RAPPEL: Pharmacie vétérinaire : même si vous ne délivrez qu’aux animaux de compagnie !

orang chien 002Des nouvelles de la pharmacie vétérinaire :

les médicaments contenant une ou plusieurs substances antibiotiques d’importance critique sont interdits en médecine vétérinaire dans le cadre d’un usage préventif.

Ce qu’il faut retenir :
La prescription d’antibiotiques critiques (ABC ou AIC)) en médecine vétérinaire est subordonnée à des règles :
D’abord en 1ère intention et suivant obligatoirement une consultation on oriente d’abord vers des AB anciens,
et seulement ensuite après une seconde consultation (réalisation préalable éventuelle d’un antibiogramme démontrant la nécessité et la sensibilité) les ABC peuvent être prescrits.
Certains cas particuliers autorisent l’usage des ABC.

Cette règle a changé depuis le 1° avril 2016.

lI s’agit des céphalosporines dernière génération et des fluoroquinolones en particulier et bientôt la Colistine ;

Aux usages locaux et externes (sprays, désinfectants, pommandes, solutions ou gels auriculaires contre la gale

Publicité, remises et renouvellement sont interdit

Toute dispensation d’antibiotiques doit être réalisée en bonne et due forme
Quelques rappels importants :

La prescription de médicaments humains à des animaux n’est autorisée que si l’équivalent n’existe pas dans l’arsenal vétérinaire

Aux produits listés dont le statut est peu apparent (antidiarrhéiques, corticoïdes, psychotropes, anti-infectieux… par exemple chez THEKAN et BIOCANINA
=>
Pensez à vérifier sur le site de l’Anses,

Ne pas vendre de progestatifs pour carnivores sans ordonnance ni les produits non exonérés

Aux détournements : kétamine ; clenbutérol ; EPO ; EDEX, anabolisants, progestatifs injectables …

Pas de dispensation de médicaments d’exception (EPO par exemple) sans ordonnance d’exception (services spécialisés des écoles). L’ARS engage des poursuites….

Méfiance avec la phénylbutazone (Equipalazone) pour les chevaux : produits tracé par les inspecteurs.

Prochainement, les ordonnances de vétérinaires de l’UE seront valables en France, et la vente sur internet autorisée sauf pour les AB, les psychotropes et les produits hormonaux.

En cas de contrôle :
En l’absence d’un pharmacien-inspecteur, la saisie de l’ordonnancier est illégale.
=> Ne signer le PV qu’en mentionnant les désapprobations relatives aux modalités d’inspection ordonnances de vétérinaires de l’UE seront valables en France, et la vente sur internet autorisée sauf pour les AB, les psychotropes et les produits hormonaux.

> Pour aller plus loin : Vous trouverez des infos sur l’Index des Médicaments vétérinaires autorisés en France et sur le site Medvet,

Réservé aux adhérents syndiqués 13: Pour les cas particuliers (élevage, grands animaux, zoos…), contactez Guy Barral, via le syndicat du Rhône (FSPF69) dont il est le trésorier.

> Repères – annexes – contacts ou en cas d’inspection ou de poursuites :
UNPVO 52, rue général de Gaulle 69530 Brignais – guybarral@wanadoo.fr – 04 78 05 14 16

> Et pour les curieux :
TWITTER @stopsuperbugsEU ; Facebook stopsuperbugs EU , page de Guy Barral;www.sauvonsnosantibiotiques.org

 

NDLR: Nous remercions le Syndicat FSPF 69 pour ces informations.

 

Lyrica® (prégabaline) 300mg: les trafics et les intimidations continuent.

Nous sommes intervenus à plusieurs reprises auprès de l’ARS PACA, du Conseil Régional de l’Ordre des Pharmaciens, du Centre d’addictovigilance et de la Préfecture de Police pour signaler un important trafic de Lyrica® 300mg sur Marseille centre et maintenant sur le département.

Ce médicament énormément détourné de son usage en Algérie depuis quelques années commence à avoir le même destin dans le sud de la France.

Les pharmaciens nous appellent de + en + fréquemment sur les menaces d’intimidation et au mieux sur les demandes insistantes des « patients ». La plupart des prescriptions sont fausses mais des médecins qui ont peur prescrivent facilement ce médicament à la demande de ces délinquants.

Nous n’avons obtenu aucune réponse écrite de la part de la Préfecture de Police aussi nous allons réitérer notre demande de rencontre au moyen de RAR.

Si vous êtes dans ce cas de délivrance sous menaces ou sous la peur, n’hésitez pas à vous faire connaitre auprès de nous que vous soyez adhérents ou pas.

Le problème se pose aussi pour le Rivotril® mais la législation étant plus contraignante, c’est moins fréquent.

P.L

Bilan Partagé de Médication BPM: Il faut se lancer!

L’ avenant 12 fixe les modalités de mise en œuvre du bilan partagé de médication. Si le bilan de médication a  pour finalité principale de lutter contre la iatrogénie, il permet également de répondre aux questions des patients sur leurs traitements et leurs effets, de les accompagner dans l’appropriation de leurs traitements et d’optimiser les prises de médicaments.

Le texte comporte en annexes :

– le guide d’accompagnement des patients ;

– les fiches de suivi patients.

Pour rappel, les personnes éligibles au bilan partagé de médication sont les patients de 65 ans et plus avec au moins une affection de longue durée et les patients à partir de 75 ans, pour lesquels au moins cinq molécules ou principes actifs sont prescrits, pour une durée consécutive de traitement d’au moins six mois.

Les bilans réalisés depuis le 1er janvier 2018 peuvent être saisis sur la plateforme en ligne depuis le 28 février 2018.

 

L’accès contrarié aux Stéribox à Paris!

