16/88).

Les 3 premières souches sont des souches virales recommandées pour entrer dans la composition des vaccins trivalents contre la grippe, et la dernière est une souche virale supplémentaire recommandée pour les vaccins antigrippaux tétravalents.

Cette année, 2 vaccins grippaux sont disponibles pour la campagne de vaccination 2019-2020 et pris en charge dans le cadre de la campagne : InfluvacTetra, VaxigripTetra. S’y ajoute le vaccin trivalent Influvac, qui est disponible en quantité limitée.

Nom du vaccinType de vaccinPopulation ciblée
VaxigripTetra (Sanofi pasteur)Tétravalent (2 souches de virus type A et 2 souches de virus type B)Enfants à partir de 6 mois et adultes
InfluvacTetra (Mylan)Tétravalent (2 souches de virus type A et 2 souches de virus type B)Enfants à partir de 3 ans et adultes
Influvac (Mylan)Trivalent (2 souches de virus type A et 1 souche de virus type B)Enfants à partir de 6 mois et adultes

Un parcours de vaccination simplifié pour tous les adultes éligibles à la vaccination

Dans le cadre de l’élargissement de l’offre vaccinale et de la simplification du parcours, la Haute Autorité de santé (HAS) s’est prononcée, dans un avis du 25 juillet 2018, en faveur de l’harmonisation des compétences des différents professionnels de santé impliqués dans la vaccination contre la grippe (pharmaciens, infirmiers, sages-femmes).

Dès cette campagne, toutes les personnes majeures éligibles à la vaccination, qu’elles aient ou non déjà été vaccinées précédemment, peuvent retirer leur vaccin à la pharmacie sur présentation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner par le professionnel de leur choix : médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l’entourage du nourrisson), infirmier et pharmacien volontaire.

Jusqu’à 18 ans, la prescription médicale reste nécessaire.

Les personnes mineures éligibles à la vaccination ne peuvent être vaccinées par un pharmacien.

Les personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure ne sont pas éligibles à la vaccination directe par un infirmier ou un pharmacien.

« Cette année encore, la grippe va faire très mal »

L’Assurance Maladie lance une nouvelle campagne de communication sur la vaccination avec la signature « Cette année encore, la grippe va faire très mal » ainsi qu’une campagne de promotion des gestes barrières .

Elle positionne la vaccination comme le premier geste de protection contre la grippe et souligne l’importance des gestes barrières, compléments indispensables à la vaccination.

Personnes pouvant bénéficier de la gratuité du vaccin

Chaque année, la grippe est responsable de nombreuses hospitalisations et de décès chez les personnes fragiles.  La stratégie vaccinale vise à protéger les populations les plus exposées aux risques de complications graves en cas de grippe. Pour elles, le vaccin est gratuit. Il s’agit essentiellement :

  • des personnes âgées de 65 ans et plus, ou atteintes de certaines maladies chroniques ;
  • des femmes enceintes ;
  • des personnes obèses ;
  • de l’entourage des nourrissons à risque de grippe grave et des personnes immuno déprimées, dans l’objectif de protéger les personnes fragiles de leur entourage.

Qu’entend-on par entourage du nourrisson à risque de grippe grave ?

Selon le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2019, il s’agit de l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho-dysplasie et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée (liste des affections ciblées pour la vaccination).

La notion d’entourage comprend le milieu familial (personnes résidant sous le même toit), l’assistant maternel et tous les contacts réguliers du nourrisson.

Le vaccin de l’entourage familial est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.Votre patient est-il concerné par la campagne de vaccination antigrippale ?

Consultez la liste des bénéficiaires de la prise en charge par l’assurance maladie dans le mémo « Grippe saisonnière ».

Modalités pratiques de vaccination

Les patients éligibles (à l’exception des femmes enceintes, de l’entourage des nourrissons à risque de grippe grave ou des personnes immuno-déprimées et des personnes obèses) ont reçu leur bon de prise en charge du vaccin.

Un dispositif simplifié est proposé aux personnes majeures éligibles à la vaccination, qu’elles aient été précédemment vaccinées ou non.. Elles peuvent retirer directement leur vaccin en officine sur simple présentation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner par le professionnel de leur choix : un médecin , une sage- femme (pour les femmes enceintes et l’entourage du nourisson), un infirmier, un pharmacien volontaire.

Jusqu’à 18 ans la prescription médicale reste nécessaire

Pour les personnes éligibles à la vaccination conformément aux recommandations vaccinales n’ayant pas été invitées par l’Assurance Maladie (femmes enceintes ou personnes souffrant d’obésité morbide, entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois à risque de grippe grave ou des personnes immuno-déprimées), ou pour celles qui ont égaré leur bon, vous disposez d’un bon de prise en charge sur amelipro que vous pouvez leur remettre après vous être assuré de leur éligibilité à la vaccination dans le cadre de la campagne.

