FreeStyle Libre : des difficultés d’approvisionnement inacceptables

Depuis un an, le système FreeStyle Libre est disponible dans les pharmacies d’officine mais, depuis son lancement, les difficultés d’approvisionnement sont fréquentes et les délais de livraison variables.

Récemment, la situation s’est dégradée : dans la majorité des cas, les commandes sont traitées avec plusieurs jours, voire plusieurs semaines de délais, auxquels doivent s’ajouter jusqu’à trois semaines supplémentaires pour leur livraison. Dans ce contexte, le laboratoire Abbott a informé les pharmaciens qu’ils seront désormais contingentés mensuellement en capteurs.

Cette prise en otage est inacceptable.

La FSPF appelle le laboratoire Abbott à tout mettre en œuvre pour permettre aux pharmaciens d’officine d’assurer la continuité des soins.

D’ores et déjà, la FSPF vous informe que le laboratoire Abbott s’est engagé à fournir des bandelettes de glycémie au patient qui en fait la demande auprès de sa plateforme téléphonique*. Ces bandelettes seront fournies par l’intermédiaire du pharmacien d’officine et leur coût sera à la charge du laboratoire Abbott. 

La FSPF continue à se mobiliser pour faire évoluer favorablement et rapidement cette situation préjudiciable aux patients. N’hésitez pas à nous faire part de vos difficultés à fspf@fspf.fr.

 

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

 

*0800 10 11 56 – Appel gratuit à partir d’un poste fixe en France métropolitaine ou au 01 45 60 34 34 (appel de l’étranger, DROM-COM ou autre opérateur). Sans interruption du lundi au vendredi de 8h00 à 18h30.

Le CEIP-Addictovigilance PACA Corse / Service de Pharmacologie clinique et pharmacovigilance communique:

La prégabaline (Lyrica®) est commercialisée depuis 2006 dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales, dans l’épilepsie partielle (en association) et dans le traitement du trouble anxieux généralisé. Elle se présente sous la forme de gélules de différents dosages jusqu’à 300 mg. La posologie varie de 150 à 600 mg/jour.

La prégabaline est un analogue du GABA sans action directe sur le récepteur gabaergique, ayant une structure proche de la gabapentine. Il a été mis en évidence une action au niveau des canaux calciques engendrant une diminution de la libération du glutamate. Bien que le mécanisme d’action semble plus complexe et n’est pas encore totalement élucidé à ce jour, la prise de prégabaline pourrait présenter un effet indirect sur la dopamine et activer le circuit de la récompense1. Une méta-analyse des données issues des essais cliniques de la prégabaline plaçait l’euphorie comme deuxième effet clinique le plus rapporté.

Le 1er cas Français d’abus de prégabaline a été investigué au centre d’addictovigilance PACA-Corse en 2011. Depuis 2014, les travaux du réseau Français d’Addictovigilance, soulignent une augmentation de l’utilisation de prégabaline dans les populations à risque (sujets sous médicaments de substitution ou présentant des antécédents d’abus), avec une évolution vers un mésusage (obtention illégale, augmentation des doses, recherche d’effets euphorisant, recherche de toute puissance)3. A l’échelle Européenne, plusieurs études et signaux ont mis en évidence le potentiel d’abus/dépendance de la prégabaline notamment dans des population à risque (recherche de potentialisation de la méthadone chez des patients traités, polyconsommateurs4,5,6).

Plus récemment, une augmentation du nombre d’ordonnances falsifiées, de nomadisme médical et/ou pharmaceutique, et de demande de patients auprès des médecins pour obtenir du Lyrica® nous a alerté dans la région et à l’échelon national.

Soyons vigilants!

En raison :

-de l’augmentation de la consommation de prégabaline en France,

-de son potentiel d’abus et des effets euphorisants mis en évidence dès les essais cliniques et confirmés depuis, -des risques potentiels lors de son usage à doses supra thérapeutiques,

il est important d’être vigilant quand à sa prescription et au suivi de patients présentant des antécédent d’abus de substances psychoactives y compris l’alcool, les signes de mésusage, d’abus ou de dépendance, tels que le développement d’une tolérance, l’augmentation des doses et un comportement de recherche du médicaments doivent être surveillés.

 

N’hésitez pas à contacter le Centre d’Addictovigilance PACA Corse pour toute question concernant les substances psychoactives ou pour toute déclaration de cas d’abus ou de pharmacodépendance. CEIP-Addictovigilance PACA Corse / Service de Pharmacologie clinique et pharmacovigilance

Mail : addictovigilance@ap-hm.fr Tel : 04.91.38.42.37


 

NDLR: Dans le détournement d’usage, c’est le dosage à 300mg qui est le plus demandé. C’est une molécule très prisée en Algérie et qui fait l’objet de clips vidéo musicaux auprès de la jeunesse algérienne.

P.L

 

Contraception: Trois nouvelles fiches de l’HAS disponibles

1. Contraception chez l’adolescente

Recommandation de bonne pratique  – Mis en ligne le 10/4/2018

Cette fiche mémo, fondée sur les recommandations les plus récentes, fait partie d’un ensemble de fiches mémo concernant la contraception et complète plusieurs documents sur ce thème produits par la HAS. Elle est un outil pour le professionnel de santé afin de mieux aider les femmes à trouver la méthode de contraception qui leur convient le mieux à une période donnée de leur vie.

