Subutex®: Un médecin condamné lourdement à Limoges.

Le tribunal correctionnel de Limoges (Limousin) a condamné vendredi 2 juin un généraliste du centre-ville à dix mois de prison avec sursis et un an d’interdiction d’exercice. À l’origine de cette peine : un soupçon de trafic sur fond de prescriptions non-conformes de Subutex et escroquerie s’y rattachant.

Les malheurs du praticien ne devraient pas s’arrêter à cette sanction puisque la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Limoges réclame de son côté 120 000 euros de dommages et intérêts pour compenser ses remboursements. Cette partie de l’affaire sera jugée en janvier 2018.

D’ici là, le généraliste aura à méditer sur ses pratiques, qu’il a d’ailleurs reconnues devant la Cour, en les ramenant à des « dérogations à la déontologie ». Son avocate a, elle, évoqué « un médecin dévoué, qui contrairement à ses confrères accepte de soigner des toxicomanes, sans profit. »

Les faits et les chiffres sont pourtant incontestables. Les services de gendarmerie menant l’enquête sont remontés jusqu’au généraliste, guidés par des consommateurs de stupéfiants et les destinataires de ses ordonnances. Ils ont aussi été renseignés par des indications données par la CPAM, alertée par les chiffres inquiétants du praticien : sur 15 mois, 15 431 boîtes de Subutex avaient été prescrites, pour 285 patients des 750 habituels recensés dans le cabinet.

Pas d’enrichissement personnel

C’est d’ailleurs sur ces données que l’administration s’appuie pour évaluer son préjudice (le médicament incriminé étant remboursé à 100 %). Face au tribunal, l’accusé a donné des explications manquant de cohérence médicale. Il a même reconnu avoir rédigé des prescriptions sans rencontrer certains malades ou rempli trois ordonnances en 18 jours pour une même personne.

Le Subutex en cause alimentait en partie un trafic mené par les destinataires des ordonnances qui le revendaient, sans que le médecin s’enrichisse directement.

La défense, qui réclamait la relaxe pour défaut d’intention, a évoqué des pressions et des menaces envers l’intéressé. Parmi les bénéficiaires, SDF sous addiction, certains d’entre eux ne faisaient pas que consommer, sous l’égide d’une bande de dealers bulgares dont on aura peu parlé durant les débats.

Plaquette Mydriaticum® (tropicamide).

Bonjour,

Je vous contacte en tant que pharmacien au sein du centre d’Addictovigilance de Marseille pour vous proposer de relayer une information concernant l’abus/détournement de Mydriaticum (tropicamide).

Il s’agit d’un phénomène initialement décrit dans les pays d’Europe de l’Est, en Russie et en Italie chez des sujets qui se l’injectent (souvent également consommateurs d’opioïdes), et qui est aujourd’hui à l’origine d’un détournement d’usage dans plusieurs régions françaises.

Plaquette Mydriaticum

Nous avons récemment rédigé une plaquette synthétique sur ce phénomène que vous trouverez en pièce jointe (et sur le site du réseau d’addictovigilancewww.addictovigilance.fr).

N’hésitez pas à me contacter pour toute question

Vous en remerciant par avance.

Bien confraternellement,

Dr Liselotte Pochard

Pharmacien Praticien attaché

Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance CEIP-Addictovigilance PACA-Corse

Service de Pharmacologie Clinique, Hôpital de la Timone – BAT F

264, rue Saint-Pierre – 13385 Marseille cedex 05

Tel. : 04 91 38 75 63 – Fax 04 91 47 21 40

Le RAMADAN va commencer. Quelques conseils à connaitre:

Ramadan : l’importance de bien s’hydrater

L’hydratation doit être le mot d’ordre de cette période de ramadan. Dès la rupture du jeûne, les usagers doivent boire en grande quantité. Chacun ne doit également pas oublier de s’hydrater juste avant la reprise du jeûne.

Ramadan : une alimentation saine

Il vaut mieux privilégier une alimentation saine lors de la rupture du jeûne et ne pas se jeter sur les pâtisseries et sucreries qui, même en grande quantité, ne combleront pas la faim et perturberont l’organisme.
La rupture du jeûne ne doit pas être synonyme de repas trop copieux. Non seulement un repas abondant perturberait l’organisme, mais en plus cela pourrait favoriser les troubles du sommeil.

Avant de repartir pour une journée de jeûne, il est recommandé de consommer des fruits pour l’apport en vitamines et surtout des sucres lents tels que de la semoule et des céréales pour tenir tout au long de la journée. A ce titre, il est important de bien manger avant le lever du soleil.

Ramadan : le bon rythme à suivre

Même si le jeûne s’étend du lever au coucher du soleil, les usagers doivent essayer de faire trois repas au cours de la journée : le premier avant le lever du jour, le second à la rupture du jeûne et le troisième quelques heures (compter 2 ou 3 heures) après.
Si cela est possible, une sieste peut s’imposer en début d’après-midi. La période estivale invite même davantage les usagers à s’initier à cette pratique afin de leur permettre de reprendre des forces pour le reste de la journée.

Ramadan :se prémunir du soleil

Il est conseillé d’éviter le soleil et la chaleur durant le mois du ramadan. Chacun doit privilégier les pièces fraîches à l’intérieur et l’ombre à l’extérieur pour ne pas s’affaiblir trop rapidement.

Ramadan : les personnes à risque

Les patients atteints de diabète sont invités à suivre régulièrement leur taux de glycémie, à s’hydrater en abondance et à fuir les sucreries pour réduire les risques sanitaires liés à cette période de jeûne.
Les personnes fragiles souhaitant faire le ramadan, à savoir les femmes enceintes, les personnes âgées ou encore les patients atteints d’ hypertension ou d’asthme, sont appelées à consulter leur médecin traitant dès le moindre signe anormal.
Pour une plus grande sécurité, il est recommandé de se rendre chez son médecin avant et après le ramadan.

Ramadan : peu ou pas de sport

Même si la période du ramadan n’a aucune conséquence majeure sur la santé des usagers, il est important de réduire au maximum les efforts physiques. Les sportifs doivent notamment faire très attention à ne pas se surpasser durant le mois du ramadan.

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