Attestation d’ accessibilité (suite)

L’information du public

La réglementation en vigueur (articles R 111-19-41, R 111-19-44 du Code de la Construction et de l’Habitation, articles R1112-18 et R1112-21 du Code des Transports) précise la nécessité de disposer un document retraçant :

– les demandes et les décisions relatives aux prorogations des délais de dépôt des agendas d’accessibilité programmé ;

– les demandes d’approbation des agendas d’accessibilité, les décisions prises ainsi que la durée octroyée pour mettre en œuvre ces agendas ;

– les demandes et les décisions relatives aux prorogations des délais de dépôt des schémas directeurs accessibilité – agendas d’accessibilité programmée des services de transports publics ;

– les demandes d’approbation des schémas directeurs accessibilité – agendas d’accessibilité programmée des services de transports publics, les décisions prises ainsi que la durée octroyée pour mettre en œuvre ces agendas ;

Un premier tableau, joint ci-dessous, reprend donc ces données :

  • > Les AD’AP – format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier – 0,93 Mb

Un second tableau, pour information, recense les établissements recevant du public existants déclarés accessibles sous forme d’attestation :

  • > Les attestations de publication – format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier – 0,49 Mb

Ces deux tableaux seront régulièrement mis à jour.

« L’estomac bien accroché » Où l’on apprend à rapidement changer de métier

Le Géographe et Le Naturaliste, deux gabares de l’expédition Baudin en Terres autrales, Atlas de Freycinet, 1807, gravure

Le Havre, 1800. Le jeune Lesueur entend parler d’une expédition scientifique sur le point de partir pour les Terres australes (situées entre l’Afrique et l’Antarctique). Une grande aventure comme il en rêve lui tend les bras !

Avec ses talents de dessinateur, il est sûr de se faire engager. Oui mais voilà… l’expédition a déjà fait le plein d’artistes et de scientifiques. Que faire ?

Il en faut plus pour décourager le jeune homme ! Fils d’officier de marine, il a déjà navigué comme membre d’équipage sur la Manche.

Il se fait donc embaucher comme timonier novice (assistant du marin qui conduit le bateau). Adieu le port du Havre, c’est le grand départ ! Un petit coup de pouce du destin l’éloigne cependant bien vite des manœuvres navales.

Car les membres de l’expédition scientifique n’ont pas tous le pied marin… Lors d’une escale sur l’île Maurice, une partie de l’équipe débarque, découragée. Certains tombent malades et meurent.

Si bien que Lesueur est propulsé « peintre-dessinateur d’histoire naturelle » de l’expédition ! Au fil des étapes, accompagné du zoologiste François Perron, il réalise près de 1500 dessins de la flore et de la faune australes.

Charles Willson Peale, Portrait de Charles-Alexandre Lesueur, 1818 (cliquez sur l’image pour agrandir)

De retour en France, Lesueur reprend ses croquis pour en tirer de superbes aquarelles d’une grande maîtrise technique.
Le travail colossal des deux hommes est finalement, à la demande de l’empereur, compilé en volumes dont le premier est édité en 1807.

2 500 nouvelles espèces sont ainsi répertoriées. Une base de données aussi titanesque que magnifique dont les scientifiques se servent aujourd’hui encore… Une chance que Lesueur ne soit pas resté simple matelot !

Charles-Alexandre Lesueur, Nouvelle-Hollande : Nouvelles Galles du Sud. Ornithorynques, dans Voyage de découvertes aux Terres australes, années 1800, Biodiversity Heritage Library, Boston (cliquez sur l’image pour agrandir)

Accessibilité des officines: de + en + compliqué.

À compter du 30 septembre 2017, les officines devront mettre à la disposition du public un registre d’accessibilité. Ce registre sera consultable sur place par les patients et les usagers de l’officine et contiendra des informations relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées.

Le registre public d’accessibilité est consultable par le public sur place au principal point d’accueil accessible de l’établissement, éventuellement sous forme dématérialisée. A titre alternatif, il est mis en ligne sur un site internet.

Nous vous conseillons de vous organiser dès à présent afin d’être en mesure de respecter cette nouvelle obligation dans les délais impartis.

En raison de la contradiction entre les dispositions de deux textes d’application de cette nouvelle obligation légale, la FSPF a saisi le ministère de la transition écologique et solidaire afin de se voir confirmer sa date d’application. Le ministère a reconnu une erreur de la part de ses services. Par conséquent, le registre public d’accessibilité devra être mis à la disposition du public à compter du 30 septembre 2017.

source FSPF

La FSPF en appelle à la raison

A quelques jours d’une signature par l’Uspo d’un avenant conventionnel qui entérinera pour les 5 années à venir une baisse des ressources de l’officine, la FSPF en appelle à la raison.
L’unité de la profession a permis depuis plusieurs mois de construire un projet commun aux syndicats représentatifs autour d’un objectif partagé : la poursuite de la mise en place des honoraires afin de continuer à déconnecter la rémunération des baisses de prix des médicaments. Longtemps critiqués, les honoraires font aujourd’hui consensus et les syndicats de pharmaciens entendent poursuivre leur développement.

