Quétiapine : ajout du dosage 50 mg dans la liste des préparations magistrales

Un nouvel arrêté publié jeudi 20 mars ajoute les gélules dosées à 50 mg à la liste des préparations magistrales déjà existante.
 

Cet arrêté ne prévoit aucun changement des tarifs pour les autres dosages.

Ainsi, à compter du 21 mars 2025, les prix de vente au public des préparations magistrales à base de quétiapine sont les suivants: 

En raison de cette modification, il convient de noter que l’ANSM a actualisé et complété le tableau d’équivalence pour inclure le dosage de 50 mg. Le tableau est disponible via le lien suivant : recommandation ANSM.

Pour rappel, les montants des frais de réalisation sont les tarifs maximums pouvant être appliqués par les pharmacies spécialisées dans la réalisation de préparations magistrales. Ces derniers sont donc libres de fixer des frais de réalisation inférieurs aux montants figurant dans le tableau.

La FSPF se réjouit de l’ajout du prix des préparations magistrales de quétiapine en dosage 50 mg, lequel était demandé dès la publication de l’arrêté du 21 février 2025.

La FSPF déplore toutefois l’absence de révision des autres tarifs de ces préparations magistrales, malgré nos demandes légitimes et argumentées formulées auprès du ministère de la Santé. La FSPF considère que cette situation caractérise un réel manque de considération à l’égard des pharmaciens d’officine, lesquels sont pourtant directement impactés par les difficultés résultant des nombreuses ruptures d’approvisionnement observées durant ces dernières années.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– DGS-URGENT n° 2025-05 du 11 février 2025 – Mise en place de la dispensation à l’unité et des préparations magistrales dans un contexte de fortes tensions en quétiapine ;
– Arrêté du 21 février 2025 fixant le prix de vente au public des préparations magistrales à base de quétiapine prises en charge par l’assurance maladie jusqu’à la remise à disposition du médicament concerné ;
– Site internet de l’ANSM – Fortes tensions d’approvisionnement en quétiapine (Xeroquel LP et génériques) : premières conduites à tenir ;
– Site internet de la FSPF – Tensions en quétiapine : mise en place de la dispensation à l’unité ;
– Site internet de la FSPF – Rupture de quétiapine : mise en place des préparations magistrales sous-rémunérées ;
– Arrêté du 19 mars 2025 fixant le prix de vente au public des préparations magistrales à base de quétiapine prises en charge par l’assurance maladie jusqu’à la remise à disposition du médicament concerné.

Que fait l’Ordre? Quelle est la mission d’un conseiller ordinal? Voici quelques réponses en chiffres

Chères consoeurs, chers confrères,

A l’occasion des élections partielles ordinales, beaucoup de confrères s’interrogent sur le rôle et les fonctions des conseillers ordinaux et plus globalement de l’Ordre.Le Conseil Régional de l’Ordre établit et tient à jour le tableau des pharmaciens (inscription à l’Ordre) et assure le respect des règles professionnelles propres à la pharmacie d’officine, notamment par le biais de sa chambre de discipline.
La chambre de discipline est une des missions essentielles du conseil de l’Ordre, si ce n’est la plus importante, car elle implique parfois des décisions extrêmement importantes pour la carrière de nos confrères pharmaciens. C’est aussi et surtout pour cela que des pharmaciens titulaires se présentent aux élections ordinales, pour assumer cette mission de chambre de discipline.

De 2022 à 2024, 292 signalements et réclamations ont été reçus mettant en cause des pharmaciens titulaires d’officine. Un quart de ces signalements ont donné lieu à un rappel ferme des obligations déontologiques au pharmacien mis en cause ou ont nécessité la saisine de l’Agence Régionale de Santé afin qu’une inspection soit diligentée et que des poursuites disciplinaires soient éventuellement engagées. 


La section des assurances sociales a été saisie de 17 plaintes des organismes d’assurance maladie. Sur ces 17 plaintes, 16 interdictions temporaires de servir des prestations aux assurés sociaux ont été prononcées allant jusqu’à 5 ans d’interdiction de servir.

La chambre de discipline a été saisie de 47 plaintes dont 21 plaintes de nos deux ARS PACA et CORSE et 6 plaintes du Président du Conseil. 21 plaintes ont été rejetées, 4 avertissements ont été prononcés et 22 sanctions d’interdiction d’exercice ont été prononcées dont 10 interdictions d’exercice de 12 mois ferme minimum et 2 interdictions définitives. 

 Le rôle du Conseil et des conseillers ne s’arrête pas à la partie disciplinaire. 

De 2022 à 2024, le Conseil a inscrit au Tableau 496 pharmaciens, 263 SEL et 318 SPFPL.
Les conseillers ont été désignés contrôleurs dans 31 procédures collectives (redressement et liquidation judiciaire). Le Conseil a rendu 103 avis portant sur des demandes de transferts et de regroupement d’officine et 502 avis sur des demandes d’agrément de maître de stage.
Plus de 2500 déclarations de formation continue ont été enregistrées. Plus de 4000 ordonnances falsifiées ont été déclarées par le biais de près de 600 mails.
Plus de 600 cas ont été signalés aux CPAM.
328 certificats de remplacements ont été délivrés pour les étudiants n’ayant pas encore passé leur thèse afin de leur permettre d’effectuer des remplacements dans vos officines en toute légalité.

