Les pharmaciens mobilisés pour la prévention dopage: Pensez à commander affiche et prospectus au CESPHARM!

Le 24 février 2015, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens s’engageait, auprès du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, à participer à la prévention du dopage liée à la consommation de compléments alimentaires chez les sportifs à travers la signature d’une Convention.

Pour concrétiser cet engagement sur le terrain de l’officine, l’Ordre, par l’intermédiaire du Cespharm, lance une campagne de santé publique et met à la disposition des pharmaciens et des sportifs, des outils pour les accompagner dans cette démarche préventive.

Des sportifs de tous niveaux – professionnels ou amateurs – souhaitant participer à une manifestation sportive font parfois appel à des compléments alimentaires pour améliorer leur condition physique. Ce marché particulièrement dynamique affiche d’ailleurs une progression de 6,4% en 2014.

Or, certains de ces produits peuvent contenir des molécules dopantes inscrites sur la liste des substances et des méthodes interdites et/ou avoir des effets néfastes sur la santé.

- La réponse gouvernementale

Compte tenu de l’engouement pour les compléments alimentaires dans la pratique sportive, le Plan gouvernemental stratégique 2013-2017 de la Mission Interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a appelé « une réponse publique » intégrant « le dopage sportif, le dopage « récréatif » et l’usage de « drogues de performance », dans un cadre promouvant la coopération opérationnelle entre les différents acteurs de la lutte anti-dopage.

Ainsi, l’objectif de sensibilisation du public aux questions liées au dopage prévu dans le Plan national de prévention du dopage et des conduites dopantes 2015-2017 porté par le Ministère chargé des sports se concrétise dans cette initiative et répond au Plan d’action 2013-2015 de la MILDECA qui, dans sa mesuren°8, comprend « des actions d’information sur les compléments alimentaires dénués de contaminants dopants et respectant la norme AFNOR NF V94-001 ». Cette norme, conçue sous l’égide du Ministère chargé des sports, permet d’identifier les compléments alimentaires ne contenant pas de substances dopantes.

- Le rôle des pharmaciens

La lutte contre le dopage constitue une des obligations déontologiques des pharmaciens. L’article R4235-2 du code de la santé publique prévoit en effet que le pharmacien « doit contribuer à l’information et à l’éducation du public en matière sanitaire et sociale. Il contribue notamment à la lutte contre la toxicomanie, les maladies sexuellement transmissibles et le dopage. »

« Le pharmacien, spécialiste du médicament et de son bon usage, est un professionnel de santé à part entière. Il doit donc être un acteur essentiel dans la prévention du dopage lié à l’usage de compléments alimentaires » souligne Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens.

Les pharmacies sont le premier circuit de distribution des compléments alimentaires en France (51% des ventes totales). Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a donc décidé de mener des actions de sensibilisation et d’information, à destination des officinaux et du public. Il propose des outils pédagogiques élaborés conjointement par le Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française (Cespharm), le Ministère chargé des sports et la MILDECA.

Les outils de la campagne

  • Une affiche « Avis aux sportifs ! Les compléments alimentaires ne sont pas des produits comme les autres » à apposer en officine afin de favoriser le dialogue entre les sportifs et les pharmaciens
  • Un dépliant d’information « Avis aux sportifs ! Les compléments alimentaires ne sont pas des produits comme les autres » destiné aux sportifs
  • Un document d’information professionnelle « Compléments alimentaires & dopage » destiné aux pharmaciens et aux équipes officinales. Il contient une information générale sur le dopage et les compléments alimentaires, ainsi que des éléments pratiques sur la conduite à tenir à l’officine.

L’ensemble des outils est téléchargeable sur le site du Cespharm (www.cespharm.fr) ; les affiches et les dépliants peuvent être commandés en ligne par les pharmaciens.

source

Sommaire

Depakine et autres valproates: les pharmaciens sur le banc des prévenus!

Nous savons tous combien notre profession est mise sur la sellette régulièrement dans les médias télévisés ou dans la presse écrite.

Un article du Figaro Santé nous accuse directement de ne pas faire notre travail sur la délivrance du valproate de Na et de ces dérivés malgré la multiplicité des alertes que nous avons reçu et de la forte médiatisation sur les risques de malformation fœtale de ces anticonvulsifs. Les modalités de délivrance vous ont déjà été transmises par notre newsletter du 11 décembre 2015.

