Bilan Partagé de Médication BPM: Il faut se lancer!

L’ avenant 12 fixe les modalités de mise en œuvre du bilan partagé de médication. Si le bilan de médication a  pour finalité principale de lutter contre la iatrogénie, il permet également de répondre aux questions des patients sur leurs traitements et leurs effets, de les accompagner dans l’appropriation de leurs traitements et d’optimiser les prises de médicaments.

Le texte comporte en annexes :

– le guide d’accompagnement des patients ;

– les fiches de suivi patients.

Pour rappel, les personnes éligibles au bilan partagé de médication sont les patients de 65 ans et plus avec au moins une affection de longue durée et les patients à partir de 75 ans, pour lesquels au moins cinq molécules ou principes actifs sont prescrits, pour une durée consécutive de traitement d’au moins six mois.

Les bilans réalisés depuis le 1er janvier 2018 peuvent être saisis sur la plateforme en ligne depuis le 28 février 2018.

 

L’accès contrarié aux Stéribox à Paris!

Act Up-Paris détaille les « prétextes » avancés par de nombreux pharmaciens de la capitale pour ne pas distribuer cet outil de prévention.

Elle n’a pas en­core col­ligé les ré­sul­tats de son en­quête mais ils n’en sont pas moins in­quié­tants. L’as­so­cia­tion Act Up-Pa­ris, dans une lettre ou­verte adres­sée à la fois à la mi­nistre de la Santé Agnès Bu­zyn, à la pré­si­dente de l’Ordre des phar­ma­ciens Ca­rine Wolf-Thal, à la pré­si­dente de la ré­gion Île-de-France Va­lé­rie Pé­cresse et à la maire de Pa­ris Anne Hi­dalgo, dit avoir constaté « que nombre de phar­ma­cies pa­ri­siennes re­fusent de dis­tri­buer ou de vendre » des Ste­ri­box, dont le prix « at­teint jus­qu’à 12 eu­ros dans cer­tains éta­blis­se­ments quand le prix de vente re­com­mandé est de 1 euro ».

Le res­pon­sable de la com­mis­sion Drogues et Usa­gers de l’as­so­cia­tion, Guillaume An­to­niolli, pré­cise qu’« un peu moins de 1 000 phar­ma­cies » ont été vi­si­tées par des mi­li­tants dans le cadre de cette en­quête. À titre d’exemple, seules 4 of­fi­cines des 16 que compte le Ier ar­ron­dis­se­ment dis­tri­bue des Ste­ri­box, 5 of­fi­cines sur 17 dans le IIe ar­ron­dis­se­ment ou en­core 11 sur 18 dans le IIIe« Nous vou­lions faire une car­to­gra­phie des phar­ma­cies pa­ri­siennes qui pro­posent le Ste­ri­box mais nous nous sommes rendu compte que le kit n’est pas ou peu dis­po­nible, ra­conte Rémy Ha­mai, l’an­cien pré­sident d’Act Up-Pa­ris, en­core en fonc­tion du­rant l’en­quête.

Nous avons alors com­paré nos ré­sul­tats avec ceux d’an­ciennes en­quêtes d’as­so­cia­tions d’usa­gers de drogues : la si­tua­tion a em­piré. » Il ex­plique ce « re­tour en ar­rière » no­tam­ment par l’ar­ri­vée de « jeunes ti­tu­laires qui ne sont pas for­més ou in­for­més du dé­cret Bar­zach », une me­sure qui a au­to­risé en 1987 la vente libre de se­ringues en phar­ma­cie, en a per­mis l’échange et a lancé la dis­tri­bu­tion de Ste­ri­box.

D’autres phar­ma­ciens « sont dans le re­jet » ou di­rigent le pa­tient vers la salle de consom­ma­tion à moindre risque, dite « salle de shoot », qui a ou­vert à Pa­ris, « pen­sant qu’ils n’ont plus be­soin de dis­tri­buer de kits », voire qu’ils n’en ont plus le droit. Or la me­sure de 1987, une me­sure de santé pu­blique vi­sant à ré­duire les risques de conta­mi­na­tion chez les usa­gers de drogue par voie in­jec­table, est bel et bien tou­jours en vi­gueur. Guillaume An­to­niolli rap­pelle en outre que cer­tains usa­gers de drogues « gèrent très bien leur consom­ma­tion et tra­vaillent ». Il sou­ligne en­fin que la plu­part des phar­ma­cies ré­frac­taires sont sous en­seigne.

