Enquête publique sur la révision des Bonnes Pratiques de Préparation
Nous avons besoin de votre contribution pour défendre la préparation magistrale !
Une enquête publique sur la révision des Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) est en cours sur le site de l’ANSM :
Elle se clôture le 13 octobre 2019.
Nous souhaitons attirer votre attention sur la modification de votre exercice au quotidien concernant la gestion des préparations magistrales. Ceci concerne toutes les préparations magistrales, aussi bien celles que vous fabriquez dans votre officine, que celles que vous faîtes sous-traiter.
La mise en application des nouvelles Bonnes Pratiques et notamment celle de ses annexes, va considérablement alourdir la charge documentaire pour la commande ou la réalisation des préparations. De plus, les nouvelles BPP rendront obligatoire une revue qualité de toutes les préparations que vous aurez réalisées.
Avec la multiplicité des nouvelles missions (entretien de médication, la vaccination antigrippale, les TROD, la téléconsultation, …) demandées aux pharmaciens d’officines, il nous paraît inutile de complexifier encore un peu plus cette composante de votre activité.
Alors réagissons tous en répondant à l’enquête publique avant le 13 octobre, en cliquant sur le lien suivant :
Cliquez sur le lien pour répondre à l’enquête publique: Elaboration-de-bonnes-pratiques – Consultation-publique – Revision-des-bonnes-pratiques-de-preparation
Propositions pour les points présentant des inconvénients majeurs pour l’activité de la préparation magistrale :
Chapitre 1, point 1.10 :
« Supprimer la revue qualité sur chaque préparation car beaucoup trop lourd pour le pharmacien d’officine » (voir pièces jointes « Chapitre 1, point 1.10 » et « réponse chapitre 1, point 1.10 »)
Annexe 1
« Nous demandons que cette annexe reste une recommandation et ne devienne pas un document opposable. La demande d’indication doit être supprimée de l’annexe I. » (voir pièces jointes « Annexe I » et « réponse annexe I »)
Annexe 2
« Cette annexe devrait être supprimée. Il serait mieux d’étoffer le formulaire national comme le préconisait le rapport de l’IGAS de 2006, plutôt que de demander aux pharmaciens de l’effectuer pour toutes les préparations. (Voir pièces jointes « Annexe II » et « réponse annexe II »)
Merci de votre contribution !
L’ANAPHYLAXIE en cas de vaccination contre la grippe saisonnière
L’anaphylaxie (ou encore choc anaphylactique ou réaction anaphylactique) est une réaction d’hypersensibilité systémique, généralisée, sévère, pouvant engager le pronostic vital. Il s’agit d’une complication exceptionnelle de la vaccination, estimée à moins de 1 cas/100000 doses. Elle peut concerner tous les patients et tous les vaccins.
Comme il n’est pas possible de prévenir totalement la survenue d’une anaphylaxie post-vaccinale, les vaccinateurs doivent prendre les mesures préventives adéquates et être en mesure d’assurer la prise en charge précoce d’une réaction immédiate. Après l’administration d’un vaccin, chaque patient doit par conséquent rester quinze minutes sous surveillance. Le vaccinateur doit reconnaître les signes d’anaphylaxie et disposer d’adrénaline et d’un protocole afin de mettre immédiatement en route le traitement.
Tout patient présentant une anaphylaxie doit être hospitalisé pour surveillance, même en cas de régression rapide des symptômes.
Tableau des taux d’anaphylaxies selon les vaccins : incidence des réactions anaphylactiques post-vaccinales estimées à partir des données du système de surveillance The Vaccine Safety Data Link, aux Etats-Unis, de 2009 à 2011.
| Vaccin | Nombre de cas/million de doses | Nombre total de doses administrées (million) |
|---|---|---|
| Haemophilus influenzae b (Hib) | 0 | 1,14 |
| Hépatite B | 0 | 1,29 |
| Grippe | 1,59 | 8,83 |
| Coqueluche* (dTap) | 2,89 | 3,12 |
| Coqueluche** (DTaP) | 2,07 | 1,45 |
| Pneumocoque (PCV13) | 0 | 0,74 |
| Tous vaccins confondus | 1,31 | 25,17 |
* présentation adulte
** présentation enfant
Source : Mc Neil et al, 2016.