Act Up-Paris détaille les « prétextes » avancés par de nombreux pharmaciens de la capitale pour ne pas distribuer cet outil de prévention.

Elle n’a pas en­core col­ligé les ré­sul­tats de son en­quête mais ils n’en sont pas moins in­quié­tants. L’as­so­cia­tion Act Up-Pa­ris, dans une lettre ou­verte adres­sée à la fois à la mi­nistre de la Santé Agnès Bu­zyn, à la pré­si­dente de l’Ordre des phar­ma­ciens Ca­rine Wolf-Thal, à la pré­si­dente de la ré­gion Île-de-France Va­lé­rie Pé­cresse et à la maire de Pa­ris Anne Hi­dalgo, dit avoir constaté « que nombre de phar­ma­cies pa­ri­siennes re­fusent de dis­tri­buer ou de vendre » des Ste­ri­box, dont le prix « at­teint jus­qu’à 12 eu­ros dans cer­tains éta­blis­se­ments quand le prix de vente re­com­mandé est de 1 euro ».

Le res­pon­sable de la com­mis­sion Drogues et Usa­gers de l’as­so­cia­tion, Guillaume An­to­niolli, pré­cise qu’« un peu moins de 1 000 phar­ma­cies » ont été vi­si­tées par des mi­li­tants dans le cadre de cette en­quête. À titre d’exemple, seules 4 of­fi­cines des 16 que compte le Ier ar­ron­dis­se­ment dis­tri­bue des Ste­ri­box, 5 of­fi­cines sur 17 dans le IIe ar­ron­dis­se­ment ou en­core 11 sur 18 dans le IIIe« Nous vou­lions faire une car­to­gra­phie des phar­ma­cies pa­ri­siennes qui pro­posent le Ste­ri­box mais nous nous sommes rendu compte que le kit n’est pas ou peu dis­po­nible, ra­conte Rémy Ha­mai, l’an­cien pré­sident d’Act Up-Pa­ris, en­core en fonc­tion du­rant l’en­quête.

Nous avons alors com­paré nos ré­sul­tats avec ceux d’an­ciennes en­quêtes d’as­so­cia­tions d’usa­gers de drogues : la si­tua­tion a em­piré. » Il ex­plique ce « re­tour en ar­rière » no­tam­ment par l’ar­ri­vée de « jeunes ti­tu­laires qui ne sont pas for­més ou in­for­més du dé­cret Bar­zach », une me­sure qui a au­to­risé en 1987 la vente libre de se­ringues en phar­ma­cie, en a per­mis l’échange et a lancé la dis­tri­bu­tion de Ste­ri­box.

D’autres phar­ma­ciens « sont dans le re­jet » ou di­rigent le pa­tient vers la salle de consom­ma­tion à moindre risque, dite « salle de shoot », qui a ou­vert à Pa­ris, « pen­sant qu’ils n’ont plus be­soin de dis­tri­buer de kits », voire qu’ils n’en ont plus le droit. Or la me­sure de 1987, une me­sure de santé pu­blique vi­sant à ré­duire les risques de conta­mi­na­tion chez les usa­gers de drogue par voie in­jec­table, est bel et bien tou­jours en vi­gueur. Guillaume An­to­niolli rap­pelle en outre que cer­tains usa­gers de drogues « gèrent très bien leur consom­ma­tion et tra­vaillent ». Il sou­ligne en­fin que la plu­part des phar­ma­cies ré­frac­taires sont sous en­seigne.

Quant au prix des Ste­ri­box, dans les phar­ma­cies qui ac­ceptent d’en vendre, Act Up-Pa­ris in­dique que le mon­tant de 12 eu­ros re­lève d’« un cas par­ti­cu­lier », n’ayant été constaté que dans une seule phar­ma­cie, ou­verte de nuit. « En gé­né­ral, le prix du kit ne dé­passe pas 2 eu­ros. »

L’as­so­cia­tion « exige que soit ren­due obli­ga­toire la dis­tri­bu­tion de Ste­ri­box gra­tui­te­ment dans les phar­ma­cies d’Île-de-France » – une idée que des par­le­men­taires avaient évo­quée en 2014, sans suite – et sou­haite que soit « ajouté au Ste­ri­box un pré­ser­va­tif sup­plé­men­taire ». Pour rap­pel, il contient au­jour­d’hui deux se­ringues, deux cou­pelles pour pré­pa­rer et chauf­fer des so­lu­tions pour in­jec­tion, deux fla­cons d’eau pour pré­pa­ra­tion in­jec­table, deux tam­pons d’al­cool et un pré­ser­va­tif. À ce jour, seule Va­lé­rie Pé­cresse a ré­agi, « sou­hai­tant ab­so­lu­ment ren­con­trer » Act Up-Pa­ris.

Par Anne-Laure Mercier  LE PHARMACIEN DE FRANCE

25 Mai 2018

Alertes Polliniques de la semaine du 24/05/2018

Bouches-du-Rhône :

Pollen Risque
Chêne Risque modéré
Olivier Risque faible
Graminées Risque élevé
Pariétaire Risque faible

Var :

Pollen Risque
Chêne Risque modéré
Olivier Risque modéré
Graminées Risque élevé
Plantain Risque faible
Pariétaire Risque faible

Vaucluse :

Pollen Risque
Chêne Risque faible
Olivier Risque faible
Graminées Risque élevé

Pour en savoir plus : rnsa@rnsa.fr

 Les personnes allergiques doivent se protéger avec des gestes simples :

– Se rincer les cheveux le soir ;
– Ouvrir les fenêtres avant le lever et après le coucher du soleil ;
– Eviter de faire sécher le linge à l’extérieur ;
– Rouler en voiture avec les fenêtres fermées ;
– Bien suivre son traitement et consulter son médecin en cas de symptômes.

Les Pharmaciens du Sud

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