Quant au prix des Ste­ri­box, dans les phar­ma­cies qui ac­ceptent d’en vendre, Act Up-Pa­ris in­dique que le mon­tant de 12 eu­ros re­lève d’« un cas par­ti­cu­lier », n’ayant été constaté que dans une seule phar­ma­cie, ou­verte de nuit. « En gé­né­ral, le prix du kit ne dé­passe pas 2 eu­ros. »

L’as­so­cia­tion « exige que soit ren­due obli­ga­toire la dis­tri­bu­tion de Ste­ri­box gra­tui­te­ment dans les phar­ma­cies d’Île-de-France » – une idée que des par­le­men­taires avaient évo­quée en 2014, sans suite – et sou­haite que soit « ajouté au Ste­ri­box un pré­ser­va­tif sup­plé­men­taire ». Pour rap­pel, il contient au­jour­d’hui deux se­ringues, deux cou­pelles pour pré­pa­rer et chauf­fer des so­lu­tions pour in­jec­tion, deux fla­cons d’eau pour pré­pa­ra­tion in­jec­table, deux tam­pons d’al­cool et un pré­ser­va­tif. À ce jour, seule Va­lé­rie Pé­cresse a ré­agi, « sou­hai­tant ab­so­lu­ment ren­con­trer » Act Up-Pa­ris.

Par Anne-Laure Mercier  LE PHARMACIEN DE FRANCE

25 Mai 2018

Alertes Polliniques de la semaine du 24/05/2018

Bouches-du-Rhône :

Pollen Risque
Chêne Risque modéré
Olivier Risque faible
Graminées Risque élevé
Pariétaire Risque faible

Var :

Pollen Risque
Chêne Risque modéré
Olivier Risque modéré
Graminées Risque élevé
Plantain Risque faible
Pariétaire Risque faible

Vaucluse :

Pollen Risque
Chêne Risque faible
Olivier Risque faible
Graminées Risque élevé

Pour en savoir plus : rnsa@rnsa.fr

 Les personnes allergiques doivent se protéger avec des gestes simples :

– Se rincer les cheveux le soir ;
– Ouvrir les fenêtres avant le lever et après le coucher du soleil ;
– Eviter de faire sécher le linge à l’extérieur ;
– Rouler en voiture avec les fenêtres fermées ;
– Bien suivre son traitement et consulter son médecin en cas de symptômes.

SUBSTITUTS NICOTINIQUES: Inscriptions de patchs sur la liste des spécialités remboursables

La ministre de la santé a décidé de faire évoluer le remboursement des substituts nicotiniques en passant à une prise en charge classique, à hauteur de 65 % de la base de remboursement de la sécurité sociale, entraînant ainsi la suppression progressive du système du forfait d’aide au sevrage tabagique de 150 euros.


A compter du 20 mai 2018, trois références de patchs de nicotine*** seront prises en charge dans des conditions similaires aux autres médicaments remboursables.


Elles s’ajoutent aux quatre gommes à mâcher inscrites depuis le 28 mars dernier sur la liste des spécialités remboursables. Ces spécialités ne sont donc plus intégrées dans le forfait de 150 euros.

Si l’objectif du Gouvernement est de diminuer la consommation de tabac, il doit pouvoir s’appuyer sur les pharmaciens d’officine.

La FSPF demande donc :

–         la possibilité d’une prise en charge des substituts nicotiniques après dispensation sur conseil pharmaceutique ;

–         la mise en place, à l’officine, d’entretiens d’initiation au sevrage tabagique et de suivi du patient.

circ 2018-37-Substituts_nicotiniques_FSPF

 

***: NicoretteSkin® 10mg – 15mg – 25mg

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