Les additifs sont plus souvent en cause que l’antigène vaccinal lui-même dans la survenue de l’anaphylaxie. Aussi, un interrogatoire préalable doit rechercher des antécédents éventuels de réactions immédiates lors des vaccinations antérieures.
En cas d’anaphylaxie (voir paragraphe suivant « Diagnostic de l’anaphylaxie ») à l’un des composants ou des excipients d’un vaccin survenant dans les premières heures après l’injection (jusqu’à quatre heures), une consultation spécialisée en allergologie est nécessaire avant de poursuivre la vaccination.
Dans la plupart des cas, la réaction anaphylactique se manifeste dans les quinze minutes qui suivent l’injection. Il n’existe pas de facteur prédictif de la sévérité de la réaction au début de son évolution, et le décès peut survenir en quelques minutes quel que soit le symptôme inaugural.
L’anaphylaxie se caractérise par l’apparition brutale et rapidement progressive :
- d’une éruption urticarienne prurigineuse (dans plus de 90% des cas) ;
- d’un œdème indolore et croissant au niveau du visage et de la bouche ;
- de signes respiratoires : éternuements, toux, respiration sifflante et laborieuse ;
- une hypotension évoluant parfois vers l’état de choc et le collapsus cardio-vasculaire.
Parfois, des signes digestifs peuvent être associés.
Les manifestations cutanéomuqueuses isolées ne constituent pas une anaphylaxie mais peuvent être inaugurales. Elles sont absentes dans 10% à 15% des cas.
Pour en savoir encore plus, un CLIC.
Quelques précisions administratives sur la vaccination antigrippale
- Début le 15 octobre 2019
- En facturation de votre logiciel métier, nous pouvons facturer sur nos ordinateurs: vaccin + acte ou acte seul ou vaccin seul selon le cas qui peut se présenter.
- L’acte possède l’intitulé VGP (Vaccin Grippe Pharmacie).
- L’acte VGP est pris en charge à 100% pour les personnes éligibles au bon de vaccination.
- Bien signaler dans le logiciel que l’agrément est OK (sur certains logiciels métier).
- L’acte vaccinal est identifié par le RPPS du vaccinateur et non par le numéro FINESS de la pharmacie.
- Si vous avez une question et que vous êtes adhérent FSPF 13 ou FSPF 84, n’hésitez pas à nous contacter par email: fspf.sud@gmail.com
P.L
Vaccination grippale: Elle commence le 15 octobre 2019.
Nous reprenons l’intégralité de la page internet du CESPHARM et de ses liens hypertextes très précieux (texte en rouge). N’hésitez pas à cliquer sur ce qui vous intéresse.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 a intégré la vaccination parmi les missions des pharmaciens d’officine. Depuis le 26 avril dernier, ceux-ci sont autorisés à vacciner contre la grippe saisonnière sous réserve de remplir les conditions requises publiées dans le décret et l’arrêté du 23 avril 2019.

Pour accompagner les confrères officinaux dans leur nouvelle mission de « vaccinateurs », le Cespharm propose :
- un document professionnel sur la vaccination antigrippale : il aborde notamment les messages clés à relayer auprès du public cible, les modalités de la prochaine campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et l’organisation de la vaccination à l’officine. Il comporte notamment une ckeck-list pour déterminer l’éligibilité d’une personne à la vaccination à l’officine, un modèle de registre pour la traçabilité de l’acte vaccinal et un modèle d’attestation de vaccination. Ces 3 outils pratiques sont également accessibles directement depuis le catalogue en ligne du Cespharm (thème « Vaccination/Grippe ») ;
- une fiche professionnelle sur la prévention et la gestion des AES à l’officine ainsi qu’une affichette détaillant la conduite à tenir pratique en cas d’AES (élaborée par l’INRS*) ;
- une affichette informant le public que l’officine propose l’activité de vaccination antigrippale.
Ces outils ont été élaborés dans le cadre d’un groupe de travail rassemblant des représentants ordinaux, des experts dans le domaine de la vaccination, des représentants de Santé publique France, de l’INRS*, de l’Assurance maladie et de l’Académie nationale de pharmacie.