Il est impératif de sensibiliser les filles, les adolescentes, les femmes en age de procréer et les femmes enceintes sur les risques et sur les nouvelles modalités de délivrance des médicaments suivants:

Dépakine®, Dépakote®, Dépamide®, Micropakine® et génériques

Afin de sensibiliser nos équipes, n’hésitons pas à mettre à la fois dans les commentaires bloquants de ces médicaments sur le logiciel expert et dans le tiroir du médicament ou bien afficher lisiblement l’information de l’ANSM.

P.L

ROSP génériques 2015

Elle est en train d’être calculée par la CNAM et nous avons déjà signalé une longue rupture de stock sur valsartan/hdct du laboratoire Mylan qui nous fait perdre notre engagement de stabilité sur cette molécule. Vous le voyez quand la DAM vous visite avec la feuille « statistiques génériques ».
La CPAM 13 vient de m’informer que l’info avait été relayée auprès de la CNAM fin décembre et nous attendons de voir si cela est bien pris en compte.
Vérifiez bien votre fiche « suivi de stabilité ».

Valérie de Lécluse

SUBSTITUTS NICOTINIQUES Renforcement du dispositif d’aide au sevrage tabagique

logo FSPFCher Confrère,

A la suite d’une annonce de Marisol TOURAINE dans le cadre de la lutte contre le tabagisme et de la mise en place, à cette fin, des mesures issues du Programme National de Réduction du Tabagisme (PNTR) en lien avec le Plan Cancer 2014-2019, le dispositif d’aide au sevrage tabagique a été renforcé, à compter du 1er juillet dernier, avec le concours de l’Assurance maladie.

En effet, depuis cette date, le forfait de prise en charge des substituts nicotiniques est passé de 50 € à 150 €, par année civile, pour :

  • les jeunes de 25 à 30 ans ;
  • les bénéficiaires de la CMUC ;
  • les patients en ALD atteints d’un cancer[1];

Il convient de préciser que les femmes enceintes, depuis 2011, et les jeunes de 20 à 25 ans, depuis 2014, bénéficient déjà de ce forfait de 150 €. Les autres bénéficiaires (de moins de 20 ans et de plus de 30 ans) se voient toujours appliquer un forfait fixé à 50 €.

Sur demande de la FSPF, la CNAMTS nous a communiqué une Lettre-réseau en date du 25 août 2015[2] dans laquelle elle informe les caisses de ce renforcement du dispositif et rappelle par ailleurs les modalités de prise en charge par l’Assurance Maladie des substituts nicotiniques.

A cet égard, nous vous invitons à en prendre connaissance et vous rappelons, à ce titre :

  • que les substituts nicotiniques doivent être prescrits par un médecin ou une sage-femme[3] sur une ordonnance dédiée, consacrée exclusivement à ces produits ;
  • seuls les substituts nicotiniques figurant sur une liste limitative peuvent être pris en charge ;
  • l’avance des frais doit être effectuée (pas de tiers payant[4]) y compris pour les bénéficiaires de la CMU-C ;
  • le pharmacien doit établir une facture en paiement direct à l’assuré, hors tiers payant, par télétransmission (sans éditer de document Cerfa, afin d’éviter une double facturation) ou, en cas d’impossibilité, par feuille de soins papier Cerfa selon les modalités habituelles ;
  • les substituts nicotiniques n’étant pas pris en charge en dehors de ce dispositif, leurs prix de vente par les pharmaciens restent libres.

Par ailleurs, une information directe de la caisse aux professionnels de santé ou par l’intermédiaire de votre syndicat départemental doit avoir été communiquée. Pour toute information complémentaire, nous vous recommandons de vous rendre sur l’espace dédié au codage des substituts nicotiniques sur le site ameli.fr.

Veuillez croire, Cher Confrère, à l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

François MARTIAL

Président de la Commission Protection Sociale

 

[1] Les pharmaciens d’officine tout comme les services administratifs de la caisse n’ayant pas connaissance de la pathologie liée à l’ALD, cette mesure s’applique de fait à tous les patients en ALD.

[2] Jointe à la présente circulaire.  circ 2015-186b_substituts nicotiniques_LR_FSPF

[3] Le projet de loi de modernisation de notre système de santé prévoit d’élargir cette possibilité de prescription aux infirmiers, chirurgiens-dentistes et masseurs- kinésithérapeutes. Nous vous tiendrons informés de ces évolutions.

[4] Le code nature de prestation « TNS » utilisé pour le remboursement des Traitements par Substituts Nicotiniques, n’est pas compatible avec la notion de Tiers Payant (rejet IRIS 540-111 « Tiers Payant non autorisé »).

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR