COVID-19, informations actualisées

Le 24/02/2020 20:28 Réf : 2020-ALE-07 Objet : COVID-19, informations actualisées

L’évolution rapide de la situation internationale doit nous inciter à renforcer les mesures d’endiguement afin d’être prêt à réagir à tout moment à la prise en charge d’une chaîne de transmission sur notre territoire. Les zones d’exposition à risque sont désormais élargies à la Corée de Sud et aux régions de la Lombardie et la Vénétie au Nord de l’Italie. La liste des zones d’exposition à risque, actualisée régulièrement, est disponible sur le site de Santé publique France

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/infection-au-nouveau-coronavirus-sars-cov-2-covid-19-france-et-monde 

Les personnes de retour des zones listées dans la définition de cas doivent faire l’objet des recommandations suivantes : Surveiller sa température 2 fois par jour, porter un masque chirurgical en présence de son entourage et en dehors du domicile, réduire les activités non indispensables (cinéma, restaurant, soirées…) et la fréquentation de lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, établissements d’hébergement pour personnes âgées…), se laver les mains régulièrement. En cas de fièvre ou sensation de fièvre, toux ou de difficultés à respirer, contacter rapidement le SAMU centre 15 en signalant son voyage. 

Une deuxième ligne d’établissements de santé a été identifiée incluant les établissements de santé sièges de SAMU pour disposer dans chaque département d’au moins un établissement pour assurer la prise en charge de patients COVID-19. En parallèle, les capacités de diagnostic dans les laboratoires dédiés sont augmentées pour permettre de réaliser des RT-PCR COVID-19 en tout point du territoire. 

Tous les professionnels de santé sont susceptibles de prendre en charge un cas suspect de COVID-19 et doivent donc se préparer à cette éventualité. L’appel au SAMU-Centre 15 devant tout cas suspect doit être systématique pour organiser le classement du cas et sa prise en charge. 

Les équipements nécessaires à la mise en place des mesures d’hygiène pour la prise en charge d’un cas suspect de COVID-19 sont ceux recommandés pour la prise en charge d’un cas suspect de maladie à transmission respiratoire : 

Pour le professionnel de santé : appareil de protection respiratoire (APR) de type FFP2, solution hydro-alcoolique (SHA) pour désinfecter les mains avant et après le soin et dès le retrait des gants, gants non stériles à usage unique, lunette de protection en plus de l’APR FFP2 pendant un soin exposant, thermomètre sans contact ou à usage unique pour la vérification de la température du patient. 

Pour le patient : SHA pour désinfecter les mains, masque chirurgical. 

Le ministère des Solidarités et de la Santé met à jour les recommandations pour les professionnels de santé sur son site internet : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/coronavirus-PS 

Vous trouverez les recommandations actualisées de la mission nationale de coordination opérationnelle risque épidémique et biologique (COREB) sur son site internet : 
https://www.coreb.infectiologie.com/fr/alertes-infos/covid-19_-n.html 

Vous trouverez les différentes recommandations et vidéos pédagogiques mises à disposition par la société française d’hygiène hospitalière : 
https://www.sf2h.net/publications/coronavirus-2019-ncov 

Source : Direction générale de la Santé
14, avenue Duquesne
75007 PARIS
Février 2020

L’Assurance Maladie communique:

Depuis le 17 août 2019, vous pouvez assister les patients lors d’une téléconsultation entrant dans le cadre de l’avenant 6 à la convention médicale. Pour cela vous devez facturer le code TLM pour chaque téléconsultation réalisée.

Afin de vous permettre de vous équiper, un forfait équipement a été créé. Il suffit d’envoyer à votre CPAM une attestation sur l’honneur indiquant que vous possédez les quatre équipements obligatoires (stéthoscope connecté, tensiomètre, otoscope connecté et oxymètre).

Par ailleurs, à la suite de la promulgation de la LFSS 2020, les accompagnements pharmaciens seront au cours de l’année 2020 payés à l’acte. En conséquence, il n’est plus nécessaire de déclarer les entretiens réalisés sur amelipro. Il convient désormais de facturer via un code acte la séquence annuelle d’accompagnement une fois qu’elle est réalisée et de garder tous les justificatifs des accompagnements réalisés, comme à l’accoutumée.

De plus, depuis le 1er février, la réalisation des TROD angines à l’officine peut être prise en charge par l’Assurance Maladie.

Nous vous informons également de l’ouverture de la saisie des indicateurs de la ROSP Qualité de Service depuis le 15 janvier 2020. Vous avez jusqu’au 2 mars pour finaliser la saisie.

Médicaments sur Internet, c’est toujours non !

La FSPF aurait pu se féliciter de l’abandon de la notion de plateforme de vente en ligne annoncé par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Mais le nouveau projet qui nous a été soumis hier ne nous convient toujours pas.

Lors de la réunion avec le cabinet du ministre de la Santé, puis à l’occasion de l’audition par la commission spéciale du Sénat, la FSPF avait rappelé sa ferme opposition aux mesures d’assouplissement des règles encadrant la vente en ligne de médicaments inscrites dans le projet de loi relatif à l’accélération et à la simplification de l’action publique (ASAP).

Or tous les points non négociables figurent encore dans le projet de loi.

Opposée à la création de plateformes de vente en ligne, la FSPF est également contre les locaux déportés et les modifications de calculs du seuil de l’adjoint qui supprimeraient du chiffre d’affaires certaines catégories de produits.

Le projet de loi ASAP a pour but d’introduire des dispositions de simplification administrative. L’assouplissement de la vente en ligne de médicaments ne répond en rien à cet objectif.

En revanche, la FSPF est favorable au passage d’un régime d’autorisation à un régime de simple déclaration pour la création par une officine d’un site de vente en ligne.

Elle soutient le principe d’une télé-déclaration du chiffre d’affaires pour le calcul du nombre d’adjoints et demande l’exclusion du chiffre d’affaires réalisé par les médicaments chers de ce calcul.

La FSPF souhaite également que ce projet de loi permette aux officines, même les plus petites, de mieux acheter.

Il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Nous sommes pour un usage de l’Internet qui rapproche les patients de leur pharmacie de proximité. En revanche, nous serons toujours contre celui qui les éloigne en leur permettant d’être livrés par l’intermédiaire de plateformes et d’algorithmes sans âmes.

Oui aux outils numériques permettant d’améliorer la relation entre le professionnel de santé et son patient, non à la vente à distance !

Confraternellement.

Philippe BESSET
Président de la FSPF

TOUTES les pharmacies sont tenues de récupérer les DASRI en autotraitement et autotest.

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été publiée au Journal officiel le 11 février 2020. 

Elle comporte plusieurs mesures qui concernent directement la pharmacie d’officine :

  • La dispensation de certains médicaments à l’unité, applicable au 1er janvier 2022. Les médicaments concernés devraient se limiter, au moins dans un premier temps, aux antibiotiques les plus utilisés. Toutefois dans ce texte de loi, il manque le volet économique. Même si peu de médicaments seront concernés, sans cet aspect essentiel, cette mesure ne sera pas appliquée au comptoir, compte tenu des coûts importants de la modification des outils de santé et de l’adaptation du préparatoire à l’officine.
  • L’obligation, dès aujourd’hui, pour toute officine de collecter les DASRI des patients en autotraitement.

Votre syndicat FSPF (13 ou 84) reviendra vers vous très rapidement pour les aspects opérationnels de ces mesures.

D’autres mesures doivent encourager le recyclage ou la réparation de produits vendus en officine, notamment des dispositifs médicaux, et améliorer l’information du consommateur quant aux caractéristiques environnementales de ces produits. 

__________________________________

Extrait de l’article 89 de la Loi 2020-105 du 10/02/2020:

II.-Les officines de pharmacies sont tenues de collecter sans frais les déchets d’activités de soins à risque infectieux perforants produits par les patients en autotraitement et les utilisateurs des autotests mentionnés à l’article L. 3121-2-2, apportés par les particuliers qui les détiennent.

Attention aux conseils inadéquats sur le COVID-19.

Si la panique des premiers jours semble éloignée, certains pharmaciens proposent des « traitements préventifs » contre le coronavirus!

L’OMS indique qu’« aucun médicament spécifique n’est recommandé pour prévenir ou traiter l’infection par le nouveau coronavirus. »

ATTENTION! Le journal « 20 Minutes » lance une enquête.

https://www.20minutes.fr/sante/2720579-20200217-coronavirus-pharmaciens-propose-traitements-preventifs

et des confrères sont nommément désignés:

https://www.20minutes.fr/sante/2721511-20200218-coronavirus-probiotiques-plantes-masques-quelques-pharmacies-surfent-inquietude-clients

P.L

Les Pharmaciens du Sud

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