Le vaccin est gratuit et l’injection facturée au patient. L’injection du vaccin est prise en charge dans les conditions habituelles pratiquées par chaque profession. Pour les patients bénéficiaire au titre d’une des affections de longue durée pour lesquelles le vaccin est recommandé ou au titre de l’assurance maternité, elle est prise en charge à 100 %.

La vaccination antigrippale en officine

La vaccination par les pharmaciens volontaires est généralisée sur tout le territoire à partir de cette campagne.

Le vaccin peut être administré par les pharmaciens d’officine aux personnes majeures éligibles à la vaccination, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure, qui doivent être orientées vers leur médecin.

Les conditions pour vacciner :

  • être volontaire, inscrit à l’Ordre des pharmaciens et formé. Le pharmacien doit avoir validé une formation DPC conforme aux objectifs pédagogiques définis par un arrêté du 23 avril 2019 ;
  • répondre aux conditions techniques fixées par la règlementation ;
  • déclarer l’activité de vaccination à l’agence régionale de santé.

Pour en savoir plus sur la vaccination à l’officine :

L’honoraire de vaccination réalisée par un pharmacien d’officine

L’avenant 16 à la convention nationale du 4 avril 2012 organisant les rapports entre les pharmaciens d’officine et l’Assurance Maladie précise les conditions de rémunération de l’acte de vaccination.

Honoraire de vaccinationTarifs HT
Honoraire de vaccination antigrippale facturé à l’Assurance Maladie dans les conditions de l’article 26La vaccination effectuée par le pharmacien est limitée aux personnes majeures visées par les recommandations vaccinales en vigueur.La facturation intervient sur la base d’un bon de prise en charge sur lequel figurent les mentions du ticket Vitale (article 36.5.2)6,30 euros pour la métropole6,60 euros pour les départements et collectivités d’outre-mer

OBJECTIF : PROTÉGER LES PATIENTS DE LA GRIPPE

La grippe est une maladie particulièrement grave pour les personnes à risque. Elle touche chaque hiver entre 2 et 6 millions de personnes.

Elle peut être grave, voire mortelle, en particulier chez les personnes fragiles, comme :

  • les personnes âgées ou atteintes de certaines maladies chroniques ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes obèses ;
  • les nourrissons.

Des complications peuvent alors apparaître, telles que :

Chaque année, elle est responsable de nombreuses hospitalisations et de décès.

En 2018, la saison grippale a été caractérisée par :

  • 8 semaines d’épidémie,
  • 1,8 million de consultations pour syndrome grippal durant l’épidémie,
  • 65 % de virus A(H3N2) et 34 % de virus A(H1N1)pdm09 détectés en médecine ambulatoire durant la période de surveillance,
  • environ 65 600 passages aux urgences pour grippe, dont près de 11 000 hospitalisations (16 %) durant l’épidémie,
  • 1 877 cas graves admis en réanimation signalés, dont 289 décès durant la période de surveillance,
  • 13 100 décès toutes causes et tous âges confondus en excès, dont 9 900 attribuables à la grippe durant la période de surveillance,
  • une couverture vaccinale de 47,2 % chez les personnes à risque.

Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 17/04/2019 – Santé publique France.La surveillance épidémiologique de la grippe

L’épidémie de grippe fait l’objet d’une surveillance par Santé publique France. L’évolution de la situation est publiée chaque semaine sur son site Internet.

Un bouclier sanitaire pour se protéger de la grippe

La vaccination antigrippale représente le moyen le plus efficace de prévention de la grippe saisonnière. Elle réduit incontestablement le risque de complications graves et de transmission du virus. Le rapport bénéfice/risque est très en faveur de l’acte vaccinal : peu, voire pas d’effets secondaires (le plus souvent des réactions locales légères et transitoires, plus rarement des effets systémiques bénins tels que de la fièvre, douleurs musculaires ou articulaires, céphalées, malaises), alors que la diminution du nombre de décès grâce à la vaccination est importante (environ 2 000 décès évités en moyenne chaque année chez les personnes âgées).

Contrairement à certaines idées reçues, aucun des composants contenus dans le vaccin ne peut provoquer la grippe.

Expliquer l’importance des gestes barrières

Pour se protéger et protéger son entourage, il est essentiel que chacun adopte, dès que les virus grippaux circulent, une série de gestes simples destinés à limiter la transmission des virus, tels que l’hygiène des mains. Et pour les personnes malades, 4 gestes sont à encourager :

  • se laver les mains régulièrement,
  • utiliser un mouchoir à usage unique,
  • tousser ou éternuer dans son coude,
  • porter un masque.

L’efficacité de chacune de ces mesures (vaccination et gestes barrières) est optimisée en les combinant. Ceci permet de constituer un bouclier sanitaire.

LA VACCINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

La vaccination est recommandée pour les professionnels de santé, dont les pharmaciens, qui représentent une population à risque majoré d’infection grippale et constituent par conséquent un vecteur de transmission du virus auprès de leurs patients.

Chaque année, les pharmaciens titulaires d’officine reçoivent une invitation personnelle de l’Assurance Maladie à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. Le vaccin est pris en charge à 100 %. La vaccination des pharmaciens salariés relève de la responsabilité de leur employeur.

Document utile:

GRIPPE SAISONNIÈRE Campagne de vaccination 2019-2020 MEMO PHARMACIENS

RAPPEL: Contrôles vétérinaires en pharmacie

RAPPEL A LA LOI:

Les médicaments contenant une ou plusieurs substances antibiotiques d’importance critique sont interdits en médecine vétérinaire dans le cadre d’un usage préventif.
Ce qu’il faut retenir :
La prescription d’antibiotiques critiques (ABC ou AIC)) en médecine vétérinaire est subordonnée à des règles :
D’abord en 1ère intention et suivant obligatoirement une consultation on oriente d’abord vers des AB anciens,et seulement ensuite après une seconde consultation (réalisation préalable éventuelle d’un antibiogramme démontrant la nécessité et la sensibilité) les ABC peuvent être prescrits.
Certains cas particuliers autorisent l’usage des ABC.

Cette règle a changé depuis le 1° avril 2016.

lI s’agit des céphalosporines dernière génération et des fluoroquinolones en particulier et bientôt la Colistine ;

Aux usages locaux et externes (sprays, désinfectants, pommades, solutions ou gels auriculaires contre la gale).

Publicité, remises et renouvellement sont interdit

Toute dispensation d’antibiotiques doit être réalisée en bonne et due forme
Quelques rappels importants :

La prescription de médicaments humains à des animaux n’est autorisée que si l’équivalent n’existe pas dans l’arsenal vétérinaire

Aux produits listés dont le statut est peu apparent (antidiarrhéiques, corticoïdes, psychotropes, anti-infectieux… par exemple chez THEKAN et BIOCANINA
=> 
Pensez à vérifier sur le site de l’Anses,

Ne pas vendre de progestatifs pour carnivores sans ordonnance ni les produits non exonérés

Aux détournements : kétamine ; clenbutérol ; EPO ; EDEX, anabolisants, progestatifs injectables …

Pas de dispensation de médicaments d’exception (EPO par exemple) sans ordonnance d’exception (services spécialisés des écoles). L’ARS engage des poursuites….

Méfiance avec la phénylbutazone (Equipalazone) pour les chevaux : produits tracé par les inspecteurs.

Prochainement, les ordonnances de vétérinaires de l’UE seront valables en France, et la vente sur internet autorisée sauf pour les AB, les psychotropes et les produits hormonaux.

En cas de contrôle :
En l’absence d’un pharmacien-inspecteur, la saisie de l’ordonnancier est illégale.

=> Ne signer le PV qu’en mentionnant les désapprobations relatives aux modalités d’inspection.

> Pour aller plus loin : Vous trouverez des infos sur l’Index des Médicaments vétérinaires autorisés en France et sur le site Medvet,

Enquête publique sur la révision des Bonnes Pratiques de Préparation

Nous avons besoin de votre contribution pour défendre la préparation magistrale !

Une enquête publique sur la révision des Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) est en cours sur le site de l’ANSM :

Elle se clôture le 13 octobre 2019.

Nous souhaitons attirer votre attention sur la modification de votre exercice au quotidien concernant la gestion des préparations magistrales. Ceci concerne toutes les préparations magistrales, aussi bien celles que vous fabriquez dans votre officine, que celles que vous faîtes sous-traiter.

La mise en application des nouvelles Bonnes Pratiques et notamment celle de ses annexes, va considérablement alourdir la charge documentaire pour la commande ou la réalisation des préparations. De plus, les nouvelles BPP rendront obligatoire une revue qualité de toutes les préparations que vous aurez réalisées.

Avec la multiplicité des nouvelles missions (entretien de médication, la vaccination antigrippale, les TROD, la téléconsultation, …) demandées aux pharmaciens d’officines, il nous paraît inutile de complexifier encore un peu plus cette composante de votre activité.