2. Contraception hormonale orale : dispensation en officine

Recommandation de bonne pratique  – Mis en ligne le 10/4/2018

Ces fiches mémo visent à fournir aux pharmaciens d’officine des outils afin de les aider à la dispensation d’une contraception hormonale régulière ou d’une contraception d’urgence aux femmes et adolescentes.

3. Contraception estroprogestative transdermique ou vaginale : dispensation en officine

Recommandation de bonne pratique  – Mis en ligne le 10/4/2018

Ces fiches mémo visent à fournir aux pharmaciens d’officine des outils afin de les aider à la dispensation d’une contraception hormonale régulière ou d’une contraception d’urgence aux femmes et adolescentes.

Mélatonine: Attention.

Dans le cadre du dispositif national de nutrivigilance, des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine ont été rapportés à l’Anses. Une analyse rétrospective de ces signalements, renforcée par le niveau de consommation de ce type de compléments, a conduit l’Anses à mener une évaluation des risques potentiels pour la santé.

Dans l’avis publié le 11 avril 2018, l’Agence met en effet en évidence l’existence de populations et de situations à risque pour lesquelles la consommation de mélatonine sous forme de complément alimentaire doit être évitée ou soumise à l’avis d’un médecin.

Il s’agit en particulier des femmes enceintes et allaitantes, des enfants et des adolescents, des personnes souffrant de maladies inflammatoires, auto-immunes, d’épilepsie, d’asthme, de troubles de l’humeur, du comportement ou de la personnalité, ainsi que des personnes suivant un traitement médicamenteux. La consommation est également déconseillée pour les personnes devant réaliser une activité nécessitant une vigilance soutenue chez lesquelles une somnolence pourrait poser un problème de sécurité.

En France, la réglementation autorise la commercialisation de compléments alimentaires apportant moins de 2 mg de mélatonine par jour. Au regard de la variabilité du statut et des limites réglementaires encadrant l’usage de la mélatonine au sein de l’Union européenne, et en l’absence de données suffisantes sur l’innocuité de la consommation quotidienne de 2 mg de mélatonine, l’Agence s’interroge sur la place de la mélatonine sur le marché sous forme de complément alimentaire à des doses comparables à celles du médicament. Elle estime nécessaire qu’un cadre réglementaire harmonisé soit défini au niveau européen sur la base d’études de sécurité conduites pour des doses inférieures à 2 mg.

L’Agence rappelle aux professionnels de santé la nécessité de déclarer auprès du dispositif national de nutrivigilance les effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires dont ils ont connaissance.

 

Pilule de contraception orale OPTIMIZETTE  Modalités pratiques

Un rappel du lot n° 1958550 (péremption 07/2019) de la spécialité OPTIMIZETTE Gé 75 mg a été réalisé par les laboratoires Majorelle en accord avec l’ANSM, à la suite de la découverte dans une boîte d’une plaquette non conforme de 21 comprimés ne contenant pas de principe actif contraceptif.

La prise de ces comprimés ne présente pas de danger et aucun effet indésirable n’a été signalé jusqu’à présent. Le seul risque identifié pour les patientes est l’inefficacité contraceptive de la pilule.

L’ANSM demande aux pharmaciens d’officines de contacter, par tous les moyens dont ils disposent, les patientes susceptibles de détenir et/ou d’avoir utilisé la spécialité du lot concerné par ce rappel.

Elle demande également aux patientes en possession de boîtes OPTIMIZETTE Gé 75 mg du lot n° 1958550 (péremption 07/2019) de vérifier si elles contiennent des plaquettes non conformes. Si tel est le cas, les patientes doivent rapporter la boîte à la pharmacie dans les plus brefs délais. Si les plaquettes sont conformes, elles doivent toutefois rapporter leur boîte pour un échange, mais ne doivent pas interrompre leur traitement.

Pour plus d’informations, voir le communiqué de l’ANSM.

Pour toute question, les laboratoires Majorelle ont mis en place un numéro de téléphone 01 70 19 30 73. 

 

Comment facturer ?

Les laboratoires Majorelle nous informent que :

  • quel que soit le canal d’achat initial, toutes les boîtes de lot n° 1958550(issues de votre stock ou rapportées par des patientes) devront être retournées à votre grossiste répartiteur habituel qui établira un avoir ou un échange ;
  • si une patiente vous rapporte une boîte (entamée ou non) du lot n° 1958550, il vous est demandé d’échanger gratuitement avec une boîte d’un autre lot OPTIMIZETTE Gé 75 mg disponible soit dans votre stock, soit auprès de votre grossiste.

ATTENTION : cette nouvelle délivrance ne doit donner lieu à AUCUNE facturation à l’Assurance maladie. 

 

Pour vos patientes :

Si une patiente ayant utilisé OPTIMIZETTE Gé 75 mg du lot n° 1958550 souhaite réaliser un test de grossesse, vous pouvez le lui délivrer gratuitement. Les laboratoires Majorelle prendront en charge le remboursement de ces tests de grossesse délivrés gratuitement par la pharmacie dans ce cadre.

Pour ce faire, vous devrez adresser aux laboratoires Majorelle, une fois par semaine, une facture globale avec justificatifs de délivrance des tests de grossesse.

Les factures devront être adressées au service comptable des laboratoires Majorelle accompagnées des justificatifs de délivrance. (Adresse  de facturation : Laboratoires Majorelle, 12 rue de Berri 75008 Paris)

 

Vous trouverez ici le courrier adressé à la FSPF par les laboratoires Majorelle.

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