Voilà principalement quelles sont les missions des conseillers et de leurs collaborateurs et voilà pourquoi il est important de participer au processus électoral.
Bien confraternellement,

L’ensemble des conseillers ordinaux du Conseil régional PACA CORSE de l’Ordre des Pharmaciens

Le Grand Prado – 20 Allées Turcat Méry – 
13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr


ELECTIONS ORDINALES > Rappel

Docteurs, chères consoeurs, chers confrères,

Pour rappel, la réception des bulletins de vote pour les élections ordinales ne signifie pas qu’ils doivent être retournés immédiatement.

Le vote sera ouvert du 08 avril au 13 mai 2025 ;

 il n’est donc pas nécessaire d’anticiper. 
Merci de bien vouloir respecter ce calendrier.

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Vice-Président du CCA
Le Grand Prado – 

20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLETel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

Communiqué de presse du Ministère de la Santé

Journée européenne de lutte contre la violence dans les soins de santé

Des actions concrètes pour une tolérance zéro vis-à-vis des violences faîtes aux professionnels de santé

publié le12.03.25

Dans le cadre de la Journée européenne de lutte contre la violence dans les soins de santé, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles et Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, réaffirment leur engagement absolu pour assurer la sécurité de tous les professionnels de santé, qu’ils exercent en ville, à l’hôpital ou en établissement médico-social. Aucune violence, qu’elle soit physique, verbale ou numérique, n’est tolérable à l’égard de celles et ceux qui consacrent leur vie à soigner.

L’actualité récente rappelle avec force que les violences contre les soignants se multiplient. Médecins agressés dans leur cabinet, infirmiers et aides-soignants confrontés à des actes de violence au sein des établissements, cyberharcèlement ciblant des professionnels de santé… La peur ne doit jamais dicter la manière dont on soigne. L’État prendra ses responsabilités.
D’ici septembre 2025, plusieurs mesures concrètes seront mises en œuvre pour protéger les soignants.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité du plan ministériel pour la sécurité des professionnels de santé lancé en septembre 2023 et renforcé après une concertation approfondie avec les acteurs du secteur. Le Ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins l’a rappelé lors du comité de suivi du 30 janvier dernier qu’il a présidé : ces actions doivent marquer un tournant décisif dans la lutte contre ces violences.

Parmi ces mesures

  • Une mobilisation accrue contre la cyberviolence, en sensibilisant et en formant les soignants à ces nouveaux risques, en lien avec les autorités compétentes. Les agressions ne sont plus seulement physiques, elles se digitalisent : l’État accompagnera les soignants pour qu’ils puissent mieux se protéger.
  • Une sécurisation de l’exercice en ville, en accompagnant les collectivités territoriales dans le déploiement de dispositifs de protection adaptés. Les soignants isolés ne doivent plus être vulnérables.
  • Un meilleur encadrement de la prise en charge des patients souffrant de troubles du comportement en lien avec des affections psychiques ou neurologiques, en associant les professionnels de santé mentale et les experts du secteur médico-social. Protéger les soignants tout en garantissant un parcours de soins adapté est une priorité.
  • Un renforcement du suivi et de l’objectivation des violences  : l’Observatoire National des Violences en Santé (ONVS) aura un rôle clé dans l’amélioration du signalement des agressions et dans le pilotage des mesures de protection. Chaque acte de violence doit être signalé, chaque signalement doit déboucher sur une action.
  • La création d’un réseau national des « référents sécurité » au sein de chaque Agence Régionale de Santé (ARS), pour coordonner et structurer les actions de prévention et d’alerte au plus près du terrain. Un maillage territorial plus efficace, chargé de coordonner les actions de prévention, d’accompagnement et de signalement sur le terrain. Une réponse adaptée ne peut être efficace que si elle est au plus près des réalités locales et qu’elle s’appuie sur les référents locaux.

Tolérance zéro : la loi va évoluer

Au-delà de ces mesures, le ministère reprendra en mai 2025 au Sénat les débats parlementaires sur la proposition de loi « visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé ».

Ce texte prévoit des avancées majeures pour durcir la réponse pénale face aux violences :

  • Des peines aggravées en cas d’agression ou de vol dans un établissement de soins.
  • La création d’un délit d’outrage sur les professionnels de santé, pour sanctionner plus sévèrement les insultes et menaces à leur encontre.
  • Une procédure de dépôt de plainte facilitée, permettant aux employeurs de porter plainte au nom du soignant et de protéger son adresse personnelle.

« Le gouvernement tient à réaffirmer son soutien indéfectible aux professionnels de santé. Nous sommes déterminés à garantir un exercice en toute sécurité pour celles et ceux qui s’engagent pour soigner les autres. Protéger ceux qui soignent, c’est protéger notre système de santé. Notre ligne est claire : tolérance zéro face aux violences »

déclarent Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles et Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins.

Le 13:45 de Philippe Besset du 14 mars 2025

00:00 – Introduction

00:36 – Sommaire

01:03 – Réunion du CLO au ministère de la santé

03:51 – Éco à l’officine : Les médicaments substituables et leur apport

07:34 – Biosimilaires : perspectives économiques

11:41 – Récapitulatif de la marge en Janvier

15:45 – Perspectives économiques en 2025

17:34 – Question vidéo : nos outils pour la sécurité en officine

19:33 – Les questions des internautes

23:16 – Conclusion

Les Pharmaciens du Sud

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