Les deux syndicats étaient également d’accord sur le financement minimal indispensable à cette évolution de la rémunération, 300 millions d’euros pour les honoraires hors missions. Cette demande est juste et légitime. L’Assurance maladie, elle-même, l’avait mise sur la table en avril dernier lors de la négociation.

Or, aujourd’hui seuls 215 millions d’euros hors missions sont proposés aux pharmaciens d’officine. Cette régression est inacceptable car cette enveloppe ne compensera ni les baisses de prix à venir, ni les augmentations de charges des entreprises officinales. L’avenant prévoit uniquement l’ouverture d’une négociation à partir de 2021 si la rémunération baisse de plus de 1 % par rapport à 2016.

Au final, cet avenant n’apporte aucune bouffée d’oxygène alors que la situation se dégrade.

Dans ces conditions, pourquoi signer cet avenant ?

Parce que cela pourrait être pire ? Parce que les PLFSS à venir seront sans concession ?

Signer cet accord ne garantira aucunement l’avenir. La FSPF refuse la baisse des ressources de l’officine pour les 5 années à venir. L’accepter aujourd’hui serait faire preuve de renoncement. Le message envoyé serait celui d’une profession qui courbe l’échine face à la peur du lendemain.

Nous appelons, une nouvelle fois, l’Uspo à revenir sur sa décision et à nous rejoindre afin de nous retirer de la convention. Cela obligera l’Assurance maladie à rouvrir une négociation et les pouvoirs publics à prendre enfin la mesure du désarroi de la profession.

 

NON à la signature de l’avenant conventionnel !

 

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

La FSPF ne signera pas la baisse des ressources de l’officine

L’Assurance maladie propose aujourd’hui une diminution des ressources de l’officine pour les 5 années à venir.

L’enjeu n’est pas simplement la rémunération du pharmacien, mais le maintien de la pharmacie de proximité, la poursuite du développement de la qualité de l’acte pharmaceutique et la préservation de 120 000 emplois non délocalisables.

En proposant, lors de l’ultime séance de négociation d’hier, une enveloppe de 215 millions d’euros pour faire évoluer les honoraires et 65 millions d’euros pour de nouvelles missions, l’Assurance maladie n’a pas voulu répondre aux besoins vitaux de la pharmacie d’officine. Pire, cette proposition est inférieure à la base de travail avancée par elle début avril.

Pour faire face à près de 370 millions d’euros de perte de ressources liée aux baisses de prix sur la période 2017-2021, à 255 millions d’euros d’augmentation de charges salariales (sans tenir compte de l’augmentation naturelle des autres charges), c’est un soutien bien supérieur dont avaient impérativement besoin notre réseau et nos TPE.

Au final, l’Etat va reprendre d’une main avec les baisses de prix, plus que ce que l’Assurance maladie donne de l’autre. 

La proposition présentée intègre des missions nouvelles qui s’avèreront chronophages, ne seront pas à la portée de toutes les officines et demanderont du travail supplémentaire. Les entretiens relatifs aux AVK et à l’asthme ont apporté sur la précédente convention 2 millions d’euros sur les 30 millions programmés.

Aucune profession ne pourrait accepter de signer en faveur d’une baisse de sa rémunération assortie d’une augmentation de sa charge de travail.

Après 5 mois de négociations, les présidents des syndicats départementaux de France et d’Outre-mer se sont exprimés, ce matin, à 90 % contre la signature des avenants conventionnels.

L’assemblée générale de la FSPF a jugé les propositions de l’Assurance maladie définitivement INACCEPTABLES et n’engagera pas la profession dans un marché de dupes. La pharmacie d’officine avait besoin d’un investissement sécurisé : l’Assurance maladie a proposé des mesures économiques insuffisantes, des garanties illusoires et tardives (la clause de sauvegarde n’intervient pas avant 2021 et les mesures compensatoires ne bénéficieront aux officines perdantes qu’en 2019 et 2020) et des objectifs difficilement atteignables notamment sur les missions.

Signer cet avenant conventionnel revient à accepter une perte de ressources de plus de 345 millions d’euros pour le réseau, alors même que la précédente convention, jugée par certains insuffisante, a apporté 300 millions d’euros.

La FSPF a souhaité donner toute sa chance à la négociation mais avait clairement exprimé les besoins indispensables du réseau. C’est une décision difficile, eu égard à la situation de certaines officines, mais responsable. Elle marque le refus pour notre profession de la politique du moins pire et de la renonciation.

L’assemblée générale de la FSPF appelle l’Uspo à la rejoindre et à ne pas signer la diminution programmée des ressources officinales. Unis, les syndicats représentatifs pourront se retirer de la convention et rouvrir une nouvelle période de négociation.

 

La mobilisation de tous sera nécessaire pour préparer une rentrée combative

parce que nos revendications sont légitimes.

Les Pharmaciens du Sud

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