Récupération d’indus Les pratiques doivent être revues

Sur nouvelle intervention de la FSPF, une première réunion du groupe de travail (représentants de la profession et CNAM) sur la gestion des indus s’est récemment tenue à la CNAM.

A cette occasion, la FSPF a réclamé une vraie remise à plat de certaines pratiques des caisses en matière de recouvrement des indus. Rappelons que l’indu sert à récupérer une somme perçue à tort et ne doit pas être utilisé comme sanction.

Les exemples de notification d’indus que vous nous avez transmis ont permis de faire le constat :

  • d’une disparité dans la gestion des indus d’une caisse à l’autre ;
  • de retards de délivrance pour le patient, voire de ruptures de traitement lorsque le pharmacien applique à la lettre la réglementation ou à l’inverse, d’une absence de règlement pour le pharmacien lorsqu’il exécute les ordonnances médicalement justifiées mais ne comportant pas toutes les mentions obligatoires ;
  • de réclamations d’indus portant sur la totalité du prix du produit concerné. En effet, le pharmacien perd non seulement le montant de sa rémunération (marge et honoraires) mais également celui du prix d’achat alors que le produit a été délivré. Ce point devient déterminant pour les médicaments chers, avec le risque d’un recul du tiers payant.

Des solutions doivent être apportées afin de fluidifier les relations entre les caisses et les pharmaciens, et ne pas fragiliser la trésorerie des officines faisant l’objet de telles procédures.

La FSPF ne manquera pas de vous tenir informé de l’avancement de ces travaux.

 

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

 

RAPPEL: Les aides pour la télétransmission et l’informatique et l’indemnité d’astreinte (avenant 11)

L’aide pour les FSE (art 31.1.1)

a été revalorisée en 2018 de 0,064 € à 0,070 € avec un taux de FSE , supérieur à 90 % c’est-à-dire moins de 10 % de facturations dégradés et papier .

La ROSP inclura à partir de 2018 (art 31.1.4)

La télé-mise à jour des cartes vitale sur le poste de travail
avec quatre choix possibles (12.5 millions d’euros supplémentaires sur 2 ans) :
o Option 1 : 689 € par an pour une borne de mise à jour (inchangé)
o Option 2 : 689 € + 250 € par an pour une borne et un lecteur
o Option 3 : 689 € + 500 € par an pour une borne et deux lecteurs
o Option 4 : 1000 € par an pour quatre lecteurs sans borne

L’ouverture du dossier médical partagé par le pharmacien
1 € par DMP ouvert (art 31.1.5) A noter que le pharmacien pourra accéder à toutes les informations médicales et biologiques comme les médecins et les infirmiers.

L’équipement en logiciel d’aide à la dispensation (LAD) labellisé
200 € par an et par officine (art 31.1.5)

Revalorisation de l’indemnité d’astreinte en deux étapes (art 19.1)

L’indemnité d’astreinte de 150 € a été revalorisée
o à hauteur de 175 euros le 14 Juin 2018 (6 mois après la publication de l’avenant au JO)
o puis 190 € au 1er janvier 2019


2017-77-Avenant-11-Convention-Pharmaceutique-signé

 

SUBSTANCES VENENEUSES   Classement sur la liste I de substances injectables

Un arrêté du 14 mai 2018 classe sur la liste I des substances vénéneuses divers produits et spécialités pharmaceutiques depuis le 19 mai 2018, notamment des antiviraux et des anticancéreux.

Est également inscrit :

  • le chlorure de sodium lorsqu’il est administré par voie injectable

Cette inscription semble suivre un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail (ANSES)[1], qui considère que le mode d’administration du produit est de nature à entraîner son listage comme cela est déjà le cas pour le glucose injectable[2].

Vous retrouverez enfin l’intégralité des produits et spécialités nouvellement inscrits en consultant l’arrêté du 14 mai 2018 publié au Journal Officiel du 18 mai 2018.

 


 

 

[1] avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rendu le 26 janvier 2018 portant sur une demande d’avis relatif à un projet d’arrêté portant inscription sur les listes des substances vénéneuses.

[2] circulaire 2017-109 diffusée le 27 septembre 2017.

 

Molière et l’apothicaire Fleurant

Quand Molière fit son Malade imaginaire, il ne trouvait pas de nom pour le « lévrier de la Faculté », qu’il voulait mettre en scène.

Un jour, rencontrant un garçon apothicaire armé du plus noble ustensile de sa profession, il lui demanda sur qui « il allait tirer ». L’apothicaire lui répond qu’il va « seringuer de la beauté » à une comédienne.

— Comment vous nommez-vous ? lui demanda Molière.
— Fleurant, répond le « Postillon d’Hippocrate ».

Molière, enchanté d’avoir trouvé un nom qu’il cherchait vainement depuis plusieurs jours, ne peut résister au désir de lui en témoigner sa reconnaissance : il l’embrasse. Peu après, ce garçon apothicaire, grâce à l’indiscrétion de Molière,devint maître et fit fortune. Le ridicule de son nom avait fait son bonheur.

A propos de cette pièce, signalons un petit détail qui est peu connu :

A la première représentation, Béralde disait au clystériseur :

— Allez, monsieur, on voit bien que vous n’avez coutume de parler qu’à des culs.

Un murmure désapprobateur s’éleva du parterre. A la seconde représentation, on applaudit cette variante :

— Allez, monsieur, on voit bien que vous n’êtes pas accoutumé de parler à des visages.

Louis François Beffara 1751-1838 « L’Esprit de Molière ».


NDLR: Vous avez le droit d’accorder peu de crédit à cette version de l’origine du nom de Fleurant pour l’apothicaire du Malade Imaginaire.

 

Compte-rendu de la Commission Paritaire Régionale (CPAM’s de la Région Sud-PACA) du 28 mai 2018

La CPR permet de réunir les différentes CPAM Région Sud-PACA et les représentants pharmaciens PACA. J’en ai pris la présidence pour 1 an.

Plusieurs infos nous ont été données qui concernent toutes les CPAM Région Sud-PACA.

 

1- Le RSI bascule au régime général progressivement pour les nouveaux immatriculés. Pour les vieux ( comme moi) bascule complète en 2020.

Je profite pour préciser que les PTT sont en train de le faire en ce moment d’où certains retards de réception d’ARL pour les PTT.

 

2- WELEDA. La CNAM a envoyé des directives au CPAM le 30 mars 2018 sur le caractère non remboursable des PMH numérotées Weleda, que la prescription soit établie en se référant à un numéro de formule ou en énumérant la composition détaillée.

Info des CPAM : Les PMH WELEDA ne sont désormais plus prises en charge par l’Assurance Maladie et ne doivent plus être présentées au remboursement. 

3- A ma précédente demande de création d’un honoraire d’intervention pharmaceutique suite aux indus subis par les pharmaciens à cause des ordonnances non conformes ( nous passons trop de temps à chercher le médecin prescripteur ) , la CNAM a répondu :

 » les syndicats nationaux ont d’ores et déjà formulé cette demande à l’UNCAM………………….. Le directeur général a réitéré aux syndicats sa volonté de les voir s’investir dans le projet de prescription électronique de médicaments PEM, seul vecteur possible, puisque permettant une traçabilité, de l’intervention pharmaceutique. »

4- ROSP 2018. Après maintes demandes , la CNAM va individualiser le paiement de la ROSP 2018 ( payée en 2019) pour qu’elle ne soit plus mélangée avec les TP.

5- Les tableaux de dépenses des médicaments (voir tableaux joints) et les taux de génériques.

Dans le 13 : 87,6%            le 06 : 91%         le 83: 90,5%          le 05 : 87,9 %      le 84 : 91,6%       le 04: 91%    Total PACA : 89,4%

6- Le Bilan Partagé de Médication (BPM) est lancé. Vous pouvez aller sur notre site et récupérer un guide d’accompagnement du patient, des fiches de suivi qui doivent être conservées et mises à disposition du service du contrôle médical.

7- Un rappel de la réglementation en vigueur en matière d’aérosolthérapie correspondant au tableau que notre syndicat avait fait et actant la même réglementation pour les 6 départements .

 

Valérie de Lécluse

Vice-Présidente


Tableaux de dépenses des médicaments:

bouches du rhone  

PACA 

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