Alors réagissons tous en répondant à l’enquête publique avant le 13 octobre, en cliquant sur le lien suivant :

Cliquez sur le lien pour répondre à l’enquête publique: Elaboration-de-bonnes-pratiques – Consultation-publique – Revision-des-bonnes-pratiques-de-preparation

Propositions pour les points présentant des inconvénients majeurs pour l’activité de la préparation magistrale :

Chapitre 1, point 1.10 :

« Supprimer la revue qualité sur chaque préparation car beaucoup trop lourd pour le pharmacien d’officine » (voir pièces jointes « Chapitre 1, point 1.10 » et « réponse chapitre 1, point 1.10 »)

Annexe 1

« Nous demandons que cette annexe reste une recommandation et ne devienne pas un document opposable. La demande d’indication doit être supprimée de l’annexe I. » (voir pièces jointes « Annexe I » et « réponse annexe I »)

Annexe 2

« Cette annexe devrait être supprimée. Il serait mieux d’étoffer le formulaire national comme le préconisait le rapport de l’IGAS de 2006, plutôt que de demander aux pharmaciens de l’effectuer pour toutes les préparations. (Voir pièces jointes « Annexe II » et « réponse annexe II »)

Merci de votre contribution !

L’ANAPHYLAXIE en cas de vaccination contre la grippe saisonnière

L’anaphylaxie (ou encore choc anaphylactique ou réaction anaphylactique) est une réaction d’hypersensibilité systémique, généralisée, sévère, pouvant engager le pronostic vital. Il s’agit d’une complication exceptionnelle de la vaccination, estimée à moins de 1 cas/100000 doses. Elle peut concerner tous les patients et tous les vaccins.

Comme il n’est pas possible de prévenir totalement la survenue d’une anaphylaxie post-vaccinale, les vaccinateurs doivent prendre les mesures préventives adéquates et être en mesure d’assurer la prise en charge précoce d’une réaction immédiate. Après l’administration d’un vaccin, chaque patient doit par conséquent rester quinze minutes sous surveillance. Le vaccinateur doit reconnaître les signes d’anaphylaxie et disposer d’adrénaline et d’un protocole afin de mettre immédiatement en route le traitement.

Tout patient présentant une anaphylaxie doit être hospitalisé pour surveillance, même en cas de régression rapide des symptômes.

Tableau des taux d’anaphylaxies selon les vaccins : incidence des réactions anaphylactiques post-vaccinales estimées à partir des données du système de surveillance The Vaccine Safety Data Link, aux Etats-Unis, de 2009 à 2011.

VaccinNombre de cas/million de dosesNombre total de doses
administrées
(million)
Haemophilus
influenzae b (Hib)
01,14
Hépatite B01,29
Grippe1,598,83
Coqueluche*
(dTap)
2,893,12
Coqueluche**
(DTaP)
2,071,45
Pneumocoque (PCV13)00,74
Tous vaccins
confondus
1,3125,17

* présentation adulte
** présentation enfant
Source : Mc Neil et al, 2016.

Les additifs sont plus souvent en cause que l’antigène vaccinal lui-même dans la survenue de l’anaphylaxie. Aussi, un interrogatoire préalable doit rechercher des antécédents éventuels de réactions immédiates lors des vaccinations antérieures.

En cas d’anaphylaxie (voir paragraphe suivant « Diagnostic de l’anaphylaxie ») à l’un des composants ou des excipients d’un vaccin survenant dans les premières heures après l’injection (jusqu’à quatre heures), une consultation spécialisée en allergologie est nécessaire avant de poursuivre la vaccination.

Dans la plupart des cas, la réaction anaphylactique se manifeste dans les quinze minutes qui suivent l’injection. Il n’existe pas de facteur prédictif de la sévérité de la réaction au début de son évolution, et le décès peut survenir en quelques minutes quel que soit le symptôme inaugural.

L’anaphylaxie se caractérise par l’apparition brutale et rapidement progressive :

  • d’une éruption urticarienne prurigineuse (dans plus de 90% des cas) ;
  • d’un œdème indolore et croissant au niveau du visage et de la bouche ;
  • de signes respiratoires : éternuements, toux, respiration sifflante et laborieuse ;
  • une hypotension évoluant parfois vers l’état de choc et le collapsus cardio-vasculaire.

Parfois, des signes digestifs peuvent être associés.

Les manifestations cutanéomuqueuses isolées ne constituent pas une anaphylaxie mais peuvent être inaugurales. Elles sont absentes dans 10% à 15% des cas.

Pour en savoir encore plus, un CLIC.

source: https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-pratiques/Allergies-et-autres-contre-indications/Prise-en-charge-de-l-anaphylaxie

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR